Adaptation au cinéma du masque de la Mort rouge de Roger Corman
Les romans évoquant des épidémies sont plutôt prisés actuellement.
Si vous avez la pétoche, ne les lisez-pas!, sinon vous risqueriez de mal dormir
Ma dernière lecture est le Masque de la Mort rouge d’Edgar Allan Poe.
An dedans, il y avait toutes ces belles choses et la sécurité. Au dehors, la Mort rouge.…
…Un mur épais et haut lui faisait une ceinture. Ce mur avait des portes de fer. Les courtisans, une fois entrés, se servirent de fourneaux et de solides marteaux pour souder les verrous.
Le prince Prospero a réuni un millier d’amis pour s’enfermer dans son château à l’abri du fléau épidémique.
Il organise un bal masqué.
Une courte nouvelle, le Masque de la Mort rouge, qui se lit en une demi-heure d’Edgar Allan Poe (1842)
Le gouvernement aura réussi une performance, au moins une, celle d’avoir appris aux Français à tourner en rond. L’épidémie en a t-elle été mieux contenue? les épidémiologistes vont pouvoir s’aventurer dans la Constante d’Archimède.
Comme les chiens fous qui tentent de se mordre la queue.
Je ne rechigne pas à faire l’éloge des produits Décathlon vélo. On y trouve souvent des articles utiles, de sécurité, bien conçus et à prix convenables.
Mais chez Décathlon, on tombe parfois aussi sur des cochonneries.
Comme ce feu de guidon conçu pour être vu (et être en règle) et non pas pour s’éclairer. Les cyclos en possèdent souvent pour rentrer en fin de journée. Monobloc, étanche, léger, discret avec une LED et une optique sympa.
C’est le second à rendre l’âme. Inutile de le charger avec la prise USB, il ne s’allume plus.
Pourquoi?
Mystère!
Je vais tenter une dernière recharge…
On ne le trouve plus dans les rayons. Ceci explique peut-être cela.
Au retour, je prends Reiningue par les champs. Le soleil se couchera bientôt.
Le Click and Collect est une stratégie cross-canal qui permet aux consommateurs de réserver ou de commander des produits en ligne, puis de venir les retirer immédiatement dans une boutique. Il s’agit d’une action qui s’inscrit dans la tendance du web-to-store en préparant au mieux la visite physique du client.
A VTT, le client vient prendre possession de ses produits en utilisant tous les itinéraires permis alternant chemins, sentiers, pistes.
J’ai essayé aujourd’hui.
Le parking du grand Décathlon de Wittenheim est vide. Un désastre!
Premier magasin: Décathlon Wittenheim, parcours fastoche. A Staff, je prends le Sahel Vert et j’arrive au Terril Anna. Le vigile filtre les entrées du magasin désert. Des tas de colis attendent à l’entrée.
Ah non monsieur, nous n’avons qu’une commande à votre nom! peut-être avez-vous commandé à notre autre magasin de Dornach?
Décathlon Dornach. Le vigile fait les livraisons sur le parking
Et me voila parti à Dornach, au pif!…
Puis c’est le retour, je passe à Morschwiller sous la quatre voies et je rejoins Lutterbach. Ensuite Reiningue et la forêt jusqu’aux étangs de Cernay
Ça marche! L’essentiel étant de commander de petits articles pas trop lourds et peu volumineux pour le retour, surtout dans les single!
L’avantage, c’est qu’on n’attend pas la commande qui vous attend. Tout le temps passé peut donc être consacré au vélo. Ce qui n’est pas le but recherché, bien entendu, puisqu’il s’agit de vélo dit utilitaire.
C’est déjà de l’histoire. L’histoire d’une histoire.
Revisiter le vieux temps, c’est tout ce qu’on peut faire. En somme on vit à crédit, sans rien construire, ni produire. Le temps s’est arrêté pour un temps incertain. Je puise au fond de mon fonds photographique en tentant d’exhumer une quintessence improbable de ce qui a fait un peu notre raison d’être, notre condition d’existence.
J’ai voulu me lancer dans un grand format que je ne maîtrise pas.
Sur la base d’un tuto sur le net, j’ai essayé ce bord de mer des pays chauds. Et à la fin, j’ai tout raté. Mais comme je n’aime pas gâcher le papier, alors j’ai bricolé à ma façon.
Des cols à vélo par milliers. Les Vosges comportent environ 400 cols. En France on peut compter sur 10.000 cols. De quoi se faire les mollets!
La Confrérie des Cent Cols est née il y a un peu plus de quarante ans sur la base d’un principe simple et fédérateur: gravir des cols à vélo.
Tous les cols, des petits, des grands, des moyens, sur la route ou sur les sentiers.
Cent cols, c’est le prérequis de base pour y entrer. La plupart des membres sont issus de l’ex FFCT devenue FFVélo. Avec les derniers évènements sanitaires, comme tous les clubs, la Confrérie a du mettre entre parenthèses ses rencontres et notamment son AG d’Autun prévue en novembre.
Dotée d’animateurs talentueux, la Confrérie c’est aussi un potentiel humain capable de recenser, d’agglomérer les cols routiers et muletiers du monde entier, ou presque. Un travail de titan qui mobilise beaucoup de savoir-faire et de l’informatique.
Gravir des cols à vélo, c’est un beau défi. Mais là où le modèle marque le pas, c’est qu’il faut prospecter des territoires de plus en plus lointains au fur et à mesure que les massifs voisins sont essaimés.
Atteindre cent cols à vélo pour un Breton, c’est déjà une performance. En atteindre mille, c’est un véritable défi.
Là où le modèle est fragile, c’est qu’il implique de nombreux déplacements motorisés et des hébergements pour ratisser les cols autour de soi. On ne peut pas dire que la formule est satisfaisante si l’on a la conscience sensibilisée à l’environnement et à l’empreinte carbone.
Soit! Mais alors on ne plus rien faire, direz-vous…et toutes les rencontres sportives sont concernées.
L’autre problème, plus délicat, c’est la baisse constante des adhérents. On sait son origine: le vieillissement des membres et la difficulté à recruter des forces vives sur un concept qui branche moins. Pas de miracle, la Confrérie subit la même érosion que la FFVélo à laquelle elle adhère et à laquelle la marque Cent Cols appartient. Ce qui est en cause c’est donc bien le modèle du cyclotourisme de club dans son ensemble…et le confinement n’arrange pas les choses car les plus anciens pourraient être tentés de ne pas renouveler leurs cotisations en 2021.
La lente érosion des adhérents cotisants de la Confrérie inquiète
Pour remédier à cette relative désaffection, la Confrérie propose de nouveaux challenges qui viennent s’ajouter aux Randonnées Permanentes au nombre de 18.
Parmi ces challenges:
le challenge sur les Lignes de Partage des Eaux » inter-mer » des Alpes créé au printemps 2019
le challenge des 100, 150, 200 plus beaux cols routiers des Alpes
dernièrement le challenge Jean Perdoux, du nom d’un des créateurs du club
Un groupe Facebook d’environ 1500 membres (dont 500 adhérents) est venu renforcer l’audience de la Confrérie…mais les vocations pour rejoindre le club se font néanmoins rares.
La Confrérie a de beaux atouts pour relever son défi, mais elle est freinée par le confinement du loisir cycliste.
Moi-même qui suis membre de la Confrérie depuis dix ans, je commence à marquer le pas. Cette année, j’aurai grimpé 74 cols (tout de même) et atteint près de 1300 cols depuis l’origine. Mais les nouvelles opportunités de font de plus en plus rares. Sauf à être un mordu et d’y consacrer un budget conséquent!
THANN: PN22/RN66, la dénivellation à nouveau sur les rails?
PN22 à Thann: un passage à niveau et des « trains » de véhicules à l’arrêt
Dans son journal de novembre 2020, le député du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger, évoque « un sérieux projet de dénivellation de la RN66 au niveau de la gare de Thann » …
On attend d’en savoir plus…
En 2019, un mémoire d’étude Master 1 avait été présenté par Antoine Schneider pour désengorger les bouchons dans la vallée qui ont lieu le matin et le soir liés au trafic pendulaire générés par les voitures.
70% des déplacements se font avec l’automobile et la fermeture fréquente du PN22 en traversée de la RN66 contribue à accroître le phénomène.
Deux solutions étaient exposées:
soit un passage souterrain des véhicules légers sous la voie comme au rond-point d’Habsheim
soit un passage dénivelé plus vaste passant derrière la gare (schéma ci-dessous)
Pour l’heure, on ne sait pas quel sera le dispositif envisagé dans ce nouveau projet proposé par la DREAL en juin 2019
source Rapport de stage Master 1Aménagement, Urbanisme et Développement des Territoires Université de Strasbourg Antoine Schneider-mai 2019
Pourquoi aime t-on les fake news?
La dernière envolée de fakes news de la semaine écoulée, c’est celle du documentaire Hold-Up. Je vous le dis tout de suite, je ne l’ai pas regardé mais je sais que les faits rapportés correspondent à des montages intellectuels bidonnés dont certains intervenants regrettent amèrement d’en avoir été les acteurs. Comme Douste-Blazy ou Monique Pinçon-Charlot qui dénonce un « montage choc au service de l’émotion et de la colère »..
Tant pis pour eux!
Les fakes news (fausses nouvelles) plaisent à une grande partie d’entre-nous, c’est pour ça que les réseaux sociaux les véhiculent autant. Mais si les fausses nouvelles plaisent, c’est qu’elles contentent tous ceux qui refusent l’info officielle supposée, par principe, biaisée, tronquée ou arrangée alors qu’elle est complexe. C’est le cas en politique notamment ou l’extrême-droite se complait dans des explications simplistes comme la fermeture des frontières lorsqu’il s’agit de s’attaquer à l’immigration clandestine.
Par exemple, la théorie « du grand remplacement » fait les délices de l’extrême droite puisqu’elle permet d’expliquer simplement une thèse complotiste qui viserait à remplacer une partie de la société et sa culture par une autre. Tout serait donc arrangé en haut-lieu secrètement.
Dans les moments de crise comme celle que nous vivons avec le coronavirus, les théories complotistes font florès. Depuis l’origine du virus répandu volontairement sur la planète par un laboratoire, jusqu’à la pénurie de masques ou l’absence de lits d’hôpitaux.
Ce qui fait aussi recette, ce sont les théories qui vont à l’encontre du darwinisme et de l’évolution du monde.
Non la planète n’est pas ronde, oui l’histoire de l’homme relève de Dieu; ces principes de plus en plus répandus dans le monde moderne tendraient à remplacer la science par des croyances moyenâgeuses.
Selon la Bible, au livre de la Genèse, Adam est le premier homme à avoir été créé par Dieu lors du sixième jour de la Création à partir de la poussière de la terre qu’il façonna à son image, avant de l’animer de son souffle. C’est la thèse des créationnistes qui veulent imposer bible et coran comme des ouvrages scientifiques.
Méfions-nous aussi des contrefacteurs puissants, comme Trump, capables de manipuler des vérités et ainsi d’en tirer des fakes news à longueur de tweets.
Mais la frontière est ténue entre fakes news et légende ou fable.
Selon Pierre Bayard, professeur de littérature et psychanalyste, interviewé par Médiapart, le réel passe par un « écran de fables » ; or ces mêmes fables permettent de tracer un chemin « à travers la complexité illisible du réel », et même d’inventer ce qui n’existe pas encore, par exemple un monde meilleur.
Dédiée à la surveillance des pistes cyclables, une brigade à vélo sillonne les rues de Montpellier et traque les voitures qui stationnent illégalement.
Une idée qui pourrait être reprise dans de nombreuses villes dont Mulhouse.
Après tout, il faut vivre avec, elle est pourvoyeuse d’emplois rares. Alors gardons-la!
On y produit de l’oxyde de titane qui sert à un tas de trucs et c’est un site Seveso. Ceci étant dit, l’usine obéit à des critères techniques et son agencement, son architecture en dépend.
Parfois, ses bâtiments sont porteurs d’une histoire, celle de l’évolution de sa technologie.
Ici c’est le coté rue, le plus avenant pourrait-on dire. J’imagine qu’il y a de l’administration, des cols blancs donnant sur le boulevard.
Derrière, c’est le nerf de la guerre avec ses tuyaux rugissants. Je m’y attaquerai un jour.
Peut-on parler d’insertion paysagère réussie avec ce fond de vignoble? chacun jugera.
Je vous ai fait grâce des voitures des employés qui sont garées devant. Le soir j’assiste souvent aux ballets vers 21h des ouvriers qui partent et de ceux qui arrivent pour la nuit.
L’entreprise de commerce automobile Feu Vert a un paquet de vélos électriques sur les bras avec le confinement. Ils ne sont pas seuls à disposer de stocks puisque seules les réparations de cycles sont autorisées.
La solution c’est de commander en ligne et de se faire livrer. Ce à quoi Feu Vert s’engage.
Feu Vert inonde sa clientèle de SMS
Le petit commerce a du souci à se faire face à la force de frappe des grandes surfaces.
Ce n’est pas dans la culture du petit commerçant de se lancer dans le click et collect.
Acheter un VAE en ligne peut aussi réserver de mauvaises surprises si l’on s’est trompé…et ne pas oublier qu’un vélo de loisir est actuellement assigné à tourner dans le quartier!
S’habiller en cycliste pour aussi peu de temps et jouer du chrono, ce n’est pas aisé.
Le monde des loisirs impacté par la pandémie
Mon voisin aussi, champion de cerf-volant, se dépêche de remplir son heure; aujourd’hui, il bénéficie d’un peu de vent
Le monde des loisirs, c’est aussi un monde économique. Il est à l’arrêt. Les salles de fitness, mais pas que! tous les sports co. en salle et les sports de plein air, la rando, le vélo, la pêche à la ligne, la pétanque,… et les commerces de vêtements, d’équipements et de matériels. La dépense sportive, c’est un point du PIB avec 19 milliards d’euros.
A vélo, les tours confinés sont une gageure dès lors qu’on respecte la règle du jeu confinement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on pétitionne pour pouvoir sortir de cette limite du 1km. Je ne parle que du VTT, car avec un vélo de route c’est encore plus délicat si on habite en centre-ville.
Avec le VTT, on trouve souvent une friche industrielle, un bike-park qui feront l’affaire.
Un chemin tangent dans la nature sur un kilomètre, c’est toujours bon à prendre
Aujourd’hui j’ai expérimenté un nouveau chemin herbeux entre le km 3 et le km 4 à Leimbach. Amusant je longe mes pointillés.
On devient fou avec cette barrière virtuelle.
Derrière chez moi, c’est blindé de monde; j’ai même rencontré un groupe d’ados avec le prof. Peut-être des sciences naturelles? Mais pas de doute, le confinement fait sortir des gens qu’on ne voit pas d’habitude, alors je m’interroge, les promeneurs sont-ils de nouveaux adeptes de la marche? le virus susciterait-il un besoin de nature?
Il place le lavage de mains et la distanciation parmi les actions préventives les plus efficaces contre la contamination.
L’hygiène des mains.
La distanciation physique.
Le port du masque quand la distanciation physique est impossible.
Mais pourtant le masque semble être privilégié dans les écoles, les collèges et les lycées. On soupçonne à présent les institutions scolaires d’être des vecteurs importants de l’épidémie….jusqu’à envisager de fermer à nouveaux les établissements
Mais nos chères têtes blondes ont-elles compris à quoi sert l’usage du masque?
Je passe quotidiennement là et je ne peux que constater que les masques jonchent le sol à la sortie du collège. Des images filmées ce matin, peu après l’heure de la rentrée en classe
Potentiellement contaminants, j’imagine que la leçon n’a pas été comprise ou plus simplement que la leçon n’a pas encore été dispensée.
Si le masque est là, jeté à terre, alors le virus peut y être aussi…ou alors je ne comprends rien aux mesures prophylactiques.
Je suis parti de nuit pour ne pas être repéré, ni vilipendé par la doxa sanitaire. Sur le rivage, une barque m’attendait. J’ai pris les rames et tout doucement je me suis éloigné du rivage.
Mon vélo installé à l’avant n’en menait pas large. Il redoutait un naufrage où un suicide. Jeter son vélo à la mer, c’est une mort atroce, pour un vélo aussi.
Puis en accostant, le petit jour est venu. J’ai déposé mon sac, mon vélo. Puis j’ai commencé à tracer ma piste.
Vingt mètres de long, c’était mon mini-confinement. Mon virus m’accompagnait. Quand il a vu la mer, il s’est baigné. Puis a disparu.
Les reprises en mini-formats 10 x15 sont un bon exercice car l’attention se focalise sur une petite surface. Cela facilite un travail global sur les tonalités, l’harmonie des couleurs et un travail presque intégral dans l’eau.
L’effet de la pandémie est manifeste sur le trafic aérien.
Tous ces milliers d’avions, ces pilotes, ces personnels à l’arrêt dans un domaine où les technologies et les capitaux immobilisés sont gigantesques ne présagent rien de bon.
Les chasseurs peuvent reprendre leurs activités normales
Au nom d’un principe, celui d’une nécessité de réguler la faune sauvage et en particulier celle des sangliers qui font de plus en plus de dégâts en périphérie des agglomérations.
Soit! je ne suis pas spécialiste de la chose tout en observant que le monde de la chasse bénéficie d’oreilles bienveillantes en haut-lieu.
Les chasseurs auront donc le droit comme bon leur semble d’aller et venir sans tenir compte des interdits sanitaires qui s’appliquent à d’autres catégories de loisirs de plein air.
« Tous les utilisateurs de la nature doivent se rendre compte qu’on ne peut pas organiser une battue et se retrouver, en pleine traque, face à des quads, des VTTistes, qui créent ainsi un danger pour eux et hypothèquent les résultats de la chasse » Gilles Kaszuk président de la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin 27/10/2012
Cela dit, la question qui se pose est de savoir comment et quand nous allons pouvoir reprendre nos activités normales?
Si des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt, le monde des loisirs et du sport aussi.
Les associations ne peuvent même pas tenir leurs assemblées statutaires souvent en fin d’année et donc le lien social pourtant ténu risque d’être rompu définitivement car nombreux seront ceux qui choisiront de ne pas renouveler leur adhésion du fait de l’absence de perspectives en 2021. Comment définir un projet? un programme? un calendrier?
Plus préoccupant, ce qui se dessine, c’est un changement en profondeur de nos modes de vie, de notre distanciation à l’égard de l’autre puisque le risque épidémique est appelé à durer et à se renouveler sous l’effet du mondialisme qui dérégule à l’excès et des outrances environnementales. On croyait la Chine en pointe sur ces registres, mais l’on découvre que le Danemark élimine à la hâte 18 millions de visons en élevage intensif porteurs du virus.
Il est donc urgent de revoir nos modes de production débridés et de mettre un frein à cette mondialisation des échanges.
Je vois poindre une forme d’individualisme dans le monde des loisirs auquel tout le monde n’est pas préparé.
Le pire est-il derrière ou devant?
La segmentation sociale en fonction des générations est de plus en plus souvent évoquée pour combattre l’épidémie. Une fraction importante de la société est de fait exclue.
Dans les Ephad, dans les hôpitaux, l’âge est déjà un des déterminants de notre avenir sanitaire. Ce qu’on supputait du bout de lèvres semble avéré, on laisse « partir » des gens pour lesquels on ne peut plus rien. « Il faut bien mourir de quelque chose à la fin », c’est devenu politiquement réac de l’entendre dire.
Ce dimanche, près de 200 personnes, âgés de 10 mois à 84 ans, ont participé. Elles ont publié un photo d’eux en selle et ont exposé leur vision de la bicyclette. « Le vélo pour moi c’est la sensation du vent qui caresse ma joue« , note Robin. Sur sa photo, le petit garçon de 8 ans est coiffé d’un casque bleu pétant. « Et je voudrais que toutes les personnes aient un vélo et qu’ils arrêtent la voiture. » (à lire dans France Bleu Hérault)
Home-trainer contre jogging
Le jogging de quartier, un substitut au vélo
L’antidote à la privation de vélo sportif, pour nombre d’entre-nous, c’est le home-trainer. Je ne veux pas tourner ici en dérision ce qui fait le bonheur de la plupart des accros au vélo. Mais moi la simple idée de faire du vélo statique me rechigne. Je préfère le jogging. Non pas par goût mais par nécessité de trouver un supplétif à mon manque de vélo. Des joggeurs, on en voit partout dans les rues. Des jeunes et des moins jeunes. Je m’y suis mis sans trop y croire, persuadé que je n’en possédais pas les codes, ni la stature. Peu svelte et d’un pas lourdaud, mes débuts ont été hasardeux. Depuis le début de l’année, petit à petit, j’ai parcouru 450 km en petites foulées sans une seule perspective de concourir à un quelconque palmarès, je n’en ai aucunement l’envie.
Mais enfin, il est toujours réconfortant de voir des néophytes comme moi se mettre à courir pour suppléer à une forme d’ennui ou d’assignation à rester chez soi.
J’ai commencé le 7 février sans savoir à l’avance que le confinement allait me précipiter vers cette nouvelle discipline sportive fort prisée. J’ai même ouvert une rubrique « course à pied » sur mon blog le 6 avril après mes 150 premiers kilomètres.
Osez le jogging! (avec avis médical préalable si vous n’êtes pas entraîné à un sport car le jogging est exigeant sur le plan cardiaque)
J’avais eu quelques doutes avec ma crise chronique préoccupante d’arthrose qui s’est installée cette année. Tous les matins je prends appui sur la rampe de l’escalier pour soulager mes genoux en me levant et, accroupi, je dois chercher une aide de mes bras pour me relever. Les médecins disent que le jogging est mauvais pour l’arthrose alors que d’autres disent le contraire. Qui croire? cela dit pédaler ou courir ne fait pas souffrir davantage. J’ai en réserve des anti-inflammatoires dont je repousse l’usage.
Le click and collect va t-il s’imposer comme nouveau mode de consommation avec les restrictions sanitaires?
Feu rouge sur le marché de la consommation.
En fermant tous les commerces, le gouvernement table sur une baisse de l’épidémie de Covid. Et si cela ne suffit pas, on aura encore droit à quelques privations supplémentaires avec des fêtes de fin d’année chacun chez soi.
Pour l’heure on en est là.
J’entends les rancœurs de ceux qui ne peuvent plus travailler et de ceux qui ne peuvent plus acheter. Notre modèle économique, c’est celui de l’économie de marché. Je consomme, tu consommes, nous consommons,…y mettre un coin dans notre monde d’aujourd’hui peut surprendre.
En arrêtant tout, une fracture se produit. Portes closes, rayons clos, les consommateurs-citoyens doivent se réinventer à la hâte un modèle de consommation de subsistance. Des circuits courts, un système de la débrouille pour manger pour peu qu’on évite les rayons de supermarchés, une forme de marché noir que les anciens ont connu…et pour boire aussi depuis que les bars sont fermés. Mais nous n’avons pas, c’est vrai, des contrôles tatillons comme en avril qui prétendaient réglementer l’achat du pain un jours sur trois ou nous imposer la supérette la plus proche au coin de la rue.
Les alter-mondialistes ou les décroissants devraient être contents, on va pouvoir tester un nouveau modèle de consommation. Les hypers de quartiers, ces supérettes calquées sur le grand frère, devraient encore pouvoir prospérer. Les Aldi, les Lidl, les Carrefour Markets pourraient demain encore engranger de nouvelles parts de marché grâce à nos restrictions géo-spatiales. J’éviterai de parler de petits commerces, chez moi ils vont achever de fermer dans la rue centrale.
Comme on peut s’y attendre, ce type de commerces de détail moderne que sont les supérettes et grandes surfaces ont des concurrents sérieux, le commerce en ligne avec ses géants que sont Amazon, CDiscount, FNAC, Le Bon Coin, EBay,…
Clémentine Autain (LFI) y voit une opportunité pour la gauche: penser une filière de services publics de réparation, multiplier des lieux de type ressourcerie, ou faire des propositions de loi pour permettre une meilleure durabilité des produits. Il faut faire le pari que la crise du Covid sera l’occasion d’inventer ces nouveaux liens. (interviewée dans Médiapart)
Dès lors le petit commerce se précipite pour rattraper son retard avec le fameux click and collect: on choisit en ligne puis on va chercher soi-même, une sorte de mini-drive pour éviter l’hémorragie de clients.
Notre modèle de consommation ne va pas forcément dans le sens souhaité par les petits commerces; le frein, on le connait, c’est la voiture. Faire revenir en ville les consommateurs des villes moyennes est une illusion; ils ont tout ce qu’il faut à la périphérie dans les zones commerciales et sur le chemin du retour du travail, de larges places de parking à leur disposition ainsi que de vastes emplacements pour le drive où l’on a même pas besoin de quitter le volant.
Il ne sera pas simple de changer de paradigme. Pour y parvenir, il faudrait que les gens habitent en ville et que la ville redevienne attractive avec des logements abordables et des commodités pour y circuler à l’abri des pollutions.
Nous en sommes encore loin.
L’épidémie bat des records
On aurait tort, nous les encore bien portants, de pavoiser: l’épidémie de coronavirus touche peu à peu n’importe qui, de plus en plus de connaissances et des membres de notre cercle familial. Oui, attraper le virus ne nous conduit pas systématiquement en réanimation mais les complications pathologiques a posteriori ne sont pas encore connues. L’extrême tension sur notre système sanitaire ne cesse de nous interroger sur l’inadaptation d’un modèle envers lequel nous étions pourtant confiants et fiers. Il faut déchanter: non la France n’est plus en pointe comme on nous l’a tant laissé croire. Nos services sont débordés par des décennies de logique comptable, nos médecins sont en nombre insuffisant et nos soignants sont découragés pour longtemps puisqu’ils quittent le navire en pleine guerre devant la faiblesse des rémunérations (1798 nets en moy pour une infirmière – 28/32 de l’OCDE). Cette fois, il est à craindre qu’il n’y aura pas d’applaudissements aux fenêtres à vingt heures: les Français ont en marre et commencent à douter de la pertinence des soins.
Au chat et à la souris
Mon prochain paradis, l’ile de Echo Island (Canada) Il semble que s’acheter une ile soit encore le meilleur moyen de vivre à l’abri épidémique. Avec quelques aménagements, j’arriverais à bâtir une piste pour mon VTT quotidien sur les 3 hectares de terrain.(68000 dollars). Elle possède un générateur, le wifi, une cabane.
Combien de temps allons-nous encore jouer au chat et à la souris enfermés dans cet invraisemblable couvercle de lessiveuse qui pèse sur nos libertés? Non nous ne descendons pas vivre dans les caves comme des rats à chaque alerte, mais le simple droit d’aller et venir mis en question pour la deuxième fois cette année pose problème.
Le confinement semble marquer ses limites, soit il ne sert à rien, soit il n’est pas assez puissant car l’épidémie ne cesse de progresser. Chacun se forge ses propres convictions. Pour ma part, j’observe que notre manque d’éducation au risque épidémique est un élément moteur de transmission et que nos habitudes de vie ne sont pas en adéquation avec la distanciation naturelle qu’on voudrait mettre en œuvre. Mais ne n’est pas tout: notre modèle social, notre démocratie, notre urbanisation sont aussi des handicaps. On voit à quoi sont arrivés les Chinois pour vaincre le processus épidémique: enfermer les gens chez eux pendant des semaines. Ce à quoi, nous ne sommes pas prêts, pas encore.
DéTRUMPisation
Les Etats-Unis ne m’ont jamais fasciné. J’en suis resté à Rintintin. Des clichés de bas étages certes, qui font l’impasse sur la place des States occupée par son histoire, son potentiel scientifique et artistique de renom.
Mais qu’un abruti ait pu être élu à la tête de la première puissance militaire mondiale laisse songeur sur le niveau de médiocrité des électeurs. Nous aurons dans quelques mois l’honneur de tester notre conscience politique hexagonale après notre épreuve sanitaire.
S’il s’agissait de normaliser l’image internationale des Etats-Unis gravement abimée par les outrances de Trump, c’est fait. Le nouveau président Biden devrait tenter de redorer le blason de la première puissance mondiale notamment en reprenant sa place dans la lutte contre le réchauffement climatique et les accords de Paris. Son âge avancé permettra t-il seulement de recoller les morceaux?
Nous découvrons à travers cette élection le lourd contentieux qui sépare les électeurs des deux camps en présence, ceux des Démocrates et ceux des Républicains. Politiquement sur le plan intérieur, la différence entre Trump et Biden sera ténue avec une seule direction: à droite!
Le camp des Républicains pro-Trump ne laisse de me surprendre par ses croyances réactionnaires et extrêmes au nom d’une certaine idée de l’Amérique et nous renvoie à l’époque coloniale du XVIeme siècle, celle de l’Eldorado.
Il faut revenir à l’histoire fondatrice pour comprendre sur quoi s’est construite cette mosaïque d’Etats, un colonialisme puissant et dévastateur, un racisme assumé, et une exacerbation de la puissance par l’argent, les armes et la religion.
Ce triptyque c’est celui qui continue d’habiter l’Amérique profonde des « petits blancs » menacés dans leurs fondements par leur déclin démographique.
Souhaitons bonne chance à Biden…et à Kamala Harris, la vice-présidente!
Avoir des champs dans le rond, une chance. J’ai un peu débordé dans ma marge à gauche. C’est une rature.2 points de moins!
VTT aujourd’hui.
Dare-dare à donf. Mais je mouille quand même moins le maillot qu’au jogging.
Le samedi, méfiance! Les chemins périurbains sont blindés de monde en sortie « Covid ». Un jour, les vieux seront exclus du manège pour laisser la place aux actifs. Idem pour les magasins, les bus, les…
Ce sera la société conditionnelle. Cette possible ségrégation générationnelle viendra peut-être. Elle rappellera l’apartheid d’Afrique du Sud.
J’ai réussi à faire 200m de bosses derrière chez moi en repassant plusieurs fois
Donc aujourd’hui, je fais gaffe de ne pas renverser un octogénaire avec ses canes anglaises. Deux fois, trois fois, je repasse au même endroit.
Il est cinglé ce type sur son vélo, il ne retrouve plus son chemin ou quoi?…
Le VTT se prête mieux que la route à cet exercice, sinon je dois tourner entre Leimbach et Thann en permanence, c’est monotone. Et prendre une succession de carrefours à angles prononcés et stops. Avec le VTT, je sabre les angles en sautant les trottoirs pour ne pas perdre de vitesse. Chut!…
Cinq minutes avant le terme de la balade, je plonge dans la ville et j’arpente l’avenue à donf.