Faut-il faire confiance aux Voies Vertes?


Je voyage léger et vite. Trop vite peut-être pour faire un bon client de la Voie Verte

Posée comme ça, la question va hérisser le poil de tous les militants de la cause vélo. Ceux du voyage à vélo, ceux qui recherchent des voyages à l’abri du tohu-bohu de la circulation routière et des grands axes.

Mais encore une fois, je suis obligé de constater que les véloroutes sont loin de satisfaire leur public. Faut-il continuer à exiger une exclusivité de la part des pouvoirs publics qui, reconnaissons-le, ne cessent de nous bercer d’illusions, de nous livrer des choses imparfaites, inachevées, peu considérées? et dont les objectifs sont peu clairs.

En un mot, veut-on créer des véloroutes sur le mode des autoroutes qui vous garantissent un transit sécurisé, rapide, confortable ou bien des voies qui vous assurent de rester amarrés au territoire dans d’invraisemblables circonvolutions dont on ne sait comment sortir?

Ceux qui connaissent la réponse seront les bienvenus ici.

Isabelle et le vélo en parle cette semaine sur son blog. Il s’agit cette fois de la FlowVélo qui parcourt la Charente-Maritime, la Charente et la Dordogne. Encore une véloroute qui baigne dans son jus depuis plusieurs années!

Les « professionnels du voyage à vélo au long cours », ce que je ne suis pas, ne cessent de rapporter des désagréments, d’évoquer des revêtements sommaires, et de s’interroger face à des signalisations confuses,…

Des beaux panneaux qui font rêver d’excursions lointaines. L’Eurovéloroute 5 à Pulversheim (Haut-Rhin)

Chercher à s’organiser des raccourcis quasiment à l’aveugle, alors que l’itinéraire fait un tas de détours (Saint-Savignien à Cabariot), le dernier de 5 km dont une côte correspondant à 300 mètres de canal en cul de sac sans passerelle (Romegoux), rouler sur du goudron fendillé, puis envahi d’herbes, monter une côte pour rien à Châtelaillon, et finir épuisée à La Rochelle, tout cela a fait partie du programme.

(lire l’article d’Isabelle et le vélo)

Alors que faire si on constate qu’après tant d’efforts militants, les choses n’avancent pas?

EVR6 barrée pendant des années à Valdieu-Lutran sans autre forme de procès

Je vais vous faire une confidence: je n’ai jamais eu aucune confiance dans les itinéraires vélo qu’on voudrait m’imposer. Je ne prends que ceux qui a priori semblent correspondre à mon projet et j’abandonne tout le reste.

Aller de A à B sans prendre le chemin des écoliers n’est pas toujours agréable, je le confesse

Les cartes? les guides? non je ne veux pas m’en embarrasser. Je navigue du point A au point B avec un GPS qui me donnent des indications fiables et précises et sur lequel j’ai repéré d’un waypoint ce que j’ai envie de voir et de visiter.

Londres-Rome. L’EVR5 dans sa déclinaison alsacienne vous garantira de faire du sur-place avec votre vélo.Longer le vignoble jusqu’à Cernay, puis retourner à Ensisheim avant de rejoindre Mulhouse, de quoi vous donner le vertige! J’ai déjà accompagné des cyclistes venant du nord complètement perdus alors qu’ils s’appliquaient à suivre cet itinéraire bucolique mais très peu évident. On voit bien que les Offices de Tourisme font tout pour nous retenir comme dans le Triangle des Bermudes.

Ce qui parfois aussi me place contre mon gré dans des situations peu confortables aux entrées de ville à grande circulation. Alors je prends des « chemins flous » de traverse lorsqu’un grillage scélérat ne me barre pas la route.

2 réponses sur « Faut-il faire confiance aux Voies Vertes? »

  1. La première fois qu’on est allé à Rome, un vieux monsieur qui travaillait dans les champs nous a demandé notre destination; c’était du côté de Lauw.
    « Wàss verdàmi uff Rooom ? mett’m vailo ? »
    Il faillit avaler sa serpette.

  2. Dans les voies vertes et véloroutes il y a de tout. De celles qui vous permettra de faire d’un trait Besançon/Mulhouse sans sortir la carte ou alors uniquement parce que vous êtes passé à coté du panneautage ou que celui-ci était absent alors qu’il était important, à celle qui est un véritable labyrinthe soit pour vous faire prendre un chemin où il passe 5 voitures de moins par jour soit pour vous faire passer à proximité d’un camping! A force de tours, détours et contours si la destination n’est pas indiquée en non-crypté sur les panneaux il est très facile … de revenir involontairement sur ses pas! A cela peut se rajouter la difficulté d’un changement assez fréquent de tracé car il semblerait que les véloroutes gènent les populations locales. Vu en Isère une portion de véloroute V63 qui n’est pas restée longtemps route agricole+véloroute et pour laquelle les chicanes aménagées en dur ont été rapidement supprimées.
    Le problème majeur des voies-vertes véloroutes c’est que souvent elles ne sont pas destinées à vous amener d’un point A à un point B mais à faire tourner le compteur de km de « piste-cyclable » comme pour les pistes de ski de fond. En ski cela ne me gène qu’en itinérance lorsque je fais par exemple la GTJ autrement c’est un avantage mais faire le tour de chaque sapin en vélo c’est pas le top!

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