Gravel, réfléchissons avant!


Ces terrains que j’ai parcourus à VTT sont-ils propices au Gravel. Thierry Crouzet donne son avis

Faut-il s’équiper Gravel? C’est en forme de question que j’intitulais mon précédent billet concernant cette formule de vélo qu’on appelle Gravel, un cycle réunissant à la fois des qualités routières et tout chemin. On peut le relire ici

Mais voici que sur la toile s’annonce l’expérience de Thierry Crouzet, un Languedocien féru de vélo comme nous. Intitulé Où se situe la limite entre gravel et VTT ? il se pose la question que nous nous posons tous avant de franchir le pas et d’ajouter une bécane de plus dans notre garage.

Il se lance dans un circuit local du coté de Montpellier et de Sète qui mesure 77km spécialement conçu par le Gravel Bike Montpellier.

En 2013, j’ai parcouru le massif de la Guardiole à VTT. Le terrain peut-il se prêter au gravel?

Ses impressions sont parfaitement explicites…on peut les lire ici sur son blog de belle facture

Thierry Crouzet est aussi ingénieur en robotique, philosophe et auteur de nombreux ouvrages. Thierry Crouzet défend le revenu de base inconditionnel comme voie de sortie de la crise économique (wiki)

extraits: Pour moi, le gravel n’est pas un vélo d’aventure. C’est un vélo pour les itinéraires pensés pour lui, un peu comme le vélo de route d’ailleurs, à cela prêt que son terrain de jeu est plus vaste. Sur les itinéraires « homologués » pour lui, le gravel procure un immense plaisir, mais il suffit de quelques sections difficiles pour tout gâcher.

ce chemin de calcaire rougeâtre est typique du Languedoc, les chemins de barrière anti-feux sont nombreux dans la pinède.

Thierry Crouzet s’interroge Maintenant, quand je roule à VTT, je ne cesse de me dire « Là, c’est gravel, là, non. » On va sûrement tous se poser la question avant d’opter pour un Gravel…d’autant que je ne suis prêt à sacrifier mon confort de VTT tout suspendu à n’importe quel prix.

VTT à St Privat, une journée cuisante dont j’ai encore le souvenir. Le Gravel ne m’aurait pas facilité les choses

Si vous êtes un défricheur de cols en terres inconnues, prenez le VTT!

En conclusion, méfions-nous des terrains abordés! Par exemple si vous envisagez la Traversée des Vosges, mieux vaut un VTT

Mon triangle des Bermudes à St Privat

7 réponses sur « Gravel, réfléchissons avant! »

  1. Ce qu’écrit Th.Crouzet est intéressant mais pourquoi dit-il qu’avec un « gravel » on va « bien plus loin et bien plus vite qu’un VTT » ? Ça n’a pas de sens.

    En tout cas, il semble d’accord avec moi quand je dis qu’un gravel est, en tout terrain et donc hors des chemins dits « blancs », handicapé par son cintre de route.

    J’en reste à ce que j’affirme depuis des années, le vélo ultime et polyvalent est le VTT semi-rigide 29 » avec mono-plateau et pneus à section modérée. Fiable, efficace, léger.

    J’en profite pour caser une anecdote concernant un ami sportif et vététiste assidu qui, par curiosité, s’est fait prêter un engin « électriquement assisté » et qui, sur un de ses parcours habituels, s’est retrouvé dans un chemin barré accidentellement par un tronc et des branchages. Il n’a eu d’autre choix que de rebrousser chemin et a parfaitement réalisé que le VTT électrique était aussi limité que, dans un autre domaine, le gravel. Avec son VTT habituel il aurait contourné ou enjambé l’arbre, son vélo à l’épaule. Avec sa merdasse électrique (pour reprendre l’expression favorite d’un des lecteurs) de 25 kg, c’était mission impossible…

    1. Salut Pascal,
      J’ai assez souvent le même problème que les Vieux Vétistes nucléaires !
      Je suis incapable de soulever mon vélo de randonnée (vélo exclusivement musculaire) qui flirte avec les 40 kg lorsqu’il est en mode cyclo-camping.
      Seule solution pour franchir 5 marches d’escalier : décrocher les sacoches et faire 3 voyages, ou prendre l’ascenseur, ce à quoi j’ai du me résoudre sur l’EV6 à Schaffhouse où le cheminement cyclable traverse la gare et ses escaliers.

      1. Convenons quand même que, ce randonneur étant un vélo de route, les occasions où le soulever est indispensable sont rarissimes ! D’ailleurs, dans le cas présent un ascenseur était prévu.

    2. Presque d’accord avec Pascal… J’ai longtemps hésité entre un VTT semi-rigide 28″ ou un « gravel »… Mais après 18 mois de réflexion j’ai opté pour « un » gravel. Je dit « un gravel » car celà dépend du cahier des charges de chacun…
      Mes attentes (bien y réfléchir avant+++): un bon vélo de route pouvant passer sur des chemins… Sans chercher les sentiers enduro que je fais avec mon VTT évidemment.
      Ce que j’ai: un diverge. 8 kgs. Ne craint pas de sortir des routes. Évidemment sur chemins VTT, çà tape un peu😉…
      Par rapport au VTT semi-rigide : un dynamisme d’enfer sur route, et de multiples positions possibles grâce au cintre…
      Au final, Après 18 mois d’utilisation (autour de Mulhouse):
      – Quand je faire du VTT, je sors mon VTT,
      – Quand je sors sur route ou quand je sais pas ce que vais faire (le plus souvent), je sors mon gravel 👍.
      Si je devais garder un seul vélo ce serait celui-là !

      1. Le Diverge est une excellente machine d’une excellente (sinon la meilleure) marque.
        Mais, personnellement, je ne veux plus qu’un seul vélo. Or, par rapport à un VTT, un gravel diminue drastiquement le « champ des possibles », comme on dit aujourd’hui en langage énarquien.

        Par ailleurs, quand on connait la rigidité des cadres de VTT, je ne m’explique pas pourquoi un gravel aurait « un dynamisme d’enfer sur route » et pas le VTT, une fois sa fourche bloquée. Quant aux multiples positions, c’est aussi possible sur un cintre de VTT. Je me suis d’ailleurs commandé des accessoires pour ce faire.

        Dans son article  » https://tcrouzet.com/2019/06/03/le-gravel-est-une-mode-la-preuve/ « , Th. Crouzet écrit d’ailleurs:

        « Pour moi, qui quitte les routes dès que possible, le VTT semi-rigide est le vélo de voyage idéal. Jamais je ne le troquerai pour un gravel, même si sur les passages asphaltés je ne suis pas favorisé. Avec des cornes, des barres latérales ou des aérobars, on peut même adopter une position roulante sur un VTT. »

    3. Quoique, ça implique :
      – d’éviter les liaisons ferroviaires, car rien ne garantit que je pourrai hisser mon vélo dans un wagon (de tout façon, en France, faut pas y penser)
      – inutile de penser à l’avion (en tout cas, c’est le plus lamentable moyen de déplacement bilan carbone)

  2. Ben voilà ! Je n’avais pas fini son article et c’est en le finissant à l’instant que je lis que Sieur Crouzet se résout à écrire ce que j’ai déjà dit à plusieurs reprises: « D’une certaine façon, le VTT est le vélo le plus polyvalent, le plus universel »

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