Jour : 1 mars 2019

Balade ordinaire

Les chemins sont détrempés, il faut choisir les sols damés

Après une accalmie de pluie, j’ai pris la poudre d’escampette. Et j’ai fait parler la poudre modestement.

le parcours du jour

L’employé me confirme qu’il ne reste plus que dix centimètres avant que le niveau du barrage n’atteigne son trop-plein.

le trop-plein va entrer en action

Puis je file le long de la Doller qui est bien agitée.

Je contourne Schweighouse par son parcours de santé et je me réfugie dans le sentier de la…poudrière. Vous voyez il y a une histoire de poudre aujourd’hui!

Inévitable traversée de la N66. A 16h20, c’est aussi le trop-plein de voitures, il ne faut pas rater sa traversée.

Un blockhaus que je ne connaissais pas au km 18.8. Un étroit goulet pour pénétrer, je renonce pour aujourd’hui

L’autre point noir, c’est la traversée de la zone commerciale Leclerc…

J’ai mes trente bornes, c’est assez pour moi.

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Brexit, Elsaxit, à qui le tour?

Après les Britanniques, à qui le tour?

Après le Brexit, allons-nous avoir l’Elsaxit?

Le Brexit, c’est déjà un coin enfoncé dans le dispositif européen. Quoi qu’il se passe, No deal ou avec deal, l’Europe aura pris un coup de vieux. Revoter? En quoi un référendum nouveau serait plus légitime que le précédent? Les Britanniques sont face à l’abîme. La République d’Irlande sans filet avec l’Irlande du Nord? Bruxelles est contre et une frontière en dur va donc s’imposer naturellement. Dans les milieux financiers, ça bagarre dur pour donner une rallonge à Londres et les lobbys sont en action. Tout faire pour que le Brexit ne donne pas des idées aux autres peuples, c’est le mot d’ordre et Barnier s’y emploie.

Faut-il encore voter pour l’Europe?

Nous pouvons nous réjouir à quelques semaines des élections de voir ce machin bruxellois en émoi. Ceux qui demain vont briguer nos suffrages vont nous tenir le discours convenu « oui, l’Europe ce n’est pas la panacée, mais à coté, vous allez voir comme les Anglais vont souffrir » et on sera repartis pour un vote par défaut pour ceux qui iront voter…et pas de vote du tout pour ceux qui penseront que c’est du temps perdu. Le Brexit, qu’on le veuille ou non, montre la voie à beaucoup de peuples qui en ont assez du dumping social et du moins-disant sur les coûts salariaux. Moins de salaires, moins de pensions, moins de protections sociales et de la précarité comme en Allemagne avec les Minijobs sans sécu, sans retraites. Nous qui sommes en Alsace, on en voit les effets chaque jour avec les camionneurs venus de l’est qui prennent nos emplois et qui cassent nos statuts.

Une sorte de Mini-Brexit en Alsace

Comme un écho presque futile, l’Alsace s’est remise à espérer. A espérer qu’elle aussi allait pouvoir sortir du carcan du Grand Est imposé par Paris. Et pouvoir faire une sorte d’Elsaxit à l’image du Brexit. Le Conseil d’État vient de doucher ses espoirs en émettant des doutes sur la constitutionnalité de la Collectivité européenne d’Alsace portée par la ministre Jacqueline Gourault. On ne sort pas facilement des griffes jacobines.