VTTAE, à nous la montagne!


Grimper au Molkenrain avec un VTT électrique, fastoche!

Aujourd’hui balade à VTT électrique avec Alicia au Pays des Merveilles, la jeune femme guide et chargée de mission à la communauté de communes de Saint-Amarin qui grimpe le col Amic en compagnie de la journaliste .

« Mais je n’avais pas souvenir d’une pente si ardue ! » dit Alicia. Il n’en fallait pas plus pour appuyer sur le mode turbo de l’assistance (c’est celui qui travaille à notre place !). (sic)

On voit bien qu’on a affaire à des amateurs du vélo qui n’ont ni pratique ni entraînement. Vous descendez du train, vous enfourchez un vélo et run!

Depuis Moosch jusqu’au col Amic, il n’y a qu’un coup de pédale grâce au VTT électrique. Cette boucle de 27 km, authentique et sympathique, permet de rallier un col bien connu des cyclistes de route, avant de redescendre, à travers forêt, jusqu’aux villages montagnards de Goldbach-Altenbach.(DNA 3 sept.19)

Voici plusieurs semaines de l’été que nos journaux locaux se font les apôtres du VTT électrique. L’explication tient en un mot « Le tourisme d’abord » ou comment appâter une nouvelle clientèle d’jeune plutôt bobo et qui n’a pas forcément envie de transpirer sur un vélo. Ce matin encore un grand article consacré au VTT électrique avec au programme la montée au col Amic en passant par Freundstein. A Willer-sur-Thur, comme on s’en doute, il faut un sérieux entraînement musculaire pour grimper jusqu’à Goldbach par la route; alors par le chemin forestier, je ne vous fais pas de dessin!… Mais avec l’assistance le premier venu qui se souvient comment monter sur un vélo laisse tout le monde sur place.

Les rues sont calmes, on traverse le village, passe devant la nécropole nationale, avant de demander à l’assistance électrique de nous donner un premier (sérieux) coup de pouce.

Ces articles sont en fait des publi-rédactionnels qui honorent peu la profession de journaliste puisqu’ils sont téléguidés par les Offices de Tourisme de la Région sans nuance, sans aucun égard pour le vélo, le vrai, celui qui fait appel à nos ressources musculaires.

Un seul coup de pédale pour monter depuis Moosch jusqu’au col Amic, vraiment? J’invite la journaliste qui a commis cet article à venir avec moi sur un vélo sans moteur à refaire le parcours…

Quand arrivent les ruines du château de Freundstein, évidemment le tracé est étroit alors il faut faire attention aux autres. Les autres ?…au mieux on les évite, belle mentalité!

La descente commence. Sur le sentier, on croise – ou plutôt on évite – les randonneurs, très nombreux dans le secteur. C’est au bout de ce tunnel ombragé que l’on devine le fameux col Amic, hissé à 828 m d’altitude. « C’est un endroit où viennent beaucoup les cyclistes sur route », commente Alicia. « Et grâce au VTT électrique, tout le monde peut y monter. »

Ben voyons! J’attends avec impatience les récriminations du Club Vosgien face à ces nouveaux envahisseurs qui ont reçu l’onction de l’Office de tourisme et de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin

3 réponses sur « VTTAE, à nous la montagne! »

  1. Excellente analyse et j’applaudis des deux mains. Et je ne te donne pas le point de vue des chasseurs…de peur des commentaires désagréables d’autres usagers des espaces naturels. Et pourtant…

  2. Bonjour à tous,

    Les VAE n’ont pas fini de faire couler de l’encre (quoique avec le numérique celle-ci coule de moins en moins : c’est le progrès…).
    En 1995 je terminais les 500 derniers mètres du Grand Ballon quand mon premier téléphone portable rustique de l’époque, sonna. Je répondis tout en roulant. Au même moment je croisais un autre cyclo bien plus âgé que moi. J’ai pu lire sur son visage sa stupeur et au minimum sa désapprobation. Eh bien oui, c’était aussi le progrès.
    C’était mon collègue de l’hôpital de Thann qui me demandait de le dépanner avec la radio de celle de Cernay. Nous avons pu ainsi résoudre un problème technique et ainsi faciliter la prise en charge des malades.
    Une réunion en soirée avec les médecins qui s’éternise et le besoin d’un document officiel devient urgent. Ayant acquis un des tout premiers fax de l’époque, je reçois le document en 2 minutes, en lisant aussi un étonnement chez mes interlocuteurs qui adopteront cet outil au quotidien. C’est le progrès..
    Je comprends la réaction de velomaxou. Vous l’aurez compris je suis un défenseur du VAE . Il permet à de nouveaux pratiquants de se mettre en douceur à un sport. Car même avec un moteur il faut pédaler.
    Et en tant que professionnel de santé, pour la prévention des maladies chroniques, c’est parfait. Et si l’apport de ces nouveaux usagers de la route peut faire avancer les dossiers pour l’amélioration de nos routes et pistes cyclables tant mieux.
    Par exemple, j’ai lu hier sur le quotidien L’indépendant, que le journaliste avait interrogé le Président de l »Amicale cycliste pradeenne au sujet d’une déviation provisoire sur la RN 116, suite à des affaissements de la chaussée entre Ria et Villefranche de Conflent, la cité de Vauban. Je ne suis pas certain que ce journaliste aurait eu ce réflexe il y a quelques années.
    Bref, sachons regarder les côtés positifs des VAE. Le nombre d’adhérents des clubs ne pourra que progresser à terme au bénéfice de tous.
    La frustration que l’on peut ressentir sur un velo musculaire par rapport à un VAE est compréhensible. Et je sais de quoi je parle en tant qu’ancien coureur amateur. Aujourd’hui je suis un cyclo heureux à 20 ou 22 km/h lors de mes sorties, au lieu des 30 km/h de mes jeunes années. Avec ou sans assistance.

  3. Je suis récemment monté à la roche de Solutré à pieds comme j’ai eu l’occasion de la faire à quelques reprises par le passé. Quelques VVT à assistance électrique m’ont dépassé à mi pente. Je ne les ai finalement pas revus puisqu’ils ont enchaîné vers la roche de Vergisson voisine. Je ne sais pas si ces VTTistes ont apprécié la vue et la montée autant que moi mais j’avoue que l’usage du vélo à aasistance électrique dans cette montée parfaitement faisable à pieds de 7 à 77 ans, m’a parue quelque peu incongrue. Je vais bientôt pouvoir profiter des joies du VTC AE sur mes trajets quotidiens maison / travail soit 25 à 30 km aller / retour principalement via les trop rares pistes cyclables Toulousaines et je trouve que cet usage du VAE est bien plus adapté que celui décrit dans l’article assez instructif que je viens de lire ici.

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