Les potins du lundi


Randonnées de mars en 2009. Dix ans après les troupes ont fondu.

Je n’ai pas voulu paraître un faux-frère en participant aux Randonnées de Printemps ce samedi à Sausheim. Histoire de me replonger dans mes anciennes pratiques cyclistes, j’ai donc repris une licence à la FFCT.

Simple comme un coup de clic, je me suis retrouvé avec une licence toute neuve sur mon ordi. « Téléchargeable sur smartphone » . Ils ont fait des progrès à la FFCT, ils sont capables de capter notre pognon sur le net aussi facilement qu’Amazon. 508436, ils m’ont retrouvé facilement dans la cyclo-sphère du tourisme à vélo. J’ai échappé au carcan de la visite médicacale; j’ai du prendre un ersatz de licence qualifiée de balade douce pour cycliste du dimanche désœuvré. 78 euros, c’était le prix à payer pour être en paix avec moi-même. N’en parlons plus!

C’est toi qui peint des aquarelles? oui, c’est moi. Ma fierté était grande. Ce cyclo avec lequel je bavardais en sillonnant la Hardt me faisait un grand honneur en pointant l’autre dada de ma retraite dorée. Puis j’ai tenté de bavarder avec un autre cyclo qui pédalait avec application. Il chevauchait un VTT tout neuf, sa troisième sortie. On vole facilement les vélos dans nos caves, m’a t-il dit, comme pour s’excuser de rouler routier à VTT. Puis il s’est réfugié dans le silence. Il n’y avait plus, bien entendu, plus aucune ferveur cycliste dans ce remake d’époques lointaines où des cohortes venues parfois de loin transcendaient la cause cyclo-touristique. Nous assistons actuellement aux derniers soubresauts d’un mouvement qui s’étiole de lui-même faute de pratiquants, celui du cyclotourisme de club. Le modèle a vécu.

Rnadonnées 2009. Bourtzwiller

Causeux, c’est pas toujours facile à vélo, alors je m’enferme dans ma pédalée scrupuleuse qui doit me mener de A jusqu’à Z, puisque c’est le but des ces randos légendaires proposées par les clubs. Pédaler, verbe du premier groupe, verbe d’action s’il en est. Je trouve que c’est mieux que courir, pédaler. Courir, ça me semble plus banal, presque trivial. On dit bien courir les filles, non? ce n’est plus de mon âge, je préfère pédaler. C’est déjà un tout, pédaler, la maîtrise d’un potentiel physique et d’un compétence cyclopédique et mécanique de grande ingéniosité. En substantif, ça donne la pédalée, c’est plus lyrique comme l’envolée des Walkyries. D’une grande pédalée, j’ai rejoint Radbrunnen où le Kronprinz faisait boire ses chevaux dans la forêt de la Hardt. Bon, moi je vous le dis comme ça, vous vérifierez mon approximation. J’écris nuitamment ce chapitre à trois heures du matin pour ne pas perdre le fil de mes songes éveillés…et ce matin ce billet a reçu un grand coup serpe pour châtier sa longueur.

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