Le lundi de Pâques, c’est le dimanche bonus pour beaucoup.
Dans les siècles passés, toute la semaine suivant le dimanche de Pâques était fériée. En 1802 Napoléon a estimé que c’était trop et ramené la semaine fériée à un seul jour, le lundi. La CGT a laissé faire sans réagir?
Une semaine fériée, on rêve!
J’ai pris mes pompes à mon cou et j’ai fait le tour du Rangen, la vigne pentue qui surplombe la ville. La course à pied c’est un succédané du vélo et même un damné succès un lundi de Pâques. La mise en œuvre est facile, la course est vite finie vu que je me limite à cinq kilomètres.
Beau temps. Je cours ce matin, ma façon de libérer du temps pour autre chose. La course à pied si elle est énergivore me prend moins de temps que le vélo. Je pourrai peindre, une fois débarrassé des obligations domestiques.
comme un petit chat avec une grande queue, tête blanche
J’ai à nouveau une martre qui visite les lieux. Elle grimpe le long de la façade et s’attaque au shingle de la toiture. C’est péible. J’ai un piège, mais elle l’évite. Je redoute en même temps de devoir la transporter dans cette cage au loin.Elle est pénible, elle caracole sur le toit et me réveille la nuit.
une task force dans le vignoble de Thann ce matin
Je fais mes cinq kilomètres puis je m’effondre sur le canapé.
Oh! un peintre à vélo. C’est la première fois que je vois ça. Je peux vous photographier?
C’est ainsi qu’en ce 8 octobre, je passe à la postérité dans l’album photo de cette dame…et peut-être même sur les réseaux dits sociaux.
J’en suis tout ému.
Grimper le Rangen sur son vélo avec son matériel, il semble que ce ne soit pas encore pas arrivé. Pourtant la ville se prête à l’exercice avec ses nombreuses perspectives, mais je ne vois pas « de photographes à la main » avec qui je pourrais deviser.
Les chiens des promeneurs viennent renifler mon médium fait d’huile de térébenthine et de withe-spirit tandis qu’un maître me félicite pour mon « art abstrait ».
Un automobiliste promène les visiteurs en 2CV. « Visitez les vignes avec le vigneron » est-il écrit
A midi, je remballe les gaules.
Pour accéder au vignoble, il faut ouvrir les barrières électriques. Le centre de Thann le long de la Thur témoigne ce matin du passage des sangliers qui retournent la terre des espaces verts.
Ce matin j’ai tourné en rond avec mon vélo le temps de trouver une perspective qui me convienne.
Ce sera donc cette voie verte le long des vignes du Rangen. De nombreux cyclistes sont passés. L’un d’eux, Marc, m’a même reconnu. C’est dire ma notoriété! Nous avons bavardé un peu puis Marc a repris sa route.
Un couple a souhaité immortaliser sur son smartphone ma bobine avec mon tableau « wunderbar! »,
« danke! »
devant la page blanche, je m’inquiète, bien cadrer avant de commencer
Les premiers visiteurs de passage sont déçus devant la toile esquissée « vous venez seulement de commencer… »
Un autre « je suis peintre, je peux regarder? »
Puis vient un plaisantin « alors, on photographie à la main?… »
Finalement, je remballe à 12h30.
« On dirait une photo » me dit le dernier passant. Un compliment, j’espère.
Aujourd’hui départ fractionné. La montée dans les vignes n’est pas à ma portée en courant, alors je marche.
J’avance à pas de géant
Il fait un vent frais. Une fois tous les potaches croisés, je me remets à courir jusqu’au pied du Rangen. La grimpée à pied, je la redoute car je manque de force. Mais une fois en haut, j’ai une belle vue avec un soleil levant qui illumine la vallée.
C’est le tour dominical. Celui où l’on rencontre les cyclos du dimanche autrement dit les cyclos de tous poils.
J’ai démarré fort en grimpant à froid le petit raidard du Rangen. C’est tellement dur pour moi qu’une fois je suis tombé en perte d’équilibre sans pouvoir déchausser. J’ai maintenant des pédales sans cales, plus sûres à basse vitesse.
A mi-pente, je me suis arrêté pour reprendre mes forces. Un jeune m’a dépassé, tout frêle avec des jambes fines. J’ai compris que je n’avais pas le bénéfice de l’âge.
Cardio en goguette.
Un cycliste de Rixheim, prénommé Alain, a fait un arrêt cardiaque sur la piste cyclable d’Heitersheim. Personne de ses amis qui l’accompagnaient, ni du Samu allemand n’ont pu le sauver.
A peine 20km de VTT et pourtant l’effort physique est bien là
C’est pour ça qu’il faut se modérer. Et j’y pense souvent lorsqu’il s’agit de réaliser un effort cardio. Je surveille le cardio comme le lait sur le feu.
Une fois en haut du Rangen, j’ai profité de la vue sur Thann. Toujours aussi belle avec le soleil levant.
En quittant Thann, un cyclo se prépare à partir de chez lui. On discute un peu. Il me dit que 20 km vont lui suffire avec son vélo de route et qu’il court aussi un peu dans le vignoble de Leimbach.
Puis j’entends un autre cyclo dans ma roue alors que je grimpe à Leimbach. Il chevauche un beau Pinarello rutilant. Il me dit qu’il part pour 90 km vers Belfort et qu’il a aussi un VTT et un VTTAE.
A Aspach, un lotissement pour oiseaux. Tout le monde semble encore dormir
Le tour du lac est comme une petite mer intérieure.
Voici donc nos usines à gaz tant décriées accusées de détériorer la couche d’ozone. Le gaz part majoritairement par la gueule parait-il. Pas du CO2, du méthane! Aussitôt les écologistes et les végans sautent sur l’occasion. Ne plus manger de viande, c’est leur nouveau credo.
Un lecteur du journal DNA, par ailleurs agronome, fait observer que nos vaches ne sont pas aussi polluantes qu’on veut le dire. Lire son explication ci-contre.
Cependant la nourriture animale végétale pose problème tout de même avec les moyens mis en œuvre, les énergies et l’eau nécessaires aux cultures oléagineuses comme le maïs.
Certes nos lendemains environnementaux sont encore incertains et demanderont des efforts et des remises en cause de nos us et coutumes. Mais ne dramatisons pas car sinon le reste du monde va nous regarder comme des bêtes curieuses.
On a de l’eau pour l’été si la sécheresse survient. Cette grand bassine mise au profit des mulhousiens n’est pas contestée. Pas encore.
Schloss EngelburgChapelle du RangenWaldkapelleDescente à Iffis
J’ai choisi un circuit court de 15 km avec de la montée pour ne pas prendre froid car il fait -2°C.
Je monte à l’œil de la Sorcière mais la ville est déjà dans l’ombre. Je redescends et je longe le Rangen par la chapelle. Puis je grimpe à l’Aïda-platzala. Je pousse encore jusqu’à Waldkapelle. Je pousse réellement pour l’Aïda et encore pour la Waldkapelle car c’est trop pentu pour moi, d’autant qu’il faut « tenir la trace » d’un tracteur forestier passé par là.
Puis je redescends par l’oratoire Ifiss.
Pas très rassuré par ce nouveau sol neigeux et verglacé, je dois m’accoutumer à la nouvelle donne de l’hiver à vélo.
vendanges au Rangenles vendangeursTerrassements barreau de Vieux-Thannune emprise généreusecoté AlbaMon tour fait 31 km et 380m. Les bosses sont difficiles.
C’est une réminiscence professionnelle, j’aime visiter les chantiers.
Aujourd’hui à 11 heures, le thermomètre affiche 31°C sous abri à Thann…et l’on annonce jusqu’à 38!
Pourtant la canicule n’est pas encore là: pour y parvenir en France, il faut trois jours consécutifs de fortes chaleurs ET que la température ne baisse pas en-dessous d’un certain seuil la nuit. Mais la canicule n’a pas la même définition selon les régions. A Paris, c’est 31°C le jour et 21°C la nuit, alors qu’à Marseille c’est au moins 36 °C le jour et 24 °C la nuit.
Les villes sont les premières concernées par le réchauffement climatique. Normal, elles ont tout bétonné et macadamisé.
Alors chacun y va de sa solution pour se protéger des épisodes caniculaires. Quand je cours en ville, je choisi le coté de la rue abrité par de l’ombre autant que possible.
Il faut revégétaliser en ville, c’est la première méthode trouvée pour se protéger. Planter des arbres au milieu des chaussées trop larges, équiper les toits, ne rien laisser en surface capable de réverbérer.
Tout ça va coûter plusieurs milliards et entraîner une révision de nos modes de vie, fatalement…puisque nous avons pris beaucoup de retard dans les bonnes mesures visant à diminuer drastiquement l’effet de serre de la planète.
Gare à la déshydratation!
Les sportifs se protègent eux-aussi. Ils font du vélo plus tôt le matin…et il n’oublient pas de boire pour compenser la transpiration. Un « bon » sportif sait tout ça. En revanche, je croise parfois des gens peu protégés.
35 mn de course seulement
J’avais fait mon vélo hier, alors ce matin je me suis contenté d’une course à pied de 5 km selon mon parcours habituel. A mi-parcours, j’ai bu 12 cl (soit un verre) d’eau emporté avec moi. Tout juste assez pour ne pas avoir la bouche sèche. Avoir la bouche sèche est le premier signe qu’il faut boire et il est même mieux de boire avant. Tête couverte évidemment.
Huit pulsations de plus
Courir le long du vignoble présente quelques inconvénients
Avec une telle température, mon rythme cardiaque s’élève de huit pulsations supplémentaires à la minute (147 au lieu de 139). Il ne faut donc pas trop abuser de sa forme relative et se croire insensible à la chaleur.
Courir en ville comme je le fais n’est pas forcément la meilleure formule car je respire, outre de l’ozone, beaucoup de polluants, de micro-particules qui se recombinent entre-elles sous l’effet de la chaleur, sans parler des pesticides des vignerons qui ce matin aspergeaient leurs vignes du Rangen.
En 2008, on traitait encore le Rangen avec un hélico…
C’est en rentrant que je découvre mes entrelacs. Un parcours et ses croisements. Un parcours gris-clair avec la tempête de vent annoncée qui se profile. En forêt, il fait bon.
Je grimpe d’abord le Rangen jusqu’à la Croix.
Puis Waldkapelle, puis la source Saint Antoine, puis Pastetenplatz.
A Pastetenplatz, le vent siffle dans les sapins. Je descends par un single casse gueule.
Je n’ai plus grande aptitude ni à grimper ni à descendre. En cause le manque de peps.
Trop lent en montée, trop douillet en descente. Je crains les singles aux roches saillantes, aux racines traîtresses. Et quand j’ai un peu de vitesse, j’ai les larmes aux yeux qui m’obscurcissent le relief.
Phénomène que je n’explique pas.
J’ai croisé deux runner. Un homme et son chien à qui j’ai laissé la priorité et une femme. Plus deux marcheurs esseulés comme moi.
La montagne, ça nous gagne.
Temps pis, je grimperai malgré toutCroix du RangenEt après, où je vais?Priez pour moi Saint AntoinePastetenplatz. Demi tour. Une demi-heure pour rentrer, c’est le plus du vélo par rapport au marcheur.
Ce n’était pas le temps idéal. Froid et pluvieux. Mais enfin j’ai tout de même pris le VTT pour tourner « en local ». Après quelques circonvolutions en ville sur macadam, j’ai grimpé les ruines de l’Engelbourg au-dessus de la ville.
Je tente dans la foulée la montée au col de Grumbach. Le petit single rocailleux serait « non compatible VTT/VAE » comme dirait l’ami Pierre Brunner. Mais en poussant ça va. Une fois sur le GR, ça roule. Après le col, je délaisse la Roche Albert et je dévale à Bitschwiller. J’ai froid et les jambes commencent à être mouillées.
Ce matin, étonnant itinéraire spaghetti autour de la localité en compagnie du club Etoile 78 de Vieux-Thann
Inutile d’aller très loin pour trouver des bosses
Nul besoin de chercher loin: les parcours VTT ne manquent pas autour de nous, il suffit de les imaginer à notre guise.
A chaque tronçon, on est capable de rajouter une couche…jusqu’à ce que tout le monde ait sa dose de VTT. Au km 17, on ajoutera une rallonge de presque 10km! A force, on trouve enfin le meilleur chemin pour accéder à la cote 425, puis on abandonne quand l’heure de midi approche.
Après être arrivé à Waldkapelle, je continue vers le col de l’Amselkopf, puis je desncds vers Steinbach
Chapelle Sainte-Thérèse
Les chapelles vieillissent vite dans les bois. Surtout celles en bois. Il faut les entretenir plus souvent que celles en pierre.
La chapelle Sainte-Thérèse dispose d’une grande Vierge en fort bon état cependant. Elle est toute immaculée, la Vierge.
J’ai descendu l’étroit sentier couvert de feuilles glissantes et très casse-gueule pour tout dire. Priez pour moi! Après le site de Silberthal, un panneau « chasse en cours » me dissuade de prendre à droite. Dans Steinbach, je trouverai le moyen de grimper jusqu’à Iffis dans un chemin creux boueux et longeant le vignoble.
Ne tentons pas le diable, je veux dire les chasseurs! je renonce
A Vieux-Thann, je m’offrirai les hauteurs du Rangen. 17km et 420m
C’est beau une usine chimique qui fume. Tronox, le deuxième plus grand producteur au monde de dioxyde de titane. Le TiO2 est un pigment blanc utilisé pour la blancheur, l’éclat, l’opacité et la durabilité dans la peinture et revêtements, les plastiques, le papier et les élastomères.https://www.openrunner.com/r/12343118
chapelle saint Urbain Thann (origine XV eme siècle) acrylique sur toile 30×40
Il fait décidemment mauvais en Alsace ce week-end. J’en profite pour m’exercer à l’acrylique. Cette petite chapelle qui surplombe la Voie Verte le long de la Thur, les vététistes et les promeneurs la connaissent. Elle jouxte le sentier viticole du Rangen et sa célèbre vigne.
J’ai commencé à grimper le Rangen. Après l’avoir longé et surplombé la ville, j’ai fait demi-tour.
Ensuite le sentier de la Thur sauvage jusqu’au haras.
Thann RangenDerrière Leclerc, une piste d’aviation est en préparationJ’ai viré à Erbenheim
C’est un parcours d’hiver ou presque sans aller trop loin de chez soi. Je suis sorti avec 4 épaisseurs pour tenir compte des trois degrés. Mais l’effet de froid en l’absence de vent est supportable. https://www.openrunner.com/r/10737057
Nullement prémédité, je me retrouve sur un parcours de mon confrère Pierre Brunner , randonneur pédestre, qu’il a effectué le 29 juin dernier.
parcours en bleuun parcours altimétrique bien calibré
Il s’agit de celui de la Roche Albert, point de vue situé au bout d’un éperon rocheux à 580m d’altitude au-dessus de Bitschwiller-lès-Thann.
Je grimpe dans le sens horaire en prenant le sentier juste après le mur d’escalade sur la piste cyclable qui longe la Thur en quittant Thann.
Place du Grumbach
On grimpe jusqu’à rejoindre la place du Grumbach et on tourne à gauche en prenant le sentier de randonnée.
Après la place du Grumbach, la montée est agréableLa Roche Abert en mémoire d’Albert ScheurerDepuis la Roche Albert, on voit nettement les bois en brun qui dépérissent incident de parcours, j’ai consolidé avec les moyens du bord à la suite d’une chute sans gravité. Il est conseillé d’avoir toujours un lien avec soi pour les réparations de fortune
Après une halte à la Roche Albert, je poursuis en direction du Grumbachkopf aussi dénommé place des Canaris.
La stèle du démineur Léon Berthold, victime du devoir en 1945
On passera devant la Stèle du démineur Berthold juste avant la place en contrebas sur la gauche.
place des Canarisbelle signalétique du Club VosgienAu camp des Pyramides, le promeneur a l’embarras du choix. Le petit logo rouge de fortifications me semble nouveauA Rehbrunnen, de l’eaula descente après Rehbrunnen demande de la concentration pour ne pas sortir de la trace
Je poursuis jusqu’au camp des Pyramides puis je commence la descente. A Rehbrunnel je prends un single un peu rapide jusqu’à Waldkapelle.
Waldkapelle. Dans le sentier qui suit, prudence vis à vis des marcheurs, de nombreux virages sans visibilité
Et j’achève la descente à la Croix du Rangen.
A la Croix du Rangen, attention aux promeneurs qui arrivent en face
A partir de la Croix on se laisse couler selon son goût jusqu’à la Thur.
Je longe le vignoble du Rangen. Le Sundgau est orageux
Ce matin à 10 heures, photo-souvenir avec mon nouveau club à Vieux-Thann, l’Etoile 78. L’Etoile 78 est pleine de projets, notamment à VTT…
J’étais tout seul avec mon VTT alors après je suis parti faire un tour.
Après la photo avec l’Etoile 78, j’ai grimpé sur les hauteurs de Vieux-Thann
J’ai commencé par faire des méandres en escaladant le Rangen. Je croisais par trois fois le même vététiste qui faisait le parcours en sens inverse. Puis sur les hauteurs de Vieux-Thann, on a pris ensemble le chemin vers Steinbach et on a poursuivi jusqu’à Wattwiller. Il était content le monsieur en vacances à Cernay, il découvrait le paysage avec moi avant de rentrer en région parisienne.
Pendant un temps je me suis demandé si la pluie n’allait pas encore faire des siennes…
A Cernay, on s’est quittés.Ma promenade de santé était terminée.
J’ai croisé un grand-père qui descendait le sentier qui mène à la stèle du RI. Je lui ai volontiers laissé la priorité. Voyant que je montais en poussant, il m’a dit « ça va mieux dans l’autre sens!… ». Je lui ai répondu je suis un cycliste à pied et il a ri.
Je ne me défile pas: si je monte à pied, c’est que c’est trop dur pour moi. Les deux rampes de la journée sont courtes mais oscillent entre 12 et 18%
Notez qu’entre un cycliste à pied et un marcheur à vélo la différence est ténue. J’y ai songé en chemin…sans trouver comment départager les deux états. Finalement j’en suis resté à l’état stationnaire, au moins cycliste et marcheur se rencontrent et peuvent faire un brin de causette.
J’ai pris mon courage à deux mains. Je ne sais pas pourquoi on dit ça puisque mon courage tenait facilement dans une seule main. J’ai grimpé le Rangen jusqu’à la chapelle.
Et ensuite j’ai ondulé le long de la pente. J’ai poussé jusqu’à Haïda Platzala. Haïda n’était pas là.
Haïda Platzala, origine du nom inconnue
Puis j’ai continué jusqu’à la cote 425
Pendant que je retire un gravier dans ma chaussure, mon vélo se la coule douce A la cote 425, je descends à Steinbach et retour par la route
Je ne sais pas si ce désamour frappe tous les blogueurs, mais force est de constater que les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Depuis 2014, Vélomaxou perd chaque année de l’audience.
188000 pages vues en 2014, puis une lente érosion.
Elle semble stabilisée aujourd’hui. Je pense arriver à 140.000 pages en cette fin d’année.
Mais il est vrai que je produits moins d’articles: près de 800 en 2014 et moitié moins aujourd’hui.
En revanche, et c’est réconfortant, mes visiteurs sont toujours fidèles.
65000 en 2014 et 57500 à l’heure actuelle (8 octobre)
Une lente érosion des pages vues mais un lectorat qui se maintient
Le parti pris de ce blog est d’embrasser tout le spectre du monde cycliste à l’exception de la compétition.
Je garde cette ligne même si mon regard citadin est moins aiguisé depuis que j’ai quitté l’agglomération mulhousienne.
Mais je continue d’aimer tous les vélos, je devrais dire tout le vélo pour être encore plus universaliste.
Le soir à la veillée, j’ai pris l’habitude de parcourir ma ville quand le tohu-bohu de la circulation s’est calmé. Un exercice qui pourra surprendre.
Je rejoins le centre-ville et souvent je longe la Thur au pied du Rangen pour le retour.
Il faut un phare puissant car c’est le noir total en cette période de l’année et je ne suis pas nyctalope sur ce chemin où je rencontre parfois un monde interlope.
Une sombre silhouette à l’approche, on se frôle, et le reste d’une effluve ensuite…
Les coureurs à pied se projettent avec leur frontale sur la tête, je les vois de loin arriver comme des feux follets.
En haut des vignes, derrière les lambeaux de brumes, les feux des vététistes ondulent à l’orée du bois.
On allait voir ce qu’on allait voir
Effectivement on a vu.
Depuis le défilé de cette jeune caste diplômée des hautes études autour du président Macron, les choses ont bien changé.
Notre roi semble nu.
Il semble à présent se raccrocher aux branches du torrent médiatique qui déferle autour de lui.
Trempé jusqu’à l’os dans sa chemise blanche, il n’a trouvé en face de lui qu’une petite frappe pour lui tenir la main et nous adresser un doigt d’honneur.
Château victorien? non ancienne colo de Wattwiller. Ce château a été construit pour l’industriel Baudry avant 1930 par les architectes Schulé et Doll. En 1956 la propriété est acquise par l’entreprise Pont-à-Mousson qui la transforme en colonie de vacances. A présent ce sont des logements
C’est un parcours d’hiver sympa.
On a cette chance que notre terroir regorge de chemins.