Une guerre qui change tout


Avec l’agression de l’Ukraine par la Russie, la donne climatique est en train de changer.

Mais dans quel sens?

On peut se le demander. Certes, il faudra d’abord chiffrer les dégâts sur la population, les morts, mais aussi l’incommensurable étendue des démolitions, des pertes d’un grand pays comme l’Ukraine. Toutes ces pertes ne sont pas gratuites pour le climat. Il y a l’emploi des engins destructeurs, camions, aéronefs, missiles, armes,…et il y aura ensuite une nécessaire reconstruction mobilisant matières premières et énergies et donc des atteintes environnementales évidentes.

L’autre donnée de la guerre, ce sont les conséquences mondiales d’un conflit qui crispe les relations internationales en attisant les défiances et les méfiances, en s’affranchissant des retenues en faveur de choix technologiques favorisant l’environnement.

L’exemple qu’on cite en premier dans nos démocraties occidentales est celui de l’Allemagne. L’Allemagne pourtant en tête pour sa réussite économique et reconnue pour son pragmatisme politique.

Les coalitions allemandes ont toujours été attentives au mouvement écologique, et pourtant l’Allemagne n’a cessé de se tromper.

D’abord en se lançant dans une aventure anti-nucléaire irréfléchie, puis dans l’exploitation du lignite pour faire tourner ses centrales, enfin dans une autre impasse la liant au gaz russe.

40% du gaz allemand vient de Russie.

Dès lors on ne sait pas si le mondialisme économique de la planète va continuer sur sa lancée ou si chacun ne va pas tendre vers une autosuffisance de ses besoins qui puisse le mettre à l’abri du contre-modèle énergétique allemand.

La France est plutôt bien placée sur le plan énergétique, elle n’a pas bradé ses centrales nucléaires si utiles pour suppléer les énergies intermittentes qu’on ne cesse de nous présenter comme l’alpha et l’omega de la vertu énergétique. Mais la France ne produit plus grand chose. Sauf des voitures et des avions. Et de façon marginale car elle préfère filialiser ses activités ailleurs.

Peugeot est embarrassé car il manque de pièces sur ses lignes de fabrication. Elémentaire elles venaient…d’Ukraine, les pièces. Comme le blé.

Alors le monde écolo de demain qu’on ne cesse d’encenser aux bas des paraphes de bonnes intentions est-il réellement pour bientôt?

J’ai des doutes.

A deux semaines de la Présidentielle, on sait déjà que tout va changer, c’est à dire qu’on va faire comme avant.

L’essence à deux euros va précipiter dans le marasme tous ceux qui ne peuvent pas travailler sans y avoir recours et notre dépendance aux énergies fossiles va continuer à nous lier à des pays peu regardants sur l’avenir de la planète.

Mais nous, si on n’a pas de pétrole, on a des idées. Alors on va booster la bagnole électrique pour faire passer la pilule du pétrole cher.

Elle est pas belle la vie?

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