Décaniculation

Le Sundgau recèle des bosses redoutables pour les cyclistes. Prière de prendre son élan. La masse orageuse s’éloigne vers la Forêt Noire.

Il va falloir s’habituer à de nouveaux néologismes liés au climat.

Ma commune arrache du macadam là où elle peut pour le remplacer par du pavage béton. But de la manip: désimperméabilisation des sols qui empêchent l’eau de pluie de s’écouler sous terre.

Moi ce matin, j’ai inventé décaniculation. C’est à dire assister à la fin de la canicule. Ou décaniller, si vous préférez. Dix-sept degrés au départ, je n’ai pas hésité depuis que j’étais terré chez moi, somnolent, ruisselant à ne rien faire. On dit que les pluies ne reviendront qu’après le 15 août.

J’ai filé jusqu’à Altkirch avec un vent de travers du nord-est. Le Sundgau était encore mouillé par endroits en témoignage d’une averse récente.

Le machinisme agricole inspire les agriculteurs à Dietwiller

Puis j’ai refait les bosses d’antan jusqu’à Landser.

A Schlierbach, j’ai cherché l’accès à la piste forestière de la Hardt pour commencer le retour.

J’essayais mes petits mignons encore neufs quand Jean au loin est arrivé. Il m’a dit « tu bombardes »
En abordant Mulhouse, l’herbe a la couleur d’un maïs fauché sous l’effet de la sécheresse
Mulhouse, le grand canal devant Peugeot

Jean. Oui, dans cette grande ligne droite isolée, je croise Jean. On va bavarder de tout et de rien.

Puis je m’inquiète de l’heure et de la traversée de Mulhouse que j’aborde de biais. Un peu comme les Sioux à la nage. On perd beaucoup de temps à s’inventer un itinéraire qui n’existe que mentalement et qui soit le plus direct.

s’inventer un itinéraire qui n’existe que mentalement et qui soit le plus direct. Les cyclistes n’ont pas le privilège des 4 voies rectilignes pour traverser une ville
J’arrive à Heimsbrunn. Compteur non démarré

Curieuse ligne droite Thann-Heimsbrunn. Compteur arrêté, Garmin trace un segment de droite….et commence à compter à Heimsbrunn.

Je n’aime pas ça, j’ai le sentiment d’être volé de mes efforts.

Si je trace mon départ avec Openrunner, il me manque 15 km.

C’est puéril, je sais.

Je reconstruis mon début de parcours avec Openrunner, ce qui fait 99 km en tout

C’est pas juste

La paille

La matinée en juillet est prioritaire pour le vélo.

Je croise de nombreux cyclistes. La norme passe doucement à l’électrique. J’entends un sifflement derrière moi en montant le Bannstein.

La dame me dépasse avec son panier d’osier sur le porte-bagage sans omettre de me saluer. Quand j’arrive au sommet, elle est déjà loin. C’est pas juste, je vais me plaindre au syndicat des vélos. Qu’on ait du mal à grimper les côtes sans l’assistance, admettons! mais qu’en plus on double les augustes gugusses à guibolles flageolantes sans indemnité, y’a d’l’abus!

On les repère les pépères qui partent à la fraîche décontractés sur leur VTT à électrons. Pour eux le challenge est terminé dès le départ. Ils font confiance au canasson. Les touristes viticoles arpentent le vignoble à l’électrique. Les pentes? quelles pentes?

Le couple de cyclo-campeurs arrivent face à moi, arnachés, sacoches et remorques, chien et marmot. Ça pédale avec allégresse, sans déhanchements…l’exercice est devenu une formalité très éloignée de l’effort musculaire à produire.

Tant mieux pour eux!

https://www.openrunner.com/r/10246345

Points de virage

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Hôtel restaurant de la Couronne à Ensisheim

Balade triangulaire.

Les points de virage seront pour moi Sausheim et Ensisheim.

J’ai manqué d’écraser plusieurs chiens…et de tomber. Continuer à lire … « Points de virage »

Que la campagne est belle!

Les Vosges depuis Battenheim

Jusque là, rien à redire!
Les agriculteurs font des sillons remarquables avec leurs gros tracteurs, sauf que… Continuer à lire … « Que la campagne est belle! »

Position inconfortable

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Position inconfortable

cliché vélomaxou

En marge d’une sortie cycliste, une grosse frayeur pour ce
tractoriste pressé d’en finir avec son chargement

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