Commémoration

la commémoration du 11 novembre jusque dans les plus petites communes de France (Barville)

Commémoration, c’est un mot devenu difficile pour évoquer la première guerre mondiale tellement elle semble déjà éloignée. C’est d’abord un mot difficile à écrire pour nos petites têtes blondes et il n’est pas sûr que les plus anciens en comprennent encore le sens, celui du plus grand déchirement survenu sur la planète .

 En 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale, une loi fixe le jour de la « commémoration de la victoire et de la paix », en lui donnant la couleur du deuil et du recueillement, sous l’influence des anciens combattants.

C’est donc le 11 novembre 1918 qui marque l’arrêt des combats sur le front occidental que l’on commémore.

Bien des soldats attendront encore longtemps après le 11 novembre 1918 le retour dans leur foyer, ceux des fronts orientaux. Ils seront plus de cinq millions.

Aujourd’hui on se livrera au souvenir.

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Enfance

acrylique sur toile 46×38

J’y retourne une fois l’an. C’est le pays de mon enfance. Les lieux se sont policés, le chemin rectifié, goudronné, les plantations renouvelées, l’éclairage urbain installé. Pourtant le village se meurt doucement, la population s’étiole. En 1846, on comptait 346 habitants, aujourd’hui 95.

Pire, l’église est à vendre.

Collectivité villageoise

img_8372Un rhume inopiné m’a privé de mon vélo du mardi.

Alors j’ai peint.

Encore ce village de Barville que je revisite à ma manière.

Avec une vieille carte postale noir et blanc, j’imagine les couleurs de l’époque…comme j’aurais aimé qu’elles soient…

Le chaud soleil de l’été pèse sur les toitures.

Le photographe a invité les habitants à prendre la pause.

Une brouette, du bois à fendre, une calèche…mais pas de voiture.

Chaque maison est ornée d’un poirier noueux.

Le tas de fumier devant l’étable fait honneur au paysan.

Plus tard, le modernisme a fait son apparition…

On attendait le boulanger pour lui acheter la miche de pain et, gamin, on espérait qu’il faudrait une tranche croustillante en plus pour faire le poids exact sur la balance.

Le poissonnier avec sa Juvaquatre criait « frais » alors que ses merlans avaient l’œil vitreux.

Puis, enfin le facteur sur son vélo arrivait tout essoufflé en haut de la côte…

« Vous avez une carte de votre frère…il dit qu’il fait pas beau chez lui… »

Aujourd’hui le village est désert, les habitants reviennent de la ville une fois le soir venu, en voiture.

 

Charpagnat

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Ils ne sont plus là pour témoigner.

On les appelait je crois les charpagnats ou encore les romanichels

Je ne sais pas s’ils revendiqueraient cette appellation.

Bref relégués souvent à l’écart du village sur le chemin de l’église, les enfants en avaient peur.

Ils trainaient avec eux une image négative colportée par les villageois.

En fait c’était de pauvres hères.

Ils ont habité ici et la masure témoigne de leur indigence.

Nos églises

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Dans cette église là, les sonneurs ont cessé d’exercer. C’était un exercice éreintant peu récompensé avant l’au-delà…

Elles sont à nous.

Ce sont nos églises, indépendamment de nos chapelles.

On a hérité alors faut faire avec.

Je connais des mairies exsangues qui peinent à entretenir le monument aux morts.

Alors l’église…

Quand une tuile se fend, c’est la tuile pour réparer, là-haut.

En plus faut tout mettre sous clé si on souhaite éviter le vandalisme.

Pas facile à Dieu de reconnaître les siens.

 

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