Jour : 20 avril 2011

Mourir à petit feu

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Mourir à petit feu

Non, Maxou ne joue pas les moralistes.

Il a déjà expliqué ici qu’il a fumé. Dans le passé.

Depuis qu’il fait du vélo, il a compris que la cigarette est
incompatible.

Le vélo serait donc un peu un antidote.

Et bon dieu, que c’est insupportable de s’assoir à une terrasse
de bistrot lors d’une randonnée, de sentir l’odeur du tabac et de
respirer la fumée des mégots à peine éteints dans le cendrier!

Comme la société choisit plutôt la mort à petit feu à la mort
violente, alors les cigarettiers doivent maintenant montrer les
effets du tabac sur leurs paquets.

Fumeur ou pas, personne n’a envie de mourir les poumons remplis
de goudrons dans d’atroces souffrances.

« Si l’on tient 24 heures, cela veut dire qu’on est
diablement mûr… »

lire la suite dans « Pour arrêter
de fumer »

« A partir de là, ce n’est plus nous »

« A partir de là, ce n’est plus chez nous! »

Dépités, les cyclistes qui apprennent que non, la piste n’ira
pas plus loin, ce n’est plus la même autorité de voirie…comme si
les automobilistes devaient poursuivre leur chemin à pied!

Les associations de cyclistes urbains se battent comme elles
peuvent pour faire entendre leur voix auprès des instances
décisionnelles.

Témoins, les cyclistes montpelliérains qui tentent de
s’organiser et de répondre aux effets d’annonce des politiques qui
se flattent d’inaugurer des bandes cyclables ici et « là où ça
ne gène pas les voitures »

à lire dans Vélocité
Languedoc

Le gag, c’est qu’un obscur « Top des meilleures villes
cyclables »
place Montpellier à la sixième place des villes
cyclables.

C’est dans Weelz

L’ozone de ma zone

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Ozone Vosges document
aspa

Ce graphique ne nous apprend rien sans sa légende.

Je vous la donne.

Il s’agit de l’ozone en micro gramme par mètre cube mesuré hier,
19 avril… dans les Vosges, heure par heure.Blog de velomaxou : Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, L'ozone de ma zone

L’ozone (O3) est un polluant atmosphérique lorsqu’il est présent
dans les basses couches, alors qu’il est protecteur de la planète à
haute altitude.

Au ras du sol, il agresse le système
respiratoire et peut brûler les végétaux les plus sensibles. Cet
oxydant énergique agresse les cellules vivantes et peut être
responsable de phénomènes de corrosion accélérée de polymères »
(Wikipédia).

Croire que les cyclistes sont à l’abri de la pollution en
altitude est donc une erreur: l’ozone est aussi concentré dans les
Vosges, poussé par les vents, voire supérieur à celui de la plaine
d’Alsace comme ci-dessous à « Mulhouse est » où le pic est comparable
à celui des Vosges.

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Ozone Mulhouse,
document aspa

A qui la faute?

« Principalement produit par la réaction des
hydrocarbures imbrûlés et des oxydes d’azote des gaz d’échappement
des véhicules avec l’oxygène de l’air sous l’influence de la
lumière solaire », l’ozone « est perçu par l’odorat humain ; son
odeur caractéristique rappelle l’eau de Javel ».

Conclusion, quand il fait soleil, on est assurés de rencontrer
de l’ozone.

A moins d’arrêter la circulation automobile!

Mais comme le seuil d’alerte est fixé à 240 micro grammes par
mètre cube, on a encore de la marge.

On peut donc continuer à polluer.

 

Prenons de la hauteur!

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Prenons de la hauteur!

La question revient périodiquement: peut-on faire du vélo en
ville sans s’intoxiquer?

C’est dans Citycle qu’on cherche à rassurer les
cyclistes.

« Selon une étude d’Airparif (organisme chargé
de la qualité de l’air), il serait moins nocif de se déplacer en
vélo en ville que d’utiliser la voiture, surtout si vous utilisez
votre vélo sur les pistes cyclables. »

Airparif a bon dos.

Moi quand le roule en ville, je respire quand même à haute dose
les fumées et les particules de gaz-oil qui vont se loger dans mes
poumons.

Pas besoin de renifleur!

Mon nez suffit à détecter l’odeur de ce que je respire. Même que
je bloque mes poumons…en attendant de sortir de la bouffée de
fumée de celui qui démarre devant moi.

Autre argument de Citycle: « Les cyclistes
sont en effet au-dessus des voitures alors que la pollution se
concentre surtout au ras du sol. Les vélos sont plus mobiles dans
les embouteillages donc exposés moins longtemps aux gaz
d’échappement et à la pollution. »

En attendant, ASPA qui mesure l’air en Alsace ne
prévoit rien de bon pour les jours qui viennent.

Surtout que l’air est déjà médiocre aujourd’hui!

Faites donc un tour sur le site de l’ASPA, vous allez être édifiés!

 

L’Alsace oui, l’air pollué non

Blog de velomaxou : Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, L'Alsace oui, l'air pollué nonChouette, les vacances et les beaux jours
approchent!

L’Alsace vous accueille.

Son terroir, ses traditions, ses vestiges historiques, son
vignoble, sa gastronomie, le massif vosgien et…son air
pollué.

Quel dommage!

Avant de rejoindre l’Alsace, jetez donc un coup d’oeil sur le
site de l’ASPA!…

PS: le site de l’ASPA sera dorénavant
accessible depuis la nouvelle rubrique « qualité de l’air », colonne
de gauche

 

Cyclisme furtif

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Cyclisme furtif

video2ouf

« J’aime rouler seul, parce qu’à deux, cela tiendrait déja
trop de place. Rester petit, pas même un obstacle »… »Moi, toujours
attiré vers le bas côté, prenant délice à mettre la roue à droite
de cette ligne blanche pointillée qui borde la chaussée. Dix
centimètres de large, c’est déjà suffisant pour se sentir
définitivement dans la marge. De la route comme de la
société. »
Bernard Chanas – Le Randonneur
N°46-mai 2011

J’avoue que cette humilité cycliste n’est pas pour me
déplaire.Loin des hordes cyclosportives vociférantes qui prennent
toute la route, loin aussi des militants citoyens qui
« résistent » en défendant becs et ongles une once de
chaussée, auxquels je me réfère souvent, il y
a les cyclos anonymes, ces funambules transparents du vélo, ces
passe-murailles qui ont choisi de vivre leur trajectoire
dans la marge. Dans l’indifférence du tohu-bohu, ils poursuivent
leur chemin et leur bonhomme de vie.

« Faire les bordures » reste au demeurant
éminemment casse-gueule quand on connait les échancrures profondes
et impromptues des bas-côtés de nos vicinales.

Je déconseille donc la circulation à l’extrême-droite à ceux qui
ont la vue courte.