Les potins du lundi


Blosen’AIR, sa passion le cerf-volant

Écrire serait-il impudique?

ils sont nombreux autour de moi à ne rien dire, à ne rien écrire. Je me suis souvent demandé si le non-dit n’était pas implicite, une sorte d’accord tacite entre les individus pour n’avoir pas à se justifier ou à contester tel ou tel principe ou, pire, une façon de renfermer en soi ses rancœurs, ses regrets, sa colère, voire sa haine. Et aussi sa joie!

A la lumière des derniers évènements crapuleux qui mettent en scène des jeunes gens, je me demande si l’humain n’a pas perdu ses repères essentiels parmi lesquels ceux qui s’imposent au vivre-ensemble. On jette la copine de quatorze ans dans la Seine après l’avoir rouée de coups pour être sûr qu’elle n’en réchappera pas et après on rentre chez soi sans l’ombre d’un remord.

Je ne vais pas faire un amalgame douteux avec un geste criminel mais le silence dans lequel nous enferme la distanciation sociale ne porte t-il pas en germe un accélérateur de nos dérives comportementales?

Un an déjà!

Oui nous avons bouclé une première boucle de notre nouvelle vie, la vie distendue de nos interactions sociales liées au virus. Le gouvernement gouverne comme il peut, un coup à droite, un coup à gauche, pour tenter de maîtriser les embardées du carrosse républicain.

Ces ministres n’ont en vérité plus la main sur la destinée du pays depuis de longs mois. Ils se présentent périodiquement devant les lucarnes, à tour de rôle, l’air contrit, pour nous sommer de porter le masque et de nous laver les mains. Ce sont des agents de salubrité publique. Mais malgré tout nos hôpitaux continuent de craquer. Ce personnel politique a grillé toutes ses cartouches et il est manifestement au bout du rouleau.

Dans mon quartier du Blosen (blasen en allemand veut dire souffler) souffle un vent d’Armorique. On dit que le vent breton chasse le virus, alors je respire le bon vent comme lorsque les sanas de Davos étaient recommandés aux phtisiques. Les soubresauts de la maladie inquiètent de plus en plus ceux qui ont comme moi le temps d’observer. Qui sont ces gens qui se bousculent en réanimation? quels sont leurs vecteurs épidémiques?…le corps médical est secret, on n’en saura donc rien. A moins qu’il ne s’agisse de sociologie? J’ai la vague idée que ceux qui colportent le virus se foutent des recommandations de distanciation et des mesures d’hygiène. Aux cotés d’une population rétive par principe, je soupçonne aussi une grande inculture sociale faite de pauvreté. Mais relativiser le risque en se disant qu’après tout ceux-là l’ont bien cherché n’est-il pas porteur de danger et favorable à la transgression? Ne va t-on pas voir naître des mouvements #mytoo anti-vaccins ou d’autres #mytoo j’menfousdumasque? On voit des professions comme le spectacle vivant se rebeller faute de perspectives et l’on suppute que le mouvement d’insubordination va rapidement prendre de l’ampleur le beau temps venant. On avait parié sur la vaccination avant l’été, mais comme rien n’est simple dans nos sociétés libérales, alors il faudra attendre un peu plus longtemps avant de pouvoir se rassembler en toute quiétude. Pour l’heure les programmes, les projets de voyages de l’été sont compromis.

Le variant de la Promenade

Quoi?… qu’est-ce que j’apprends?…Paris-Nice arrive demain sur la Promenade?… Estrosi, le maire de Nice, s’est réveillé la veille de l’arrivée de Paris-Nice, la course cycliste. On lui a sans doute menti contre son plein gré. Après avoir convaincu les ministères qu’il fallait vider la Promenade de Nice des variants anglais, voila Paris-Nice qui risque à nouveau de remplir le bord de mer de touristes à variants.

Vite, édictons un interdit d’arrivée sur la plage pour la course Paris-Nice!

Il est difficile par les temps qui courent d’organiser une course cycliste.

Une réponse sur « Les potins du lundi »

  1. Ben, pour Paris-Nice, tu as écrit ton texte quand ?.. Parce que hier Paris-NIce n’est pas arrivé à Nice, l’arrivée finale a été changée !
    Pour le reste, je me pose les mêmes questions que toi : où et comment les gens se chopent-ils le virus ? Après, je resterai prudent dans mes affirmations : en d’autres circonstances, la vie m’a appris que « ça n’arrive pas qu’aux autres ».
    Pour les faits divers évoqués au début de ton article, je sui partagé : le pouvoir des médias est tel que s’ils décident de faire le buzz avec ce genre d’affaires on va croire que c’est un phénomène nouveau alors que, peut-être cela existait déjà, mais on n’en parlait pas ?

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