Jour : 8 juin 2018

En équilibre sur le stop

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Toujours se méfier de qui est dans son dos!

Hier, j’approche d’un stop à Guewenheim où l’on sait que le trafic est très dense sur l’axe principal.

Il faut donc marquer le pas et bien regarder dans les deux sens avant de traverser.

Derrière moi une moto qui arrive.

Je suis en équilibre à l’arrêt derrière la bande stop.

Personne à droite, personne à gauche, je démarre…et à cet endroit là mieux vaut faire vite…malgré la zone 30.

La moto démarre aussi, puis une deuxième.

C’était les gendarmes.

Aucune remarque.

C’est donc que j’avais bon, même sans avoir posé le pied à terre? ou alors un comportement admissible?

Je ne sais pas.

Idem pour les nouveaux feux rouges « pédagogiques », c’est la nouvelle plaie des cyclistes, certains ne nous détectent pas…alors je regarde qui vient derrière et je passe.

La réglementation routière encourage le vice.

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Délivré d’un verrou?

A cyclist rides a bicyle as he delivers food for Deliveroo, an example of the emergence of what is known as the 'gig economy', in Paris

Faire sauter les verrous à l’emploi, dans l’esprit des patrons, c’est faire fi des réglementations et pouvoir s’assoir dessus.

La loi « travail » est venue les conforter.

On aurait voulu faire avec Deliveroo des esclaves à vélo?

Deliveroo, la société de portage de repas à domicile s’en défend.

Aux prises avec la justice, Deliveroo-France est soupçonnée d’avoir fait travailler ses 9300 coursiers sous le statut de travailleurs indépendants, c’est à dire autoentrepreneurs.

En réalité, l’inspection du travail voit les choses autrement.

Il s’agirait en fait pour Deliveroo de contourner son rôle d’employeur en se libérant de toutes contraintes sociales.

La question qui est au centre du conflit est de savoir quel lien de subordination juridique existe réellement entre Deliveroo et ses coursiers à vélo.

L’affaire mérite d’être suivie car cette nouvelle forme d’exploitation du travailleur à vélo sous couvert d’écologie urbaine masque peut-être des dérives préjudiciables à la relation employé-employeur.

Deliveroo a pourtant tenté de manœuvrer pour échapper à son rôle d’employeur, une note destinée aux managers précisait…

« Ne jamais tomber dans la subordination juridique », définie par « ordre+contrôle+sanction », car « si les trois caractéristiques sont réunies, un juge peut requalifier le contrat commercial en contrat de travail ». (source Médiapart)