Étiquette : Valjoly

Remiremont

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Comme j’aime le faire, je revisite mes images de voyages à vélo.

Ici, il s’agit de mon voyage à Valjoly.

Si j’ai le temps, l’envie et…l’inspiration suffisante, je vais peindre les images que j’apprécie le plus.

C’est au bord du plan d’eau de Remiremont que je pique-nique.

Un plan d’eau où il y a quelques années (en 2014) un garde chiourme prétendait interdire aux cyclistes de circuler.

Cette année, personne n’est venu me déloger.

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Valjoly mai 2018, mes images

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Montée à Bussang Steingraben
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voie verte Bussang-Remiremont
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Plan d’eau Remiremont
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Maison romaine Epinal
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voie verte Epinal-Charmes
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voie Charles le Téméraire à la Maxe
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Thionville
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Fort Immerhof ligne Maginot
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Boites à lettres à Dudelange (Luxembourg)
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cimetière à Esch sur Alzette
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signalisation luxembourgeoise sans faille
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Entrée en Belgique
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Arlon (Belgique)
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Maison typique dans la campagne belge (Thibessart)
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La campagne wallonne (Juseret)
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Boite à lettre à Bercheux, un monument!
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signalétique belge pour marcheurs
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Auberge à Belvaux
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Insolite, elle veut traverser la nationale (Givet)
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La Meuse à Givet
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la Meuse et Chooz
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Hôtel de Ville Aubrives
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Hierges, village médiéval
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Couvin, loco au milieu d’un giratoire!
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Lompret, éolienne
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Lompret, le village
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Lompret
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Valjoly le lac et ses installations touristiques
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La vie de château pour un soir à Liessies (château de la Motte)
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Bière de Chimay, inévitable!
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Avec mes Amis du Randonneur
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Abbaye sistercienne de Scourmont
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frontière belgo-française à Regniowez
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histoire de la douane
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ancienne douane
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Rocroy
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Moncornet, pique-nique et table médiévale d’origine
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Duguesclin? (Moncornet)
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Moncornet, la famille de Croÿ, ses ardoiseries,…son château fort
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Moncornet
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Charleville – Mézières, la place ducale
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Mézières, l’hôtel de ville
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Entre Charleville et Vouziers, ça monte puis ça descend (Champigneul) Faut gérer!
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Vouziers, cinéma les Tourelles
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Vouziers-Ste Ménéhould, la méditation du cycliste

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église typique Le Chemin (j’ai coupé un affreux poteau en béton à droite)
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pique-nique à Nettancourt (Meuse)
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Coucou Saint-Dizier (Haute-Marne), une ville que je connais bien
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Chamouilley, je vais rouler toute la journée sous la pluie
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C’était avant
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J’ai mis les capuches sur les sacoches et le pantalon imperméable.

Il me manque un sur-casque étanche.

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Cirfontaines en Ornois et son radar
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Mandres en Barrois, pause chez un ami
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Neuchâteau, ma ville de naissance
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Mirecourt
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A Darnieulles, j’ai hâte d’arriver
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Le lendemain je quitte Epinal. Archettes. Il ne pleut plus
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Remiremont
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giratoire voie verte Moselle/Moselotte à Dommartin les Remiremont
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La Moselle à Rupt
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Temps incertain en montant à Bussang
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La fourmi de Saint-Maurice sur Moselle

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source Marie à Bussang
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retour en Alsace (Urbès-Wesserling)

Le voyage à vélo

IMG_6160.jpgY aurait-il plusieurs conceptions du voyage à vélo?

Oui, heureusement.

D’ailleurs le terme de voyage évoque un déplacement dans l’espace plus ou moins contraint et dans un but personnel affiché ou non qui laisse toute latitude à chacun de l’entrevoir à sa façon.

Mon dernier voyage à vélo a donc été celui d’un pari: rejoindre mes Amis du Randonneur lors de leur séjour annuel à Eppe Sauvage dans l’Avesnois (Nord).

Il y a donc ceux qui combinent leur déplacement avec plusieurs modes, le train, la voiture, le vélo, la marche,…

J’ai choisi le tout vélo.

Bien sûr, il y a des zones à traverser sans grand intérêt touristique.

Alors dans ce cas là, je pédale et c’est tout.

La variété de la campagne mérite pourtant de s’arrêter autour d’insignifiants repères, ceux qui témoignent d’une histoire locale, d’une légende oubliée, ou même d’une rencontre insolite.

Je le sais, je ne partage pas toujours sur le plan méthodologique l’approche de tous mes amis qui conçoivent le voyage à sacoches d’une autre façon, celle de voyages au long cours en autonomie totale, à l’écart du temps et des contingences.

Je sais de quelle pratique cycliste je viens.

Donc je m’adapte…et j’adapte ma machine.

Je n’imagine pas (pas encore) transporter ma maison avec moi, tente et matériel de camping…doubler le poids de mon bagage.

Le choix du vélo

J’ai résumé l’équipement de mon vélo iciIMG_6143.jpg

Beaucoup trouveront incongru d’équiper une machine légère de la sorte. Le vélo pèse 12,400 kg avec son armement…et les sacoches Topeak 7,100 kg soit 19,500 kg sans le pédaleur.

Je sais que ce type de vélo tel qu’il est chargé échappe à tous les canons du cyclo-voyageur

  • des pneus fins qui génèrent de l’inconfort.
  • ensuite un chargement arrière totalement contraire aux usages qui veut qu’on charge d’abord l’avant

Oui, je sais tout cela.

Alors, je le fais quand même pour seulement 10 jours.

Vous l’aurez remarqué, il faut avoir des développements adaptés.

J’ai donc pour franchir les plus fortes déclivités un 33×32.

J’ai le souvenir d’une déviation impromptue lors d’une foire aux puces en Belgique où l’on m’a expédié dans un raidart de 9% mal pavés.

Évidemment la dernière ressource est de monter à pied.

La navigation

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Un GPS, un compteur, une compas, …et l’iphone sous les yeux

La navigation est un terme de marine qui me convient bien.

A vélo, on passe successivement de la navigation à l’estime à la navigation satellitaire.

J’utilise un GPS.

Pas de cartes papier.

Ma route est pré-tracée, je peux m’en écarter et y revenir quand bon me semble.

J’ai un fond de plan précis aussi précis que celui d’une carte d’état-major avec les courbes de niveau, ainsi que toutes les rues des agglomérations.

Une précaution cependant, avoir un GPS avec batteries amovibles et un jeu d’avance ainsi que le chargeur avec soi.

Pourquoi un smartphone?

L’usage d’un téléphone portable est devenu banal.

Je l’utilise en voyage comme mon ordinateur pour toutes sortes d’applications

  • réserver une chambre en ligne et la payer
  • me guider à une adresse précise
  • recalculer un itinéraire
  • accéder à mon site vélomaxou.com
  • photographier
  • et….téléphoner

Inutile de dire qu’avant la fin de la journée, votre Iphone n’a plus de jus.

Donc j’ai deux Powerbank de secours dont l’un solaire

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Le Powerbank solaire, indispensable quand l’Iphone est vide

Le comportement routier

Bien se comporter sur la route est fondamental.

Il faut anticiper tous ses changements de direction de façon à être compris des autres usagers.

Personnellement, j’utilise des trajectoires rectilignes et je roule à droite sans zigzaguer.

Je ne prends pas systématiquement les infrastructures cyclables bricolées qui vont apporter plus de problèmes que la route.

Sur les grands routes, je prends la bande de sécurité* quand elle existe et je ne gène donc pas les voitures et les camions. Vérifier quand même que votre route n’est pas interdite aux vélos.

C107
le panneau C107 indique que la voie est interdite aux vélos

nota: une grand route ne peut être interdite que s’il existe un itinéraire parallèle de remplacement.

*Il s’agit de l’article 13 du décret qui modifie l’article R. 431-9 du code de la route.

Son 5e alinéa prévoit désormais que « Les conducteurs de cycles peuvent circuler sur les accotements équipés d’un revêtement routier ».

Se rendre visible

Je veux toujours être visible de loin dans le spectre routier souvent encombré de mobiles, de panneaux, de mobiliers urbains, de zones d’ombre.

Alors je profite de mon bagage pour l’équiper en jaune haute visibilité et je porte aussi une veste visible.

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Visible sur la route pour mieux se protéger

Quand je m’arrête…

Quand je m’arrête, je me gare!

Je fais comme une voiture.

Je ne suis plus cycliste, je redeviens piéton, j’ai donc le droit de me garer sur le trottoir et de traverser la chaussée sur un passage protégé

En ville, je me protège derrière un obstacle, voiture ou mobilier urbain.

Quand il pleut…

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L’abribus bien orienté est un havre de paix pour le cycliste qui doit rouler pendant des heures sous la pluie. J’ai l’air un peu désabusé (Sionne, Vosges)

Quand il pleut, le vélo devient moins agréable et on est plus vulnérable.

Si la pluie est annoncée pour durer, il faut s’équiper en conséquence.

Être très visible sur la route.

Avoir des vêtements anti-pluie de qualité.

Sinon le lendemain, vous devrez rouler avec des vêtements mouillés.

Mon pantalon acheté pour l’occasion à Décathlon est un anti-pluie urbain.

Pas cher mais efficace.

Le problème c’est qu’il fait tchou-tchou-tchou comme un train à vapeur quand vous pédalez.

Il faudra s’habituer.

Mes étapes…

(dist./dén./moy.)

1 THANN-EPINAL 96/1028/18.7

2 EPINAL-METZ 132/1122/18.9

3 METZ-ARLON 103/987/17.4

4 ARLON-AUBRIVES 125/1243/18.8

5 AUBRIVES-VALJOLY 73/918/16.3

6 VALJOLY-VOUZIERS 150/1648/17.7

7 VOUZIERS-SAINT DIZIER 111/939/19.1

8 SAINT DIZIER-EPINAL 158/1258/19.7

9 EPINAL-THANN 90/898/19

Mon itinéraire. Bar le Duc a été remplacé par Saint-Dizier

Les traces GPS

https://www.openrunner.com/r/8665783

https://www.openrunner.com/r/8665788

https://www.openrunner.com/r/8665795

https://www.openrunner.com/r/8665799

https://www.openrunner.com/r/8665804

https://www.openrunner.com/r/8665808

https://www.openrunner.com/r/8665813

https://www.openrunner.com/r/8665824

https://www.openrunner.com/r/8665829

Combien ça coûte?

Le voyage à vélo n’est pas gratuit, pas complètement.

Si l’on échappe aux péages, aux dépenses de carburant et de parking, on retrouve des billets de train éventuellement, et des dépenses d’hébergement.

S’agissant de l’hébergement, je n’ai que mon expérience de l’hôtel et du restaurant.

Mon prix est proche de ce que les Offices de Tourisme indiquent: 70 euros par jour.

A savoir qu’une chambre coûte autour de 50 euros, un sandwich entre trois et cinq euros et un repas du soir entre 15 et 20 euros boisson comprise.

Le petit-déjeuner qu’il vaut mieux prendre copieux coûte entre 5 et 9 euros…en plus vous pouvez prélever un fruit pour midi.

(En Belgique, majorer ces prix de 20%: l’Appart’city d’Arlon facture 77 euros la nuit avec petit-déjeuner, mais tolère que vous montiez votre vélo dans la chambre en le montant dans l’ascenseur!)

(Dans la pointe de Givet, à l’Amérivière d’Aubrives, le patron vous laisse les clés de l’hôtel, vous prépare une assiette de pâtes à la carbonara à réchauffer au micro-ondes, une bière fraîche Jupiter, une crème chocolat et vous sert le petit déjeuner avec du pain frais pour 18 euros. C’est le boulanger du village!)

Se faire héberger chez un parent ou un ami est donc aussi précieux moyennant un petit cadeau de remerciement.

Article plus détaillé sur les prix du voyage à vélo ici

Pour les baroudeurs, il existe warmshowers

Je ne ferai pas ça tous les jours

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Pas tous les jours, non.

Mais 1030 km en neuf jours ininterrompus, c’est le mieux que j’ai pu faire pour rejoindre mes Amis du Randonneur à Val Joly (59) près d’Eppe Sauvage.

Je murissais ce projet depuis plusieurs semaines; un projet un peu fou pour qui n’a pas d’expérience du vélo à sacoches.

Je sais que d’autres sont capables de faire cela en deux ou trois jours, mais ils sont d’un niveau supérieur au mien.

Je voulais faire de l’itinérant et dormir confortablement.

Faire du vélo et du tourisme à parts plus ou moins égales.

Mon carnet de bord trône misérablement sur le bureau.

Acheté royalement 86 centimes d’euro à Leclerc la semaine dernière, il n’est plus que l’ombre de lui-même.

Avachi, ratatiné, élimé, arrondi, rabougri, endurci, ramolli,…vandalisé.

Il a pris une douche écossaise dans la poche de mon paletot hier sur l’étape Saint-Dizier Epinal. Mais il a tenu. Même sous la pluie j’ai pris quelques notes.

Et pourtant, il rapporte mes souvenirs en concentré de neuf jours de voyage non stop à vélo.

Je tenterai demain d’en extraire la moelle.

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N’oubliez jamais: on prend ses notes au crayon de papier. Avec de l’encre, le désastre est assuré

Epinal-Thann

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Les gorges de la Moselle à Archettes, très jolies. Je quitte Epinal et l’humidité d’hier m’a entamé le moral et le physique, mes vêtements sont encore humides. Vaude va me donner combien pour la pub?

Je suis rentré.

Mon dernier parcours s’est effectué sans pluie.

Tant mieux!

Mais le temps n’était pas agréable avec seulement 13°C et cette humidité persistante de la veille qui ajoutait à l’impression de froid.

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Le paysage est bucolique dès la sortie d’Epinal

A la sortie d’Epinal, j’ai sagement pris la route d’Arches et de Pouxeux qui longe la Moselle.

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Cette D42 est vraiment sympa et peu empruntée à cette heure matinale

Une route dégagée du trafic routier puisque la 4 voies parallèle la libère des encombrements.

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Au lavoir d’Archettes, je prends quelques notes

J’avais parfois des boulevards pour moi tout seul.

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Est-ce la loco qui montait à Bussang? je ne sais pas

A Remiremont, je tenais à prendre la Voie Verte de la Moselle (ancienne voie ferrée) sans me tromper, sans prendre celle de la Moselotte qui m’aurait fait rentrer par Ventron.

Je ne voulais pas.

Je voulais rentrer au plus vite.

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ça y est je suis sur la voie verte et ses innombrables chicanes, très roulante pourtant sur le plan revêtement. Pente de 1% moyenne jusqu’à Bussang

Au giratoire cyclable de Dommartin, je n’ai plus qu’a remonter les trente kilomètres de voie cyclable jusqu’à Bussang.

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La Moselle à Rupt sur M….Photo piégeuse, pour la prendre, j’ai parcouru une passerelle glissante

 

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Je me demande si j’aurai de la pluie à Bussang

 

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Belle signalétique. La voie Charlemagne, celle que j’ai parcourue de Metz à Thionville. On peut voir le détail ici
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Je ne sais pas si les habitants de Saint-Maurice s’entendent bien avec leurs voisins de Bussang. lire la suite ici

A Bussang, la rue des Sources.

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La source Marie à Bussang

Avec le petit raidillon à 9% qui me propulsera au col.

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Retour en Alsace, je prends l’itinéraire cyclable à Urbès. Quel contraste avec la Voie Verte vosgienne! On est secoués mon bagage et moi jusqu’à Thann. Drôle d’accueil pour les cyclistes de passage! Franchement de ce coté çi de l’Alsace on est en retard d’un wagon ou d’un métro si vous préférez

Je me laisse couler jusqu’à Thann.

Mon vélo est couvert de boue depuis hier.

Il sera le premier à passer au shampooing.

89 km / 580 m

Repos!

 

 

 

Les potins du lundi

image F.Glé

Que dire!

Mon périple se termine en principe ce soir.

Je rentre avec un concentré de souvenirs, d’images, d’impressions et je peux aussi le dire avec la satisfaction d’un accomplissement, celui d’un voyage à vélo réussi.

Mais cette expérience, c’en était aussi une pour moi, peu commune avec un vélo « de course » équipé de sacoches démontre que l’équation est bonne pour parcourir beaucoup de kilomètres en quelques jours sans trop sacrifier à son confort.

L’autre enseignement personnel, c’est qu’il faut adopter un style de pédalage sans brutalité pour les muscles. En toute circonstance la pédale doit fuir sous le pied. C’est pourquoi il faut user sans modération de toute sa gamme de pignons lorsqu’on n’a pas l’allure d’un athlète.

Heureusement mon dérailleur électrique Di2 Shimano n’a pas lâché en route.

Reste mon organisation logistique sur laquelle je reviendrai.

Plus tard.

Le temps de redevenir sédentaire.

St Dizier-Epinal

A Sionne, l’abri -bus est salutaire.

Journée pluvieuse.

Pluie de 10h à 18h, heure de mon arrivée à Epinal.

Je n’avais rien d’autre à faire qu’a pédaler puisqu’il pleuvait.je quitte St Dizier par le canal de la Marne à la Saône Chamouilley, trois plaisanciers qui craignent l’eau froide

Après le Perthois, la vallée de la Saulx, je suis perché sur les hauteurs du Barrois. et les vélos à combien ils doivent rouler ?le radar de Cirfontaines en Ornois dans la grisaille

À Bure, la gendarmerie veille.à Bure l’argent coule à flot

Mais je dois sembler inoffensif et trop peu inquiétant pour un contrôle d’identité.

Je dévale à Neufchâteau par Chermisey.à midi en guise de repas une banane dont j’ai pitié vu les sévices infligés

À Neuneu pas âme qui met le nez dehors, c’est le déluge.Neufchâteau est déjà dans la brume vaporeuse sur la route de Chatenois

Le boulanger de la rue de France est ouvert. Le pâté lorrain est emballé et un sac plastique sous le casque, je quitte Neufchâteau.

Il est 14h30.

Mon village d’enfance attendra.

Pas de détour !

Je file tout droit sur Chatenois et Mirecourt.je m’interroge…Mirecourt a t-il jamais eu une base aérienne ? Aidez-moi!

À Mirecourt, je me place sous la protection bienveillante de Jeanne.Jeanne, au secours !

Vent d’ouest, je file revêtu de la Burka étanche.

La 4 voies jusqu’à Epinal.

Sauf une indélicatesse d’Openrunner qui m’envoie dans un chemin de cailloux.

158 km et 1600m à Epinal.

Assez pour dormir.