Jour : 2 mars 2020

Vélo-grenouille

C’est la saison des amours. Chez les batraciens.

Dring! dring! coâ! je suis là dit le vélo-grenouille en forme de « qui m’aime me suive… »

Mais personne ne suit.

Cette illustration est extraite du livre « les vélodingues » de Andrée Clair et Carelman paru chez La Farandole en 1978.

Les potins du lundi

Le Covid-19 ressemble beaucoup à ça à condition de l’agrandir. La nature est une merveille avec tout ses petits champignons qui gravitent autour d’un noyau

Comment ne pas évoquer le Coronavirus!

La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.

Il faut raison garder

Éviter de serrer la main à quiconque, faire preuve d’attention dans les magasins, les transports et se laver les mains plusieurs fois par jour, ce n’est pas compliqué.

On oublie la peur de la grippe. Et pourtant bien qu’on dispose d’un vaccin, on atteint parfois mille morts par semaine! Personne ne semble s’en émouvoir davantage.

Demain peut-être le Coronavirus m’aura t-il attrapé sans que je sache comment…c’est un risque que nous courons tous. Ne prenons donc pas de risques inutiles.

La nuit du 29 janvier

C’est en s’abritant derrière ce paravent viral du coronavirus que le 49.3 a été décrété pour nous faire avaler de force une réforme indigeste des retraites.

Contre la démocratie et avec un coup de force constitutionnel hérité en 58, vieux de plus d’un demi-siècle.

Dès lors comprenons que plus rien ne s’opposera au pouvoir de la rue.

Municipales

Elles approchent sans grande passion. Le métier, c’en est un, ne passionne plus. Nombre de communes peinent à rassembler une liste. Être maire revient aujourd’hui à assumer des affaires courantes mais souvent contradictoires. On se demande s’il ne faudrait pas tout simplement nommer des fonctionnaires à la tête des communes chargés d’appliquer les règles des extra-communalités mieux équipées pour piloter de façon rationnelle le fonctionnement et les investissements.

Si on se penchait sur la réalité des coûts de fonctionnement, on serait effarés d’y voir le gaspillage accumulé et le manque de conduite des équipages qui virevoltent le jour durant on se sait où au frais du contribuable.

Vu du quidam de base, la commune apparaît bien peu performante. Je me trompe. Sûrement. Mais alors je demande à voir.

Courir

C’est un verbe du troisième groupe qui me rebute. Les potaches non plus, ils préfèrent runner et sont plus à l’aise.

D’abord « je cours ». Avec un « s » alors que je suis tout seul. Ensuite j’ai mal au dos. Pas vous? Encore eût-il fallu que vous eussiez couru pour connaître le mal de dos! Reviendra le temps où je courrai à nouveau, quand je pourrai prendre les chemins moins durs que le tarmac. Pour l’heure trop de gadoue, je vais saloper mes Hoka toutes neuves.

Hier, j’ai interviewé (au RG, y disent interrogé) un joggeur une fois arrivé à sa hauteur.

  • « Vous roulez à combien?
  • !!!
  • « J’ai voulu dire combien vous consommez au mille?
  • !!!
  • « Encore tout faux! »
  • Je veux dire « quel temps mettez-vous au mille mètres? »
  • Je débute…six minutes…

Moi je suis à 8minutes 30. La vieillesse. Sans doute!

Lomoberet me l’a cent fois répété:

Si tu ne réussis pas à courir en aisance respiratoire plus de 20 minutes, alors, le mieux est de passer à la marche rapide.
Le rythme cardiaque monte aussi très haut en marche athlétique, mais il est plus facile de ralentir pour le faire redescendre (ou le garder à un niveau prédéfini) sans pour autant passer un mode « déshonorant ».

Puis en marchant autour du lac, un autre joggeur m’a dépassé. Je lui ai emboité le pas pour en savoir un peu plus…

  • Alors, vous faites combien au cent?…je veux dire au mille?
  • !!! jamais entendu parler de ça! pourtant je cours (avec un seul r) depuis trente ans… (avec deux r, j’aurais pas pu le suivre)

…alors, j’ai poursuivi à son coté jusqu’à bout du lac, engoncé dans ma parka et mes merdouilles électroniques qui faisaient bling-bling comme Sarko…

  • finalement, vous ne vous débrouillez pas mal pour un débutant.

J’étais rasséréné. Comme Albert Schweitzer ou quelque chose comme ça.