Chronique ordinaire


Maso le mec!

Mardi, jeudi, samedi.

Mardi, jeudi, samedi.

Ainsi se suivent mes rendez-vous sportifs avec moi-même. C’est parfois fastidieux et il arrive que « je zappe » certains rendez-vous. Mais pas question de sombrer dans une espèce de léthargie car le jour chômé doit être rattrapé.

Je consacre mensuellement 3h45 à la course à pied et 13h30 au vélo (moyenne)

Lorsque neuf heures arrive, j’ai hâte de commencer la journée pour de vrai. Car les heures précédentes sont peu actives, des tutos Youtube sur la télé. J’ai mes abonnements chez mes peintres préférés.

Cette semaine, c’est le cas. Pas de sport jeudi, alors j’ai reporté au lendemain. Si bien que j’ai deux jours consécutifs sportifs, vendredi et samedi.

C’est une forme d’hygiène de vie à laquelle je m’astreins.

Par exemple ce matin, je cours mes cinq kilomètres et je traverse le marché local, une forme d’attraction pour moi. Sur ce parcours urbain pratiqué des dizaines de fois, j’en connais tous les méandres et je sais où chaque kilomètre est atteint. Le premier à la boulangerie du stade municipal, le second à l’école du Kattenbach, …et j’arrive aux abords du domicile en peaufinant l’atteinte exacte des cinq kilomètres. Pour faire « un compte rond¨!

Evidemment j’ai conscience que cette façon de vivre révèle une forme de conformisme discutable, voire pathologique. Il est maso le mec

TIC ou TOC?

Je suis plutôt TOC, un duo obsession-compulsion. L’obsession est une pensée intrusive et anxiogène, tandis que la compulsion est un rituel ou comportement répété pour réduire l’angoisse 

Bref, je serais même un peu TOC-TOC.

Cela dit là où je m’interroge encore c’est sur l’utilisation du terme sport. J’ai souvent écris à ce sujet. L’idée d’associer sport et compétition m’insupporte, c’est d’ailleurs pourquoi je déteste la course cycliste. Heureusement le sport peut être vécu individuellement sans se confronter à l’autre. Je me contente juste de me comparer à mes scores moyens au fil du temps.

Hier encore…

Même avec dix petits kilomètres je trouve à grimper à VTT autour de chez moi sans besoin de chercher bien loin. Ainsi cette croix du Rangen qui domine les vignes est-elle un challenge physique dès lors qu’on l’aborde par sa face est qui remonte le vignoble.

2,6 km de grimpée en sentier caillouteux/250m de D+. Je grimpe petit plateau grand pignon à la limite de l’équilibre et j’anticipe du mieux que je peux les « grattons » en vue qui pourraient m’arrêter. Il faut un peu de métier car si on « butte », impossible de repartir!

Je ne prends plus le cardio pour ne pas l’affoler.

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