Les potins du lundi


logojpgÇa glisse comme sur les plumes d’un oiseau.

C’est certainement ce que pense Macron de l’affaire Benalla.

Les Français se détournent de la politique d’autant mieux qu’ils sont en vacances et encore tout ébaubis de se retrouver champions du monde de football sans avoir rien fait. Comme un enrichissement sans cause ou l’héritage d’une vieille tante éloignée.

Cette victoire là aurait pu tout aussi bien tomber sur un peuple sud-américain ou sur un pays de l’est en recherche d’enthousiasme.

Non, c’est sur la France que c’est tombé.

Coup de bol pour Macron qui vient de se payer une longue grève SNCF et qui voit cumuler toutes sortes de mécontentements de l’opinion, hausses de la CSG, du coût des carburants, du gaz de ville, suppression des minimas sociaux, suppressions des emplois aidés, accroissement de la répression routière…et réforme douloureuse des retraites à venir.

« Réforme » est un signifiant de langage. Droite et gauche se l’approprient par commodité. Derrière le mot réforme, il y a les non-dits: une privatisation généralisée des grandes conquêtes sociales.

Pas de bol non plus, malgré les cadeaux aux plus riches, l’emploi ne repart pas.

A cela est venue s’ajouter une déconvenue, l’incroyable révélation: le Nouveau Monde de Macron est pire que le Vieux.

D’abord les supercheries de langage; celui qui s’affichait comme un homme de culture s’est mis à descendre dans l’arène médiatique, comme Sarkosy, et à traiter les Français d’idiots, d’analphabètes, de gens de rien qui coûtent, de surcroît, un pognon de dingue.

Le dernier exemple en date a été celui « du premier de cordée » déjà employé en 2017.

C’est pas le premier de cordée qui tirent les autres sur la corde (17 juillet 2018)

Les Français comprendront d’eux-mêmes.

Sur le plan des affaires, la République exemplaire commence à montrer des cafouillages calamiteux.

Moi d’abord, les autres après, c’est plutôt cette devise qui conviendrait et que le bas peuple traduit par TPMG

Il y a eu l’épisode Alexis Kohler avec la compagnie MSG, les emplois fictifs du Modem et la démission de Bayrou et de Sylvie Goulard, deux poids lourds du gouvernement, la mise sur la touche de Richard Ferran après son affaire immobilière qui lui vaut une mise en examen, et tout dernièrement l’affaire Benalla.

C’est l’affaire Benalla qui est la plus symptomatique de la déliquescence de l’Etat.

Perdre de vue à ce point au plus haut niveau de l’Etat les règles qui fondent l’Etat de droit est pour le moins affligeant

Nous en sommes revenus au niveau d’une république bananière et de ses barbouzes.

Ceux qui parlent d’une affaire d’Etat sortent chaque jour renforcés devant le mutisme du chef de l’Etat.

Attendons de voir qui seront les fusibles où se mêlent, pour l’heure, hauts fonctionnaires, policiers, ministres et…le Président lui-même.

Pour une République irréprochable, on pouvait espérer mieux.

 

 

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