Étiquette : Leclerc

Joindre l’utile à l’agréable

Au coin d’Emmaus, je quitte le macadam pour rentrer chez moi à travers champ au pied de la montagne

Un original ce Maxou. Il prend son vélo pour faire une course à cinq kilomètres de chez lui et alors qu’il fait moins deux.

Bon d’accord!

J’ai la flemme de mettre en route le diesel. Ma conscience au fond de moi me l’interdit.

J’ai posé des jalons, j’avance par étapes en évitant les chausse-trappes.

Un passage à niveau pour moi tout seul. Elle est pas belle la vie?

Une grande quatre voies mais pas d’itinéraire vélo, bien sûr.

Une ruse de sioux pour rejoindre le tarmac de la ZI de Vieux-Thann, longer la voie et les broussailles et contourner l’usine Nord Réducteurs. Même ça nos édiles ne savent pas le faire.

Alors je zigue et je zague entre les grillages d’usines et les labours.

Toujours penser à faire des moulinets en abordant les ronds-points pour épouvanter la gent bagnolesque.

Au Leclerc, le casque à la main et les grolles à crampons, ça impressionne dans les rayons.

Puis je repars mon achat accompli.

Et maintenant?

La grande surface Leclerc le 17 novembre jour de l’occupation du rond-point de Cernay. Ce type de commerce est-il appelé à disparaître avec l’évolution de nos modes de consommation?

Et maintenant?

Que vais-je fai-ai-ai-re? disait l’autre

Maintenant chacun, chacune, va pouvoir reprendre son lot quotidien d’emplettes tout en s’acheminant vers 2019.

Comme avant.

Car l’évolution de nos modes de vie est lente.

Hier, plus un seul Gilet jaune sur la grande couronne de la Croisière de Cernay (Haut-Rhin).

Face à Leclerc.

L’allégresse du 17 novembre est loin…

Le parking géant a retrouvé sa clientèle chérie et les automobiles se croisaient au pas dans les allées dans l’espoir de trouver une place libre plutôt pas trop loin de l’entrée de la grande surface.

On manquait de chariots.

Le cours Caddie va reprendre de la vigueur et le consumérisme va pouvoir retrouver sa plénitude.

Nos emplettes sont nos emplois disait-on en 1995.

Et maintenant?

Pas si sûr!

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L’automobile omniprésente n’a jamais autant eu le vent en poupe d’un point de vue culturel et les démocraties libérales n’ont nullement l’intention de peser sur les choix économiques (Olivier Schneider FUB)

Le navettage quotidien ville-campagne qui s’est instauré dans nombre de régions françaises va mettre plusieurs générations à s’arrêter.

Et ce n’est pas le vélo à lui-seul qui va résoudre la question.

D’ailleurs le vélo dans l’imaginaire moderne du français moyen, c’est une solution ringarde et rétrograde. Il faut savoir rester modeste.

Combien de générations?

Autant qu’il faudra pour que la ville rejoigne la campagne!… ou que la campagne rejoigne la ville.

Ou alors recréer des emplois sédentarisés et des unités de travail atomisées.

Vaste sujet.

Ce n’est pas un noir dessein, c’est une réalité humaine à laquelle nous allons devoir nous habituer.

Et tout la question de nos mobilités reste intacte et non résolue dès lors que vont peser de plus en plus les contraintes environnementales.

 

 

 

Le Rubik’s cube

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Passer ses nerfs avec un Rubik’s cube, c’était un peu mon projet du jour.

A Cernay, « Leclerc se met au vert ».

C’est son nouveau slogan après « le halte à la vie chère« .

La grande surface ne craint pas d’arroser amplement ses espaces de verdure dès que le soir tombe.

Le résultat attendu est au rendez-vous, on se croirait transporté en Irlande.

Les touristes qui débarquent en Alsace par la RN66 s’empressent de regarder la carte et de vérifier leur GPS. Non, ils ne sont pas en Bretagne mais en Alsace. Le ch’ti qui fait boire son chien au pied du camping-car en est tout ému « avec toute cette pluie, il a pas fini par marcher dans la boue » me dit-il en désignant le gazon immaculé.

La canicule? Leclerc connait pas.

Pourtant les communes de la vallée de Saint-Amarin commencent à tirer la langue; les sources de surface connaissent des débits à la limite des besoins particulièrement au quartier du Frenz à Kruth.

Leclerc non!

Je n’ai pas résisté, j’ai traversé en diagonale la belle pelouse avec mon VTT afin de m’affranchir de tous ces haricots bitumés qui conduisent au parking géant.

Puis j’ai posé mon destrier sous son auvent en lui demandant sagement d’attendre sans graisser le sol en béton avec l’huile de chaine proche de la fusion.

La jeune stagiaire d’été qui approvisionnait le rayon a déjà tout compris de son job et de sa relation avec la clientèle…

  • Savez-vous si vous avez des rubik’s cube?

  • si vous avez parcouru tout le rayon, c’est qu’il n’y en a pas!

En gros la leçon managériale pour les jeunes embauchés accédant aux rayons doit être à peu près cela: « si vous avez besoin de rien, je peux vous aider ».

Mais à Gifi, le magasin tout proche de Leclerc, la vendeuse qui range les rayons est déjà plus experte en contact clientèle…

  • Savez-vous si vous avez des rubik’s cube?

  • c’est un produit de saison qu’on approvisionne plutôt à Noël, allez voir à Leclerc, ils en ont toute l’année!…

J’ai compris que je pouvais aller me brosser avec mon rubik’s cube et j’ai repris mon vélo.

 

Le dégagisme de Leclerc Mulhouse

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Leclerc Mulhouse pratique le dégagisme à sa manière

Le potache s’en étonne, t’as vu le parking Leclerc est presque vide…fait-il à son copain.

Effectivement, j’étais là et je faisais le même constat.

Pourtant le magasin du quartier de la Fonderie à Mulhouse était ouvert et il est vrai qu’à dix heures du matin, les places libres étaient nombreuses. Poursuivre la lecture de « Le dégagisme de Leclerc Mulhouse »