Chronique de pandémie


Mon infirmière chasse le virus à coups de krav-maga

On ne refait pas l’histoire. Elle est déjà écrite. Ce matin le Dr Joy Mootien, réanimateur médical à l’hôpital Émile-Muller à Mulhouse décrit sa première prise en charge le 2 mars d’un patient qui manque beaucoup d’oxygène pour respirer. Appelée au téléphone pour savoir s’il a voyagé dans des zones à risques…

« Non, lui répond son épouse, mais il a été à une réunion avec plus de 1500 personnes, venues d’autres régions », indique-t-elle.(DNA)

On peut être sûr que ma petite fille née à Mulhouse le 31 décembre se souviendra toute sa vie de l’histoire que lui raconteront ses parents. Son confinement forcé dès ses premières semaines et l’étrange absence des grands-parents pendant des semaines alors même qu’ils habitent non loin de là.

Mulhouse, qu’on le veuille ou non, sera gravé pour toujours comme l’épicentre du foyer épidémique français.

Les soignants veulent-ils devenir en plus des objecteurs de conscience?

Quand la pandémie va rentrer dans le rang, les professeurs diafoirus, suivez mon regard, qui paradent sur les chaines en continu vont réintégrer leurs services. Avec du recul, on ne sait pas si la médecine sortira grandie de ce désastre sanitaire…je réserve mon opinion.

Quand je consulterai et que mon toubib me dira « on ne peut rien faire, c’est viral », j’aurai des raisons de m’inquiéter.

Déconfiner avec mesure

Delfraissy voulait confiner les vieux. Il a perdu la première manche

Nous allons entrer dans un processus de déconfinement. Tant mieux! disent tout ceux qui ont en marre. Moi le premier! Mais le dispositif comporte encore un cadenassage de nos libertés publiques, le rayon de 100 km auquel échapperont nombre de cas particuliers (la liste sera longue) et aussi un fichage sanitaire des citoyens reconnus porteurs du virus.

Qu’on ne s’y trompe pas: ce qui est en question c’est l’accès à des tiers de notre dossier médical via la Sécurité Sociale et le traçage des personnes rencontrées lors des huit derniers jours. J’ai bien fait de refuser d’informatiser mon dossier médical soit-disant confidentiel, on a la preuve que nos données peuvent être accessibles à n’importe qui.

Je ne vais pas mentir, cette phase de déconfinement m’interpelle: allons-nous côtoyer des gens irresponsables pour qui les gestes-barrières sont inconnus? donc, je vous le dis tout net, j’exclus tous commerces qui sont pour moi l’antre de la contamination. Je m’en priverai encore un certain temps. Je suis à présent convaincu que la contamination s’auto-entretient là où il y a du monde confiné: les transports en commun, les lieux publics, les murs, les rampes d’escaliers, les poignées de portes des magasins et les grandes et moyennes surfaces spécialisées ou non. Pour moi, il n’y a que le net capable de suppléer au problème.

L’infirmière d’Altkirch, Christelle Meyer, est championne de krav-maga, un truc de self-défense où, dit-elle, la particularité…

Je vais donc éviter de la croiser, Christelle, quand je vais me balader du coté d’Altkirch.

D’autant que Christelle Meyer emboite le pas à tous ces soignants dévoués qui voudraient, en plus, nous donner des leçons de citoyenneté…

« Ces gens qui ne respectent pas le confinement, j’ai envie de les prendre par le col et de leur mettre le nez dans une chambre d’hôpital », peste l’infirmière.

Nos soignants, on les comprend, sont en état de sidération face à des comportements citoyens jugés dangereux après des journées et des nuits à intuber, perfuser, nurser des corps inertes.

Nous qui dans la vallée de Thann commençons notre huitième semaines de confinement enfermés dans un rond de 2 km de diamètre, on pourrait aussi donner des leçons aux soignants pour qu’ils réfléchissent à leurs déclarations péremptoires dans la presse locale. Ils nous soignent certes mais ne sont pas des objecteurs de conscience.

Les sprinters sont chauffés à blanc. Ils piaffent d’impatience sur leurs pompes à bascule en attendant le 11 mai

Chacun se prépare au 11 mai puisque notre grand guide suprême en a jugé ainsi

Je subodore que le 11 mai pourrait être un grand défouloir dans la montagne vosgienne (Refuge AN Molkenrain)

Je suis prêt à parier que ce 11 mai va être un grand défouloir du n’importe quoi.

10 cl de liquide préventif dans chaque pneu en attendant du neuf

Les grimpeurs en tous genres des cimes vosgiennes affutent déjà leurs piolets.Moi je viens de racheter deux pneus sur le net pour être sûr de ne pas manquer. Pour tenir avec le VTT, je lui ai fait avaler de force 20 centilitres de liquide préventif anti-crevaison. De quoi passer sans crainte sur tous les remblais douteux et les ronciers qui encombrent les chemins abandonnés.

La vacherie qui pourrait encore survenir viendrait du chef-sioux en second. Il pourrait décréter sans autre forme de procès de repousser d’une semaine la date de nos agapes de retrouvailles et gâcher la fête.

Enfoirés de ministres!

2 réponses sur « Chronique de pandémie »

  1. J’ai bien ri !
    Tu regardes trop de westerns ces temps-ci!
    Mais tu n’es pas seul à guetter les signaux de fumée du camp Matignon.
    Le chef Sioux en second le sait, il en va de son scalp…..

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