Jour : 25 décembre 2018

Je suis rassuré

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Parfois je doute, je grimpe en haut de la colline trouver une inspiration. Puis je redescends.

C’est rare que j’expose ma bobine civile.

Rassurez-moi!

Pas besoin.

C’est quand la fin de l’année approche qu’on se penche avec anxiété sur la fréquentation de son blog. Une forme d’introspection où l’on juge de la pertinence de son action, de sa façon d’être et de communiquer.

A quoi bon mettre en ligne des articles, des photos, des points de vue, consacrer des centaines d’heures devant son ordi si c’est pour rien?

Je suis un vieux routier du vélo, mais ça ne suffit pas. Il faut encore trouver les raisons d’intéresser, de trouver à partager un étonnement.

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Mes lecteurs 2018 par pays. Ils se reconnaîtront.

J’imagine que mes lecteurs me ressemblent et m’accompagnent, certains depuis longtemps.

Voila, combien?, je ne sais plus…si ça me revient: douze ans depuis 2006 que je raconte des histoires sur le vélo, autour du vélo…et parfois même complètement en dehors du sujet.

Hors sujet, vélomaxou! me crient dans la marge certains lecteurs.

C’est comme si je prenais une mauvaise note.

Comme ils ont raison!

Un jour, j’en ai eu marre des forums de clubs où l’on rabâchait toujours la même chose.

J’ai crevé l’abcès, je suis parti, vivre ma vie sur un blog, parler de tout et de rien et aussi un peu de vélo. Des vélos? j’en mets de moins en moins sur mon blog. J’en ai marre des vélos en photo. Quoi de plus banal qu’un vélo! Je préfère le paysage. J’ai muté.

Un peu de matériel de temps à autre et ça suffit, ça nous suffit.

Après tout, un vélo n’est jamais qu’un cadre avec deux roues et un guidon.

Plus quelques accessoires.

On me l’a même reproché d’être souvent à coté de la plaque.

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158.000 vues en 2018, 70.000 visiteurs, le creux de 2017 est effacé . Merci à vous tous qui me lisez. Je vous le dois bien.

Il y aurait parmi mes lecteurs l’incarnation d’un profond apolitisme, ceux qui refusent au nom d’une neutralité de bon aloi de cautionner tel ou tel engagement au risque de rompre les liens ténus d’une confrérie cycliste secrète qui nous unit.

Ils on raison aussi.

Les protestations, je les entends, dirait qui vous savez…

Mollo vélomaxou! me disent-ils, à demi-mot.

Bon, je me calme.

Puis ça me reprend quand je ne résiste plus à cette révolte intérieure qui fait de moi un éternel insatisfait.

Je suis rassuré.

A demain.

Certainement.

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Pour le fun

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Les gros gants indispensables.

Rien de tel qu’une balade après réveillon pour se remettre en forme!

L’eau n’est pas glacée dans les flaques.

Je pars avec quatre couches dans la campagne environnante.

Éviter la route à cause du brouillard.

Le parcours standard me conviendra, c’est le tour du lac.

Avec ses quelques variantes, je peux rouler entre 15 et 25 kilomètres.

Assez par temps froid!

J’ai choisi la couleur « alpaga » de Google Photos pour redonner un peu lumière à mes images tout en conservant un certain velouté

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La FFCT dans tous ses états

L’image de la FFCT toujours en question

Ne l’appelons plus FFVélo!

Il faut qu’on se le dise une fois pour toutes: FFVélo est une marque de la FFCT, la Fédération Française de Cyclo-Tourisme.

Un peu comme si l’on disait passe moi un Kleenex au lieu d’un mouchoir en papier.

Cette question là a occupé une bonne partie de l’assemblée générale de la FFCT à Boulazac les 1 et 2 décembre 2018.

Attachés à leur appellation FFCT, les participants ont demandé des comptes à la direction et ils ont obtenu une contrition et la reconnaissance d’une communication mal maîtrisée.

Une pierre dans le jardin de la présidente Marine Cano?

On se souvient de la phrase lancée à la cantonade « la FFCT devient FFVélo » qui avait entraîné de l’incompréhension dans les structures et dans les clubs.

Tout est pardonné, la FFCT reste FFCT.

D’ailleurs Dominique Lamouller, l’ex-président de la FFCT et PRÉSIDENT DE LA COMMISSION COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE, explique pourquoi il a fallu créer la marque FFVélo…

Trop souvent avec notre ancien logo et un groupe de cyclos chevronnés, matérialisant notre pratique, nos clubs sont pris à tort pour un monde de sportifs inaccessibles…Il n’y a là absolument rien de choquant à ce que la marque de la Fédération parle de vélo et uniquement de cet engin et pas d’autre chose…Que nous ayons eu une communication mal maitrisée, je le conçois, mais pas du tout de mauvaises intentions. 

Il faut donc changer l’image du couraillon bardé de pub sur les départementales par une autre plus conviviale capable d’attirer le grand public.

Il serait temps.

Coût de l’opération marketing FFVélo: 140874 euros.

Concernant la nouvelle identité visuelle, la Fédération avait passé commande d’une étude auprès d’Altimax. Selon cette société le taux de réponses obtenues a été satisfaisant. Le coût de l’opération est de 140 874 euros (dont 35 000 euros provisionnés sur l’exercice précédent). L’essentiel du coût est dû aux honoraires pour l’observatoire et le conseil pour 92 259 euros. Le coût de déploiement de la marque (séminaire, opération club, présentation aux structures) représente environ 48 000 euros.

Parlons licences:

La FFCT le déplore: Le club n’est plus toujours le lieu des pratiques sportives.
Des applications digitales, des communautés sportives numériques
dématérialisées : c‘est l’Ubérisation !

C’est quand même vache d’assimiler les communautés numériques dématérialisées à de l’Ubérisation.

Faire du vélo à partir d’une plate-forme Facebook ou autre n’implique pas qu’on soit un forçat du deux-roues.

Rien n’empêche la FFCT et ses clubs de s’ouvrir à ces techniques de retrouvailles le dimanche matin ou le samedi.

Au contraire, à mon avis, il y a là un potentiel de jeunes qui échappent dorénavant à la Fédération. La FFCT a du mal à accepter que son modèle de club a pris un sérieux coup de vieux dans la façon de pratiquer et qu’il est temps d’évoluer avec son temps.

Alors, les licences?

L’hémorragie continue.

En 2017, la FFCT perdait 2400 adhérents par rapport à 2016

Ne pas confondre adhérents et licenciés payants, 7654 licences gratuites ont été délivrées en 2017

En 2018, malgré ses efforts, la FFCT n’arrive pas à inverser la tendance qui fait que bon an, mal an, elle perd 2500 adhérents par an.

Au 30 septembre 2018 le nombre des licences est le suivant :
LICENCES   %Vélo Balade 10 457 9,06 % Vélo Rando 92 131  79,81 % Vélo Sport 12 847 11,13 % Total 115 435 100 %

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La FFCT est retombée 27 ans en arrière en terme d’effectifs

C’est cruel, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Le tableau est encore plus noir quand on sait que les licences gratuites sont en progression (environ 10.000 licences gratuites sont distribuées chaque année à titre promotionnel (mon article de 2014)

Le nombre de licences payantes a fortement diminué passant
de 112 925 en 2014 à 108 368 en 2017. Le nombre de
licences gratuites a augmenté passant de 6 595 en 2014
à 7 654 en 2017.

Au total en 2018, le nombre de licenciés payants s’établit donc à 108368 soit sensiblement l’effectif de 1991

Le nombre de femmes se traine lamentablement à 18% et les jeunes à 10% des adhérents.

Il y a donc bien un problème d’image mais aussi de modèle sur la façon de faire du vélo à la FFCT.

Il y a eu presque 1 000 VAE de présents lors de la Semaine fédérale, soit pratiquement trois fois plus qu’en 2017 à Mortagne-au-Perche.

Ceci explique peut-être cela…