Sécheresse, on ferme!

avec la sécheresse, il faut s’attendre à des restrictions de circulation en forêt

Conséquence de la sécheresse, la fermeture d’un certain nombre de sites forestiers habituellement lieux de balades à pied ou à vélo.

Motif invoqué par les préfets: un risque très sévère d’incendie.

C’est le cas notamment pour

Les massifs de l’Esterel et de Tanneron dans les Alpes Maritimes

Les forêts de 287 communes de la Côte d’Or!

et aussi dans le Morbihan, en Loire Atlantique, dans le Maine-et-Loire, en Ille-et-Vilaine,…

On imagine que le massif vosgien ne pas résister encore longtemps à cette vague d’interdits.

Ce qu’on ne sait pas si on va remettre en place la surveillance en hélicoptère ou avec des motos légères de gendarmerie comme du temps de la Covid.

Pour l’heure le Grand Est n’est pas concerné par ces interdits mais l’ONF communique

« Il est recommandé dans toutes les forêts publiques de la région Grand Est de limiter la pénétration des véhicules motorisés en forêt et respecter les barrières fermées (certains accès sont interdits aux véhicules, ndlr), d’éviter les activités liées à la récolte de bois (récolte, transport), et observer de manière générale la plus grande prudence et une vigilance accrue. »

Bloc-notes 3 août 2022

Parmi toutes les conséquences de la sécheresse, celle de l’interdiction de circuler sur les chemins forestiers. Notamment à vélo, comme ici en Gironde.

La dame s’est excusée croyant que l’interdit ne frappait que les véhicules à moteur. Mais le garde l’a assurée qu’elle risquait, elle aussi, 135 euros d’amende.

On en est donc là: jeter des interdits qui ressemblent fort à ceux de 2020 où l’on interdisait aux piétons de circuler à plus d’un kilomètre de chez eux par crainte qu’ils ne propagent la contamination du Covid.

Un métier qui va prendre de l’ampleur à l’avenir, c’est celui de pompier. Pompier tout court. Pas pyromane. L’Assemblée parle des défraiements du pompier, autour de 9 euros de l’heure. Pas bezef!

Autour du pompier de base vient se greffer toute une technostructure intéressée aux développements des incendies. A commencer par les fabricants de matériels toujours plus sophistiqués qu’ils soient terrestres ou aériens.

L’industrie du réchauffement

Sam le pompier ou comment préparer nos progénitures au réchauffement

Poutine est un enfant de cœur du réchauffement. Ses missiles hypersoniques ne feront pas illusion, ni ses bombes sur les écoles, les hôpitaux ou les champs de blés ukrainiens. Là où il va y avoir du grain à moudre, c’est autour d’un phénomène qui s’installe durablement:

  • la rareté de l’eau alliée au manque d’énergie sur l’ensemble de la planète terre
la culture du maïs pour combien de temps encore?

D’abord les images vues à la télé cet été et qui frappent les bonnes consciences, les feux de forêts et les campings dévastés. Mais aussi tous les cours d’eau à sec qui privent les paysans d’eau pour irriguer les cultures.

la rareté de l’eau s’accompagne ensuite d’orages dévastateurs comme ici à Bretten en 2018

Songeons qu’à force de chercher de l’eau pour assurer la fin de l’humanité en bonne compagnie plutôt qu’en mourant de soif, nos nouvelles générations commencent à se mobiliser pour faire des économies. D’abord boire l’eau des stations d’épuration en la réinjectant dans le réseau d’eau potable plutôt qu’en la rejetant à la rivière. Elémentaire mon cher Watson! Véolia se frotte les mains.

Ensuite des Géotrouvetout ingénieux vont réhabiliter le double réseau d’eau domestique en séparant eau potable et eau de pluie grâce à des réservoirs de récupération dédiés sous chaque maison et immeuble.

En attendant Borne

On accuse Macron de ne rien faire depuis cent jours, depuis sa réélection. Mais Borne veille. La polytechnicienne en chef de la France cogite à la quadrature du cercle: comment faire rouler les bagnoles et les trottinettes électriques avec un nucléaire en berne? Les écolos ont les lèvres gercées, ils ne peuvent plus rigoler. Je propose qu’on les embauche tous pour souffler sur les éoliennes les jours sans vent.

Ne nous affolons pas: les Allemands font l’expérience de la disette énergétique avant nous. A commencer par les brasseurs de bière qui, outre l’eau, ont besoin de gaz pour le maltage, le brassage et le houblonnage de leur breuvage fétiche. Sans parler des verriers gros consommateurs eux-aussi de gaz venu de Russie.

Bien sûr, je vis dans une utopie car je sais que nos lendemains seront encore pires vu que personne n’est prêt à remettre en cause son mode de vie, son mode de consommation et sa liberté d’aller et venir à bas coûts. Au diable l’avarice!

incendie forestier au Schmelzrunz en 2014

Je ne veux pas ici échafauder d’obscurs lendemains pour le monde des loisirs, de la marche, de la course à pied, du VTT, mais il apparait que si des restrictions devaient être prises dans le massif vosgien à cause de la sécheresse, on pensera en premier lieu à nous les consommateurs de bien-être.

Le feu au lac

Lac de Gérardmer

Les effets de la sécheresse se font sentir de façon inattendue. C’est le cas à Gérardmer qui n’arrive pas à faire face à ses besoins en eaux potables en pleine saison touristique…et alors même que le site est au cœur du massif vosgien.

On va donc pomper dans le lac pour subvenir aux besoins…et malgré la baisse du niveau d’eau qui fait défaut pour les pédalos et les baigneurs.

Anniemek Van Vleuten

Anniemek Van Vleuten n’a pas volé son Tour de France dans le quart nord-est.

Songez qu’elle s’entraîne fort pour en arriver là, selon cyclisme et dopage:

1.200 heures par an, 33.000 kilomètres, 430.000 mètres de dénivelé, souvent en altitude en montagne où elle multiplie des stages en dépensant l’équivalent de 700.000 Kcal à pédaler (source)

Antoine Vayer qui a entrainé des équipes cyclistes dans le passé ose toutefois un parallèle avec Jeannie Longo « C’est une méticuleuse, elle aussi. Van Vleuten n’a pas tout à fait son palmarès. Quoique. Elle n’a pas de mari qui a commandé de l’EPO par Internet, quoiqu’il faudrait vérifier. Elle n’a pas encore de casseroles et de contrôle dopage positif. Une sacrée carrière non ternie : elle pourrait devenir ministre« 

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L’eau, l’énergie, allons-nous vers un conflit mondial?

Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?

Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).

Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.

Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?

Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).

Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?

  • des restrictions tous azimuts
  • des rationnements
  • des coûts de marchés qui vont exploser

Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.

Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?

Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.

Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?

On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.

C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?

Ciel, mon mardi!

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Étroite fenêtre de tir.

Je pars en plaine en longeant les collines où se détachent des lambeaux de nimbus.

Si la Doller s’est ragaillardie avec les pluies, le réservoir de Michelbach est au plus bas.

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Un petit coucou aux Gilets jaunes.

– Alors ça y est, Philippe a parlé, vous allez déménager?

– Pas question, c’est une entourloupe, le compte n’y est pas.

Des tentes de fortune ont été installées autour de braseros.

La perspective de passer Noël au bord du giratoire ne semble pas inquiéter…

 

Sécheresse persistante

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L’électrique va t-il tuer le vélo?

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa réponse est oui.

Même pas besoin d’argumenter.

J’en vois partout.

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La Thur à Vieux-Thann. Malgré l’aide du réservoir de Kruth, la rivière est à l’agonie

Cet après-midi, j’en avais un qui me suivait le temps de traverser un champ de maïs coupé.

Puis dès le chemin atteint, il a mis la survitesse.

Inutile de dire qu’il a été vite rendu au carrefour suivant.

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Etang de Cernay

Après ma tournée des étangs de Cernay, j’ai mis le cap sur le réservoir de Michelbach.

Et je repensais au débat qui s’empare des clubs.

Faut-il accepter les vélos électriques?

Vaste sujet à n’en pas douter.

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Michelbach

Ce n’est pas grave, les possesseurs de vélos à assistance n’attendent rien des clubs.

Ils feront donc comme si on ne les attendait pas et se réuniront par affinités.

Je vois le jour venir où le cycliste « musculaire » sera le dernier des Mohicans.

Si le vélo électrique nécessite pourtant un effort musculaire, il rompt avec l’académisme du vélo qui veut à l’origine qu’on se déplace sans apport énergétique extérieur.

Mis à part dans les descentes où l’on profite de la gravité!

Foutaise que tout cela diront les nouveaux cyclistes à assistance.

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Michelbach

Après le tour de Michelbach qui est quasiment à sec, je suis passé chez Mannheim, le vélociste.

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Michelbach

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Il avait un VTTAE à me présenter avec une motorisation Shimano…et à essayer.

Comme quoi les fabricants n’attendent pas que le vent tourne pour affronter le marché!

Poisse

De la bonne eau comme je l’aime. A mi chemin, la pluie est venue nous délivrer du mal.

Poisse: D’après Gaston Esnault, cette locution serait d’abord apparue dans l’argot des coureurs cyclistes (wiktionnaire).

Tiens donc!

Je comprends pourquoi pendant trois jours ma peau collait au canapé à regarder le Tour de France.

C’était donc ça: j’avais la poisse. Continuer à lire … « Poisse »

La Thur en péril

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, La Thur en péril

La Thur est presque à sec.

Cette rivière à truites qui prend sa source dans les Vosges
offre un spectacle de désolation.

Pourtant, il n’y a pas de restrictions d’eau en Alsace comme
dans d’autres régions.

Très Bas-Rhin

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Très Bas-Rhin

Le Rhin à
Fessenheim-vélomaxou

C’est grâce à l’ami Nicolas qui continue à « Regarder le ciel » dans l’attente des pluies
salvatrices qu’on en saura un peu plus sur l’état actuel du
Rhin.

Avec 1230 km de long, « Il s’agit du plus long
fleuve se déversant dans la mer du Nord et de l’une des voies
navigables les plus fréquentées du monde »
(Wikipedia).

Il apparaît qu’en cette période de l’année, le Rhin atteint son
étiage, c’est à dire son point le plus bas connu avec 700 m3/s.

EDF sera vraisemblablement confronté ces jours prochains à des
choix difficiles pour assurer à la fois le fonctionnement de ses
centrales et la navigation des bateaux…sans pour autant
mécontenter la faune aquatique du Rhin historique qui s’écoule
parallèlement au grand canal le long de notre frontière.

En remontant hier à Niederweiler, le Klemmbach décharné
(qui s’écoule du Sirnitz vers le Rhin)
faisait pitié avec tous ses cailloux hors de l’eau, témoin de
l’extrême fragilité des affluents issus de la Forêt Noire.

Cela dit, les communes et les particuliers semblent peu affectés
et sensibilisés par cette sécheresse (lire les bons conseils dans la
Croix.com).

Les espaces verts et les imposantes décorations florales
alsaciennes ne manquent pas d’eau, de même que les
potagers.Blog de velomaxou : Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Très Bas-Rhin

jardin d’automne
Mulhouse-vélomaxou

Du coté des cultures céréalières, ceux qui se frottent les mains
sont les vendeurs d’arroseurs, ces énormes machines qui sont toutes
en action dans la plaine d’Alsace et qui ne cessent de prospèrer
tandis que du coté allemand, le phénomène est
inexistant…comprenne qui pourra!Blog de velomaxou : Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Très Bas-Rhin

cliché vélomaxou

A ce sujet, Riedisheim en prend pour son grade
avec ses arrosages de giratoires dans Mon Mulhouse
le blog 100% Bio

Des potagers qu’il faut bien arroser avec l’eau du réseau, à
présent que les réserves pluviales des particuliers sont vides.

Sans trop le dire, les écologistes ne seraient pas déçus que la
centrale nucléaire de Fessenheim vienne à manquer d’eau pour
refroidir ses deux réacteurs…une occasion rêvée d’apporter de
l’eau à leur moulin et de les aider à achever de détruire le mythe
de l’infaillibilité du nucléaire civil français.

Jusqu’au risque de perturber un peu plus notre économie
moribonde en la privant d’énergie?

Il est vrai que des mesures de délestages électriques en cette
saison mettraient gravement en question l’électricien national…de
quoi encore un peu plus écorner un des fleurons de nos derniers
services publics et précipiter sa privatisation.

A ce petit jeu cynique du chat et de la souris, on ne sait pas
qui gagnera la bataille de l’opinion entre les tenants du tout
nucléaire et ceux qui sont contre…

L’eau va t-elle manquer?

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, L'eau va t-elle manquer?

vélomaxou

Nous, cyclistes qui cotoyons les cours d’eau, le voyons bien:
les ruisseaux sont secs par endroit et l’Ill n’est pas
fougeuse.

Si la sécheresse persiste, l’eau va être immanquablement l’objet
de toutes les attentions.

Allons-nous en manquer?

Certains se souviennent encore de l’impôt sécheresse de 1976 qui avait marqué les
esprits.

Les agriculteurs d’Alsace pompent depuis avril sur la nappe
phréatique et dans les cours d’eau pour arroser leurs cultures.

Une eau dont Alsace Nature note dans son rapport
d’activités 2010 que si la pollution par les nitrates stagne,
la situation empire pour les phytosanitaires,.. les
mesures confirmant la dégradation de la ressource pour les
paramètres atrazine et déséthylatrazine
.

Mais ce n’est pas tout; le bassin de l’Ill est pollué au
méthylmercure et un arrêté préfectoral invite les pêcheurs à ne pas
consommer leurs prises.

Dans le Haut-Rhin, pas moins de 507 captages sont pollués et le
Conseil Général va devoir s’atteler à résoudre le problème pour se
mettre en conformité avec la loi Grenelle 2

Une pénurie s’ajoutant à la pollution, voila de quoi alimenter
la polémique sur l’utilisation de l’eau en Alsace.

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