Jour : 24 février 2020

Cascades alpestres

acrylique sur toile 40×50

C’est lundi, c’est peinture.

Je suis à couteaux tirés avec mes couteaux. Le medium acrylique est sympa à travailler. Mais les couteaux demandent un sacré coup de patte. D’autant que je suis gaucher, tous les tutos sur la toile sont à l’envers.

Bon, le rendu est pas trop mal. Je me délivre un accessit. Mais j’en connais toutes les erreurs, sans les dire. Restons modeste!

(Re)connaître ses erreurs, c’est déjà pas évident.

Les potins du lundi

Vélo à la con. On pourrait lancer un concours d’objets à la con

Je pourrais intituler ce billet « les conneries du lundi ».

Le con, c’est toujours l’autre. Et jamais soi. Sauf lorsqu’on s’impute, sans le dire, à soi-même le qualificatif .

Quel con je suis! se dit-on après avoir commis une faute impardonnable.

Exemples appliqués aux cyclistes:

– remonter la chambre trouée

– oublier de décaler la chaussure à l’arrêt (con à moitié pour en avoir été victime plusieurs fois)

– freiner dans les montées ( profondément con, je vous l’accorde )

– oublier son téléphone en haut du col après un selfie (j’en connais)

– je vous laisse le soin de trouver d’autres conneries « à la con »

Si je parle des cons ce matin, c’est tout simplement parce que Philippe Bilger sur son blog m’en donne l’idée.

Cette dérision de l’être est tout à fait en concordance avec l’air du temps. Il suffit de se coller à l’actualité quotidienne pour se convaincre que, oui, la valeur connerie est en hausse dans tous les registres sociaux, économiques et politiques.

Il faut admettre que sur ce chapitre des cons, on pourrait écrire non pas un mais plusieurs livres tellement notre monde moderne inspire la connerie. Les députés décomplexés ne sont pas en reste puisque dernièrement l’un d’eux, Meyer Habib, a traité ses consœurs de « petites connes ».

Je ne connais pas le député Meyer Habib, mais je crois deviner une consonance alsacienne dans son patronyme, ce qui ne l’excuse nullement.

Comme on le voit, notre représentation politique n’hésite plus à voler très bas…comme notre cher Griveaux qui a su joindre le geste à la parole.

Je me demande si l’on ne pourrait pas suggérer d’instituer une confrérie des cons. On pourrait ratisser large parmi les prétendants. Dans toutes les professions. Et tenir des assemblées de cons annuelles afin d’élire les meilleurs représentants.

Modestement, je suis obligé de reconnaitre que dans ma sphère de blogueur, la connerie est bien représentée, mais c’est une connerie un peu ampoulée, patentée. Ce qui rassure, c’est qu’on est con sans le savoir.

Je ne parle pas des réseaux sociaux comme Tweeter ou Facebook: ici les freins sont lâchés, on peut y trouver toute la connerie humaine réunie. C’est même fâcheux car autant de connerie fait peur à tous ceux qui ne maîtrisent pas les rudiments de la connerie élémentaire. On devrait afin de postuler préparer un brevet de connerie sanctionné par l’État.

En haut-lieu, les maitres ès connerie se précipiteront pour donner corps à ce nouveau sésame dans un domaine où ils excellent pour la plupart.