Délivré d’un verrou?


A cyclist rides a bicyle as he delivers food for Deliveroo, an example of the emergence of what is known as the 'gig economy', in Paris

Faire sauter les verrous à l’emploi, dans l’esprit des patrons, c’est faire fi des réglementations et pouvoir s’assoir dessus.

La loi « travail » est venue les conforter.

On aurait voulu faire avec Deliveroo des esclaves à vélo?

Deliveroo, la société de portage de repas à domicile s’en défend.

Aux prises avec la justice, Deliveroo-France est soupçonnée d’avoir fait travailler ses 9300 coursiers sous le statut de travailleurs indépendants, c’est à dire autoentrepreneurs.

En réalité, l’inspection du travail voit les choses autrement.

Il s’agirait en fait pour Deliveroo de contourner son rôle d’employeur en se libérant de toutes contraintes sociales.

La question qui est au centre du conflit est de savoir quel lien de subordination juridique existe réellement entre Deliveroo et ses coursiers à vélo.

L’affaire mérite d’être suivie car cette nouvelle forme d’exploitation du travailleur à vélo sous couvert d’écologie urbaine masque peut-être des dérives préjudiciables à la relation employé-employeur.

Deliveroo a pourtant tenté de manœuvrer pour échapper à son rôle d’employeur, une note destinée aux managers précisait…

« Ne jamais tomber dans la subordination juridique », définie par « ordre+contrôle+sanction », car « si les trois caractéristiques sont réunies, un juge peut requalifier le contrat commercial en contrat de travail ». (source Médiapart)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s