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Comment sortir discrètement?

Si vous sortez à VTT pendant le confinement, éviter de vous faire repérer avec un gilet jaune!

Tout prisonnier est animé d’un sentiment de liberté. S’il ne l’est pas, c’est qu’il a perdu toute dignité.

Imaginons donc une fiction.

Ainsi on ne viendrait pas reprocher à un fuyard d’échapper à la justice des hommes ou à la justice divine dès lors qu’il cherche la liberté.

Dans la période de confinement généralisé que nous vivons, il est donc logique que nous cherchions à en sortir. Sauf ceux qui sont intimement persuadés que cet enfermement est nécessaire à notre bien, à notre salut.

Que ceux-là ne bougent surtout pas de chez eux!

Ils sont dans l’incapacité de comprendre que ce confinement est un artifice monté de toute pièce par le pouvoir en place pour masquer son incompétence et son impréparation depuis le début. En Allemagne et en Suisse, le vélo loisir-balade est autorisé.

La thèse du pouvoir est la suivante: confinons pour que ceux qui ne respectent pas les confinement deviennent les boucs-émissaires de l’épidémie. C’est la thèse du préfet Lallement qu’aucune loi ne vérifie.

« Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, ceux qu’on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l’ont pas respecté »

Comment sortir discrètement du confinement?

Evitez de faire le kéké avec votre VTT sur les chaumes des Hautes-Vosges, un hélico pourrait vous repérer

La solution voiture+marche à pied

  • je prends ma bagnole et je fonce jusqu’au bout de la ville, je la gare discrètement avec les autres voitures du quartier…puis je pars à pied dans les sentiers balisés du Club Vosgien. Qui allez-vous rencontrer? personne! ou d’autres fraudeurs comme vous qui n’auront aucun intérêt à vous dénoncer. Au premier refuge, sortir l’apéro, les cacahouètes, puis les saucisses-merguez et faire la sieste jusqu’au soir.

La solution VTT

Une fois dans les rochers, surveillez les alentours
Pour quitter la ville, ayez un alibi: prendre une attestation « achat de première nécessité » et achetez votre sandwich au dernier boulanger trouvé

je prends le VTT et je fonce à travers champs. Impossible de me rattraper, je connais tous les coins et recoins de mon itinéraire! J’ai le sac à dos et le casse-croûte. Prendre tous les bois et les tranches isolées pour mieux se camoufler.

pour le casse-croûte, préférer un chalet-refuge bien paumé où vous ne risquez pas d’être importuné

Pour les pros de la rando inter-frontalière: finalement vous allez arriver à un tunnel. Vous le franchissez, vous êtes en Allemagne. La vie est belle, le vélo autorisé.

La liberté est au bout du tunnel
Une fois la frontière traversée, filez vers la Forêt Noire

Une fois dans le vignoble, profitez de la vie!

Confinement et poids

Ce matin seul au monde. 7,7 km dans mon enceinte de confinement

Être confiné à la maison ne fait pas nécessairement le bonheur des sportifs.

La plupart des activités de plein air leur sont interdites. Il reste le home trainer pour les cyclistes, les poids et haltères dans le garage, les barres parallèles, les mots croisés et tous ces instruments de torture dont raffolent les gymnastes.

Mon confrère de LTD Rando 68 qui affectionne la marche « tourne » dans sa ville. Pas plus d’une heure dans un rayon de un kilomètre.

Pour suppléer à l’absence de vélo, je me suis mis au jogging.

10h17 27 mars, la nationale 66 à Vieux-Thann déserte.Les riverains respirent, je pourrais presque courir au milieu de la route
mon toubib me l’a dit « des pompes avec amorti » sur le tarmac.

Ce matin 7km700 avec mes pompes Hoka dont l’amorti fait bloum-bloum-bloum sur le macadam. Il n’y a pas grand chose à faire, les trottoirs sont vides et les rues aussi, faciles à traverser. J’ai maintenant bien intégré mon rythme de pédalage à pied avec une cadence autour de 150 pas à la minute. Plus vite, mon cardio s’emballe, alors je n’insiste pas. Bref j’ai une allure de soixantehuittard. Au fur et à mesure je gratte des secondes au kilomètre, je m’approche des 7 minutes. De quoi faire s’esclaffer les habitués de la discipline!

Age, taille, poids

Rester à la maison m’est insupportable, je dois sortir ne serait-ce qu’une heure. Quand je rentre, j’ai perdu 700 grammes sur la balance. De la transpiration et un peu de graisse. Il est donc fondamental de ne pas se laisser aller à grignoter devant la télé ou l’ordi surtout si l’on est dans un processus de perte de poids.

Mon objectif de début janvier de moins huit kilos est atteint, je l’ai donc réajusté à moins onze kilos. Pourquoi moins onze? Tout simplement pour entrer dans la zone de masse corporelle normale c’est à dire une IMC inférieure à 25.

Huit kilos, c’est presque comme si vous traîniez en plus sur votre dos un pack d’eau!

Donc moins bouffer et faire du sport pour entretenir son métabolisme, votre biochimie cellulaire.

Chronique de pandémie

Les chercheurs cherchent. Les confinés apprennent.

Puisqu’il faut bien se résoudre à vivre encore un mois enfermés, les confinés s’adaptent. Ils trouvent peu à peu un rythme lent dans leurs occupations.

Tondre le gazon? non, attendons demain, remettons au lendemain ce qu’on peut faire le jour même. Une douce indolence s’installe.

J’ai essayé. Pas facile, l’animal!

Hier j’ai d’abord peint un chien. Défunt le chien.Peintre animalier est une vraie spécialité que je ne possède pas. Mais pourquoi pas, va pour le chien! Il était beau ce petit…fox? avec son museau bicolore et ses oreilles lisses et correctement pliées comme des pare-soleils.

Sœur Anne ne vois-tu rien venir?

Pour tromper une séquence d’ennui je vais à la boite à lettres…un livreur! Il m’apporte un bouquin commandé bien avant la crise. Quelle joie! Un bouquin qui arrive, c’est comme si je partais en voyage.

Je le sors de son carton, il est souple dans son édition Points, 350 pages d’une écriture dense et sans marges.

Je me lave les mains.

Le type est au volant arrêté à un feu. Le feu passe au vert. Lui seul ne démarre pas. Tout le monde derrière s’impatiente, klaxonne…il ne démarre pas. C’est l’intrigue qui commence dès la première page. Avez-vous reconnu ce romancier portugais et le titre de son ouvrage?

Drive de confinement

A vélo ça marche aussi

Ouf! j’ai enfin réussi à la cinquième reprise à m’insérer dans le tableau de rendez-vous du Drive Leclerc. Ce sera vendredi 3 avril dans un semaine qu’il sera possible de renouveler son stock de nourriture. On va donc s’accommoder des restes. Jour après jour, nous avions peur d’aller en magasin ma femme et moi. Nous sommes des novices en Drive, ce système où un employé fait les rayons à votre place où nous avons compris qu’il était dangereux de se rendre.

Notre détermination a été renforcée lorsqu’on a lu, il y a seulement quelques jours, qu’il faut laisser ses achats « reposer » pendant trois heures avant de les manipuler.Il faut veiller à se laver les mains immédiatement au retour. Idéalement, laissez les aliments, hors produits frais, dehors pendant trois heures sans y toucher. Quand c’est possible, il est également conseillé d’ôter tous les emballages. Il faut laver les fruits et légumes comme d’habitude, et enlever la peau. Et, après chaque manipulation, toujours se laver les mains !(source Franceinfo: 26 mars)

L’illusion a fait flop

Informés, sur-informés, les confinés apprennent. Ils apprennent beaucoup des médias. Et aussi de la part des réseaux sociaux qui ne colportent pas que des fake-news. Notre Président a cru reprendre du crédit dans l’opinion avec son discours devant l’hôpital militaire de campagne édifié à Mulhouse. Après tant de cafouillages ajoutés, de faux-fuyants, comment remonter la pente du discrédit? notre pays est à la remorque dans bien des cas, il maîtrise imparfaitement le sujet après ces décennies de démolition de nos services publics. Attaqué de toutes parts, le pouvoir peine à trouver des alliés pour l’aider à redresser la barre. Devenir soudainement le chantre de services publics après l’avoir tant méprisé et après avoir fait gazer les infirmières, quelle indécence!

Ainsi notre hôpital militaire mulhousien de 30 lits a mis trois semaines avant de recevoir son premier malade…quand les Chinois ont mis, dit-on, dix jours pour mille lits.

Les Allemands ne se sont pas embarrassés, ils ont investi les gymnases vides d’élèves à cette période. Des immeubles vastes avec parking, eau et sanitaire au cœur des villes…Trop simple apparemment!

L’inexorable bilan

Notre confrère Thierry Crouzet, cycliste et ingénieur de formation suit jour après jour les chiffres de l’épidémie. Selon lui, notre pic épidémique se situerait vers le 7 avril. Il projette le nombre de morts et confesse « Je ne suis pas très à l’aise d’avoir entamé cette réflexion ». 10.000 morts sans compter ceux qui décèdent en maison de retraite dont on ne sait rien.

Pourtant l’urgentiste médiatique Patrick Pelloux note une embellie dans les hôpitaux: les services de traumatologie sont vides. Plus d’accidentés de la route, plus de fractures de VTT, plus de cols du fémur. Confinée, la France s’éclate moins!

Un malaise cardiaque? on préfère reporter à demain la consultation de crainte d’être contaminé aux urgences. Un mauvais réflexe conditionné par l’épidémie et le confinement.

Comment les Pays-Bas vivent le confinement?

Bois-le-Duc

Mon confrère « Jeanne à Vélo » publie « le vélo au temps du confinement aux Pays-Bas ». C’est très instructif. Je vous invite à aller voir son site

Chronique de pandémie

La frénésie d’achats de précaution à des effets inattendus. Dans le passé, on faisait provision de sucre. Changement d’époque!

Il y a désormais deux France

Celle de ceux qu’on confine à la maison, et celle de ceux qui travaillent. Comment concilier deux attitudes qui font chaque jour s’interroger les gens.

D’un coté, le « restez chez vous » et de l’autre les ministres qui exhortent des professions entières à aller travailler. Ceux des « utilités » indispensables: soignants, pompiers, police, transporteurs, caissières, usines de fabrications alimentaires, producteurs de primeurs, agents de centrales électriques, agents de maintenance des informatiques, journalistes…

On sent que le pouvoir vacille

De plus en plus, on sent que le pouvoir vacille face à la complexité au fur et à mesure que l’ampleur de l’épidémie se développe. Des consignes brouillées par des cohortes de médecins qui défilent sur les plateaux de télé pour regretter que la France est loin d’être à la hauteur. La polémique des masques qui font défaut chez les soignants, dans les labos qui ne peuvent faire des prélèvements faute d’équipements, des respirateurs trop peu nombreux viennent révéler la pauvreté de notre hôpital public miné par des décennies de rigueur budgétaire.

Vers un confinement total. C’est ce que je pressens ce matin, l’annonce d’un confinement total et son corollaire: de quoi allons-nous vivre si on ne peut plus se ravitaillé? Les préfets édictent des restrictions à la hâte qui visent à restreindre encore le champ géographique de nos déplacements, les parcs, les jardins,…

Ainsi le cas 5 de déplacement dérogatoire pour des déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle est peu à peu vidé de son sens.

Où sont les cotons-tiges?

Les hommes se pressent avec fébrilité dans les rayons d’Intermarché. « Où sont les cotons-tiges? » murmure l’un d’eux, comme s’il ne voulait pas qu’on l’entende…Les rayons sont approvisionnés sauf les stocks de lingettes aux présentoirs vides. Au bout de plusieurs va-et-vient, j’ai réussi à collecter ma liste entière. Je me suis trompé une fois, des berlingots pour lave-linge au lieu de berlingots pour lave-vaisselle. Ben oui! c’est pourtant pas difficile, le lave-linge, c’est la rangée de droite et le lave-vaiselle, c’est la gauche. Je suis donc revenu au magasin avec mes berlingots et on me les a échangés sans mauvaise grâce.

Les caissières masquées sont stoïques. Elles sont dans la crainte. Je le vois. De grand panneaux transparents sont posés devant la caisse. Un toussotement! la file s’impatiente, le monsieur devant moi a oublié ses yaourts au bout du tapis, il n’a pas assez d’argent, il va au distributeur de billets,…les femmes viennent à deux pour remplir plus vite le caddie; elles son expertes, portent le masque et papotent entre-elles en contournant nos chariots abandonnés au milieu de l’allée.

Deuxième semaine de confinement , bonjour l’angoisse!

Comment allons-nous aborder cette deuxième semaine de confinement? la distanciation sociale minimale est portée de un à deux mètres ce qui revient à interdire de se croiser dans les rayons de supermarchés. Allons-nous avoir des sens de circulation dans les allées?

Sur les plateaux d’infos, les invités sont moins nombreux, les autres intervenants sont connectés à Skype; de l’image bas de gamme et supplétive qui montre les effets de la crise.

Il faut enfermer tout le monde

Les médecins sont unanimes: il faut enfermer tout le monde chez soi et ne laisser sortir personne. Comment mettre en œuvre une telle mesure en ignorant ceux qui travaillent comme avant? qui ne bénéficient d’aucune distance de sécurité sur les postes de travail? Enfermer tous les autres, sans pouvoir dire combien de temps a un effet terrible dans les esprits. Il y aura des suicides, sans doute.

Le spectacle de l’Italie est effrayant. Huit cents morts lors de la seule journée d’hier! des cercueils qu’on s’empresse d’emporter vers les incinérateurs sans obsèques. Est-ce vers cela que nous nous dirigeons d’ici quelques jours?

Mulhouse épicentre du tsunami

A Mulhouse, des tentes militaires sont dressées sur le parking de l’hôpital. Une capacité de trente malades quand la Chine édifiait jusqu’à mille lits en une semaine! Et un deuxième vol pour évacuer six malades vers Bordeaux. Mulhouse restera à jamais l’épicentre de ce tsunami qui nous frappe. Triste réputation!

Les garde-chiourme de la pensée unique chez les cyclistes aussi

Hier, j’ai couru à pied pendant 40 minutes autour du quartier sans en sortir

Hier, j’ai fait cinq tours de quartier les plus resserrés qu’on puisse. Ce matin, je les regrette presque tellement les « promeneurs » ont été stigmatisés toute la journée sur les réseaux sociaux. La liste Facebook des Cent Cols est aussi atteinte. S’interroger sur le bien-fondé de l’interdiction du vélo à la campagne est devenu un sujet hautement subversif. Les garde-chiourme de la pensée unique se sont mis à aboyer pour nous faire taire comme si l’on n’avait pas le droit de douter de la justesse des mesures prises en haut-lieu pour juguler l’épidémie.

Aujourd’hui dimanche, je vais donc rester chez moi et choisir le meilleur endroit de mon univers privé où être confiné.

Confiné à l'Ile de Ré

Confiné à l’ile de Ré tout le week-end

Le confinement qu’on impose pour lutter contre la pandémie est-il la bonne solution?

Poser la question est déjà un acte révolutionnaire, subversif diront même les plus disciplinés aux mesures prises dans l’urgence par le gouvernement pour étaler le pic épidémique. Pour en faire une courbe en bouse de vache dont les écarts-type s’écartent le plus de la moyenne diraient les mathématiciens.

Décidé en urgence, le confinement de toute la population n’est qu’un aveu d’impuissance face à la pandémie.

Le confinement est l’aveu d’un échec collectif, du système et de chacun d’entre nous, estime Thierry Crouzet sur son blog.

confiné sur l’étang de Thau

Je ne suis pas loin de penser la même chose. Lorsqu’on voit l’incapacité des pouvoirs publics à faire appliquer la mesure de distanciation sociale de façon indifférenciée selon les populations, force est d’admettre que la solution trouvée est une raquette trouée. Nombre de gens passent au travers des mailles du filet avec insouciance tandis que d’autres s’infligent une discipline sans faille. Voici venir le week-end et parions que les gares, les aéroports, les autoroutes vont retrouver un public insensible au mot d’ordre et qui va faire « comme avant ».

Finalement, le confinement n’est rien d’autre qu’une technique moyenâgeuse employée contre la peste ou la peste.

Peut-on faire confiance à ceux qui décident pour nous?

Les aveux de nos ministres sont sidérants. Depuis dix ans, personne n’a pensé à assurer la logistique des masques respiratoires qui nous font tant défaut! Pourvu qu’EDF n’ait pas oublié de contrôler ses tuyaux de centrales nucléaires!

Avec ces États modernes, on n’est plus sûrs de rien.

Nous nous dirigeons vers un confinement long dont aucun expert n’est capable de préciser le terme, vers une grave crise économique qu’il faudra payer pendant une décennie et qui nous déresponsabilise totalement.

Ne fallait pas au contraire édicter des règles différenciées selon les lieux, les situations, les caractéristiques d’habitats, de quartier et de population, les moments de la journée?

Trop compliqué!

Au fil des jours, la désobéissance civile va nécessairement enfler et l’on ne pourra plus empêcher les gens de bouger. Alors le renforcement des mesures de confinement est à craindre et l’échec final patent.

J’ai un kilomètre pour fuir

refuge de montagne vosgienne

Nombre d’entre-nous, cyclistes des champs, pourrions prendre le maquis tôt le matin et nous réfugier dans le massif avec notre casse-croûte, puis rentrer à la nuit tombante. Aurions-nous causé un quelconque préjudice à quiconque quand d’autres se réfugient en famille à l’Ile de Ré?

Chronique de pandémie

Pandémie: comme Drogo, on attend

Quel jour sommes-nous?

Nous sommes quel jour déjà?..Je ne sais plus, je ne compte plus. Hier, c’était notre deuxième jour de confinement. Logiquement nous entamons le troisième aujourd’hui. C’est curieux ce rapport au temps qui passe et qui m’étreint. Il me revient une anecdote tragique…

Ce jour là mes deux amis s’accrochent à vélo. Ils tombent lourdement. L’un d’eux est groggy. On l’appuie contre un panneau routier le temps qu’il revienne à lui…Et sa première question sera « quel jour sommes-nous? »

« Le désert des Tartares » est un peu en moi. On voudrait savoir, mais on ne sait pas. Combien de temps va durer cette mise en quarantaine qui ne dit pas son nom et que va t-il advenir?

Dino Buzzati n’avait pas la télévision, ni le commandant Drogo. Impossible de voir l’ennemi arriver. Nous, l’ennemi est là, il nous occupe, mais on ne le voit pas. Pendus aux chaines d’infos en continu, il ne nous reste qu’à jongler de l’une à l’autre pour obtenir des nouvelles du front.

La polémique enfle

Les ministres réunis en conclave permanent décident de l’état d’urgence sanitaire comme pour nous faire comprendre qu’on va accroitre les décisions de sauvegarde du corps social. Comme s’il existait encore des grades de restriction non utilisés. Mais les médecins généraux en chef, en première ligne du savoir, se succèdent devant les lucarnes digitales pour dire qu’ils ne savent pas ou pour dire qu’ils manquent de tout comme dans une économie de guerre où tout fatalement manque, les masques, les blouses, les charlottes, c’est joli charlotte, ça fait vieille France,..et les fameux respirateurs pour sauver les plus atteints. Alors pour impressionner, on transporte six malades dans un Airbus 330 de Mulhouse à Istres et quatre autres en hélico évacués dans le Grand Est. Vive l’armée! Vive la France!

La polémique à propos des masques enfle. C’est normal, les gens ont peur. Les masques manquent, alors on les réserve aux soignants. Le directeur de la santé persiste à dire que les masques sont inutiles pour se déplacer dans les magasins. Mais les caissières se supermarchés? les policiers chargés des contrôles dans la rue? La stratégie des coréens portant tous le masque est dans tous les esprits.

L’ignoble épisode Buzyn ou la politique de crottoir

Des craquements sinistres dans l’unanimité politique se font jour. Ceux qui étaient sûrs du maintien des élections municipales ne le sont plus. Ceux-là qui ont envoyés un électeur sur deux dans les bureaux de vote comprennent qu’ils ont perdu du temps dans des broutilles face à l’épidémie. L’ignoble épisode Buzyn vient achever se semer le trouble. Buzyn savait, Buzyn l’a dit dès janvier mais on n’aura pas réagi assez vite, l’épidémie est là.

Contents d’avoir rapatriés nos résidents chinois à Carry-le-Rouet, nous en sommes restés là pendant au moins quinze jours, oubliant de contrôler les militaires de la base militaire de Creil ayant participé au rapatriement, oubliant d’interdire les rites religieux confinés comme celui de « La Porte Ouverte » à Bourtzwiller devenu le cluster maléfique que l’on sait.

Et maintenant? Maintenant, on fait comme Charles, on attend. On a bien compris que les médecins sont démunis non seulement sur le plan des moyens mais aussi sur la marche à suivre. Attendre que le virus se dégonfle et rester cloîtrer. On teste des antidotes, y compris la chloroquine de Marseille qui na jamais dépassé le stade des éprouvettes, disait-on…

Allo, l’Europe?…

trafic aérien européen le 18 mars à 22h13, le virus voyage confortablement installé sans attestation de déplacement dérogatoire

Ce qui est encore plus grave, c’est de voir l’incapacité de l’Europe à s’entendre. Chacun pour soi, c’est le maître-mot. L’Allemagne peuplée de gens âgés tire mieux son épingle du jeu que la France. Tout le monde se demande pourquoi…L’Italie a totalisé 425 morts en une journée…et l’Angleterre laisse la pandémie s’installer sans rien faire!

Le confinement a ses limites dans un pays latin comme le nôtre. Les images à la télé de ces parisiens se promenant sur les quais de Seine sont cruelles alors que dans mon quartier la rue reste déserte et que tout le monde tente de respecter les consignes du mieux qu’il peut.

En ce troisième jour de confinement, beaucoup de questions apparaissent et le doute s’installe dans l’opinion. Sommes-nous à la hauteur de la gravité de la situation? faisons-nous les bons choix? ne payons-nous pas aujourd’hui l’abandon de nos services de santé? notre manque de soignants? notre manque de lits?

Une liste de courses probables traine sur un meuble. Nous n’irons pas. Il ne faut pas, la population est trop indisciplinée, il n’y a pas de filtrage dans le supermarché de quartier et les drive sont saturés. Je déconseille à mes enfants de sortir. Trop de risques et d’incertitudes pèsent.