


Les associations cyclistes le déplorent à chaque fois car l’accident mortel à vélo est souvent lié à des ouvrages ou un environnement routier dangereux. (Comme sur cette image ci-dessus de Riedisheim où une cycliste a été écrasée en 2011 par un camion).
Seulement l’accidentologie des cyclistes ne relève pas seulement des ouvrages mal conçus, elle dépend aussi de nos comportements.
On ne peut pas relativiser l’importance de ces drames en tenant compte de l’essor du vélo car 244 tués, c’est 244 tués de trop.
Cependant il convient d’observer que la plupart des accidents mortels ont lieu hors agglomération et parmi des cyclistes de plus 65 ans.
Etant cycliste moi-même et adepte des départementales, force est de constater que l’étroitesse des chaussées et l’absence de rives entretenues nous mettent gravement en danger. Surtout si l’on roule à plusieurs. C’est pourquoi je préfère aujourd’hui rouler seul et ainsi pouvoir mieux contrôler mes trajectoires de bord de route et les intersections.

Pour le reste, le port du casque est indispensable si l’on tombe seul. Percuté par une voiture ou un camion, le casque ne servira pas à grand chose.
On s’en doutait déjà.

Autre paradoxe que j’ai maintes fois vérifié:
Ian Walker a découvert que les automobilistes et les conducteurs de camions commerciaux accordaient moins d’espace (et non davantage) aux cyclistes casqués.
La psychologie au volant est la suivante: « il est casqué donc je peux le serrer car s’il tombe il aura moins mal »
