Jour : 13 avril 2021

Molkenrain à VTT

Peu avant Turenne. La montée est bucolique. Je fais des étapes à pied quand le cardio arrive à 140

J’arrive au Molkenrain par le refuge des Amis de la Nature. Devant l’auberge, je vois apparaître un jeune garçon de 13 ou 14 ans. Il termine l’ascension du Molkenrain par la route.

Il court en culotte courte le walkmann sur les oreilles. Il fait pas loin de zéro degré.

Tu viens d’où comme ça?

De Wattwiller!

Je ne le crois pas.

Si, m’sieur! j’ai pris le Hirtz et après le Vieil Armand. J’ai mis une heure cinquante

Et tu n’a rien à boire?

Si j’ai laissé ma gourde au Vieil Armand pour la reprendre à la descente

Un phénomène!

Sur le chaume du Molkenrain alti 1040

Bon, ma grimpée depuis Thann n’a rien d’exceptionnel, j’ai pris le chemin classique

  • Bitschwiller
  • Grumbach
  • Pyramide
  • Becherkopf
  • Turenne
  • Molkenrain

Turenne-Molkenrain à pied, sentier caillouteux et grimpée trop raide pour moi sur 1,400 km.

Au Molkenrain, je cherche la difficulté, je prends la prairie jusqu’à l’auberge. Trop de neige, je marche.

L’âne se charge de neige

Descente glaciale par la route. Au km 20, je prends le sentier du Noyer et j’arrive à Steinbach.

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Le succédané de grossesse

Prononcer le mot mère est un non-sens car l’homme n’a plus de mère.

Il s’avale vite le roman d’Aldous Huxley a paru en 1932. Et il est parfaitement d’actualité avec les conséquences de l’épidémie qui conduisent l’humain à accepter des choses pas forcément choisies comme les privations de se déplacer, de se réunir et la presque obligation de se faire vacciner pour survivre.

Huxley a décrit une fiction dystopique, c’est à dire une société imaginaire d’où l’on ne peut s’échapper et dont les dirigeants exercent une autorité totale sur les citoyens.

Pas d’amour, juste de la fornication. Pas de procréation, des usines à concevoir par types de besoins sociaux. Des êtres prédestinés soit à devenir ouvriers ou intellectuels,…

Un monde effrayant ou chacun est invité à avaler son soma chaque soir pour mieux dormir, c’est à dire une drogue puissante qui vous rend euphorique.

Il faut le lire pour comprendre jusqu’où pourrait mener un totalitarisme moderne et mondialisé.

Et si vous n’êtes pas dans la ligne, on vous expédie en Islande ou chez les Sauvages!

93 jumeaux identiques sur une ligne de fabrication

Le VAE est-il un vélo?

ça ressemble fort à un vélo et pourtant c’est un VAE. Le VAE qui vient se nicher à la place du vélo commence à en déranger certains

Le vélo n’est pas en pleine croissance, c’est le VAE qui l’est

Isabelle et le vélo met les pieds dans le plat ce matin. Elle accuse le VAE de ne pas être un vélo. Sacrilège! voila le beau consensus brisé en morceaux.

lire son article

Moi j’avais depuis le début de cette foire au vélo-moteur temporisé. Pour ne pas dire finassé. En me disant le VAE c’est toujours bon à prendre dans la cyclosphère et autant de moins chez les bagnoleux. D’autant que chez les VAEistes, j’ai des copains, qui prenant de l’âge ou souffrant du cœur, ne rechignent pas à faire partie de notre communauté par atavisme et par proximité de pratiques sportives.

Lorsque je parcours ma contrée à VTT, force est de le constater, la plupart des VTT sont maintenant électriques.

Mais Isabelle en a marre de voir le marché du vélo grignoté, rogné, mangé par le VAE. Et pire! par ceux qui font du sport et qui se contre-foutent du vélo en ville.

Derrière cette bagarre sémantique qui fait dire aux marchands de cycles que le vélo est en plein boum, en particulier grâce à la pandémie, il y a un constat cruel: le vélo électrique écrase toutes les ventes de vélo normal au point qu’un jour parler vélo ne reviendra plus qu’à parler vélo électrique.

Je vois déjà le manège dans les clubs…certains confrères jeunes louchent sur le VAE. Pourquoi se faire suer le burnous le dimanche matin alors qu’avec un VAE, on grimpe aux arbres même après avoir mal dormi.

Sans parler des tentatives d’entrisme du VAE comme au Club des Cent Cols!…

Personnellement, quand mon club ne sera plus que VAE, j’irai faire mon vélo tout seul

La vie Covid qu’on vit

La vie c’est comme le vélo (Cadeau d’anniversaire qui trône dans mon bureau)

C’est terminé. Les binaires peuvent aller se rhabiller. Dans le match anti-covid, il y avait deux camps. Les anti et les pro-vaccins.

Parmi les anti: toute une cohorte de refuznik de la vaccination au nom de je ne sais quel complot d’empoisonnement massif, d’injection de nano-particules prenant le contrôle de notre quant-à-soi et tous les autres doutant de l’efficacité d’un machin sorti d’un prototype encore mal dégrossi.

Parmi les pro-vaccins, ceux qui croient que tout est arrivé et qu’on va enfin pouvoir retourner au bistrot…et se pavaner l’été prochain sur les plages de Copacabana.

La fin du binaire

Le binaire, c’est fastoche: on est pour ou on est contre le vaccin. Pour le Covid, ça se complique et il va falloir arrêter de compter en base deux.

Pour s’en convaincre il faut se rendre sur les réseaux sociaux et constater le magma diffus de vérités et de contre-vérités qui s’entre-choquent dans les deux camps.

D’abord votre vaccin n’empêche pas les gestes-barrières et ni d’être contaminé.

Ensuite rien ne dit qu’il ne faudra pas de rappels comme les bagnoles qui ont un défaut.

Et puis si un nouveau variant sévère se pointe genre brésilien Bolsonaro dans un vol Air France, on est repartis comme en 14 avec la grippe espagnole.

Boris a été obligé de rouvrir ses pubs because on n’arrêtait pas de vider les fûts dans la Tamise et les harengs à la bière ça faisait désordre dans les fish and chips.

Vous l’avez compris, ce qui gène dans le Covid, ce n’est pas les 300 morts quotidiens, c’est qu’on ne peut pas picoler.

200

Ma femme qui ne fait pas de vélo a eu tout de suite le regard attiré par la revue 200.

Réflexe de femme!

Bon moi les bonnes femmes je m’en fous, c’est le vélo qui compte et c’est 200 qui conte.

Ouarf! je vais avoir un tombereau d’insultes féministes en écritures inclusives.

Non, il est bien le 200 de ce trimestre.

Il y a un type, stakhanoviste sans doute, qui a fait le tour d’URSS en 1927, le Love Tour qui passe par Strasbourg le 15 juillet et qu’on pourra prendre en route, un feu Gnog LIL’Cobber qui clignote et qu’on voit de loin, un ensemble en laine de bure style Fausto Coppi des années 50 à 250 euros (glup’s!) et je me suis marré, la traversée des Pyrénées par la véloroute V81: un vrai désastre de malfaçons et d’ennuis!

Donc ne pas aller par là.

Bon , c’est un chero 200 et ça revient souvent. Finalement non, 22 euros les 4 numéros. Je me suis trompé.

A déguster sans modération.