Jour : 13 décembre 2018

Rouler. Un peu.

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Un havre de paix au bord de l’échangeur routier

J’écris un mot pour faire mon titre.

C’est déjà le début de ma thérapie cognitive.

Thérapie, c’est beaucoup dire; je ne suis pas dépressif. Juste sensible aux choses de ce bas monde.

C’est à dire que dès mon retour de balade à vélo, j’éprouve le besoin de traduire mes pensées, mes émotions. Et si possible je m’applique « à faire beau », à respecter mes lecteurs et à trouver un cheminement, une cohérence parmi l’incertitude de mon itinéraire.

La sortie à vélo n’est parfois qu’un alibi pour raconter une histoire…et parfois éprouver le besoin d’en savoir plus.

Je suis roublard, je sais tout de suite dans la lande que le vent est de nord-est, c’est à dire froid.

Alors j’avance en longeant les haies protectrices, celles qui restent.

Puis je me cale dans la forêt.

Les étangs de Cernay sont un havre de paix comme un petit port bien abrité.

Je n’y ai rencontré qu’un cycliste avec un bonnet rouge tandis que je portais mon gilet j…

J’en fais le tour, puis je m’en vais.

Je butte toujours sur cette zone industrielle de Cernay et ses bâtiments sans âme.

Je longe des grillages à la recherche d’un improbable sentier bucolique.

Je franchis des ronciers…puis je fais demi-tour une fois coincé au bord de la voie rapide.

Je reviens sur mon titre.

Il change parfois car la tonalité de mes propos n’est plus en relation.

Aujourd’hui je garde mon verbe du premier groupe.

J’ai déjà posé mon point après rouler.

Alors j’ajouterai un peu, car mon voyage était facile aujourd’hui.

Liberté, égalité, fraternité

48266291_1075132769337632_371560618664132608_oLiberté, égalité, fraternité.

C’est la devise de notre République.

On s’en pare parfois comme pour mieux revendiquer notre vivre-ensemble.

Un vivre-ensemble chaque jour un peu plus malmené.

Ma liberté, dit-on, s’arrête là où commence celle des autres.

Vaste sujet bien difficile à démontrer lorsqu’on ampute un à un nos droits individuels comme par exemple quand le pouvoir vous défie de manifester ou vous prive de cette liberté d’aller et venir là où bon vous semble. Je pense en particulier à cette razzia opérée samedi dernier sur les Champs en contradiction avec le droit.

L’égalité est aussi chaque jour menacée puisque nos contentieux ne cessent d’invoquer ce manque de justice entre les puissants et les pauvres comme cette fameuse ISF qui focalise les rancœurs sur les ronds-points.

Enfin la fraternité.

Celle que nous avons rêvé est malheureusement mise à mal par cette société de plus en plus fractionnée et peuplée de gens devenus hermétiques à toute générosité humaine. Des indésirables « fabriqués » justement par notre République!

Vous avez dit « vivre-ensemble »?