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La ville, la nuit

Thann « les chimiques »

La ville est à moi.

La nuit.

J’ai toute la voirie pour moi tout seul et je franchis tous les interdits sans crainte.

Au loin, les premières voitures ralentissent.

Un gilet jaune fluo, la nuit, ça interroge.

Ils étaient trois

J’ai voulu voir si le grand giratoire de Cernay, à la Croisière, était toujours occupé.

Vous le savez, je suis un passionné par notre temps.

Je m’y suis donc rendu dans le cadre de mes exercices nocturnes à vélo.

Revêtu de mon gilet jaune, cela va de soi.

J’avoue avoir été déçu, ils n’étaient que trois.

Mais ils étaient chauffés à blanc.

L’un d’eux saute de joie en voyant un cycliste approcher, il vient au-devant de moi et m’invite à rejoindre le rond avec mon vélo.

Je ne peux que m’exécuter.

J’accède aux infrastructures du camp de base…des palettes judicieusement disposées en canapé, des vieux pneus,…et les restes d’un feu de camp.

Un grand drapeau tricolore pour caresser les autos en prenant de grands risques et entendre le concert de klaxons.

Moi je suis d’Épinal,

A Épinal, c’est mieux…

Mais je bosse ici, je prends à trois heures (du matin)

Moi, je viens seulement de Thann

!!!

Hé les gars, le Monsieur il vient de Thann en vélo!…

Un autre plus timoré évite d’empiéter sur la chaussée, tandis que le troisième s’est drapé dans un drapeau tricolore qu’il tient d’une main autour du cou, une canette de bière dans l’autre main.

Une petite FIAT Panda équipée d’une sirène fait le tour du giratoire et déclenche les hourras.

Un gros bahut de 38 tonnes « Transports du Perthois » remonte la vallée, un coup de klaxon et un geste amical de la main.

Entre deux flots de circulation, je quitte le giratoire et je rentre à Thann.

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Thann-Cernay la nuit à vélo. Évitons les grands axes!

La bruine reprend à Saint-André, alors je visse ma capuche sur ma visière et j’ajuste ma vue entre les lunettes et mon bord de casquette.

Mon phare éclaire la noirceur des lieux et mes jambes tournent comme les aiguilles d’une horloge.

Sans faire tic-tac.

Nuitamment

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Avant le coucher, tisane? promenade du chien? carré de chocolat?

Non, vélo!

J’enfile ma chasuble rétro-réfléchissante et je pédale.

Ce soir là, j’ai fait quinze bornes.

Je quitte l’agglo et aussitôt la masse d’air se fait frisquette sur mes jambes nues.

Mon phare assure un champ de vision suffisant.

Le seul écueil viendrait des bas-cotés si un animal surgit.

Justement dans le virage, je dérange un renard qui s’éclipse le long du Leimbach.

A Aspach, je coupe le phare, je redeviens urbain sous les lampions.

Puis je pousse jusqu’à Cernay.

Le long de Saint-André, les voitures s’écartent et ralentissent, preuves que je suis vu.

Je passe sous le tunnel de la gare.

La remontée à Vieux-Thann par la piste de la Thur est sinistre.

J’ai mis la capuche, ma burqa de cycliste intégriste.

Pour agrandir mon champ de vision dans les virages, je progresse en dent de scie le long de la courbure.

Le mieux serait en plus le phare de casque.

 

 

 

Cycliste la nuit

Je suis le seul cycliste équipé ainsi quand je me promène le soir à Thann. J’imagine que je dois paraître ringard.

40% des accidents impliquant des vélos ont lieu la nuit. La principale raison à cela : 57% des pratiquants de la petite reine roulent mal éclairés. 

C’est la Prévention Routière qui lance ce message sur les médias.

Je ne peux que l’approuver.

Hier encore à 21 heures, un cycliste sans lumière.

Encore mieux: il aborde le feu tricolore, puis passe au rouge.

En loucedé.

Celui-là s’en fout de n’être pas vu et de griller un feu.

Deux constats: nous avons affaire à une population qui n’a aucune conscience du danger encouru et qui en outre ne craint aucunement d’être verbalisée. Et pour cause, le soir après la nuit tombée, je ne vois aucune force de l’ordre en ville.

Mais force est d’admettre que nous avons, plus qu’hier, une population qui se défie de tout, y compris des règles.

Alors à quoi bon s’en offusquer!

La nuit nuit

Les potins du lundi

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Regarder dans le rétroviseur

Soyons lucide, Vélomaxou est sur le déclin.

Je ne sais pas si ce désamour frappe tous les blogueurs, mais force est de constater que les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Depuis 2014, Vélomaxou perd chaque année de l’audience.

188000 pages vues en 2014, puis une lente érosion.

Elle semble stabilisée aujourd’hui. Je pense arriver à 140.000 pages en cette fin d’année.

Mais il est vrai que je produits moins d’articles: près de 800 en 2014 et moitié moins aujourd’hui.

En revanche, et c’est réconfortant, mes visiteurs sont toujours fidèles.

65000 en 2014 et 57500 à l’heure actuelle (8 octobre)

audience
Une lente érosion des pages vues mais un lectorat qui se maintient

Le parti pris de ce blog est d’embrasser tout le spectre du monde cycliste à l’exception de la compétition.

Je garde cette ligne même si mon regard citadin est moins aiguisé depuis que j’ai quitté l’agglomération mulhousienne.

Mais je continue d’aimer tous les vélos, je devrais dire tout le vélo pour être encore plus universaliste.

Le soir à la veillée, j’ai pris l’habitude de parcourir ma ville quand le tohu-bohu de la circulation s’est calmé. Un exercice qui pourra surprendre.

Je rejoins le centre-ville et souvent je longe la Thur au pied du Rangen pour le retour.

Il faut un phare puissant car c’est le noir total en cette période de l’année et je ne suis pas nyctalope sur ce chemin où je rencontre parfois un monde interlope.

Une sombre silhouette à l’approche, on se frôle, et le reste d’une effluve ensuite…

Les coureurs à pied se projettent avec leur frontale sur la tête, je les vois de loin arriver comme des feux follets.

En haut des vignes, derrière les lambeaux de brumes, les feux des vététistes ondulent à l’orée du bois.

On allait voir ce qu’on allait voir

Effectivement on a vu.

Depuis le défilé de cette jeune caste diplômée des hautes études autour du président Macron, les choses ont bien changé.

Notre roi semble nu.

Il semble à présent se raccrocher aux branches du torrent médiatique qui déferle autour de lui.

Trempé jusqu’à l’os dans sa chemise blanche, il n’a trouvé en face de lui qu’une petite frappe pour lui tenir la main et nous adresser un doigt d’honneur.

Comme beaucoup, j’ai mal à la France.

 

Bon sang, c’est pourtant simple

Aujourd’hui, 21 décembre, solstice d’hiver et début de l’hiver.

C’est à dire que c’est le jour le plus court de l’année…et donc la nuit la plus longue.

A Paris le soleil s’est levé 8h42 et se couchera avant 16h56.

J’en suis resté à des choses très basiques contrairement à nos ancêtres habitués à vivre au rythme de la terre et de ses saisons. Poursuivre la lecture de « Bon sang, c’est pourtant simple »

Voyage de nuit

dynas2525205Le vélo avançait dans la nuit glaciale.

Mu par une improbable mécanique musculaire.

Seul, de façon imperceptible, le galet de la petite dynamo Sanyo faisait entendre de temps à autre un couinement de mécontentement lorsque la roue avalait quelques graviers abandonnés sur le bord de la chaussée.

Dans la pénombre, au bout du village, il n’y avait plus que la lune et cet étroit halo du phare pour guider une trajectoire incertaine, celle qui me permettrait de rejoindre le village suivant. Poursuivre la lecture de « Voyage de nuit »

Voir et être vu la nuit à vélo

Encore un article sur la lumière!

Vélomaxou n’est pas avare d’articles à ce sujet qui passionne ceux qui doivent pédaler la nuit en rase campagne.

Mais j’ai trouvé cette vidéo, parmi d’autres, qui illustre assez bien la différence entre une lampe qui vous signale et une lampe qui vous éclaire pour rouler la nuit à vélo. Il n’est pas interdit de couper le son. Poursuivre la lecture de « Voir et être vu la nuit à vélo »

La fascination de la nuit

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, La fascination de la nuit

vélomaxou-Chalampé

C’est en roulant la nuit que notre rapport au temps et à
l’espace change de nature.

Bien signalés avec nos éclairages, nos gilets
rétro-réfléchissants, comme un navire en mer, nous voguons dans la
nuit avec pour seuls repaires, au loin, les fanals de la
civilisation.

 

Morne plaine

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Morne plaine

vélomaxou

C’est le parcours d’entretien de la forme.Celui qui consiste à
aller prendre un thé à 35 km de chez soi!…

Aucune sophistication dans la recherche du paysage.

Pédaler. C’est tout!

Le temps que l’hiver passe…

On se contente de ce parcours plat, maintes et maintes fois
répétés.

Par crainte souvent de perdre l’envie de pédaler.

Un jeu enfantin et dérisoire qui nous suffit.

Etrangement, le froid est supportable. Pourtant il ne fait que
zéro degré…

Retour dans une nuit profonde où l’on cherche à deviner la route
dans nos maigres halos.

Nuit

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Nuit

vélomaxou

Aujourd’hui, la froidure et la pluie se sont installées au
retour de notre balade. De gros nimbus noirs ont précipité la
tombée de la nuit.

De quoi nous préparer à cette perpective du changement d’heure
qui interviendra dimanche prochain 31 octobre.

Un changement d’heure qui imposera aux cyclistes à porter lampes
et gilets rétroréfléchissants normalisés.

Des accessoires indispensables pour être vus et assurer sa
sécurité sur la route.

On ne devrait plus voir ces cyclistes furtifs qui croient passer
inaperçus lorsque la nuit tombe alors qu’ils sont très
vulnérables.

Cycler tard

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Cycler tard

Raymond Devos disait « se coucher tard… nuit ».

On pourrait plus modestement affirmer, nous aussi, que « cycler tard…nuit ».

C’est pourtant ce que nous aimons. Parcourir les chemins détournés à la nuit tombante.

Loin de la circulation urbaine.

Humer l’atmosphère, écouter la nature qui s’assoupit et concentrer nos regards vers nos maigres halos.

J’ai essayé pour vous…

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, J'ai essayé pour vous...

Rouler la nuit avec l’heure d’hiver devient presque une
nécessité pour qui veut ne pas arrêter de cycler.

De plus rouler la nuit sur des itinéraires peu empruntés peut
procurer un certain charme. Bon, mais c’est affaire de goût!

J’ai essayé pour vous la lampe frontale Géonaute LF
500
, en vente chez Décathlon.

24,90 euros en magasin et 19.90 euros par internet.

Ce matériel entre en concurrence avec la référence en matière de
lampe frontale: la société PETZL.

Rappelons tout de suite que cet éclairage ne peut être
qu’additionnel à un éclairage fixé sur nos bécanes.

La lampe Géonaute LF 500 est une solution intéressante
pour ceux qui souhaitent un moyen efficace pour rouler quelques
heures hors agglomération sans éclairage public.

– Poids 96 grammes et encombrement réduit permettant de la loger
dans la poche.

– 1 LED de 1 watt avec optique

– 3 LED de 30.000 mcd

– étanche

Ne nous laissons pas griser par les chiffres:

30.000 mcd signifie 30.000 millièmes de candela soit 0,04
watt de puissance, c’est à dire rien! Juste de quoi vous
signaler!

En revanche la LED centrale de 1 watt avec optique
directionnelle est plus intéressante car elle permet d’obtenir un
faisceau au sol par nuit noire à 10 mètres devant soi suffisant
pour rouler à 20 ou 25 km/h.

Le fabricant annonce une portée de 50 mètres à pleine
puissance qui n’est guère réaliste pour un usage vélo.

Le marché n’offre quasiment plus que des éclairages à LED en
raison de leur faible poids et aussi de leur coût plus accessible.
Mais ne nous attendons pas à « faire les cols vosgiens » de nuit avec
de tels éclairages!

Le revers de la médaille, il y en a un, c’est la
puissance d’éclairement  de 1 watt maximum, évidemment moins
puissante que des lampes Xénon de 20 watts.

Et aussi l’autonomie fournie par des piles LR3 AAA qui selon le
fabricant ne dépasse pas 60 heures à pleine puissance.

L’autre difficulté, c’est que le harnais élastique ne tient pas
sur le casque, il faut mettre le harnais sous le casque et disposer
la lampe sur son front sous la visière du casque.

Par ailleurs, le bouton étanche n’est pas accessible facilement
en roulant avec les gants d’hiver pour peu que l’on veuille régler
la puissance disponible. En revanche, le réglage de l’inclinaison
du flux lumineux vers le sol est très facile grâce à une charnière
crantée.

La fonction réglage d’éclairement est intéressante pour réduire
la puissance d’émission en zone urbaine.

Mais pour passer la période d’hiver, les piles devraient tenir
le temps de nos quelques escapades nocturnes.