Le sport à 75 ans est-il mal vu?

Résister à l’âge, un challenge personnel

C’est un sujet délicat. Faire du sport à 75 ans et plus est plutôt mal vu par une forme de bien-pensance conformiste héritée du temps jadis.

Toute question générationnelle est devenue aujourd’hui sujette à caution. La société aime bien nous ranger dans des cases, les jeunes, les actifs, les retraités.

Depuis qu’on stigmatise les uns et les autres, on ne sait plus très bien comment se comporter, d’autant que plus on vit longtemps plus on coûte cher à la collectivité avec le renchérissement du coût des retraites.

Il suffit de parcourir les gazettes pour comprendre qu’à partir d’un certain âge, il est de bon ton de se mettre en marge de certaines activités.

Avant même le sport, la société et les pouvoirs publics montrent facilement du doigt ceux qui conduisent encore leur voiture…et les journaux ne se privent pas de décrire tel ou tel dans les chroniques par le septuagénaire ou l’octogénaire dès lors qu’ils sont impliqués dans un accideent de la route.

Alors pour le sport…c’est pire

On a parmi nous, « les personnes âgées », des vedettes. Des champions du Tourmalet à vélo ou des marathoniens endurcis qui donnent parfois de mauvais exemples.

Tiens, si je faisais du vélo!…

Ne nous emballons pas trop vite, comme toutes les disciplines sportives, il faut pratiquer avec mesure et sécurité. Savoir que notre corps ne réagit plus comme à vingt ans. J’ai cinquante ans de vélo derrière moi et je n’ai jamais fait de compétition. Ce n’est donc pas à 75 ans que je vais m’y mettre.

Au contraire, j’ai acquis une certaine modestie face à mes pratiques; comme savoir que lors d’une canicule, il est préférable de s’abstenir de grimper des cols vosgiens ou alpins et connaître son état cardio-vasculaire.

Quelle ne fût pas ma (mauvaise) surprise d’apprendre récemment que mon score calcique était de 650, ce qui équivaut à une bonne dose de cholestérol accrochée à mes artères coronaires.

En dépit de sa pratique sportive régulière, on tombe parfois de haut.

Donc avant de continuer le sport, vérifions qu’on est toujours apte. Pour ma part, il s’agit de continuer mon activité tout en ajoutant un régime « méditerranéen » et les tant décriées statines qui fixent le cholestérol et font baisser le mauvais cholestérol LDL en dessous de 0,7.

J’y ai mis du coeur

Pour me maintenir dans le coup, je me suis donc plié aux injonctions médicales. Respectez les traitements qui surviennent souvent dans la cinquantaine, contrôle du poids, de la tension, de la glycémie, et du cholestérol.

C’est difficile, je le sais. Car les réseaux sociaux polluent les recommandations médicales en colportant des critiques sur le traitements.

Course à pied, danger!

La course à pied, gardons nous des excès!

L’autre critique qui revient souvent c’est celle de la course à pied des seniors. Très mal vue par une partie du corps médical. Ce qui vient alimenter le débat, ce sont les innombrables accidents cardiaques qui frappent le monde de la compétition. On y apprend qu’untel inscrit au semi-marathon s’est subitement effondré au bout de six kilomètres et que personne n’a pu le ranimer. Et pourtant il n’avait pas même quarante ans!

Mais ce qu’on reproche aussi à la CAP, ce sont les troubles musculosquelettiques causés par la rudesse des contacts avec le sol.

Si je me suis retrouvé en 2020 à tenter de courir dans mon quartier, c’est tout simplement parce que des imbéciles nous ont privés de vélo lors du Covid. Et depuis je cours.

Pas en compétition, tout seul!

Je ne veux pas me laisser entraîner dans un univers qui n’est pas le mien et que je ne connais pas. Je pratique donc des mini-courses à pied de 5 à 8 km qui me satisfont amplement. Et en plus je m’arrête souvent tous les 300 ou 400 mètres, puis je reprends.

Mon expérience personnelle

Si je fais part de mon expérience, c’est pour dire que chacun de nous en fonction de son âge avancé doit avoir ses propres repères et la connaissance de sa condition physique qui exige une certaine hygiène de vie. N’écoutons pas les qu’en dira t-on, préférons les avis autorisés du monde médical.

Et acceptant aussi une décroissance naturelle de nos forces physiques et que certains jours s’abstenir n’est pas grave parce qu’on a mal dormi ou qu’on n’a pas la motivation pour sauter sur son vélo ou dans ses baskets.

Question de cœur

Image créée par l’intelligence artificielle de Bing à mon intention.

Les puristes de course à pied se demandent quelle est la meilleure façon de relever sa courbe cardiovasculaire.

La montre poignet suffit-elle ou bien une ceinture thoracique est-elle plus précise?

On lit sur les forums d’échanges que la ceinture est plus précise.

D’autres ne s’embarrassent pas: ils courent sans aucune mesure. En ce qui me concerne, je fais gaffe, car j’ai une faible marge de manœuvre due à l’âge.

Ce matin j’ai donc porté les deux systèmes pour comparer sur mon tour de dimanche qui fait 5 kilomètres

  • La ceinture thoracique associée à Garmin Edge
Garmin Edge (ceint.tho.) moy 139 max 164
  • La montre poignet Garmin Forerunner 235
Garmin 235 (poignet) moy 133 max 155

Les deux graphes sont comparables mais la montre-poignet monte plus vite dans les tours au départ pendant les 4 premières minutes.

Quelle est la bonne mesure ?

Je ne sais pas le dire. La différence est tout de même de 6 pulsations à la minute. La montre poignet donnerait un résultat minoré de 5 % (par rapport à la ceinture thoracique)

Ce qui peut induire la différence c’est que je coupe l’enregistrement du poignet aux attentes de traversées de route.

Et avec un zoom?

rien de bien probant, les deux enregistrements se ressemblent.

zoom ceinture
zoom montre poignet

Conclusion

Je ne conclus rien car la différence n’est pas marquée entre les deux systèmes de mesures. Seul un spécialiste de la chose pourrait peut-être conclure autrement.

Lettre à Mon Petit Cœur

Tu as un cœur gros comme ça pour moi

Mon Petit Cœur Adoré,

Merci de m’avoir supporté encore hier dans ces épouvantables raidillons du col de Houx. Continuer à lire … « Lettre à Mon Petit Cœur »