
Etang à Cernay

Mon autre dada



Pluie abondante.
Repli exigé.


L’aboutissement d’une peinture traduit-il l’état de celui qui la réalise?
C’est parfois la question que je me pose, une fois mon travail achevé.

Que peuvent se raconter ces deux cyclistes:
Le meilleur dialogue soumis au vote des lecteurs emportera l’aquarelle

En 2007, j’allais à Village-Neuf. C’était le terme de la balade, il me restait à retourner à Mulhouse.
Au pied du canal de Huningue, le Rhin qui s’écoule et Weil am Rhein sur l’autre rive.

L’histoire….




Comment passer un après-midi maussade.
Ce n’est pas du pourring.
C’est du papier crépon collé sur toile. J’ai tenté le coup.


Est-ce que la peinture doit ressembler à quelque chose? C’est l’éternelle question.
Pour une fois je peux dire que ça ne ressemble à rien. Ou presque.

C’est toujours un ravissement de découvrir Rammersmatt en chemin.

Je vais au bout de la terre.
Et j’attends que la marée monte.
Rien à faire, juste attendre. Monter quand même sur les rochers!

Tulipes. Je veux bien le croire si on me le dit.
Je ne suis pas expert, alors je fais selon mon goût. Au départ je fais un fond, puis j’esquisse un bouquet. La finition est parfois trop longue et ç’est là qu’on rate. Mieux vaut s’en tenir à la première impression.
Je l’avoue, j’ai bricolé. Mais ça passe le temps.








Grande pluie à ne pas mettre le nez dehors.


J’ai un déficit floral dans mes compositions.
Alors je m’y mets.

Blumen
acrylique sur toile 46×38, peinture unique peinte de ma main (port en sus)
40,00 €
L’histoire…





Leucanthemum
acrylique sur toile 46×38, peinture unique peinte de ma main (port en sus)
40,00 €
Bon assez de chiqué, c’est des marguerites tout simplement
L’histoire…
D’abord un fond, noir, blanc, ocre…

Ensuite, accrocher au mur pour voir si ça rend bien…


J’avais déjà peint Moderne. Alors le nouveau je le décline en Moderna. Un bon vaccin anti-morosité.
C’est celui que j’avais raté hier. Je n’aime pas gâcher, c’est comme le pain dur, le lendemain je le ramollis. Peut-être un vieil atavisme de l’après-guerre, sans doute, vu qu’aujourd’hui on met tout à la poubelle. Je ne sais pas. J’avais bien suivi le tuto puis à la fin me fiant au prof, j’ai tout loupé.
Aujourd’hui, j’ai tout repris de tête et mis ma touche finale.
C’est très déco. Je vous le recommande.


On m’a dit « faut du moderne! »
Alors je tente le moderne



acrylique carton toilé 30×24
Peinture acrylique Leimbach chapelle Notre Dame (frais de port inclus)
25,00 €
Mieux Wotan que jamais!
Un calembour comme ça, je ne m’en croyais pas capable un vendredi matin
Lorsqu’on monte là-haut au-dessus de Thann, on s’arrête au pic rocheux surmonté d’un chêne mort appelé Wotan. Vraisemblablement en relation avec le dieu de la mythologie germanique du temps de l’Alsace allemande.
Le pauvre chêne est terriblement décati au fil du temps, au point qu’il se pare d’une gangue minérale du même ton que la pierre. C’est sa manière à lui de défier le temps et de paraître immortel.

L’histoire de ce chêne est rapportée sur le site de l’ami Pierre Brunner qu’on peut lire ici

C’est pas tout d’y dire, faut l’faire!
Je m’y suis donc mis avec les coquelicots. C’est Nelly Lestrade sur YouTube qui m’encourage avec ses tutos. Je la remercie chaudement de sa gentillesse. Allez voir ses travaux, c’est ici.
Premièrement, je fais une esquisse sur une feuille pour ne pas avoir à courir de l’ordi au pupitre à dessin.

Deuxio, le fond. J’attrape un 30×40 toilé de chez Action pour ne pas trop gâcher si je loupe car Nelly peint sur du 40X50. Mon fond est un bon galop d’entraînement au couteau après avoir mis le Geso. Puis je travaille les dégradés en tentant d’imiter la maîtresse. Pas facile d’avoir son coup de patte…

Troisio, apporter du rouge sur les feuillages. C’est là que si on gratte trop en déposant le rouge le vert réapparait. Pour le vase faut apprendre à faire des courbes avec le couteau, je galère. Puis je « bordure » à l’extérieur pour corriger avec du noir

Quatrio, voici les gentils coquelicots. A trois coups et à deux coups de couteaux…et les touts petits à seulement un coup…

Cinquio, manque plus que les petit cœurs avec les étamines et un peu de lumière blanche

N’oubliez pas de signer votre œuvre. Elle n’aura que plus de valeur (à titre posthume).

Travailler la peinture « au rabais », c’est comme ça qu’on peut considérer le croquis. Si on rate, tant pis! On use du papier fin qui ne soutient pas beaucoup l’eau. Mais l’attraction sera la mise en page, le contraste des valeurs. Bref, on voit si l’image vaut le coup d’œil. Ce soir j’en resterai au croquis qui me donne juste un souvenir de mon passage à Aspach un jour de neige.
Pourtant des carnets de croquis, il en existe de merveilleux. S’assoir au bord de la mer ou dans un recoin de village et dessiner ce qu’on aime. Juste un témoignage.

Nous sommes nombreux à faire le tour de ce bassin artificiel de Michelbach. L’insertion dans le paysage est réussie et le village y est mis en valeur. Nul besoin d’être un grand marcheur, le tour du lac est facile et adapté à tous les âges. Avec la neige toute la nature s’enveloppe de mystère et de silence.
Je redémarre timidement l’année. Une de plus! Se remettre à la peinture, c’est aussi difficile que de remonter sur un vélo.

Je fais juste un croquis.
Et ensuite je mets des couleurs pour donner l’illusion d’un paysage de neige.
La neige? elle se fait attendre en Alsace. Il faut monter dans le massif pour l’avoir ou la voir.