Jour : 4 juin 2018

Luxuriant

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J’y suis allé de bon cœur.

Pour me passer le temps en entendant l’orage gronder.

 

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Michelbach 2

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Pas satisfait de Michelbach 1, je reprends mes pinceaux.

Et je peins Michelbach 2.

Ça parait fastoche, pourtant je rame dans le lac.

Je résume.

Après le ciel que je triture dans l’eau avec des bleus et des mauves pour ramener un peu de ton chaud orageux, il faut des gradations sur le lointain.

Plusieurs lointains de reliefs empilés les uns derrière les autres.

Il faut passer des bleus à l’arrière au vert à l’avant sans choquer.

Il faut garder du net pour le devant.

J’ai le village que j’ai du ramasser. Michelbach étendu sur la ligne d’eau, c’est pas beau.

J’ai deux buissons ardents sur l’eau en avant-plan et j’en profite pour ramener de la lumière à gauche

Je tiens à les garder ces buissons car ils me servent au cheminement de l’œil vers le village.

Pour finir j’ai des reflets dans l’eau et un ciel légèrement orageux qu’il faut retrouver aussi dans le lac.

Bref, comme vous le voyez, c’est technique.

Et je manque de pratique.

Trop de vélo, sûrement!

 

Les potins du lundi

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fête du vélo 2018 Mulhouse

Le vélo a donc fait son buzz ce week-end.

Un buzz mondial organisé par le lobbying du deux-roues non motorisé « entre la journée mondiale de sensibilisation aux passages à niveau … le 2 juin, et la journée internationale des enfants victimes d’agression, le 4 juin » comme le rappelle Olivier Razemon sur son blog.

Et après?

Après, tout redevient comme avant.

C’est à dire que le train-train quotidien du cycliste reprend.

Nous sommes les trois pour cent. Ceux qui donnent bonne conscience à tous les autres.

Ceux qui nous pourrissent la vie en bagnole vont continuer comme avant à nous frôler dans les artères étroites et même sur les grands axes pourtant largement dimensionnés.

Je pense notamment aux jeunes conducteurs, ceux qui ont le A, qui n’ont plus « appris » le vélo avant de conduire et qui semblent ignorer qu’un cycliste est plus qu’un cône en plastique à éviter sur sa trajectoire.

Les feux rouges et les stop seront encore longtemps des adversaires de la mobilité douce en ville puisqu’ils interdisent les passages au pas économes en énergie musculaire.

Et la pollution de l’air que l’Europe condamne timidement va pouvoir continuer de prospérer.

Plan vélo? vous n’y songez pas cher ami!

Un slogan souvent vide de sens pour nombre de municipalités qui ne savent plus comment arbitrer devant l’envahissement sauvage du monde automobile et qui sans cesse exige de nouvelles places pour stationner. Ne l’oublions pas: l’absence de stationnement est l’argument choc de la désertification des centres urbains.

L’automobile, c’est toujours notre fer de lance économique et nul ne saurait mettre en cause ce tabou du tout bagnole dans notre France en recherche de repères et de performances.

L’écologie pourra attendre des jours meilleurs…