11 novembre 2022: Snoopy au rendez-vous

C’est en rentrant chez moi que je découvre la trace de mon parcours. Elle ressemble à Snoopy qui renifle une pisse de chien.
Snoopy contemplant sa trace devant l’ordi

Quoi dire d’autre?…

Que j’ai raté mon parcours. Je suis monté par le Steinby jusqu’au Plan Diebold…

Je prends la photo, un joggeuse passe. Elle ira plus vite que moi sur mon vélo. Sauf que dans la descente, je la rattrape. Méfiance avec les joggeuses esseulées, j’ai toujours des craintes infondées…

et après?… après, le chalet Baumann…et après?…c’est parti en vrille.

Au chalet Baumann, je m’y suis repris à trois fois pour ce mauvais selfie

Du n’importe quoi. J’ai flâné du côté du parcours sportif à Leimbach.

Puis botte secrète pour rallonger, je suis allé dans une forêt en friche et dont le chemin de Kurrenweg nécessite de jouer à saute-mouton pour traverser les sapins effondrés.

J’ai le chic d’inaugurer des parcours merdiques.

Pour finir je vais aux cérémonies du 11 novembre. Les petits pompiers casques rouges sont au garde-à-vous à l’entrée du cimetière. La Marseillaise est de bonne qualité, la chorale est parfaite et ne détonne pas.

Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats
Ils viennent jusque dans nos bras
Égorger nos fils, nos compagnes

J’en ai le frisson, ça fout la pétoche.

Du coup, je file chez moi voir si un féroce soldat n’est pas passé par là en mon absence.

20 bornes 500m

Commémoration

la commémoration du 11 novembre jusque dans les plus petites communes de France (Barville)

Commémoration, c’est un mot devenu difficile pour évoquer la première guerre mondiale tellement elle semble déjà éloignée. C’est d’abord un mot difficile à écrire pour nos petites têtes blondes et il n’est pas sûr que les plus anciens en comprennent encore le sens, celui du plus grand déchirement survenu sur la planète .

 En 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale, une loi fixe le jour de la « commémoration de la victoire et de la paix », en lui donnant la couleur du deuil et du recueillement, sous l’influence des anciens combattants.

C’est donc le 11 novembre 1918 qui marque l’arrêt des combats sur le front occidental que l’on commémore.

Bien des soldats attendront encore longtemps après le 11 novembre 1918 le retour dans leur foyer, ceux des fronts orientaux. Ils seront plus de cinq millions.

Aujourd’hui on se livrera au souvenir.

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Les potins du lundi

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Macron de retour du front de l’est

Vous avez vu cette brochette de présidents?

Macron excelle dans cet exercice qui consiste à réunir les grands de la planète pour faite la teuf.

Tous n’avaient pas l’air ravi.

Ils étaient prudish.

Ils faisaient plutôt des gueules d’enterrement.

Normal direz-vous pour un onze novembre.

Heureusement, le frichti attendait.

Manquait que Trump perdu dans Paname avec sa Cadillac au pétrole de schiste.

Il a peut-être couru après les femens…ou il a peut-être préféré prendre un bigmac dans son Air Force One…de crainte d’être empoisonné par un château Margaux…Pauvre Mélania! elle serre les dents, la vie ne doit pas être tous les jours facile.

Heureusement qu’elle a fait les grands magasins avec Brigitte; entre meufs, on s’entend bien.

Poutine était toujours aussi gonflé, il doit pas être en bonne santé cet homme là.

Peut-être un mal de dents?

Merkel pensait à ses courses de demain soir à l’Aldi.

Bref, c’était pas la joie.

Ce qui peut nous réjouir en revanche, c’est que notre Manu est revenu entier de son itinérance dans le Grand Est et le Grand Nord.

Un peu cabossé mais entier.

C’est ma tournée…

La tournée de bière des chtis a du lui remonter le moral, le pauvre, il en avait fort besoin.

Reste à trier le linge sale, Brigitte va s’en charger.

La bourde sur Pétain, le permis gratos,…c’est pour Bibi.

La hausse des carburants, c’est pas Bibi.

Les semaines se succèdent et se ressemblent.

L’heure est venue d’affronter les gilets jaunes.

Mon gilet jaune, je le porte déjà.

Pour ne pas me faire accrocher par une bagnole.

Le mouvement citoyen naissant dit « des gilets jaunes » qui doit trouver son point d’orgue le 17 novembre annonce une mobilisation populaire d’ampleur.

Cette  Jacquerie est déconnectée des corps intermédiaires snobés par le pouvoir depuis des mois. On ne pourra donc pas reprocher aux syndicats de téléguider le mouvement.

Inédite la Jacquerie?

Non, on a eu « les gilets rouges » en Bretagne contre l’Ecotaxe.

On ne sait donc pas comment ces manifestations autogérées vont se dérouler, voire perdurer.

La contestation, on la connait, elle vient de cette transition à marche forcée qu’impose la hausse des coûts de l’énergie et à laquelle les Français n’ont pas été préparés.

Manu s’est entraîné avec son voyage mémoriel, le mouvement du 17 novembre va être vite expédié.

Le 11 novembre à six heures

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stèle érigée aux Vaillants du quinze deux au Hartmannswillerkopf.

Un siècle se referme.

La guerre de 14-18 se termine le onze novembre 1918 par la signature de l’armistice à six heures du matin dans le wagon du maréchal Foch à la clairière de Rethondes.

L’Allemagne est vaincue.

En Alsace et en Lorraine, les ouvrages militaires qui témoignent de cette guerre destructrice sont nombreux.

Dans toutes les communes, il reste aussi les monuments aux morts et les longues listes d’une génération décimée.

J’ai une pensée pour ce grand-père enrôlé à 17 ans comme palefrenier voyageant au fond d’une cale de bateau en 1915 avec ses chevaux vers le front de l’Orient et pour cet autre prisonnier au camp Sennelager à Paderborn.

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Dans les plus petits villages de France, on commémore le 11 novembre (Barville 2015)

 

Le 11 novembre à 11 heures

Mon grand-père, prisonnier de guerre français au camp de Sennelager à Paderborn (Westphalie). Beaucoup de privations mais rescapé de la mort.

Que fera t-on le 11 novembre à 11 heures?

Peut-être du vélo…

Encore une ou deux générations et il en sera fini des commémorations du 11 novembre. Continuer à lire … « Le 11 novembre à 11 heures »

11 novembre 2009

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, 11 novembre 2009

Hommage aux anciens de la Grande Guerre.

texte au dos de cette carte datée du 28 janvier
1915

« Je suis bien touché de ta délicate pensée car Reine vient
de m’apprendre que tu m’avais écrit au 1er janvier.

Je regrette bien sincèrement de n’avoir pas reçu ta
correspondance car cela fait tellement plaisir surtout quand on est
éloigné, d’avoir des nouvelles de vieilles branches comme toi…Je
pense souvent aux bons moments que nous avons passé ensemble
l’hiver dernier et quelquefois spontanément malgré la période que
nous traversons, il m’arrive d’entonner un de tes gentils couplets.
En attendant de te lire…

« Monet », le bateau de CroisiEurope, est ancré aux chantiers
navals de Mulhouse.

Belle pièce!

A Kembs, la route EDF va devenir un vrai billard et ce chevreuil
est venu reconnaître les lieux avant l’ouverture.

A Kembs, on s’approche du plan d’eau qui jouxte le canal.

Les oies, puis les cygnes puis les ragondins se manifestent
aussitôt en quête de nourriture.

Mais nous n’avons que quelques miettes de biscuit. Peu à leur
goût!

Chacun se dispute quand même ce maigre butin.

On dit le ragondin sensible aux hivers rudes: sa queue gèle et
se gangrène… Funeste perspective si le grand froid est au
rendez-vous de l’hiver prochain!

On s’attardera le long du canal du Rhin le temps d’admirer ces
arbres de feu éclairé par le soleil déjà bas dans le ciel.

Atteindre les hauteurs d’Efringen-Kirchen est une punition
inhabituelle pour la saison avec un passage à 13%. Dès la bosse
franchie, la vue sur Bâle, puis sur la plaine d’Alsace sera notre
récompense.

Blansingen mérite aussi le détour.

Au pont de Chalampé, en ce 11 novembre, les Alsaciens se
pressent en nombre pour faire du shopping coté allemand.

Ironie de l’histoire!

 

Voyage au bout de la nuit

Il faisait assez doux en ce 11 novembre pour prendre la
route.


Les haut-rhinois se pressaient en masse de l’autre coté du Rhin
pour y faire des emplettes…


Le Blauen était entouré de nuages cotonneux…


Arrivé au barrage du Rhin à Kembs, mon vélo tout propre avait
souffert de quelques averses du coté de Bad Bellingen et aussi
d’une escapade sur les sentiers bordant le fleuve…

Il me faudra une crevaison à 17heures juste après la centrale
hydraulique pour expérimenter mon éclairage Sigma à LED.

Voila le résultat:


Le long du canal de Niffer, j’avançais à l’estime jusqu’à Pont
du Bouc tellement cet éclairage révolutionnaire est nul!

Heureusement, après Pont du Bouc, je bénéficiais des lueurs de
l’usine Peugeot pour mieux apprécier mon itinéraire.

Moralité: cet éclairage Sigma ne sert qu’à se signaler mais n’a
aucune capacité éclairante.

Affaire à revoir…

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