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L’Ardéchoise 2021 en mode réduit

Comme il était à craindre, la rencontre 2021 de l’Ardéchoise va une nouvelle fois être perturbée du fait de l’épidémie de Covid19.

On le sait cette rencontre devenue culte attire des milliers de cyclistes chaque année et se prolonge pendant plusieurs jours, les participants étant hébergés dans différentes structures de la région et chez des particuliers.

Voici le message envoyé par Gérard Mistler, Président de l’Ardéchoise

Lors de notre dernière assemblée générale, nous avons décidé d’organiser coûte que coûte une Ardéchoise en 2021. Toutefois, compte tenu de la situation sanitaire, son format sera exceptionnellement modifié. Il sera en fait comparable à celui des premières éditions avec l’Ardéchoise classique en une journée le samedi mais aussi la possibilité d’une Ardèche Verte le vendredi. Ce sera comme un retour aux sources !

L’incertitude qui plane actuellement, nous a en effet poussé à renoncer à l’Ardéchoise en plusieurs jours et aux excursions hors du département de l’Ardèche. Cette année nous ne pourrons pas organiser les circuits avec hébergements, repas et transports de bagages. En revanche les 18 et 19 juin vous pourrez bénéficier de toutes les animations habituelles sur l’Ardéchoise classique et l’Ardèche verte selon des parcours cent pour cent ardéchoise (afin de ne dépendre que d’une seule autorisation préfectorale).

  • le vendredi 18 juin, nous organiserons l’Ardèche Verte habituellement programmée le mercredi au Nord de Saint-Félicien. Les cyclistes qui le souhaitent pourront également effectuer une boucle au cœur du pays de la châtaigne et tous se retrouveront à l’arrivée à Saint-Félicien.
  • Le samedi 19 juin nous vous proposerons les six parcours classiques à réaliser en formule cyclotouriste ou cyclosportive avec la possibilité de choisir son circuit en cours de route.

Début des inscriptions :

•   lundi 1er mars à 12h pour toutes celles et ceux qui étaient inscrits en 2020.

•   jeudi 1er avril à 12h, pour tous les autres.

Il est inutile de préciser que ce genre de foire cycliste est devenue pour moi l’archétype de ce que je déteste le plus dans le monde du vélo.

Les potins du lundi

Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin

Il faut faire comme si rien n’avait changé ou apprendre à vivre avec. C’est un peu en substance ce que disent les cyclistes. Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin…et aussi ceux avec lesquels j’accomplis quelques kilomètres le dimanche matin.

Chacun en prend son parti. La nouvelle génération vit masquée, le masque étant devenu un attribut vestimentaire. Sur nos vélos où le masque est impossible, on évite de cracher à proximité de l’autre puisque le vélo du dimanche est une activité qui met en œuvre nos ressources physiques et pulmonaires.

Les marcheurs semblent moins concernés par ces exutoires peu civils. Ils marquent la pause et vont chercher le mouchoir salvateur au fond de la poche. Tout simplement. Ils sont plus civilisés

Ces considérations peu plaisantes et triviales doivent pourtant nous rappeler que le virus vient se loger là, dans nos narines en premier lieu, et qu’il faut se garder de tout rapprochement potentiel avec l’épidémie. Les gestes barrières sont hélas encore les seules protections élémentaires faute de mieux.

Didier Rose dans son édito de dimanche dans les DNA faisait observer que  » l’État n’est plus ici à la recherche du temps perdu. Il est en quête d’instants gagnés. Personne n’ira croire que boucler des centres commerciaux ou imposer des dépistages à la douane inversera de sitôt la courbe des hospitalisations dues au Covid.« 

Les citoyens aussi ne recherchent plus le temps perdu: ils l’utilisent à bras le corps, croquant la vie à pleins poumons pendant qu’il est encore temps.

Van Der Poel, champion du monde de cyclo-cross, de quoi se divertir et être admiratif

Encore temps?

Oui, encore temps de cavaler dans la campagne. Même si on a très bien compris que les risques ne sont pas là mais plutôt là où la population se rassemble, dans les métropoles. Le conflit générationnel n’est plus très loin: la population active en a marre d’être stigmatisée alors qu’elle sait pouvoir passer sans trop d’encombres au travers du virus alors que les plus anciens sont à la peine.

Face au virus, nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Pourtant des territoires très peu peuplés comme la Haute-Marne avec 28 habitants au km2 rencontrent une tension hospitalière de plus de 100%, c’est dire que leurs moyens en réanimation sont dépassés (Haute-Marne 138%, Vosges 138%) . Alors non, on ne peut pas dire que le Covid soit seulement une maladie des métropoles puisqu’il sévit aussi dans nos zones rurales.

Si à la fin de la semaine, nous devons encore être enfermés, ce sera par la faute des statistiques qui épousent les vagues épidémiques sans savoir ce qu’on ferme ou ce qu’on ouvre pour peser sur le cours des choses. Bref sans savoir dans quel périmètre de liberté nous serons autorisés à vivre et au-delà duquel il sera interdit de dépasser les limites. Des restos ont tentés la désobéissance, des supporters de foot, des fêtards clandestins. Sans grand succès. Mais demain, ne risque t-on pas de voir émerger de plus grands mouvements de protestation comme ceux des Pays-Bas, ou d’Italie, ou d’Espagne?

Manifestement, chacun sent que le pouvoir sur la maladie est limité. Je ne sais qui disait « on a tout essayé », mais l’impuissance de l’Etat semble avérée. Nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Openrunner, le 20 km affiché

Openrunner, le créateur de parcours en ligne, ne perd pas de temps. Il affiche déjà le rond COVID de 20 km.

Lequel rond ne sera utilisable qu’à partir de samedi 28 novembre, rappelons-le.

Pour accéder à Openrunner (cliquer sur ce lien)

  • puis cliquer sur créer un parcours en haut à gauche
  • cliquer sur l’onglet COVID
  • déplacer l’onglet bleu sur le centre du cercle (votre point de départ) par exemple sur l’image ci-dessous le centre est placé sur Aspach-le-Haut
  • penser à « dézoomer » en cliquant sur l’onglet « moins » (au-dessus de l’onglet COVID) pour voir apparaître le cercle de 20 km
cercle de 20 km de rayon autour d’Aspach-le-Haut

Openrunner se met au Covid

trace automatique du cercle 1km avec l’onglet Covid

Épidémie de cyclistes

Ce matin, le Gouvernement donne des conseils aux cyclistes dans la presse.

C’est nouveau. On ne s’y attendait pas tellement le vélo a toujours été considéré comme quantité négligeable parmi les mobilités alternatives.

En plus de l’épidémie de Covid qui ne cesse d’inquiéter, un nouveau problème vient encombrer les bureaux des ministères, celui des cyclistes qui envahissent les villes…et son corollaire collatéral: les accidents en hausse.

Fatalement, si l’on a manqué de masques et de lits de réa, on manque aussi cruellement d’infrastructures cyclables pour faire face aux nouveaux comportements des usagers.

La France découvre que là aussi elle est en retard. Elle a tracé des pistes à la hâte en réquisitionnant des voies urbaines pour les vélos. Mais phénomène nouveau, voici que les Français découvre le B.A BA du vélo et ses prérequis: connaître tous les pièges de la circulation à vélo.

Des habitués des transports en commun, de la bagnole, qui subitement devenus cyclistes ne savent pas où se faufiler dans la jungle des cités, comment traverser des rails, comment se positionner à un carrefour, comment éviter d’être broyé par un camion, …et être attentifs à tous les dangers potentiels qui vous entourent.

Notre éducation cycliste reste à faire.

Le militant de la cause du vélo que je suis ne peut que se féliciter de cette prise de conscience subite générée par un réflexe de protection anti-Covid .

Le marché du masque en hausse

Masque pour cycliste
Masque pour sourire

Le port du masque se généralise dans le domaine public. Cet accessoire va t-il devenir un attribut naturel dès lors qu’il semble un des seuls moyens de se protéger en cas de présence rapprochée.

Masque pour marin

Si le masque évite de contaminer l’autre, il n’en demeure pas moins problématique lorsqu’il s’agit de faire du sport ou plus simplement pour manger ou boire.

Masque pour cycliste, la nuit…et pour Gilets jaunes, accessoirement

On oublie la kinesthésie du visage masqué. Ne pas savoir à qui l’on a affaire, ne pas surprendre son sentiment d’un simple regard facial est un handicap pour nos futures relations…surtout amoureuses.

Masque pour patriote

Mon facteur masqué est-il le bon facteur?

Êtes-vous celui ou celle que vous dites? ou que vous prétendez être? on imagine que les quiproquos ne vont pas tarder…sans même évoquer ceux qui vont s’engouffrer dans la brèche du masque pour commettre larcins et agressions et déjouer la reconnaissance faciale qui nous attend en tous lieux…

Masque pour la piscine
Masque pour nudiste
Masque carnassier
Masque sous-vêtement pour sortir le soir…ou pour rester chez soi
Masque pour rouge à lèvres
Masque porte-monnaie
Masque quand on a faim
Masque pour boire. A assortir à la boisson

Le coup du masque

Avant le Covid-19, il existait déjà des masques adaptés au vélo contre la poussière
(Masque antipollution Nano Light® 129€)

Voici venu le jour où nous sommes livrés à nous-mêmes. Méfiance! Le but du jeu est périlleux: comment ne pas se choper la mort…c’est à dire le virus qui décime les plus 60 ans très facilement.

Après la saga des masques perdus, retrouvés, commandés, pas arrivés, périmés, voici le coup du masque.

Le mécanisme marketing est connu. On raréfie le produit, on le rend indispensable grâce aux mesures sanitaires et hop! les coûts s’envolent.

C’est le coup du masque.

Sur Facebook, on dit que cette boite de 50 masques coûterait à présent 47.50€

Alors mes amis, il y a une réponse: faites vos masques vous-même ou achetez les aux couturières en mal de boulot!

Après avoir obtenu votre masque, reste la question du port.

En principe, dès que vous sortez dans l’espace public, le mieux est de le porter tout de suite. Y compris à vélo! vous éviterez ainsi de respirer des micro-particules et de le tripoter à chaque fois. Ceci n’est valable que pour la pratique du vélo en ville. Sur route, à VTT, j’ai essayé: impossible de conserver mon masque en coton tellement j’ai besoin d’air à l’insufflation. On risque de s’étouffer!

Rappelons que le port du masque n’est obligatoire que dans les transports en commun et dans les magasins qui l’exigent comme chez votre coiffeur.

Je me suis fabriqué des masques lavables en coton deux couches cousus maladroitement, certes, mais tout aussi efficaces.

Masque coton 2 couches lavable, confectionné par bibi. Zéro euro. Quel radin!

Comment contrôler l’efficacité de votre masque?

Allumez un briquet et tentez d’éteindre la flamme en soufflant à travers le masque. Si vous n’y parvenez pas, le masque est réputé bon. Entendons-nous: un masque dit alternatif ou grand public filtre d’abord vos secrétions aérosols, en conséquence vous protégez l’autre…et par voie de conséquence si « l’autre » n’a pas de protection face à vous, vous êtes peu protégé par votre masque.

Cependant vous avez cousu un masque qui va limiter la transmission de vos postillons et améliorer vos gestes barrières en diminuant la transmission par contact main-bouche! Un masque en tissu c’est donc mieux que rien ! (source)

Etes-vous plus à risque Covid? faites le test de l’Institut Pasteur

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