Jour : 22 juin 2011

Fontaine, je ne boirai pas de ton eau

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Val du Pâtre-vélomaxou

Peux t-on encore prélever de l’eau comme le fait cet homme au
Val du Pâtre sans risque pour la santé?

Rien n’est moins sûr!

Micro-organismes aérobies à 37° C, micro-organismes aérobies à
22° C, coliformes à 37° C, coliformes thermotolérants à 44°C,
streptocoques fécaux…la liste des critères de potabilité de l’eau
est très étroitement encadrée par la norme (Normes de qualité françaises fixées par le décret 89-3 du
3 janvier 1989, modifié par le décret 90330 du 10 avril 1990, par
le décret 91-257 du 7 mars 1991 et par le décret 95-363 du 5 avril
1995.)

Dans ces conditions, on comprend mieux que les maires ont tôt
fait d’apposer le panneau « eau non potable » sur la
fontaine du village…dès fois qu’un cycliste complètement
déshydraté vienne y remplir son bidon!

C’est que les maires (ou l’organisme délégué) ont en
charge la distribution de l’eau et sont responsables de la qualité
de l’eau dans leur commune.

Le fameux germe eschérischia coli (plaisamment baptisé e
coli comme e mail)
dont on parle tant actuellement et qu’on
retrouve dans les steaks hachés peut tout simplement se retrouver
aussi dans l’eau de la fontaine qui capte l’eau en aval des pâtures
vosgiennes.

A Bourbach le Haut, on s’est affranchi de ce risque: la fontaine
distribue à présent l’eau du réseau grâce à un branchement dérivé
sur celui de l’école.

Il est vrai qu’elle n’était plus guère vaillante auparavant.

C’est moins poétique, mais c’est plus sûr.

En tout état de cause, les cyclistes dans le besoin n’ont guère
d’autre choix que d’acheter de l’eau en route …ou compter sur une
âme charitable prête à remplir le bidon.

Rappelons toutefois une solution simple pour les voyageurs:
faire bouillir l’eau au moins une minute après l’avoir débarrassée
de ses particules en suspension ou ajouter une goutte d’eau de
javel ou de produit chloré (sources: revue médicale
Prescrire).

Il existe aussi les iodures d’argent (Micropur) moins efficaces mais indiqués pour
la conservation de l’eau.

 

Kingersheim, rue de l’Oranger


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De

Fichiers transférés

vélomaxou

La rue de l’Oranger est symptomatique de notre incapacité à
penser notre environnement en faveur du vélo.

C’est aussi un lieu emblèmatique puisque la rue de l’Oranger
abrite le siège du plus grand club cycliste de la région, le Cyclo
Club de Kingersheim (CCK) dont le maire, Jo Spiegel, est un éminent
membre et cycliste reconnu.

Résumons donc!

Après avoir doté cette rue d’un double sens cyclable (DSC), on
s’est aperçu que la proximité de ce poteau de signalisation allait
gêner les cyclistes.

Il est vrai que le panneau est implanté dans l’emprise
cyclable.

Comment allait-on régler le problème?

Tout simplement en disposant des pierres qui ont pour effet de
dévier les cyclistes vers la bande de chaussée réservée aux
véhicules survenant en sens inverse.

Ces petits bricolages de dernière minute sont tellement légion
que plus personne n’y prête attention.

Sauf moi!

Decathlon mise sur les cyclistes

On ne va pas bouder son plaisir.

Décathlon Wittenheim, le magasin qui nous dit « à fond la forme »,
vient de mettre en service des bornes à vélos toutes neuves et bien
conçues.

Il ne reste plus qu’à attendre les clients-cyclistes…dont
l’affluence reste encore timide.

 


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De
Fichiers transférés

A quand « la culture vélo » chez nos décideurs?


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De
Fichiers transférés

Ont-ils « l’esprit vélo », nos décideurs publics?

On ne pourra pas me suspecter d’être un amateur et un mauvais
connaisseur du terrain: parcourant bon an, mal an, 10 à 12000 km de
vélo tant à la campagne qu’à la ville, je commence à avoir
certaines références acquises par l’expérience.

Quand d’autres les taisent, (par dépit ou par
laisser-faire? on ne sait pas)
, quand d’autres les
ignorent préférant la route encore moins accidentogène que les
pistes ou bandes cyclables selon eux, d’autres comme moi ont choisi
de ne pas accorder un blanc seing reconductible à ceux qui nous
gouvernent et qui dépensent dans des réalisations cyclables
contestables.

Les référentiels existent. Les documents du CERTU sont là pour prescrire comment doivent
être réalisés les ouvrages.Trop peu s’en inspirent.

Il manque donc aux ouvrages cyclables une véritable
certification de qualité qui permette d’affiner notre jugement.

Revenons donc sur les potelets jugés dangereux par toute la
communauté cycliste. Des potelets implantés là pour dissuader les
engins à moteur de pénétrer sur les pistes.

« Encore des poteaux dangereux! »

Ce sera notre cri du coeur à la découverte que nous venons de
faire à Pulversheim.

A peine le Conseil Général du Haut-Rhin a t-il pris la décision
de généraliser les demi-barrières sur les entrées
de pistes cyclables, aussitôt, les potelets réapparaissent.

Mainfestement, l’intendance ne suit pas dans les décisions du
Département.

C’est sur ce barreau cyclable tout neuf de 500 mètres à peine
qui relie Pulversheim à l’Ecomusée d’Alsace.

On avait déjà les rochers à un bout; maintenant, ce sont les
potelets sans aucune présignalisation ni dispositif
avertisseur.Blog de velomaxou : Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, La gouvernance alsacienne vue par un cycliste

Finalement, on se demande si les promesses n’engagent pas que
ceux y croient…

Dans le maquis des institutions territoriales, même les
décideurs sont perdus.

Il faudrait qu’une fois pour toutes, on nous dise qui fait
quoi…et qui ne fait rien dans cet empilement d’administrations
territoriales.

On aimerait bien croire que le fameux
Conseil d’Alsace dont la presse locale nous
vante tant les mérites va sauver la face de toutes ces
incompétences de ceux qui nous gouvernent au plan local…mais
n’est-ce pas au contraire une fuite en avant?

Ici, c’est le maire, là c’est la communauté de communes…là,
c’est le Conseil Général.

Au moment du vote final, tout le monde a gagné et s’attribue la
paternité de telle ou telle réalisation.

– « Les ratages, dites-vous?… »

– « Ce sont les autres, mon pauvre ami! »

Cette petite musique là, combien de fois l’entend-on lorsque
nous sommes amenés à évoquer nos doléances!…

On pourrait effectivement se laisser impressionner par des
chiffres élogieux : songeons que le Conseil Général du Haut-Rhin
s’honore d’avoir réalisé pas moins de 500km d’itinéraires!…

Les organisations cyclistes ne s’y trompent pas; elles ont
décidé de mesurer la cyclabilité des itinéraires en secteur urbain
là où l’enjeu est majeur pour appeler de nouvelles populations
(autres qu’à dominante sportive) à
l’usage du vélo.

C’est ainsi que l’association cycliste mulhousienne CADRes
note dans son livre blanc de mai 2011 que « les aménagements
cyclables (de la communauté urbaine M2A) même
récents ne sont pas toujours satisfaisants et le réseau global
manque de cohérence. Il présente beaucoup de discontinuités et est
peu lisible ».

Vu de l’utilisateur, effectivement, le résultat global laisse à
désirer: des infrastructures découpées en rondelles, des ouvrages
ratés dont les cyclistes se détournent (comme
ces trottoirs cyclables en montagne russe qui fleurissent ça et
là)
, auxquels s’ajoute un abandon caractérisé du poste
entretien (pas de nettoyage des rives et de
balayage des surfaces…et des ouvrages à l’abandon depuis des
décennies comme la piste de la Thur)
.

On ne serait pas complet en notant que les pistes sont aussi le
refuge habituel des véhicules municipaux ou assimilés qui
entretiennent les massifs floraux, des panneaux de chantier, des
tranchées non rebouchées ou dont le revêtement est absent…

Plus que de la mauvaise volonté pour bien faire, au delà des
instances décisionnelles et des capacités financières, on se
demande si nos décideurs et nos professionnels de la voirie ne
manquent pas tout simplement d’un « esprit vélo » ou de ce qu’autres
nomment « une culture vélo » dont nos voisins d’outre Rhin sont si
imprégnés…en dépit de leur culte pour les grosses limousines.