Chronique de pandémie


Le Drive Leclerc, dans quelques minutes? pipeau! dans quelques jours, oui.

La première semaine de confinement se termine. On nous dit que ce n’est pas assez strict et que les consignes ne sont pas respectées. Pas facile de dompter une population dont le champ de compréhension des enjeux est aussi diffus! Faire ses courses à deux dans la voiture? oui, mais avec deux attestations. Faire un barbecue dans le jardin? oui mais pas avec les voisins ni la famille venue exprès. Bien sûr, nous voyons des images à la télé autrement plus choquantes comme ces marchés où les gens se pressent sans précaution aucune.

Les autorités essaient de trouver leurs marques; comment discipliner une population qui n’est pas chinoise? Alors on verbalise un peu au pif. Les cyclistes sont des proies faciles pour la prune à 135 euros. Y compris loin de toute population sur la route des Cinq Châteaux.

Inutile de discuter, notre démocratie est centrale. C’est Paris qui commande et les préfets délèguent à la hiérarchie policière. Car le virus est d’abord affaire de contamination sauvage, donc on ne sait pas auprès de quel quidam il faut le pourchasser. C’est sûr, il nous manque des échelons démocratiques et populaires prenant en charge les spécificités.

Allez donc expliquer dans un marché de Saint-Ouen à la population exotique ce que veut dire le verbe confiner!

Ce matin, j’ai réduit le champ de mon jogging hygiénique. Cinq passages devant la gendarmerie, laisser-passer dans la poche.

Au bout de chez moi, un jardin isolé avec sa cabane. Le grand-père y vient tous les jours avec sa voiture, sa remorque, son motoculteur. Le confinement? il a du en entendre parler. Oui, il est confiné dans sa cabane, même s’il est hors des clous du cadre dérogatoire.

Ce matin, la Presse locale est nourrie de plusieurs pages de textes en lien avec l’épidémie. Mon maire (l’ancien) s’est fendu d’un communiqué pour dire qu’il allait réunir le Conseil d’installation, et puis non, et puis si et puis non, ce sera en mai. Notre maire est donc encore maire jusqu’en mai. Ouf! Nos autorités pédalent dans la choucroute comme on dit en Alsace.

La Presse va t-elle tenir encore longtemps avec toutes les pub qui lui échappent, celles des bagnoles notamment? celles des jardineries? Ce qui explique pourquoi le journal est si peu épais dans la boite à lettres.

Hier soir à 20 heures, sur le pas de la porte, j’ai voulu voir si ce mimétisme absurde qui consiste à applaudir les soignants allait se propager jusqu’à notre lotissement… Oui, il y a en avait un. Je l’ai applaudis. Je ne veux pas paraître rabat-joie mais je ne crois pas à ces gestes de solidarité, je dois avoir un déficit d’empathie. En revanche, je crois à une rémunération dérogatoire des personnels de santé identique à ces médecins intérimaires que le centre hospitalier recrute à tour de bras depuis des mois et payés 5000 euros par jour. Mille euros de prime par jour pour les infirmières, oui elles le méritent, les ambulanciers aussi.

Le Drive Super U, allez voir ailleurs!

J’ai tenté en vain le Drive. C’est un type qui fait vos courses pour vous dans les rayons et qui vous distance socialement conformément aux recommandations.

C’est fatal, ça ne marche pas, les serveurs sont surbookés du fait qu’à l’origine, le Drive, c’est fait pour les actifs pressés, pas pour les retraités. C’est dommage car l’enseigne qui a un Drive pourrait récupérer une nouvelle clientèle qui va dans les Intermarchés, les Lidl ou les Aldi et donc gagner des clients nouveaux et des ventes.

Après ce premier set de confinement, il ne reste plus qu’à attendre le décompte funeste de la maladie qui gagne inexorablement, jour après jour.

5 réponses sur « Chronique de pandémie »

  1. Et oui, le drive ça marche pas (plus ?). J’ai bien dû passer des heures à essayer de faire un panier sur Carrefour, Leclerc et Super U : déconnectés au but d’un moment, chez Carrouf premier créneau disponible : 31 mars !!
    L’idée est pourtant séduisante car au drive on n’est pas en contact avec les nombreux consommateurs qui se sont précipités danas les rayons des magasins.
    Pas de courses depuis lundi sauf vendredi des patates (10 kg), un chou, une salade et quelques carottes à la ferme en bas de chez moi. Pour le reste on attendra; ce qui va manquer c’est le lait, yaourts, crème, beurre, farine. On va pour le reste taper dans le congélateur ou dans les bocaux stérilisés maison (on se passera de fruits frais).
    Pas question d’aller poireauter dans un supermarché !
    Et pas de vélo non plus et le HT qu’est-ce c’est pénible ! d’ailleurs Hugo Hofstetter le dit lui-même le HT c’est épuisant moralement, ça bouffe du jus !

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