Jour : 18 mai 2019

CADRes Thur-Doller, l’action

Marché de Thann, deux vélos!

Ce matin, tractage du CADRes Thur-Doller au marché de Thann. L’occasion de faire connaître la toute jeune association de défense des cyclistes…et des piétons.

On distribue nos tracts et on annonce la prochaine fête du vélo du 2 juin.

Les habitués du marché viennent soit à pied soit en voiture. Je cherche les cyclistes. Ah, j’en trouve un qui a garé son vélo près des toilettes municipales. Avec moi nous serons donc deux cyclistes.

A 10 heures, les habitués sont déjà repartis

C’est un début.

J’ai mis le Gilet jaune. Les gens ont la trouille, ils s’écartent.

Mais non, le Maxou y mord pas.

Puis nos amis du CADRes Thur-Doller arrivent un à un sur leurs draisiennes. Je me sens mieux représenté. On parcourt les allées dans les odeurs de poulets, d’ail des ours et de munster fermier. « ne laissez pas Macron décider à votre place ». Mon président commence à s’engueuler avec la France Insoumise, « c’est l’Europe, c’est pas Macron! » Bon après, on va sympathiser avec la Croix Rouge qui collecte des fonds.

  • « encore une association! y’en a trop! »
  • « non merci, à mon âge je ne vais pas commencer à faire du vélo »

Les habitués ne sont pas franchement pro-vélos. La moitié de la place Bungert est remplie de bagnoles, les maraîchers doivent se serrer. Normal, leurs clients viennent en bagnoles.

Finalement, je vais au parc des camping-caristes, « Nein danke, on est hâlleumons de passage… »

trike qui attend son patron parti faire le marché

Bon, alors j’aperçois trois vélos enchaînés, je glisse mon tract plié sous la selle.

La journaliste nous attend. On va pouvoir se détendre. Je lui montre tous les avantages de mon vélo, l’antivol de roue, l’antivol en U, les lumières, la sonnette, le porte-bagage, oui madame, ça s’appelle toujours un porte-bagage, puis je lui décris la dangerosité de la ville coupée en deux par la nationale, les élus qui ne font rien ou qui s’en foutent…bon maintenant la photo…souriez!…cheeseeeee.

Cheeesssse….le comité de Cadres Thur-Doller

Bon, c’est l’heure de l’apéro, je range mes tracts sous la pince. Le tractage est terminé.

Temps mieux!

Hartmannswiller

J’ai pris la route. Inutile de finasser, je suis dans les choux par rapport à 2018. Je ne me décourage pas, sauf que les grands cols vosgiens attendront encore un peu. Je n’ai pas la ressource suffisante.

Je me disais aussi que les mômes du village étaient bizarres. On est maintenant prévenus. (Hartmannswiller)

Alors aujourd’hui « j’ai fait » Osenbach et le Bannstein, un truc accessible. Ceux qui connaissent ça savent qu’il faut quand même pédaler. Si Osenbach pointe vite son nez, le Bannstein joue avec nos nerfs avec ses courbes qui masquent la pancarte salvatrice.

les grosses carpes de la fontaine d’Osenbach

Je me suis arrêté chez les Gilets jaunes du Nouveau Monde. Ils peaufinaient la cabane en bois. On ne sait pas si ces campements préludent des choses plus durables et d’un meilleur concept architectural…

Dominique Faillet

Nous étions ensemble à Ceriale en 2017 (Ligurie)

Dominique Faillet travaillait à l’Euroairport de Mulhouse avant de prendre sa retraite il y a peu en Charente-Maritime d’où il était originaire. C’est pourquoi lors des séjours organisés par notre Club des Cent Cols, il faisait un peu partie des « régionaux » alsaciens.

Dominique était adepte de VTT et il aimait la montagne comme nous tous. Je l’accompagnais parfois, mais c’était comme on dit « une pointure », plein de pugnacité et j’avais du mal à le suivre. On le reconnaissait entre tous avec sa queue de cheval. Il avait l’habitude de voyager souvent avec son camping-car pour se rendre sur ses parcours de montagne favoris.

Cette semaine, lors du séjour 2019 de Propriano, Dominique s’est plaint d’une fatigue inhabituelle à l’issue de la journée de mardi. Il a été aidé pour rejoindre son véhicule.

Notre président Bernard Giraudeau écrit: Vendredi matin, lors du petit déjeuner, vers 8 h, il m’a confié qu’il avait passé une mauvaise nuit et qu’il allait se rendre par lui-même à l’hôpital de Sartène. Puis très rapidement, il s’est plaint de douleurs à la poitrine, et a demandé que quelqu’un le conduise à l’hôpital.

Mais son état s’est très vite dégradé et malgré l’arrivée du SAMU, il était trop tard.

Dominique avait à son actif 2299 cols. Il était âgé de 66 ans.

Nous pensons à l’ami parti trop tôt, à sa famille et à ses proches.