Jour : 23 mars 2020

Ma zone de confinement K5

Ma nouvelle zone de confinement K5 pour mon jogging matinal. Je vais même pouvoir grimper dans le vignoble de Leimbach. C’est inespéré.On pourrait aussi envisager de nous suivre avec un bracelet électronique comme les prisonniers. Chaque fois qu’on sortirait de la zone, on recevrait une décharge électrique.On est entrain de nous inventer un univers à la George Orwell pour le bien de l’humanité

Après les nouvelles mesures de confinement imposées par le gouvernement ce soir sur TF1 par le premier ministre Philippe , les zones réservées au sport, tel le jogging ou la marche, ne peuvent plus excéder un rayon d’un kilomètre autour de son domicile et une heure de durée.

Bien assez pour faire mon bonheur!

Outre l’attestation de déplacement dérogatoire mentionnant votre heure de départ, votre carte d’identité, il est donc préférable d’avoir avec soi en plus sa zone d’action pour prouver que vous ne dépassez pas les limites admises en cas de contrôle, la « promenade » ne devant pas dépasser une heure par jour.

Une heure par jour, ça me convient, je peux presque faire le tour complet de 7 km.

Dernier jogging avant hibernation

5 km à tourner en rond dans le quartier alors que la forêt est à 10 minutes de chez moi, c’est encore trop selon les pouvoirs publics

C’est dérisoire d’illustrer son jogging. C’est pourtant le dernier espace de liberté individuelle qu’il nous reste, à nous les « inactifs ». J’entends les soignants qui s’en offusquent. Alors supprimons les déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle.

Un confinement plus strict semble une nécessité vient de dire Marisol Touraine, ancienne ministre. Elle relaie ainsi la position du Conseil d’État.

La plus haute juridiction administrative, saisie d’un référé-liberté, juge « trop large » l’autorisation de pratiques sportives individuelles, telles que le jogging et demande son réexamen.

Depuis que je me suis mis à la course à pied le 7 février en complément du vélo, j’ai parcouru 80 km. Une prouesse dont je me sentais bien incapable. Il est vraisemblable que demain ce dernier espace de liberté n’existera plus.

Encore une activité entre parenthèse!

Les potins du lundi de pandémie

Après la découverte d’un foyer de Covid-19 à la Porte Ouverte de Bourtzwiller (Mulhouse), le sous-préfet a autorisé à nouveau les rassemblements religieux ce week-end à la condition qu’il réunisse moins de vingt personnes. Difficile à avaler.

Une semaine déjà.

Voila une semaine que nous sommes en résidence surveillée. Difficile pour un peuple libre! C’est pour notre bien ne cesse t-on de nous répéter. A ceux qui en doutent, on leur oppose les morts. Les médecins sont devenus les prescripteurs du confinement. Alors c’est qu’ils ont raison puisqu’eux seuls savent.

Bien sûr qu’il y a lieu d’être mécontents. Mais c’est pour notre bien si l’on est infantilisé au point de ne pouvoir émettre une quelconque objection à cet état de dépendance et à ces diverses restrictions qui se renforcent.

Relativisons car on nous dit que le pire est encore à venir. L’histoire ne nous a rien enseigné, elle est trop lointaine, elle date d’un siècle et la grippe d’alors avait causé des millions de morts. Un siècle plus tard, nos progrès scientifiques ne sont pas encore parvenus à trouver la parade à ce genre de pandémie.

On dit que c’est l’homme qui cause ces dérangements. Ce phénomène remonte au néolithique : chaque fois que l’homme a modifié les sols, a commencé à défricher les écosystèmes pour le développement de son agriculture, il s’est retrouvé exposé à de nouveaux micro-organismes qu’il n’avait jamais rencontrés auparavant. » lit-on dans Médiapart.

La science cherche; elle cherche avec fébrilité comment se débarrasser de ce virus planétaire en forme de couronne trouvé en l’année 2019, le Covid-19. Alors attendons! On ne peut rien faire d’autre que d’attendre les développements de la pandémie et constater les atermoiements de nos dirigeants qui peinent à conduire le pays dans la bonne direction. Président, ministre, soignants, un job pas vraiment enviable en la circonstance.