Jour : 19 septembre 2019

L’eau, l’énergie, allons-nous vers un conflit mondial?

Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?

Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).

Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.

Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?

Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).

Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?

  • des restrictions tous azimuts
  • des rationnements
  • des coûts de marchés qui vont exploser

Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.

Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?

Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.

Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?

On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.

C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?

Thann-Rammersmatt à VTT

J’ai déjà du faire ce parcours plusieurs fois. Avec quelques variantes. Aujourd’hui fort vent d’est froid. Je me protège en forêt. Dans la plaine, même les parcours vent de travers sont pénibles.

Les sapins au-dessus de Roderen ont été coupés. Reste juste de quoi baliser le chemin

Ce que j’apprécie dans ce parcours , c’est d’avoir de beaux points de vue depuis Rammersmatt et surtout qu’après avoir atteint ce point haut, il n’y a plus que de la descente.

Le bois est là, transformé en buchettes

https://www.openrunner.com/r/10529950

Un plan VTT pour 2020?

C’est Thierry Crouzet dans ses chroniques  » projet de tour de l’Hérault » qui m’en donne l’idée. Pourquoi ne pas tenter une aventure à VTT près de chez soi: le tour de son département.

Bien étudier ses itinéraires évite des déconvenues

Alors je me penche sur le sujet. D’abord en étudiant les cartes.

J’ai commencé par scruter la frontière franco-allemande de 1870, celle qui chemine le long des Crêtes vosgiennes. La plus escarpée et la plus pentue. Je connais déjà la plupart des cols pour les avoir gravis dans le passé.

Peu après le col de la Hingrie, le Haut-Rhin s’arrête et c’est le Bas-Rhin. J’arrête là.

Il me restera à redescendre dans la plaine d’Alsace par le col de Schlingoutte et le col de Fouchy et rejoindre Lièpvre. Atteindre le Rhin à Atzenheim, puis le longer jusqu’à Saint-Louis.

un peu d’imprévu
borne myriamètrique de l’époque napoléonienne le long du Rhin

Le Sundgau. Là aussi j’ai quelques traces « à cheval sur la frontière suisse » mais tout reste à faire jusqu’à Réchézy (TB).

frontière suisse, ferme des Ebourbettes

Et pour finir, rejoindre le Montori au-dessus de Masevaux

Beau projet en perspective avec un bikepacking pour 2020 si j’ai encore les forces…