Alpin

Reprise de drouille.

Une seconde vie ?

Samedi 8 août, Joux

Lac de Joux

Samedi, nos amis suisses des Cent Cols organisent une randonnée à VTT autour du lac de Joux.

Voila de quoi parcourir de beaux paysages jurassiens.

Une brochette de cols à VTT

Je ne prépare pas. Ou presque. Je me contente d’un vague croquis puisqu’il suffit de suivre le mouvement de nos organisateurs. Je vais malgré tout charger l’emplacement des cols sur le GPS, on ne sait jamais…même sans un fond de carte, ça peut toujours servir.

Je pourrais charger une carte suisse en open-source, mais j’ai la flemme.

Molkenrain

A Freundstein, j’ai pris l’habitude de la photo souvenir

C’est presque festif de grimper le Molkenrain. Il n’y a qu’à pédaler à l’ombre de la forêt.

Puis quand la prairie surgit, il reste un dernier set pour son arrivée victorieuse sous les hourras des spectateurs attablés.

C’est un délire.

Le Molkenrain. Quelques convives seulement

Personne ne m’attendait, ni ne m’a remarqué. Je suis donc redescendu dans l’anonymat le plus total. Et j’ai dépassé le marcheur qui m’avait dit en montant « c’est plus facile dans l’autre sens ».

L’humour des marcheurs vis à vis des cyclistes est décapant.

3 cols au passage, Amic, Silberloch, Herrenflüh

Aucune gloire dans ce parcours. J’habite au pied de la montagne. Je monte, puis je redescends.

Ma paresse est à moitié récompensée puisque j’ai gravi 850m sur 42 petits kilomètres.

Un peu de technique…

Je ne me presse pas. Et tout me semble facile. Je vous dois une explication, j’ai perdu 8 à 10 kg et j’ai gagné 10 pulsations au cardio. Pas de quoi pavoiser. Je me contente de ce résultat pourvu que la montagne me semble plus facile!

https://www.openrunner.com/r/11814492

Moulin du Boël

J’écris son nom comme s’il m’était familier. Mais non, je ne connais pas le Moulin du Boël situé près de Rennes.

C’est la magie de la peinture, on peint des trucs qu’on n’a jamais vu « en live » et au fur et à mesure, à force d’étudier les formes, les textures, les reflets, les couleurs, on s’imprègne du sujet jusqu’à se l’approprier et imaginer qu’on a été en face, un jour.

Je ne verrai peut-être jamais le Moulin de Boël. Peut-être n’existe t-il même pas!

Finalement en peignant, on entre sans le savoir dans l’abstraction.

Mais si, le Moulin de Boël existe, je l’ai trouvé ici…

Finalement, je vais afficher cette destination pour mon prochain voyage breton.

Arrêt brutal

C’est à cet endroit qu’un cycliste a été renversé par une voiture (D32-Nods-Doubs)

67 ans. La vie s’arrête brutalement au bord d’une vicinale. On ne sait pas pourquoi. Pourtant le lieu semble peu emprunté. A deux pas de chez nous, de l’Alsace. Revenant du Jura, j’ai vu des routes étroites et des zones touristiques peu indiquées pour les cyclistes. Mais là d’après cette image Google, on ne comprend pas comment l’accident s’est produit.

A lire dans l’Est Républicain

Je ne sais pas si je suis plus sensible aux articles de presse relatant des accidents de cyclistes, mais j’ai l’impression que la route nous tue plus aujourd’hui.

On pourra épiloguer sur le fait qu’il y a plus de voitures, plus de cyclistes et que par conséquent les risques augmentent. On pourra aussi spéculer sur la moindre attention des automobilistes, le manque de prudence des cyclistes,…

Mais il reste que notre cohabitation routière est de plus en plus problématique. Le partage de la route semble un vain mot dès lors que les deux types de mobiles (voiture et vélos) sont tellement différents par leur vitesse, leur encombrement sur la chaussée.

Le marché du masque en hausse

Masque pour cycliste
Masque pour sourire

Le port du masque se généralise dans le domaine public. Cet accessoire va t-il devenir un attribut naturel dès lors qu’il semble un des seuls moyens de se protéger en cas de présence rapprochée.

Masque pour marin

Si le masque évite de contaminer l’autre, il n’en demeure pas moins problématique lorsqu’il s’agit de faire du sport ou plus simplement pour manger ou boire.

Masque pour cycliste, la nuit…et pour Gilets jaunes, accessoirement

On oublie la kinesthésie du visage masqué. Ne pas savoir à qui l’on a affaire, ne pas surprendre son sentiment d’un simple regard facial est un handicap pour nos futures relations…surtout amoureuses.

Masque pour patriote

Mon facteur masqué est-il le bon facteur?

Êtes-vous celui ou celle que vous dites? ou que vous prétendez être? on imagine que les quiproquos ne vont pas tarder…sans même évoquer ceux qui vont s’engouffrer dans la brèche du masque pour commettre larcins et agressions et déjouer la reconnaissance faciale qui nous attend en tous lieux…

Masque pour la piscine
Masque pour nudiste
Masque carnassier
Masque sous-vêtement pour sortir le soir…ou pour rester chez soi
Masque pour rouge à lèvres
Masque porte-monnaie
Masque quand on a faim
Masque pour boire. A assortir à la boisson

Pointe du Raz

Pointe du Raz (aquarelle+acrylique) 24×32

J’aime bien aller là-bas, à la Pointe du Raz.

Parce que j’ai le sentiment d’atteindre le bout du monde…et pourtant un abruti nommé Christophe C. osa prétendre le contraire.

De l’aquarelle et de l’acrylique, je sais, ce n’est pas très académique. Qu’importe!

PS: Raz ne signifie pas Remise à Zéro comme on est tentés de le croire…mais viendrait plutôt de ras la casquette.

Les potins du lundi

Berlin, manif anticorona

Anticorona. C’est nouveau comme mot. Les anticoronas, à ne pas confondre avec les anticorridas, sont ceux qui refusent les gestes-barrières pour se protéger contre l’épidémie de coronavirus.

C’était prévisible.

Ne pas avoir peur, s’exposer à la maladie, c’est tout à fait un réflexe de « trompe-la-mort » auquel sont tentées les jeunes générations. Estimer que le virus perd de sa vigueur, mettre en cause son existence même, refuser des mesures sanitaires jugées excessives, c’est le lot des objections entendues parmi ceux qui manifestent et qui ne veulent pas se laisser imposer un nouveau mode relationnel dans la vie courante.

C’est du même ordre que ceux qui s’opposent à la vaccination. On oublie que sa propre défiance puisse mettre les autres en danger. Un peu comme si l’on habitait une contrée déserte de la planète. Ce mouvement anticorona qui prend naissance inquiète en Allemagne, pays peu touché par l’épidémie jusqu’alors. La distanciation sociale imposée par les autorités passe mal. On comprend pourquoi puisque ces mesures ont pour corolaire d’empêcher un certain nombre de libertés de se pratiquer normalement. Comme par exemple le droit de se réunir ou de se croiser dans la rue sans être muni d’un masque.

Mais cette fronde indirectement contribue à marginaliser les populations fragiles au virus que sont les plus âgés. On pourrait y voir une forme de contestation générationnelle vis à vis des mesures sanitaires. Comment vont réagir les États face à ce nouveau grain de sable dans la lutte contre la pandémie?…

Le cycliste décroissant

Vieux vélo ou vélo de vieux?

Une évidence s’impose: la culture physique du sujet vieillissant est mise en question année après année. Il faut réduire le niveau. Ceux qui ne l’entendent pas préfèrent faire comme avant. C’est leur droit. C’est du même ordre que la défiance vis à vis du coronavirus. L’acceptation de moindres limites pour son corps est pourtant une fatalité avec laquelle il faut composer.

Mais le culte de la performance du monde moderne laisse peu de place au sportif « décroissant », je veux qui dire à celui qui prenant de l’âge doit choisir des modes doux.

Faire comme avant, c’est s’imposer à vélo des dénivelés vertigineux et des kilométrages qui vous tiennent jusqu’à la nuit tombante. Et puis, un jour, vient l’accident. L’accident cardiaque? non généralement pas car ces cyclos sont entraînés et surveillés. Mais l’accident articulaire, c’est à dire celui où sournoisement le squelette coince. C’est le corps qui refuse. Je me souviens de mon médecin traitant qui le lundi dans son cabinet recevait des jeunes sportifs que la compétition du dimanche usait prématurément et de façon irrémédiable.

Certes, on le voit venir le moment où il faut réduire le niveau, il y a des signes avant-coureurs, oserais-je dire. Des douleurs passagères, une frilosité à se mettre au guidon l’hiver, sous la pluie et tous les autre symptômes qu’on feint d’ignorer: de moindres réflexes à l’évitement des nids de poule, une moins bonne perception de son équilibre, une surdité progressive et une vue moins précise et quelques raideurs à enjamber sa bécane.

Tous ces symptômes doivent nous faire prendre conscience qu’il faut adapter ses pratiques…quand d’autres s’arrêtent tout simplement et parfois brutalement. Pour ceux-là le phénomène déclencheur, c’est la chute dont on gardera des séquelles, un mauvais souvenir ou un presqu’accident de la route évité de justesse.

Et puis il y a la gestion adaptée. Celle que je souhaite pour moi comme pour beaucoup de mes confrères qui prennent des postures mesurées. Le vélo le permet et c’est une chance.

C’est notre décroissance cycliste.

Faire moins de vélo, mais en mieux

La décroissance est un mot moderne. On l’entend beaucoup actuellement face aux dangers qui menacent la planète. On l’entend et pourtant très peu sont prêts à la mettre en œuvre tout simplement parce qu’elle met en question nos modes de vie dans les pays riches et qu’elle pèse sur nos choix politiques. Décroître, on le sait, passe par une remise en question de notre rapport à la consommation du bien commun.

Par exemple moins prendre sa voiture semble irréaliste à un péri-urbain dès lors qu’il n’a pas d’autre choix que d’aller chaque jour à son travail avec sa voiture. On voit bien que tout est lié. Pourtant la malédiction du Covid a fait jour de façon tout à fait inattendue à de nouveaux modes de rapport au travail avec le télétravail réduisant le recours à la voiture et aux transports en général.

La décroissance de ses moyens physiques est aussi inéluctable…et c’est parfois un crève-cœur que de l’admettre. C’est d’autant plus difficile que dans notre monde qu’on dit moderne, la place de senior est à assumer; il doit rester autonome le plus longtemps possible. C’est déjà une performance.

extraits de ma chronique de 2016

C’est un vrai boulet à traîner, tous ces vieux désœuvrés qui nous font chier avec leurs vélos sur le bord des routes.

Heureusement qu’il y en a un de temps à autre qui pète une durite dans le Boenlesgrab ou le Molkenrain!

Comme le dit Nathalie Kosciusko-Morizet chez Cohen ce matin, « ils ont en marre, les jeunes, de payer des retraites qu’ils n’auront pas quand on ne sera plus là… »

Comme on le voit l’image du vieux n’est pas toujours reluisante vis à vis des plus jeunes!

Adapter son vélo à l’âge

Je tente un vélo fugace, celui où je ne me fais pas trop remarquer par la génération active, celle qui produit des biens, comme si je devais m’excuser d’être mis réglementairement sur la touche.

Si le vélo maintient en forme, il faut aussi l’adapter à sa forme. C’est ainsi que je résume ma façon de voir les choses, je la traduis en quelques préceptes qui vont tous vers une adaptation ciblée de mes pratiques:

  • Pas de sorties cyclo-sportives du type « la tête dans le guidon » tant décrié dans les clubs
  • Des circuits plus courts et moins énergivores
  • Privilégier le vélo tout chemin à l’abri des itinéraires peu sécurisés
  • Opter pour le voyage itinérant doux
  • Recourir à l’assistance électrique si l’on est tenté par la découverte de la discipline

Conserver son autonomie

Ne rien s’interdire plutôt que tout arrêter, c’est un peu mon credo. Ma tentative de recourir à des activités annexes comme la marche, le jogging ou la natation est en partie assurée. Mais le jogging, je l’assume, après 350 premiers kilomètres depuis le confinement est un sport très impactant pour le squelette et le système cardio-vasculaire; je ne saurais donc trop le recommander. En revanche, la natation est un bon plan à condition d’aimer l’eau. Interrompue à cause du Covid, je n’ai pas encore repris la piscine.

Bref, en prenant de l’âge sachons prendre aussi les bonnes directions en terme de sport pour conserver le plus longtemps possible son autonomie.

VTT vacances

C’est complètement bidon comme titre, VTT vacances. Ça ne veut rien dire puisque à VTT je suis toujours en vacances. Essayez, vous verrez. C’est comme aller à la pêche. Donc quand j’entends dire qu’un Français sur deux ne prend pas de vacances, méfiance! il faut être sûr que ceux qui restent at home ne font pas de VTT…ou ne vont pas à la pêche.

Au sortir de la ville, l’embarras du choix

Brandir en étendard ce slogan du Français sur deux qui ne va pas en vacances serait un indice de pauvreté selon certains, des chomdus désespérés, des oubliés des plages bondées coronavirées, une résurgence du communisme d’antan.

Ce matin, la volupté du départ sans nom, je veux dire sans but.

C’est mon préféré. Une fois sur le vélo, je commence à pédaler et je laisse mon cheval aller à sa guise.

Je commence par me hisser sur les hauteurs de la ville en mode doux. Le mode doux, c’est quand j’utilise tous les pignons et quand je regarde par les fenêtres si quelqu’un m’observe grimper. La ville dort encore après l’orage de la nuit. Le sommeil doit être réparateur de canicule?

Puis au parcours sportif (sans sportifs), je rejoins la D36 au sortir de Leimbach. Vers où aller? Je roule sur le goudron cherchant une occasion…

Je choisis le plan Croix Rouge qui n’est pas toujours aussi roulant

A la cote 455, Croix Rouge! Je prends la Croix Rouge faisant semblant d’oublier que c’est peu roulant. La Croix Rouge monte au col de Teufelsgrund mais le premier kilomètre est un champ de cailloux. Non compatible dirait l’ami Pierre Brunner qui fête ses 300.000 visiteurs uniques.

Le chalet Baumann attend ses randonneurs

Et après? le chalet Baumann est une suite logique. Je lis la prose du carnet de bord du chalet « j’ai dormi là, votre fille est une sacrée gourgandine ». Le Club devrait surveiller ses installations. J’admire la mécanique du barbecue montée sur roulement à billes…

Puis je poursuis jusqu’à la Vierge des Bûcherons.

Même pas effarouchée!

Au chalet du Hochburg, je prends l’interminable sentier du Kohlerberg qui débouche dans les lacets de Rammermatt

Cinq kilomètres de descente depuis le chalet du Hochburg par le chemin forestier du Kaltenbach
Laisser la fendeuse sans surveillance n’est pas indiqué

Je remonte à Rammersmatt et à la ferme je prends le sentier botanique.

L’antenne Free de Bourbach-le-Bas n’attend plus qu’à être mise sur pied. Free met les bouchées doubles car l’ARCEP a trouvé que Free abuse de l’itinérance fournie par les relais d’Orange.

Descente au barrage-retenue de Michelbach.

Les Jardins Autonomes Liber-Terre sont installés sur le chemin du château d’eau de Guewenheim

Il n’a pas plu.

https://www.openrunner.com/r/11793964