Le vélo dopé

Vous allez vous dire, ça y est Maxou va encore dire du mal du vélo électrique.

Raté!

L’empreinte d’un éléphant du PS

Je rentre d’un séjour familial dans l’Hérault et notamment dans la périphérie urbaine de Montpellier, la ville dont Georges Frêche, le maire PS de l’époque mitterrandienne, avait prédit que sa ville serait la Surdouée. Puis il s’était lancé dans une série de projets mégalomaniaque, plutôt réussi comme l’ensemble résidentiel Antigone en réponse à son prédécesseur ayant adossé à la magnifique place de la Comédie un affreux complexe commercial prénommé Polygone.

Mais Georges Frêche c’est aussi un projet moins réussi comme port Marianne en pleine ville où malheureusement la rivière Lez a été incapable de fournir assez d’eau pour rejoindre la mer à Palavas…et c’est aussi cet incroyable tas d’ordures ménagères enfoui durant des années en bordure de l’étang des Moures à deux pas de la mer.

Posé ce contexte, l’agglo de Montpellier est désormais étouffée par la surpopulation et son corollaire incontournable l’expansion de l’automobile en dépit d’un réseau de tram fort conquérant et gratuit pour la population locale.

Donc on pense vélo?

Dans l’âme d’un cycliste né, on pensera que la réponse écolo dans une ville qui étouffe sous son expansion galopante (l’agglo compte 520.000 habitants et progresse de 1,8% l’an), c’est tout naturellement le vélo qui va compléter à merveille le tram et permettre de se déjouer des encombrements urbains.

Oui et non.

Oui le vélo est très présent dans l’agglomération mais c’est très inégal d’une commune à l’autre car l’ensemble est englué dans un fatras de rocades et de voies construites à la hâte et souvent bâclées où seul l’automobiliste s’y retrouve.

Un des caractéristiques des infrastructures cyclables est l’absence délibérée de continuité dans les axes directeurs conjuguée à l’absence de signalétique.

La preuve est particulièrement flagrante dans la partie sud où pour se rendre à Palavas il faut longer le Lez et traverser la ville de Lattes en empruntant un itinéraire complètement ubuesque autour de Port Ariane et franchir une intersection particulièrement dangereuse.

Lattes est un chef d’œuvre d’incohérence et de bricolage en matière de mobilités douces. On notera l’extrême délabrement du chemin de saint Pierre qui dispose à son extrémité de la seule passerelle permettant de traverser l’autoroute à vélo ou à pied, le rond-point de saint-Pierre où la bande cyclable est à l’abandon et enfin la traversée du pont de Lattes où piétons et cyclistes doivent affronter pas moins de six intersections le long d’étroites bandes de trottoirs lattés ne dépassant pas un mètre 50 de large en bidirectionnel avec un trafic routier particulièrement dense.

Mais alors, on fait du vélo à Montpellier?

Oui on fait du vélo à Montpellier. Mais un phénomène nouveau mérite qu’on s’y arrête, celui de la trottinette, électrique cela va sans dire!

La trottinette électrique est devenue dans cette grande agglomération urbaine un fait de société. Qui n’a pas sa trottinette pour se déplacer en ville passera pour un hasbeen, sans parler de ces nouveaux engins hybrides appelés UrbanGlide ou draisienne électrique.

La trottinette électrique révolutionne le déplacement individuel urbain. On la trouve partout et entre toutes les mains.

Sur les voies de tram où elles sont souvent aussi rapides que le tram lui-même, dans les rues, sur les trottoirs et sur les pistes cyclables où elles filent bien au-delà de la vitesse permise. Des ados, des jeunes filles, des mères de famille qui vont chercher les enfants à l’école, des employés se rendant au travail,…

La trottinette est devenue un passe-partout de la mobilité individuelle avec son guidon pliant qui la rend discrète dès qu’on s’arrête pour prendre un transport en commun.

Les forcenés du vélo ont du souci à se faire s’ils veulent continuer à promouvoir le deux roues en ville car la trottinette sait se déjouer parfaitement de notre militantisme pro-vélo et devient l’archétype de cette anarchie joyeuse.

Pierre Sansot dans « Chemin aux vents » (Payot) ne se sent pas concerné par les associations des deux-roues avec poussettes, badges et pancartes…Il ne se satisfait pas de la segmentation des flux et des espaces (à chaque véhicule sa bande, son parcours)…il préfère inventer au coup par coup (ses) règles, (ses) itinéraires, « faire l’indien ».

Le trottinetteur rejoindra Pierre Sansot car avec cet engin les codes de la route ou de la rue deviennent totalement inutiles et même inconnus de la plupart.

Maritime

Je suis là

Mon magasin des souvenirs est constitué d’un fatras numérique que je peine à mettre dans l’ordre à mon retour de voyage. Des photos, des traces, des brouillons de cols à recopier au propre.

Ce matin, inextricable dépouillement de mes traces enregistrées dans le sud. Je suis vénère comme on dit en novlangue car c’est un boulot de titan. C’est que je tiens à ma comptabilité quasi notariale des kilomètres, ascensions et collinets franchis.

Les cols de la quinzaine passée

chaque année, c’est un peu plus difficile

En un mot, pour moi, c’est viral. Non j’ai voulu écrire vital. Mais viral, c’est bien aussi.

Mon GPS Map62S fait des facéties, il recrache pleins de trucs que je dois remettre bout à bout. Il ne se trompe pas mais il faut savoir le conduire.

723,42 km!

Parfois oubliant d’arrêter la navigation à la fin de la journée VTT, il ajoute tout bonnement les 680km du retour en Alsace le lendemain!

Bon, au bout d’une heure, je suis parvenu à retranscrire tous les fichiers dans Openrunner et dans Garmin Connect, la base qui tient à jour mon activité physique.

mon activité des quinze derniers jours consolidée

Vous me direz, à mon âge certain, je m’interroge sur mes certitudes d’être sur le bon chemin. Faut-il encore s’astreindre à tenir à jour ce palmarès?

Chapelle de Jouffe à Montmirat
Mon petit détour à la chapelle de Jouffe est fidèlement retracé sur Openrunner
Je revisite devant l’ordi mon invraisemblable périple dans le maquis gardois pour atteindre un modeste col au km 19.5

Les parcours non construits à l’avance, c’est bien aussi. A coté des déconvenues, il existe aussi des découvertes

le long de l Mosson, on a disposé des barrières textiles. En pente. Pourquoi? pour empêcher les tortues cistude d’aller vers la rivière mais pas les reptiles. La Mosson va être pourvue de digues

Bziiiiii-bziiiiii

L’inévitable port de plaisance

J’ai franchi l’autoroute par la passerelle et j’ai longé ces friches en attente de la voracité foncière.

La ville surdouée n’a pas dit son dernier mot

Montpellier fait partie de cette mégalopole que seule la mer pourra arrêter.

Un cycliste des lieux me conduit jusqu’à Villeneuve suivant son itinéraire habituel. Son bon vieux Gitane est aguerri, il a des pneus increvables. C’est mieux pour aborder les scories de la périphérie.

A la cathédrale on se quittera.

Aux abords de la cathédrale

J’ai été intrigué par le bziiiiii-bziiiiii que je n’attendais pas si tôt. Je savais que depuis plusieurs jours ce bruit caractéristique était celui de la mort des plaquettes de freins.

Un bziiiiii-bziiiiii caractéristique venant du frein arrière
Mer calme

J’ai opéré sur le champ grâce à des plaquettes encore bonnes dans mon sac

Hélas j’ai trop attendu, j’ai commencé à mordre la ferraille avec le disque
Palavas
Retour à la capitale

Mal de mer

Pour rouler sur le sable il faut aller dans le dur, c’est à dire au bord de la vague.

Envie de mer?

Rien de compliqué, je prends le VTT et je vais à la mer.

J’ai renoncé à rouler sur la plage car le sable et l’eau de mer sont hautement corrosifs pour le vélo. Un gros Fatbike électrique et chargé de sacoches s’est engagé en direction de Mireval. Même pas peur pour son vélo.

Le symbole du poisson glouton n’est pas à mon goût
Miam

A l’abbaye demi-tour. Je rentre par le chemin de halage le long du canal de Sète puis je longe le Lez

Maguelone

Ces perpectives linéaires ne sont pas habituelles. En courant mon altitude varie entre -3 et +10 m. C’est l’incertitude du GPS. Mais en réalité je cours sur du plat pendant 10km. Rejoindre d’abord l’abbaye de Maguelone, c’est le bon plan. Je longe le canal du Rhône à Sète. Une fois arrivé à l’abbaye je suis forcément obliger de rentrer au point de départ. On me demande parfois si j’étudie mon parcours: non. Je me contente d’estimer la distance de mon point de retour au fur et à mesure que j’approche.

Au retour la route qui longe la mer est glissante, curieux phénomène avec 12 degrés. Quand j’aborde le camping je sais que je vais trouver l’esplanade de la rive droite de Palavas. Presque déserte.

L’esplanade est déserte

J’ai bouclé mes 10 bornes. Je suis bien, je vais bien.

Bord de l’eau

Bord de mer

Je m’attarde comme si je devais faire un plein de vues avant de regagner le ch’nord.

Dans le sud on est bicardinal. La géographie est verticale. Le Grand Est n’existe donc pas. C’est pratique pour simplifier la culture hexagonale. A partir de la Loire, c’est le nord. Et pour la langue, itou. Ici c’est l’Oc.

Rectiligne mais zone de rencontre limitée à 10km/h pour les vélos (Palavas)
Passerelle de l’abbaye
Expo le long de la piste cyclable à Villeneuve
Retour le long du Lez

Littoral

Les flamands roses aux anciens salins

Temps lourd et nuageux. Mais un vent agréable vient compenser la chaleur. Je reste le long du littoral.

Le long du littoral et des étangs

Un site d’aéromodélisme. Les planeurs sont aspirés dans les thermiques et les pilotes mettent en piqué pour assurer la visibilité des aéronefs. Le site est historique, il permettait aux Nieuport de faire des escales.

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Une passerelle pour tenir les cyclistes a l’écart de la route
L’Hérault a fait d’énormes progrès en matière d’infrastructures cyclables. Beaucoup plus que le Haut-Rhin. Ce qui fait la différence c’est la continuité des axes et les tracés et les itinéraires « apaisés » dans cette zone à fort potentiel touristique.
Pour accéder au Collinet de la Tortue qui culmine à ….82 mètres il n’y a pas de piste cyclable mais je choisis une sentier caillouteux.
J’irai flâner au retour vers les étangs palavasiens et l’abbaye de Maguelonne

Autour du Méjean

Je commence par le Méjean. Très sympa et à l’ombre. Puis je monte sur Fangouse pour la vue sur mer. Les taureaux et les chevaux nombreux. Je traverse Palavas, les restaurants ont pris possession de la rue.

Le long de la rive droite les cyclistes sont désormais interdits sur la promenade. Trop d’incivilités, sans doute. Arnaché de pied en cape, je dénote parmi la gent sous la canicule.

Cette fois Palavas exclut les cyclistes et les trottinettes des promenades. Peut-être trop d’abus? (image rive droite coté Maguelone)

La mer à VTT

Malgrè le temps médiocre, je réussis à faire un tour de mer. Inhabituellement agitée, je profite du beau spectacle.

Écluse sur le Lez

Je quitte Montpellier par le Lez. Le plus simple pour éviter la route, c’est de suivre le cours d’eau bien équipé pour les cyclistes le long des berges.

Palavas les Flots

Le longe la côte jusqu’à Carnon, puis je contourne l’étang

C’est l’heure du casse-croûte
Au bout du port

https://www.openrunner.com/r/10926116

Bike à sable 

J’ai essayé ce matin le Bike au bort de la mer.
Dans les dunes, impossible.

Mais au bord en suivant le fil de l’eau, le sable est assez consistant pour rouler. Continuer à lire … « Bike à sable « 

Farniente

Farniente.

Ne rien faire me semble déprimant.

Alors je médite.
Je médite tout en observant mes semblables au bord de la plage. Continuer à lire … « Farniente »

Montpellier-Palavas-Maguelone

Palavas

J’ai pris mes quartiers d’hiver.
Il est vrai qu’avec dix degrés de plus qu’en Alsace, on ferait presque du vélo en maillot.
VTT aujourd’hui pour découvrir le Lez depuis Montpellier et ce que l’homme du sud n’a pas encore bétonné dans cet espace littoral languedocien. Continuer à lire … « Montpellier-Palavas-Maguelone »

Vélomagg, le vélo pour aller à la plage

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Vélomagg, le vélo pour aller à la plage

vélomaxou

Gérés par les transports urbains de la TAM à Montpellier, ils sont solides.

Porte bagage soudé au guidon.

Pneus Schwalbe increvables.

Pas de chaine et deux boites de vitesse!

Il faut au moins ça pour grimper au Peyrou.

On les trouve dans l’agglomération de Montpellier…jusqu’à
Palavas au bord de l’eau.

Outre le poids prohibitif de ces « chars d’assaut », leur gros
défaut c’est qu’on se les fait voler très facilement en dépit des
antivols.