
L’avènement de la trottinette est une réussite dans le monde des transports doux. Ces engins cumulent à la fois facilité d’emploi, faible encombrement, vitesse fulgurante…et prix attractifs. Une trottinette électrique coûte moins de 1000€ alors qu’un VAE atteint facilement 3000€.
En même temps voici de nouveaux types d’usagers pas forcément préparés à rejoindre les codes de la civilité.
Si les cyclistes sont accusés de ne pas respecter le code de la route par les automobilistes, parfois avec raison, les trottinetteurs ne sont pas en reste.
Ils pratiquent une « anarchie triste » rivés à leur guidon.
On pourrait dire de ces engins qu’ils sont furtifs tant on peine à les voir arriver. Je viens d’en faire l’expérience.
Bien sûr il y aura une adaptation progressive de la part des usagers et aussi des réglementations au fur et à mesure que les conflits d’usage vont se multiplier.
Mardi matin, mon jogging.
Je cours sur le trottoir, rue d’Aspach à Vieux-Thann, le soleil encore bas face à moi, j’avoue devoir baisser la tête pour assurer ma trajectoire quelques mètres devant moi et ne pas être ébloui.
Une trottinette me frôle soudain à grande vitesse. Impossible de la voir arriver! Coureur à pied sur le trottoir, je me sentais en sécurité, j’ai alors compris qu’on allait avoir des problèmes à l’avenir avec ces nouveaux comportements.
C’est d’ailleurs ce qui vient d’arriver à Mulhouse où la municipalité a décidé d’interdire les engins électriques dans le centre historique.

Les trottinettes et les vélos ne peuvent circuler sur les trottoirs sauf s’ils sont partagés et délimités par une bande visible. Sur le trottoir en question, cette bande n’existe plus, elle a été remplacée en 2026 par une voie centrale banalisée (CVCB), une chaussée étroite sans marquage axial où les véhicules motorisés circulent sur une voie centrale bidirectionnelle et les cyclistes sur les accotements latéraux appelés rives.
