Quatre jours de cyclo-camping

Je vous ai quitté le 31 juillet en plein cœur de l’été. Sans rien dire. Ni combien de temps, ni où j’allais. J’avais imaginé le lac de Constance, le tour du Luxembourg, puis je suis revenu à des choses moins complexes et moins longues, un tour dans les Vosges, sa montagne et sa plaine.

Grand bien m’a pris, cette semaine qu’on annonçait pluvieuse s’est avérée catastrophique sur le plan touristique.

A la pluie s’est ajouté un vent tenace capable de décourager les cyclistes les moins endurcis.

Le récit est présenté chronologiquement. Vous pouvez donc me lire jour après jour car j’ai été un peu long.

Thann- Raon-l’Etape (51km/1099m)+ (51km/380m)

Premiers kilomètres avec mon vélo. Je grimpe lentement la vallée de Thann en me bagarrant avec mon compteur Garmin. Bref j’arrive à le démarrer pour de bon à Bitschwiller. Une première bosse pour me hisser au bord du lac de Kruth me donne à comprendre que je vais devoir jongler avec les pignons.

J’ai 30 kilos de machine avec les bagages.

Au pied du col de Bramont, je commence à mouliner. Je suis dépassé par plusieurs randonneurs. Un cyclo de Thann fera un peu causette avec moi. Son vélo de course est équipé à la fois d’une boite Rohloff et d’un dérailleur ‘pour rassurer son cardiologue » me dit-il; je n’ai pas tout compris l’intérêt. Mais il grimpe vite et disparait rapidement.

Je retrouve la jeune cycliste en haut du col de Bramont. Elle vient du club cycliste d’Illzach et me confie n’avoir qu’une brosse à dent pour passer la journée chez sa grand-mère de la Bresse.

Montée à Belle-Hutte puis descente à Xonrupt. Xonrupt a rendu sa route du lac en sens unique dans le sens antihoraire et n’a rien trouvé de mieux de consacrer la partie gauche (coté rives du lac) aux cyclistes et piétons . Je ne suis pas convaincu par ce dédale de bornes plastique. Je ne m’arrête pas, il fait moche.

Je file à Gérardmer manger un sandwich au bord du lac. Les touristes sont emmitouflés comme en automne et semblent en perdition.

A Gérardmer, les esquifs ne trouvent pas preneurs

A Gérardmer, je reprends la route. J’étais à mi-chemin de mon itinéraire. Direction Raon-l’Etape.

Avec une petite escale à Saint-Dié des Vosges. La montée au col de Martimpré (797m) n’est pas très agréable car c’est une route très empruntée notamment par les camions. Déjà passé par là en 2017 avec Jean .

Saint-Dié des Vosges a un centre ville qui ne manque pas d’attraction avec une longue rue de commerces et un parc agréable sur les bords de la Meurthe.

Après avoir constaté les exploits des jeunes à trottinette, je reprends ma route

Saint-Dié veut bien des vélos, mais pas trop. La bande fait l’épaisseur du trait. Prière de bien viser. (quai Jeanne d’Arc)
un virtuose. il était déçu de son rétablissment car il a réussi tous les autres. Bravo champion!

Le Villé. Je me trompe alors qu’il suffit d’aller tout droit. Et je grimpe…jusqu’à interviewer un riverain. Demi-tour. Cette route, qui longe la voie rapide N59 est munie par endroit d’une signalisation trompeuse comme par exemple « réservée aux riverains ». Elle m’a coûté un écart inutile.

Des forces gâchées par un détour inutile

Me voici enfin arrivé au camping Vosgina de Moyenmoutier qui surplombe la voie rapide à l’entrée de Raon l’Etape. Encore trompé, je fais demi-tour car j’ai oublié de monter la côte à droite.

Camping Vosgina à Moyenmoutier

Le camping Vosgina est dans un joli cadre de verdure bien entretenu et fleuri. J’ai payé 12.22 euros pour ma tente et mon vélo douche comprise. Lorsqu’on arrive l’accueil est important car on est fatigué et on souhaite que les formalités soient simplifiées.

Papiers, s’il vous plaît

Attention, tous les campings ne disposent pas de papier-toilette!

A Vosgina j’ai une feuille à remplir, nom, prénom, adresse, mail et tel. Puis je me place où je me veux. J’arpente les lieux mon vélo à la main. Il faut savoir choisir. Là où attacher son vélo pour la nuit, pas trop loin des sanitaires (surtout si on doit se lever à mi-nuit…), assez loin du bar bruyant, pas trop près des mômes qui braillent, le plus éloigné de la route, pas trop sous les arbres s’ils viennent à tomber sous les rafales.

bien choisir son emplacement avant de monter la tente

C’est le lendemain matin qu’on vérifiera si l’on s’est trompé. Vosgina a un gros défaut: il est placé au-dessus de la N59 Colmar-Nancy et donc soumis a un vacarme routier nuit et jour.

Le matin en me levant, le bar du camping me servira de point d’ancrage. Que vais-je faire? il pleut abondamment et la nuit ma tente a été malmenée sous l’assaut des rafales de vent. Je regarde la télé. Une structure gonflable s’est envolée à Saint-Maximin-la Sainte-Baume. Heureusement un croissant m’attend et un bon café. La patronne se désole, « je ne vais avoir que des départs ». C’est là qu’on voit la fragilité des métiers du tourisme face à la météo.

Quoi faire lorsqu’on n’a qu’une tente minimaliste dans laquelle je ne peux que ramper?

Je ramasse mes affaires une à une sous la tente et je les place dans les sacs plastique dédiés, le linge de vélo, le linge civil qui ne m’a pas encore servi, le linge sale, l’électronique, le matériel de toilette, le ravito.

Le ravito

Le ravito pour moi c’est le reste du sandwich de la veille et un paquet de madeleines longues. Rien d’autre.

En terme d’alimentation pendant ces quatre jours, j’ai mangé trois sandwichs, deux croissants, un part de flan, une pizza, et mon demi-paquet de madeleines longue. J’ai oublié aussi un paquet de chips dont il me reste la moitié au retour. Je m’arrange pour toujours avoir sur moi un reste de quelque chose.

Et coté boisson? mon eau de voyage, toujours avoir de l’eau dans le bidon c’est fondamental car outre pouvoir la boire on peut aussi se laver les mains ou nettoyer une plaie. J’ai trainé aussi avec moi depuis Gérardmer une canette de Coca. Je l’ai bue hier à Remiremont en même temps que j’ai achevé mon sandwich d’Epinal. Très bon avec thon, œuf, salade et tomate (5 euros Le Moulin du Château à Epinal). Mais le soir à l’arrivée au camping, je ne me refuse pas une bière.

Réflexion faite, je dois partir. Un grand coup de tonnerre vient sonner l’heure du départ. La tente démontée à la hâte pour emporter le moins d’eau possible avec elle. J’ai revêtu le pantalon étanche avec nez de chaussure. C’est très inconfortable, trop grand et ça frotte à chaque tour de pédale. Je ne suis pas au top avec cet équipement. En revanche imperméable haute visibilité et casque revêtu d’une calotte étanche.

Raon-l’Etape- Domremy-la-Pucelle (112km-1000m)

Mon étape du jour passe par Baccarat, Charmes, Thorey-Lyautey

Je vais entrer en Meurthe-en-Moselle pour une étape que je jugerai la plus difficile. J’ai presque quitté mon camping à regret.

A Baccarat, on m’observe comme un martien.

A Baccarat, je m’interroge. On m’observe comme un martien déambulant devant les magasins de cristal. Je suis un peu désemparé par le temps de ce 1er août. Je sais que toute la journée je vais devoir pédaler avec une orientation à l’ouest. Pas de cols mais pourtant 1000 mètres de dénivelée à l’arrivée à Domrémy

les relevés de vent Météo-France à Nancy le 1 er août. 20 à 25 km/h de vent de face et des rafales jusqu’à 50 toute la journée. Avec bagages mon offre au vent est totale

Ce parcours entre Meurthe et Moselle et Vosges n’a pas été le plus agréable.

A Damas-aux-Bois, la pluie s’est calmée, mais pas le vent. Il ne se calmera jamais. Une longue forêt interminable avant d’atteindre Charmes, des bosses nombreuses qui me ralentissent et enfin j’arrive à Charmes sur les rives de la Moselle. Un sandwich que je mange au bord de l’eau sous l’ancien lavoir très mal mis en valeur et envahi de crottes de pigeons.

Moyenne et guidon

En matière de moyenne, j’avais en tête mes scores précédents de 15 km/h. Ici mon Garmin m’annonçait des chiffres qui ruinaient mon moral. J’ai éteint l’écran. Au final à Domrémy, il affichait 11.6 de moyenne. Mais en réalité il comptait mes arrêts. Finalement cette étape en roulant a été accomplie à 14.1, ce qui compte tenu de la météo me rendra de la sérénité . A vélo on croit que rouler moins vite fatigue moins mais en contrepartie on pédale plus longtemps. Elémentaire mon cher Watson! Et il faut bien arriver avant la nuit. Ce n’est d’ailleurs pas le bon argument car les heures passées sur le vélo engendrent découragement, mal aux fesses et aux mains qui ne trouvent plus d’appuis reposants. Avec un guidon « monoplace » on cherche d’autres appuis comme sur un cintre course. Je ne trouve que les mains à plat, les mains au centre ou les mains en bout de tube pour me soulager. Il me faudrait des cornes de guidon.

Le charme de la gare de Charmes.

Jusqu’à Gripport, la Voie Verte qui longe le canal de l’est en direction de Nancy.

C’est confortable et fastoche, on descend la Moselle ou on la remonte sans s’en apercevoir

La Moselle se répand facilement

Mais le plaisir dure peu. Je sors à Gripport et je me trouve face à un mur. Au km 60, 120 mètres de déniv avant de franchir la N57. En haut la douanière me dit « pédale! » car je la gène pour contrôler le véhicule qui arrive derrière moi. La fonction publique est intransigeante.

Par la suite de mon voyage, je n’ai pas grand chose pour m’occuper. Certes la campagne est jolie avec ses près, ses collines et ses vaches mais l’habitat est clairsemé. Xirocourt, Praye, …J’aperçois sur ma gauche la colline avec la basilique Notre-Dame de Sion, haut-lieu de dévotion sous les ducs de Lorraine. Avec regret, je n’aurai pas le courage d’y monter. Bien sûr je suis déçu.

Je ne verrai Sion que d’en bas. La tour fait 45m de haut

Mais je me dis intérieurement que j’aurai à voir le château de Lyautey à… Thorey-Lyautey (135 hab.). Non! le château est entouré de murs, de plantations, on ne peut que l’apercevoir et je ne le photographierai pas. J’observerai de loin sa belle facture et curieusement ses toitures de gris et d’orange. Le maréchal mourra en 1934 dans ce château.

J’arrive enfin à Domremy-la-Pucelle non sans avoir dû gravir au km 105 la terrible côte de Jubainville.

Domrémy-la-Pucelle. Pas sûr

Un cycliste ici, ça se remarque. Une voiture s’arrête pour m’applaudir comme au Tour de France, un autre klaxonne. Manifestement le lieu semble réputé pour être casse-pattes.

A Domremy (on est tenté d’écrire Domrémy, mais prudence c’est mal venu depuis que le sénateur Albert Voilquin fit passer au pilon tous les timbres de la maison de Jeanne d’Arc édités en 1970 parce qu’il y avait un accent aigu sur le e) un grand champ d’un hectare au moins qui ressemble à une pâture. Un caravane, trois camping-cars, trois cyclistes dont un cargo et trike. Dans le petit chalet bois, la jeune fille m’accueille, presque étonnée à cette heure. Il est déjà 19 heures. Je me loge entre le chalet et les sanitaires. Une douche chaude. J’éponge le reste d’eau du matin dans la tente.

Domremy, le camping 11,12 euros. Au coin de la toiture, une sacoche mal fermée remplie d’eau le lendemain matin

11,12 euros la place avec douche et électricité.

Mais aucun resto à l’horizon. Domrémy, 88 habitants, périclite. Toutes les échoppes sont fermées. Jeanne d’Arc ne paie plus. L’hôtesse a tout prévu, elle a une petite épicerie. Je me rabats sur un paquet de chips car je n’ai pas de réchaud pour cuisiner. Je me demande si je ne devrai pas ajouter cet ustensile pour y cuire des pâtes une fois prochaine ou chauffer du café. On m’offre un adaptateur pour recharger l’iphone qui ne servira pas, il a plu tout le temps. Heureusement ma Power Bank toute neuve va largement suppléer au manque de courant)

Domrémy, la place du village

Avant de me coucher, je vais voir la maison de Jeanne d’Arc. Fermée. Pour accéder il y a à présent une billetterie. Moi qui suis un autochtone des lieux né à 10 bornes de là, je reste pantois qu’on cherche à faire du fric avec cette baraque enduite à la chaux. Mais les Anglais aiment bien venir voir où habitait celle qu’ils ont cramé.

La nuit fut encore terrible.

Agitée de rafales de vent et d’une pluie redoutable, je quitte Domremy après avoir avalé un croissant en m’abritant sous les sanitaires.

Domremy-Contrexéville (48 km/324m)

Il faut absolument que j’abrège. Inutile d’attendre une accalmie, c’est bouché. La tente repliée en catastrophe, je pédale. Non je ne monterai pas à la basilique. Je la verrai depuis la route de Greux. C’est presque une journée de transition. Je sais que j’ai du mauvais temps mais je ne vais pas loin.

Et pourtant dès le départ, la route de Greux recouverte de larges flaques va m’occasionner le remplissage des chaussures. Ce n’est pas agréable du tout. Les vaches qui ruminent doucement me regardent passer, impassibles. Mais les chevaux m’observent de très loin, intrigués. Je les salue amicalement et j’ai presque honte de murmurer à l’oreille des chevaux. Puis pris d’un doute, je regarde autour de moi pour m’assurer que je suis seul.

Harchéchamp

J’arrive dans mon village natal. Il n’y a plus grand monde de ma connaissance. Des maisons en vente. Je grimpe au village voisin. Un tour au cimetière voir nos sépultures assaillies de pissenlits. Une désolation.

Barville

Puis je repars en direction de Contrexéville. Atteindre Gironcourt sur Vraine, la célèbre usine d’embouteillage.

Contrexéville, c’est l’autre ville thermale, la petite sœur de Vittel à 4 kilomètres de là. Une ville de 3000 habitants qui tant bien que mal cherche à survivre à sa réputation de ville d’eau bienfaisante. J’ai un avis sur la question des villes thermales mais je le garde pour moi tant que la Sécu paie…

Le camping de Contrexéville assure son activité avec 80% de sa clientèle dépendante des thermes. C’est dire qu’un mois d’août apocalyptique ne le dérange en rien. J’aurai droit à un grande prairie coté rue le long des bungalows.

Au camping à Contrexéville (20.30 euros dont 10 euros pour le linge) observez les arbres qui ploient derrière la haie. Nous sommes sur la colline de Contrex rue du 11 septembre ( 2001)

Le sol de ma tente est plein d’eau. J’éponge avec une serviette avant d’y étendre le matelas.

Le service est très complet. Je vais laver et sécher tout mon linge pour 10 euros.

Puis je pars à pied en ville visiter les thermes distants d’un petit kilomètre.

La majestuosité des thermes est impressionnante. Et en plus on peut remplir sa bouteille gratuitement
Que c’est beau la richesse du temps jadis

L’établissement « hydrominéral » a été reconstruit entre 1908 et 1910 avec des fresques en mosaïque ton bleu de bel effet.

Il n’y a plus de Rolls et de Bentley comme on pouvait en voir dans le passé devant le casino

Comme c’est jour de relâche, je m’offre une pizza et une bière à Contrexéville.

Quelle faute de goût!

Contrexéville-Thann (144km/1247m)

Le vent a soufflé en rafale toute la nuit. Ma tente se gonflait et j’ai craint la catastrophe. Finalement je dormirai par intermittence et sans dégâts.

Une fois mon matériel rangé il ne me reste plus qu’à prendre la route. Je fais un pari, abréger mon itinéraire en sautant une étape car le temps n’est pas à l’amélioration.

Avatar avant le départ, je n’arrive plus à ouvrir l’antivol sur la roue arrière du vélo. En quête d’une pince, je le coupe sans difficulté. Une cochonnerie de supermarché très peu dissuasif pour les professionnels de la chose.

Rejoindre Remiremont en passant par Epinal et non pas par Darney, c’est ma décision qui devrait me permettre de rentrer chez moi directement.

rejoindre Remiremont par Dompaire et Epinal plutôt que par Darney, telle est ma décision.

J’ai gardé un mauvais souvenir de cet itinéraire de l’année 2022 du coté de Xertigny, on peut le revoir ici. J’écrivais alors « La sortie de Xertigny en direction de Bellefontaine est une épreuve douloureuse. Je pédale assis désaxé car j’ai le périnée entamé. Dans la montée de la ville un ensemble tracteur me frôle et je manque d’être déséquilibré sur le bas côté de la chaussée »

Je ne récidive pas.

Prendre la D165 est aussi risqué car la route est à grande circulation au moins jusqu’à Dompaire où l’on profite au moins d’une voie verte ancienne voie ferrée là où la D166 passe en quatre voies. Les cadavres d’animaux, seuls les cyclistes les voient. Chat, renard, hérisson, fouine,…c’est un bestiaire de viscères éparpillés. J’oublie les petits oiseaux et les rapaces.

C’est un bon pari car je vais bénéficier d’un vent favorable qui me porte dans les montées en étant à découvert sans forêts. Je grimpe le col du Poirier haut la main tout en réduisant ma dénivelée d’environ 350m.

le col du Poirier entre Vittel et Epinal est balayé par le vent

Je monte à la table d’orientation, le temps est bouché en direction de Mulhouse

col du Poirier, nuages pas rassurants vers l’est sur le massif

A Madonne-et-Lamerey, l’étonnante borne de Koufra

borne du serment de Koufra

Arrivée Uxegney non loin d’Epinal.

La Voie Verte longe le canal de l’Est. A cet endroit il est à moitié vide du fait que le lac de Bouzey qui soutient son niveau se trouve en travaux de mise en conformité.

le canal de l’est à Uxegney

Je parcours un ensemble d’écluses qui me conduisent jusqu’à Golbey, la banlieue d’Epinal. Puis je reprends la Voie Verte jusqu’à Epinal alors qu’il se remet à pleuvoir.

Un engin barre la route pour tronçonner un arbre tombé. Après quelques minutes sans qu’on daigne m’octroyer un regard, je passe avec difficulté en me tenant aux ridelles du camion dans l’indifférence totale des deux agents.

La Voie Verte n’a pas encore acquis ses lettres de noblesse comme pour la vraie route.

Puis me voici à Epinal. Beaucoup de signalisation au sol pour les vélos. Au moins il y a de la peinture. Assez de quoi affoler les conducteurs au volant qui sont très peu tournés vers le vélo.

la Moselle à Epinal

Mon sandwich de la rue François Blaudez est excellent. Un beau jardin le long de la rue Gambetta fera l’affaire pour le déguster d’autant qu’il y a une pompe à eau à coté.

Puis je repars toujours sous la pluie en ayant pris soin de garder une partie de mon casse-croûte.

Il est 12h45.

Programme de l’après-midi, rejoindre Thann du km 54 au km 144 soit 90 km.

Je connais l’itinéraire pour l’avoir déjà pratiqué. Premièrement rejoindre Remiremont. Je tente la rive coté Archettes, Jarménil et Eloyes.

A Dilla-sur-le-Rupt, la rue des Chênes est barrée, on renforce le pont du ruisseau du Ramier. Quelle chance, on a épargné la déviation pour les vélos et les piétons, un ponceau en bois a été édifié. Merci, merci, merci mille fois d’avoir pensé à nous sur cet itinéraire cyclable recommandé.

Quelques sueurs à Nexixard avant d’atteindre Saint-Etienne-les-Remiremont

A Remiremont je pense terminer mon sandwich d’Epinal au bord du lac et profiter d’un Coca. L’établissement est fermé. Un 3 août, c’est incompréhensible.

selfie au plan d’eau de Remiremont, un truc qui flatte le moi

Je ne suis pas encore trop cuit pour aborder la montée jusqu’à Bussang. C’est une ancienne ligne de chemin de fer qui monte régulièrement même sans entraînement. Hormis les nombreuses chicanes qui interrompent notre avancée, la piste est de bonne qualité et on n’y trouve pas de véhicules autres que des vélos… et des trottinettes.

le fameux giratoire de Dommartin-les-Remiremont suscite l’étonnement. Un cyclo-campeur en fait même le tour à pied avec son attelage.

Finalement je ferai ma dernière pause à l’entrée de Rupt-sur- Moselle.

On distingue très bien la table où je me suis arrêté pour finir mon sandwich d’Epinal toujours aussi frais et savoureux. Juste avant on doit traverser à pied la D466 mais les automobilistes s’arrêtent même avant que j’aie mis pied à terre.
Voici les prémisses de la montagne vosgienne que j’aime tant (Xoarupt)

A Ramonchamp, je ne résiste pas à quitter la Voie Verte sur quelques mètres pour contempler ces vestiges du paternalisme ouvrier

l’entrée de l’usine et son petit clôcheton (une petite cloche sur le o, j’aime bien) pour sonner l’heure de la sortie
usine (filature?) abandonnée qui rappelle un peu un édifice religieux (rue de la filature)

Enfin la fin de la Voie Verte des Hautes Vosges, Bussang.

Une mnute d’arrêt, tout le monde descend.

La garde de Bussang devenue Office du Tourisme avec le bureau du chef de gare et le bureau du sous-chef de gare. La hiérarchie « en râteau » n’était pas encore d’actualité.

Je remplis mon bidon et run pour le col de Bussang.

En montant Bussang, chambres d’hôtes les Sapins
descente de la Thur par la voie verte 331

Contraste saisissant en arrivant en Alsace nos deux Voies Vertes de part et d’autre de la vallée sont une mosaïque de macadams rapiécés et quasiment à l’abandon. Chaque élu faisant selon son bon vouloir sans contrôle d’aucune autorité dédiée à ces itinéraires de mobilité dite douce où l’on se fait secouer la paillasse.

Dernière innovation, deux dos d’âne en coussin berlinois avec d’énormes blocs de béton de part et d’autre à Willer-sur-Thur pour réduite la vitesse des bagnoles

un ralentisseur sur une Voie Verte, quel mépris du vélo! admirez le revêtement en tôle ondulée!

Non décidemment l’Alsace n’a rien compris au vélo. A part faire de la com pour la route des vins avec des vélos électriques. Jamais je ne recommanderai cette Vois Verte aux visiteurs étrangers.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.

Arrivé at home à 19h20

La carte de ce voyage est disponible ici à quelques variantes près.

Au total ce voyage fait 406 km et 4052m.

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Bloc-notes 3 août 2022

Parmi toutes les conséquences de la sécheresse, celle de l’interdiction de circuler sur les chemins forestiers. Notamment à vélo, comme ici en Gironde.

La dame s’est excusée croyant que l’interdit ne frappait que les véhicules à moteur. Mais le garde l’a assurée qu’elle risquait, elle aussi, 135 euros d’amende.

On en est donc là: jeter des interdits qui ressemblent fort à ceux de 2020 où l’on interdisait aux piétons de circuler à plus d’un kilomètre de chez eux par crainte qu’ils ne propagent la contamination du Covid.

Un métier qui va prendre de l’ampleur à l’avenir, c’est celui de pompier. Pompier tout court. Pas pyromane. L’Assemblée parle des défraiements du pompier, autour de 9 euros de l’heure. Pas bezef!

Autour du pompier de base vient se greffer toute une technostructure intéressée aux développements des incendies. A commencer par les fabricants de matériels toujours plus sophistiqués qu’ils soient terrestres ou aériens.

L’industrie du réchauffement

Sam le pompier ou comment préparer nos progénitures au réchauffement

Poutine est un enfant de cœur du réchauffement. Ses missiles hypersoniques ne feront pas illusion, ni ses bombes sur les écoles, les hôpitaux ou les champs de blés ukrainiens. Là où il va y avoir du grain à moudre, c’est autour d’un phénomène qui s’installe durablement:

  • la rareté de l’eau alliée au manque d’énergie sur l’ensemble de la planète terre
la culture du maïs pour combien de temps encore?

D’abord les images vues à la télé cet été et qui frappent les bonnes consciences, les feux de forêts et les campings dévastés. Mais aussi tous les cours d’eau à sec qui privent les paysans d’eau pour irriguer les cultures.

la rareté de l’eau s’accompagne ensuite d’orages dévastateurs comme ici à Bretten en 2018

Songeons qu’à force de chercher de l’eau pour assurer la fin de l’humanité en bonne compagnie plutôt qu’en mourant de soif, nos nouvelles générations commencent à se mobiliser pour faire des économies. D’abord boire l’eau des stations d’épuration en la réinjectant dans le réseau d’eau potable plutôt qu’en la rejetant à la rivière. Elémentaire mon cher Watson! Véolia se frotte les mains.

Ensuite des Géotrouvetout ingénieux vont réhabiliter le double réseau d’eau domestique en séparant eau potable et eau de pluie grâce à des réservoirs de récupération dédiés sous chaque maison et immeuble.

En attendant Borne

On accuse Macron de ne rien faire depuis cent jours, depuis sa réélection. Mais Borne veille. La polytechnicienne en chef de la France cogite à la quadrature du cercle: comment faire rouler les bagnoles et les trottinettes électriques avec un nucléaire en berne? Les écolos ont les lèvres gercées, ils ne peuvent plus rigoler. Je propose qu’on les embauche tous pour souffler sur les éoliennes les jours sans vent.

Ne nous affolons pas: les Allemands font l’expérience de la disette énergétique avant nous. A commencer par les brasseurs de bière qui, outre l’eau, ont besoin de gaz pour le maltage, le brassage et le houblonnage de leur breuvage fétiche. Sans parler des verriers gros consommateurs eux-aussi de gaz venu de Russie.

Bien sûr, je vis dans une utopie car je sais que nos lendemains seront encore pires vu que personne n’est prêt à remettre en cause son mode de vie, son mode de consommation et sa liberté d’aller et venir à bas coûts. Au diable l’avarice!

incendie forestier au Schmelzrunz en 2014

Je ne veux pas ici échafauder d’obscurs lendemains pour le monde des loisirs, de la marche, de la course à pied, du VTT, mais il apparait que si des restrictions devaient être prises dans le massif vosgien à cause de la sécheresse, on pensera en premier lieu à nous les consommateurs de bien-être.

Le feu au lac

Lac de Gérardmer

Les effets de la sécheresse se font sentir de façon inattendue. C’est le cas à Gérardmer qui n’arrive pas à faire face à ses besoins en eaux potables en pleine saison touristique…et alors même que le site est au cœur du massif vosgien.

On va donc pomper dans le lac pour subvenir aux besoins…et malgré la baisse du niveau d’eau qui fait défaut pour les pédalos et les baigneurs.

Anniemek Van Vleuten

Anniemek Van Vleuten n’a pas volé son Tour de France dans le quart nord-est.

Songez qu’elle s’entraîne fort pour en arriver là, selon cyclisme et dopage:

1.200 heures par an, 33.000 kilomètres, 430.000 mètres de dénivelé, souvent en altitude en montagne où elle multiplie des stages en dépensant l’équivalent de 700.000 Kcal à pédaler (source)

Antoine Vayer qui a entrainé des équipes cyclistes dans le passé ose toutefois un parallèle avec Jeannie Longo « C’est une méticuleuse, elle aussi. Van Vleuten n’a pas tout à fait son palmarès. Quoique. Elle n’a pas de mari qui a commandé de l’EPO par Internet, quoiqu’il faudrait vérifier. Elle n’a pas encore de casseroles et de contrôle dopage positif. Une sacrée carrière non ternie : elle pourrait devenir ministre« 

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Les Hauts-Rupts de Gérardmer à VTT

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ruisseau des Hauts-Rupts à Gérardmer

On connait Gérardmer pour y être passé à maintes reprises à l’occasion de parcours routiers comme ici.

Mais ce qui est agréable, c’est de prolonger sa connaissance des lieux par les chemins et les sentiers accessibles seulement à pied ou à VTT.

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Mon parcours se déroule au sud-est de Gérardmer. 25km/700m

Ce matin là, je quitte le lac vers 9 heures.

Je traverse la ville vers l’est avec l’intention de grimper Le Poli, cette crête de Haut du Barat à 968m.

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La montée au départ est sévère entre 10 et 20% de pente!

Je monte par le chemin des Gouttridos doté de constructions qui dominent le lac. C’est une épreuve de 2km700 pour un dénivelé de 300m avec des passages à 20%.

On monte très vite en température!

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Je prends de la hauteur. Lentement!

Arrivé au Poli, la tête du remonte-pente de Xonrupt ne permet pas de voir le lac de Longemer.

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Me voici au bout du chemin de Gouttridos, le chemin du Poli est moins difficile…

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Au Poli, j’ai la vue sur Xonrupt où j’étais hier

Demi-tour, je vais prendre plus bas le chemin de la Chaume Francis aux Basses Feignes.

Arrivé au pied des stations de ski des Vazenés, je vais me perdre sur les pistes…

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Je grimpe la piste de ski « souris »

 

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Cette piste là est plus facile à descendre qu’à monter.

Puis je reprends pied avec le goudron sur cette belle petite route forestière dite des 17 kilomètres.

Un régal!

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Les installations de sports d’hiver sont impeccablement entretenues. Il est vrai qu’avec « la neige de culture », on fait des miracles. Cette culture là n’a naturellement rien de bio.

Le Bouchot coule presque à flots; étonnant en cette période de sécheresse.

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belle signalétique

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Cette route semble interdite aux voitures si j’en juge par l’arrêté municipal, pourtant j’ai croisé un véhicule…

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Le cadre est magnifique à cette période de l’année

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Ici je marque la pause, c’est trop beau (le Bouchot)

Je reprends la route de la Bresse jusqu’à Les Planes Tilles, puis j’oblique à droite par le chemin de l’Urson.

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Puis vient le chemin du Cul de la Hotte…

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Je n’irai pas au Haut du Tot, l’heure avançant, je prends donc à droite l’ancienne école du Phény

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Je rejoins l’école du Phény avant de redescendre sur la rive du lac

Tous ces vocables de lieux ne manquent pas de susciter la curiosité et de souligner la poésie de ceux qui les ont baptisés ainsi.

Je redescends sur les rives du lac par le chemin des Rochottes.

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Quai du Lac, Gérardmer

C’est un beau parcours qu’on peut varier à l’infini.

Le paysage autour de Gérardmer est vraiment séduisant et adapté à la balade…même si ce jour là pourtant radieux, je n’y ai rencontré que très peu de randonneurs.

voir la trace GPS

Gérardmer, 9 cols vosgiens

Les Vosges qu’on aime au programme du jour

Vélo de route aujourd’hui.

Départ de Gérardmer dans les Vosges.

Ce parcours est extrait du Club des Cent Cols. Continuer à lire … « Gérardmer, 9 cols vosgiens »

Le Col du Marksteim, une originalité…

Oui, vous avez bien lu: col du Marksteim!
Risible ce néologisme germanique qui mélange « heim » (la patrie, le lieu) et « stein » (la pierre).
C’est ainsi que les organisateurs de la Cyclosportive des Ballons baptisent le Markstein.

Manifestement les organisateurs géromois ont abusé de la liqueur de myrtille. Continuer à lire … « Le Col du Marksteim, une originalité… »

Gérardmer, une tornade s’abat sur la ville

Gérardmer lors du BRV (vélomaxou)

Samedi 30 juin, soit six jours après le passage du BRV, une mini-tornade a frappé Gérardmer.

On ne peut qu’être surpris devant tant de dégâts.

Ce diaporama est édifiant. (un peu long à télécharger)

Spectacle de désolation à Gérardmer

Loup y es-tu?

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Loup y es-tu?

« Promenons nous dans les bois
pendant que le loup n’y est pas
si le loup y était
il nous mangerait
mais comme il n’y est pas
il n’nous mangera pas. »

La question inquiète dans les Vosges: le loup est-il revenu?

Des moutons égorgés, un poulain attaqué du coté de La
Bresse…les experts n’en sont pas encore sûrs, mais il semble bien
qu’il s’agit d’un ou plusieurs loups. L’Est Républicain
publie une photo prise par l’Office National de la
Chasse
au-dessus de Gérardmer qui semble accréditer la thèse
du loup.

La publicité faite autour de cette affaire inquiète les élus qui
craignent que les familles renoncent à leurs prochaines vacances
vosgiennes.

Du coté des éleveurs, la parade semble simple: les chiens de
défense.

Selon le site la Buvette des Alpages (le site sur
les brebis et tout ce qui tourne autour)
« Il
suffit de deux chiens comme ça pour disséminer une meute entière de
loups ! « 
 

Le problème, c’est que ces chiens là s’attaquent volontiers à
tout ce qui bouge autour des troupeaux, sans distinction, y compris
vététistes et parapentistes dès qu’ils mettent pieds à
terre!…