
Déambuler à Metz, depuis le Moyen-Pont et on tombe automatiquement sur l’ile qui contient le temple, la préfecture, le conseil départemental et la place de la Comédie.

Déambuler à Metz, depuis le Moyen-Pont et on tombe automatiquement sur l’ile qui contient le temple, la préfecture, le conseil départemental et la place de la Comédie.

Au moins ça passe le temps lorsqu’il pleut comme ce matin.
Pas de blague: c’est un travail suivant un tuto YouTube d’Elsa Weiss. Je lui dois donc beaucoup.
Au départ on commence par le fond.
Couteau et pinceau.
Et run! il faut se jeter à l’eau.
Le tuto défile et le peintre prof va plus vite que le peintre élève, alors il faut jouer de la touche k « mettre en pause » ou « lire ».
Je connais les passages « casse-gueule » comme à VTT. Les redouter ne suffit pas, souvent je rate. Alors je repasse.
L’harmonie de la mise en page est aussi primordiale.

Mon atelier est à présent fonctionnel.

Sur l’ordi de récup, j’affiche mes modèles ou mes tutos…et mon pupitre est devant, la lumière dans mon dos.

Je travaille essentiellement avec du matériel bas de gamme, c’est à dire des acryliques pas chères et des toile pas chères non plus achetées chez Action. Il n’y a que les teintes rares que j’achète en boutique spécialisée…et aussi les pinceaux.
Pour les pinceaux, j’utilise des plats, des langues de chat, des ronds et aussi des éventails.

Noyau dur et fracture

Je ne sais toujours pas si j’irai en septembre rejoindre mes amis du Club des Cent Cols sur les bords de l’Ubaye à Barcelonnette. (Mon précédent séjour date de 2012) Le club fait comme si on allait enfin reprendre nos voyages. Alors on ouvre la location des chambres et les hébergements. Mais en septembre on peut craindre de nouvelles mesures d’isolement si le fameux variant Delta du Covid se répand.
le gouvernement s’attaque au noyau dur des réfractaires à la vaccination.
Parmi eux toute une galaxie de gens plus ou moins informés où se côtoient des objecteurs de conscience et des adeptes de théories complotistes et de rumeurs, sans oublier les craintifs qui préfèrent au vaccin, on l’imagine, prendre le risque de la maladie et d’une réanimation incertaine. En dresser la liste serait trop long. Mais dans le pays de Pasteur il faut le constater, les opposants aux vaccins forment une sorte de plafond de verre au-dessous duquel il serait illusoire d’atteindre une couverture vaccinale collective satisfaisante pour nous protéger du virus et de sa propagation. C’est la France.
la carte de l’obligation vaccinale
Dès lors, mais c’est déjà un peu tard, le gouvernement n’a plus que la carte de l’obligation vaccinale à jouer s’il veut éviter un nouveau confinement à la rentrée et alors même que plus d’un Français sur deux sera vacciné. (52% de vaccination dans le Grand Est-1ere dose au 30 juin).
Il commence par les soignants dont on dit que la moitié sont opposés. Le comble! On mesure ainsi le manque d’exemplarité crasse de ceux qui sont amenés à nous porter assistance autour de notre lit de malade. On se demande ce qu’on apprend dans les écoles de soignants…et pourquoi l’on tarde tant à être coercitif.
Dans ma profession du domaine électrique, il y avait des règles intangibles, des prescriptions, des modes opératoires, des conditions d’exécution du travail et des habilitations pour travailler. Y déroger, y contrevenir et c’était la porte. A l’hôpital non! Chacun fait comme il veut dans un cadre de prescription laissé à l’appréciation personnelle et alors même que d’autres vaccinations sont déjà obligatoires pour exercer.
Le premier écueil pour le pouvoir sera donc de se lancer dans la coercition avec le risque de voir se dresser en face un contre-pouvoir politique trop heureux de pouvoir en découdre avec ce libéralisme mou qui nous dirige.
Élément nouveau et parfaitement dilatoire, le Président des directeurs d’Ehpad avance l’argument de personnels sous-payés et méprisés par l’État pour expliquer le peu d’entrain à se faire vacciner. Ainsi donc infirmiers et assimilés feraient du réactif imbécile.
voir le pays entier se fracturer?
Mais l’autre danger sera celui de voir le pays entier se fracturer entre les pros et les anti-vaccins. Fracturé le pays? il l’est déjà sur de nombreux sujets de société où viennent se télescoper pêle-mêle les questions sécuritaires, l’immigration, l’intégration, la PMA, les théories du genre, l’anti-racisme,…qui sapent la République.
Étant vaccinés, comment accepter qu’on nous reconfine au nom des autres? ni les individus, ni les entreprises ne l’accepteront. Il faudra donc fatalement décider de mesures discriminatoires pour isoler les non-vaccinés capables de contracter la maladie et de la colporter. On sera alors dans un vieux schéma moyenâgeux où l’on assignait les lépreux à résidence à l’écart des villes.
La rentrée de septembre promet de belles empoignades.
Faut-il fonctionnariser les maires?

J’ai inventé ça dans un rêve. Fonctionnariser les maires.
On n’a pas besoin de gens élus à grands frais par 20% des électeurs pour diriger une commune. Il suffit d’une compétence de directeur comme dans une grosse boite commerciale ou industrielle et de faire en sorte que le type (e) puisse être révoqué(e) s’il (si elle) ne fait pas l’affaire. Avec indemnités.
Ma commune de 8000 habitants est-elle bien gérée? qui ne se pose pas la question des communes où l’essentiel n’est pas fait ou laisse à désirer?
Faut-il mobiliser les citoyens pour obtenir in fine un conseil à faible compétence qui ne représente souvent que quelques notabilités peu tournées vers les nécessités de la communauté pourvu qu’on ne change rien à leurs habitudes.
Un fois les dépenses contraintes de la commune déduites, frais de personnel, remboursement d’emprunts, il reste peu d’argent pour les utilités de la ville:
On pourrait presque dire que ce sont là-aussi des dépenses imposées. Pourtant nos maires oublient vite les promesses de campagne et le contrôle du travail bien fait sur le terrain.
En ce sens Macron a bien fait de supprimer la taxe d’habitation puisque, comme disait l’autre, « où passe le pognon? ». Il est permis de s’interroger lorsqu’on voit le délabrement de certains équipements publics.
Il faut donc gérer au plus juste pour dégager les axes prioritaires en fonction de choix assumés.
Il faut des indicateurs qualité, des aides à la décision et des contrôles internes ciblés pour mesurer l’efficience des communes. A commencer par les personnels et les cadres et mesurer le service rendu quotidiennement.

Pour ma ville, on peut s’interroger. Faut-il construire un giratoire ou entamer une rénovation urbaine du centre historique? voila par exemple une question où manifestement ma ville a pris de mauvaises options.
Car les maires n’ont souvent pas les moyens de faire des choix pertinents.
Faut-il entretenir à grands frais des massifs floraux sans s’interroger sur la priorité qu’on leur accorde? Une fois un massif floral en place, ce sont des centaines d’heures de travail engagées chaque année par le personnel communal et donc un service entier de personnels qui pèse sur la latitude d’action communale. Externalisons tout ce qui peut l’être en terme de masse salariale…mais ne laissons pas les décisions à d’autres.
Dans une ville touristique, accorde t-on assez de place à l’accueil des visiteurs et à leur bien-être?
Les promesses de campagne? rien que pour le vélo qui n’est pas énergivore en moyens, ma commune est incapable de mettre en œuvre son programme. Pourquoi?
C’est la paresse d’une fonction, l’absence de contrôle, qui font qu’une fois élu, le maire s’endort sur ses lauriers.
C’est pourquoi je pense qu’on devrait nommer à la place des petites communes jusqu’à 20.000 habitants par exemple des administrateurs civils dotés d’un brevet de compétences comme peut l’être le directeur des services techniques et surveillés par un conseil d’élus.
Alors j’entends ceux qui disent que la commune est le berceau de la nation. Oui et les intercommunalités? que sont-elles sinon une façon de détourner le maire de ses responsabilités sans le contrôle des citoyens?
Les déchets? ce n’est pas moi, c’est l’intercommunalité
le prix de l’eau? l’assainissement? ce n’est pas moi, c’est Véolia cet énorme trust qui avale tout cru les communes
L’éclairage public? ce n’est pas moi, c’est délégué
Les salles culturelles? ce n’est pas moi, c’est délégué
Et dans tout ce méli-mélo, c’est le citoyen qui casque.

Je le trouve beau, ce Cruiser assisté avec ses beaux pneus de 26×4 à flancs blancs, poignées cuir.
L’assistance ne doit pas être superflue pour aborder les pentes.

Ce matin, mon club ne s’est pas levé. Alors je suis parti tout seul.
Aujourd’hui je tourne autour du Steinby. Les bois sont délicieux, les chemins recouverts d’humus qui sent bon.
Le monsieur étudie son itinéraire devant la Croix toute neuve. Le chien patiente. Il vont à Belfort par le GR5 accompagnés de deux ados. Ce soir ils comptent bivouaquer au chalet du Rossberg….puis Ballon d’Alsace.
Faut pas croire: ça grimpe pour accéder à la Croix de la Résistance et j’en bave.
Y compris pour poursuivre au Roi de Rome. Je me fais peur en surprenant mon cardio à 157 puls. Faut pas abuser avec ça. Parfois les bosses à VTT sont courtes alors j’hésite à descendre du vélo. Après je relâche au plus vite car je suis épuisé.
J’emprunte un petit single en rentrant. Des banderoles Crédit Mut tous les 100 mètres, C’est la rando organisée par Thann (5/10/20km). Les marcheurs pourtant se concertent, est-ce bien par là?
Après le château d’eau, je prends le raccourci étroit et, bzing, une éraflure sur le bras. Je cautérise à l’arrivée.
17km et 400m.






Faites-vous la sieste?
La question pourra paraître saugrenue voire infantile si l’on n’a jamais fait la sieste ou même en avoir éprouvé le besoin. Moi je la fais presque régulièrement. Le fait de l’âge? oui, mais pas uniquement. J’en ressens le besoin car je dors peu la nuit, dérangé par toutes sortes de bruits extérieurs, d’inconfort lié à la température, surtout l’été. Bref, j’ai le sommeil léger…alors que j’ai besoin de 7 à 8 heures de repos.
Faire la sieste ne doit pas conduire pour autant à entamer une deuxième nuit. Au bout d’une demi-heure, je m’assoupis volontiers après le déjeuner, je reprends vite mon dynamisme ensuite. Il est vrai que je consomme pas mal d’énergie avec mes joggings et mon vélo. Forcément ça fatigue. Mais je fatigue aussi du fait d’être tôt devant mon écran parfois à 6 heures car je ne veux pas manquer d’écrire ce à quoi j’ai pensé durant la nuit.
Je connais des amis pour qui la sieste est complètement hors de propos, ils ont de l’énergie jusqu’à la fin de la journée. Et pour eux, faire une sieste pourrait même les conduire à avoir « une gueule de bois » sans même les excès d’une table festive.
Sieste veut dire la sixième heure du jour, c’est à dire à midi
A vélo sur de longues journées, on éprouve parfois le besoin de faire une pause. Si je suis seul, pas de problème, je sors mon imperméable, je m’allonge dessus au bord d’un chemin et mon sac à dos me sert d’oreiller. En groupe c’est plus difficile car tout le monde n’a pas besoin de sa sieste.
On dit que
En règle générale, ma meilleure sieste est celle effectuée dans mon lit.

Il est rare que j’aille courir hors de la cité. Je suis monté en voiture jusqu’aux hauts de Roderen.
Traverser le Michelbach hors des sentiers, impossible aujourd’hui. Je me suis engagé dans des broussailles, des ronciers et des champs d’orties, traversant des barbelés pour aboutir aux bords d’étangs sauvages où les carpes se doraient la pilule.
En conclusion j’ai du courir bien au-delà de mes prévisions, soit 10 km.

J’avais mal commencé car voulant faire le sentier des Moineaux, au bout de 500m, j’ai perdu la trace. Me voila grimpant dans la prairie jusqu’à Rammersmatt. Puis j’ai contourné le mont vers Bourbach …pour aboutir aux quatre routes en haut de Guewenheim.

1h40 les 10km, pas de quoi pavoiser!

Je ne perds rien.
Sur le fond de mon carton, j’ai découpé un rectangle pour tenter de l’écume de mer.
Un horizon lointain et incertain.
Une mer sombre
Une côte parcourue de courant marin et d’écume.
A ne pas confondre avec pédales

Je m’entraîne sur du carton à peindre des pétales au couteau.
Mais comme je ne veux pas gâcher la toile, je prends un carton récupéré. L’exercice est à faire dans toutes les directions. Avant de songer à l’art, il y a la technique, je m’en rends compte. J’admire les artistes-nés, s’ils existent.

C’est aujourd’hui premier juillet que le marquage des vélos est obligatoire.
Pour les vélos neufs et d’occasion achetés chez un détaillant.
Six opérateurs de marquage sont agréés dont celui de Décathlon qui fera le marquage de votre vélo pour 10 euros. Pour les vélos de la marque achetés en magasin, le marquage est compris dans le prix d’achat.
Avec près de 300 000 vols de vélos chaque année – dont 7 % sont retrouvés et seulement 2 % rendus à leur propriétaire faute d’identification –attendons de voir si le dispositif va fonctionner.
Autrement dit:
J’ai mon propre avis sur la question mais je me trompe peut-être.
Un voleur ou un receleur qui roule sur un vélo volé va t-il être contrôlé à chaque coin de rue?
Comment reconnaître un vélo volé d’un vélo normal dans la masse circulante d’une agglomération?
J’attends de voir…
Nous sommes au milieu de l’année.
En ce premier juillet, le temps est mi-figue, mi-raisin. Les pluies ont considérablement détérioré la température avec 13°C seulement au départ.
Ran-tan-pont!
Rémy Neumann, le maire de Lutterbach, est fier. Il hérite tout près de la prison d’une belle passerelle refaite à neuf. Les taulards pourront se barrer par là et sauter dans le tram. Un conducteur de camion étourdi a accroché l’ouvrage et c’est la commune qui pavoise sans rien débourser. Sonnez fanfares et trompettes!

Didenheim en perspective
Didenheim qui a longtemps protesté des effets du trafic automobile de l’agglo a engagé des travaux de normalisation. Après tout cette commune serait sympa si on ne l’empoisonnait pas.


Transhumance

Élevage gazier à Traubach




On y est presque. Pour voyager en dehors de l’hexagone, il faudra présenter un certificat de vaccination si on nous le demande.
Avoir cette attestation papier ou la télécharger sur son téléphone va donc devenir un sésame instaurant, qu’on le veuille ou non, deux catégories de personnes, celles qui sont vaccinées et celles qui ne le sont pas.
Pour nous les frontaliers de la Suisse et de l’Allemagne, c’est presque une nécessité.
Ceux qui défendent la liberté d’être opposé au vaccin risquent de voir peu à peu le périmètre d’aller et venir se restreindre.
Je ne vais pas polémiquer. A quoi bon!
Personnellement, j’aurais rendu ce vaccin exigible en mai avant les vacances d’été et le débat n’existerait plus puisqu’il s’agit d’une mesure de santé publique. Mais la France tergiverse comme à son habitude avec toutes sortes de questions.
Pour ma part, j’attends encore que les organisations sportives et de tourisme exigent ce certificat pour réunir leurs membres lors des séjours.