Jour : 11 décembre 2018

Flamboyant

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Je n’avais pas de grandes ambitions.

Juste une promenade nature, comme d’hab.

Sur la digue, je m’arrête contempler l’étendue d’eau.

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Il a neigé la nuit dernière sur le Thannerhubel

La dame observe les oiseaux avec sa longue-vue.

J’en profite pour me renseigner sur le matériel.

Pas de doute, l’investissement est du même ordre qu’un beau vélo.

Il ne faut donc pas se tromper et se documenter avant l’achat.

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Compter 3000 euros avec le pied!

Puis je pars au bout du déversoir qui se jette dans la Doller…

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Déversoir de la retenue de Michelbach

Après mon passage chez les Gj…je file à Aspach-le-Bas.

Matthias est emmitouflé dans son sac de couchage, il mange les maquereaux à la sauce tomate que je lui ai apporté dimanche.

Sa situation n’évolue pas.

Avec les gelées, dormir dans la voiture devient problèmatique.

Je pense que son cas relève de la puissance publique.

En 2008, il a été accepté sur un terrain communal d’Aspach-le-Haut pendant six mois et il me montre la lettre où la municipalité lui demande de partir. Il n’ose donc pas renouveler sa demande qui s’assimile à celle d’un SDF.

Les communes semblent être réticentes à l’accueillir.

Pendant qu’il couche sur le papier des adresses d’amis à contacter, j’assiste au coucher de soleil.

Je les appellerai demain.

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Gilets jaunes, jusqu’où aller?

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L’apprentissage de la lutte

Après les propositions du président de la République hier soir, je suis retourné voir les gilets jaunes à Pont d’Aspach.

Rien ne filtre.

Les femmes s’appliquent à confectionner des panneaux revendicatifs.

Sans fautes.

Une mini société s’est installée autour du grand giratoire avec ses codes.

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Faut démonter le campement coté Belfort demain, la gendarmerie nous a prévenu du passage d’un convoi exceptionnel…et libérer la place centrale où sont stockés les fourgons roumains et polonais.

La rigueur de la filtration des véhicules est toujours présente.

Les campements sont consolidés après la bourrasque de vent.

Les cheminements piétons sont améliorés à l’aide de moquettes et les pentes reçoivent des escaliers de bois.

J’ai des nouvelles du syndicat dit l’un qui s’engouffre au fond d’une tente…

L’équipe qui contrôle les arrivées de l’A36 venant de Mulhouse fait ranger les camions sur la file de droite. Ils sont bloqués à l’aide de poutres de bois.

Les voitures sur la file de gauche.

On ne rigole pas.

Il n’y a pas de chef ici me dit un retraité particulièrement vindicatif.

Les routiers et les paysans sont des pourris, on devrait bloquer les camions plus longtemps.

En face, on déverse un camion de palettes destinées à alimenter les braseros.img_0257

Il ne faut pas aller à Paris. A Paris ils nous coincent. Ici on est chez nous. Personne ne peut nous déloger.

Les sapins de Noël sont déjà plantés.

Manifestement, on ne sait pas sortir du conflit. C’est le statu quo.

L’acte V est déjà dans toutes les têtes.

Je repars sur mon vélo.

Dubitatif.