Collectivité villageoise


img_8372Un rhume inopiné m’a privé de mon vélo du mardi.

Alors j’ai peint.

Encore ce village de Barville que je revisite à ma manière.

Avec une vieille carte postale noir et blanc, j’imagine les couleurs de l’époque…comme j’aurais aimé qu’elles soient…

Le chaud soleil de l’été pèse sur les toitures.

Le photographe a invité les habitants à prendre la pause.

Une brouette, du bois à fendre, une calèche…mais pas de voiture.

Chaque maison est ornée d’un poirier noueux.

Le tas de fumier devant l’étable fait honneur au paysan.

Plus tard, le modernisme a fait son apparition…

On attendait le boulanger pour lui acheter la miche de pain et, gamin, on espérait qu’il faudrait une tranche croustillante en plus pour faire le poids exact sur la balance.

Le poissonnier avec sa Juvaquatre criait « frais » alors que ses merlans avaient l’œil vitreux.

Puis, enfin le facteur sur son vélo arrivait tout essoufflé en haut de la côte…

« Vous avez une carte de votre frère…il dit qu’il fait pas beau chez lui… »

Aujourd’hui le village est désert, les habitants reviennent de la ville une fois le soir venu, en voiture.

 

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