Chronique de pandémie


Les chercheurs cherchent. Les confinés apprennent.

Puisqu’il faut bien se résoudre à vivre encore un mois enfermés, les confinés s’adaptent. Ils trouvent peu à peu un rythme lent dans leurs occupations.

Tondre le gazon? non, attendons demain, remettons au lendemain ce qu’on peut faire le jour même. Une douce indolence s’installe.

J’ai essayé. Pas facile, l’animal!

Hier j’ai d’abord peint un chien. Défunt le chien.Peintre animalier est une vraie spécialité que je ne possède pas. Mais pourquoi pas, va pour le chien! Il était beau ce petit…fox? avec son museau bicolore et ses oreilles lisses et correctement pliées comme des pare-soleils.

Sœur Anne ne vois-tu rien venir?

Pour tromper une séquence d’ennui je vais à la boite à lettres…un livreur! Il m’apporte un bouquin commandé bien avant la crise. Quelle joie! Un bouquin qui arrive, c’est comme si je partais en voyage.

Je le sors de son carton, il est souple dans son édition Points, 350 pages d’une écriture dense et sans marges.

Je me lave les mains.

Le type est au volant arrêté à un feu. Le feu passe au vert. Lui seul ne démarre pas. Tout le monde derrière s’impatiente, klaxonne…il ne démarre pas. C’est l’intrigue qui commence dès la première page. Avez-vous reconnu ce romancier portugais et le titre de son ouvrage?

Drive de confinement

A vélo ça marche aussi

Ouf! j’ai enfin réussi à la cinquième reprise à m’insérer dans le tableau de rendez-vous du Drive Leclerc. Ce sera vendredi 3 avril dans un semaine qu’il sera possible de renouveler son stock de nourriture. On va donc s’accommoder des restes. Jour après jour, nous avions peur d’aller en magasin ma femme et moi. Nous sommes des novices en Drive, ce système où un employé fait les rayons à votre place où nous avons compris qu’il était dangereux de se rendre.

Notre détermination a été renforcée lorsqu’on a lu, il y a seulement quelques jours, qu’il faut laisser ses achats « reposer » pendant trois heures avant de les manipuler.Il faut veiller à se laver les mains immédiatement au retour. Idéalement, laissez les aliments, hors produits frais, dehors pendant trois heures sans y toucher. Quand c’est possible, il est également conseillé d’ôter tous les emballages. Il faut laver les fruits et légumes comme d’habitude, et enlever la peau. Et, après chaque manipulation, toujours se laver les mains !(source Franceinfo: 26 mars)

L’illusion a fait flop

Informés, sur-informés, les confinés apprennent. Ils apprennent beaucoup des médias. Et aussi de la part des réseaux sociaux qui ne colportent pas que des fake-news. Notre Président a cru reprendre du crédit dans l’opinion avec son discours devant l’hôpital militaire de campagne édifié à Mulhouse. Après tant de cafouillages ajoutés, de faux-fuyants, comment remonter la pente du discrédit? notre pays est à la remorque dans bien des cas, il maîtrise imparfaitement le sujet après ces décennies de démolition de nos services publics. Attaqué de toutes parts, le pouvoir peine à trouver des alliés pour l’aider à redresser la barre. Devenir soudainement le chantre de services publics après l’avoir tant méprisé et après avoir fait gazer les infirmières, quelle indécence!

Ainsi notre hôpital militaire mulhousien de 30 lits a mis trois semaines avant de recevoir son premier malade…quand les Chinois ont mis, dit-on, dix jours pour mille lits.

Les Allemands ne se sont pas embarrassés, ils ont investi les gymnases vides d’élèves à cette période. Des immeubles vastes avec parking, eau et sanitaire au cœur des villes…Trop simple apparemment!

L’inexorable bilan

Notre confrère Thierry Crouzet, cycliste et ingénieur de formation suit jour après jour les chiffres de l’épidémie. Selon lui, notre pic épidémique se situerait vers le 7 avril. Il projette le nombre de morts et confesse « Je ne suis pas très à l’aise d’avoir entamé cette réflexion ». 10.000 morts sans compter ceux qui décèdent en maison de retraite dont on ne sait rien.

Pourtant l’urgentiste médiatique Patrick Pelloux note une embellie dans les hôpitaux: les services de traumatologie sont vides. Plus d’accidentés de la route, plus de fractures de VTT, plus de cols du fémur. Confinée, la France s’éclate moins!

Un malaise cardiaque? on préfère reporter à demain la consultation de crainte d’être contaminé aux urgences. Un mauvais réflexe conditionné par l’épidémie et le confinement.

Une réponse sur « Chronique de pandémie »

  1. Drive : moi j’ai eu 1 créneau au Leclerc Gay-Lussac le 31 mars (mais galère pour choisir les produits qui devenaient indisponibles après mise dans le panier) et j’en ai un autre à Carrouf pour le 6 avril ! Mais ça a été difficile et rien à faire sur le Drive Leclerc de Rixheim.
    Sinon pas sorti ailleurs que dans mon jardin depuis le début du confinement : HT 45′ que c’est dur, mais quel bien-être après la douche !
    Pour la bouffe on a encore 10 kg de patates, le congélateur, les conserves en bocaux stérilisés de l’an dernier; bientôt la rhubarbe dans le jardin et quelques feuilles de blettes.
    Pour la courbe à mon avis rien n’est figé et de nombreuses explications sur les modèles mathématiques sont sur Internet : dans le moteur de recherche de YouTube il suffit de taper : épidémie mathématiques (par ex .) . ensuite, … faut s’accrocher (pas toujours évident à comprendre si pas matheux).

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