A pinces

A pied, je suis besogneux. J’ai du mal à relever la tête pour admirer le paysage.

Y aller à pinces ne nécessite pas beaucoup d’outillage. Au moins une bonne paire de pompes à défaut de courir pieds nus! La plupart des fringues vélo conviennent. Mais le smartphone dans la poche dorsale fait le yoyo. C’est pour ça que les coureurs le porte au bras.

J’ai repris l’entraînement avec la montre connectée. Le cardio réglé sur 142 m’avertit quand je dépasse. C’est comme un régulateur de vitesse sur la bagnole.

J’ai aussi essayé le métronome qui fait ding-ding-ding au rythme choisi…mais on se lasse vite. Au passage à niveau, on attendait le TER qui n’en finissait pas d’arriver et mon ding-ding-ding commençait à inquiéter le voisinage.

Courir en ville?

Oui dès lors que le dimanche tous les espaces sont vides et qu’il y a peu de gaz polluants à respirer. Faut juste penser à regarder lorsqu’on traverse qu’il n’y a pas un cycliste qui arrive!

Pour l’heure, je ne m’attaque pas aux déclivités.

La course à pied est-elle une alternative au vélo?

Je n’ai pas assez d’expérience. Je pense que c’est un bon complément quand le temps est mauvais ou qu’on n’a pas son vélo avec soi, en voyage par exemple. Reconnaissons que courir à pied vous évite la cohabitation du vélo sur route avec le trafic routier que beaucoup redoutent. Indéniablement, c’est physique et la surcharge pondérale vous pénalise beaucoup plus à pied qu’à vélo.

Pour l’heure, je n’ai pas de grandes ambitions…je me teste surtout pour comprendre le ressenti de tous ces sportifs à pied que je croise à vélo. Je suis déjà très content de pouvoir courir 5 km en 50 minutes sans m’arrêter ni être essoufflé.

VO2max? VMA? je m’y penche…et je n’y comprends pas grand chose

Dans le monde du running, on dit qu’on est en endurance fondamentale tant que l’on ne dépasse pas 70 à 75% de sa fréquence cardiaque max…Il s’agit d’un rythme facile à tenir pendant longtemps pour le joggeur novice, puisque cela consiste à courir en totale aisance respiratoire et sans souffrance.(source)

Ma FCM est mesurée (médicalement) actuellement à 157. J’en déduis que je suis en endurance fondamentale à …117! Inutile de dire qu’à cette fréquence là, moi je marche.

La preuve en est que mes 5 km de ce matin je les ai couverts avec une fréquence moyenne de 135 puls/mn

Vos conseils avisés seront les bienvenus.

Footing

Footing autour du lac

Outre le VTT, marcheur autour du lac je le suis aussi.

Ce matin j’ai tenté le footing. Le circuit mesure 4,400 km. Pour un amateur comme moi c’est bien assez. Je croise tellement de gens faisant leur footing que j’ai voulu essayer afin de comparer.

Ne pas se tromper: courir demande beaucoup d’énergie et de la méthode. Traîner un handicap de poids n’arrange rien!

Runkeeper, l’appli enregistre votre trace et vos performances

En courant, on monte vite en température ce qui évite de prendre froid. J’ai tenté d’éviter le footing fractionné en adoptant une petite foulée.

Pas facile d’adapter son rythme. J’ai du marcher cinq fois sur le parcours. Enchaîner un footing de 4 km sans s’arrêter, je n’y arrive pas encore. Le tour du lac est sympa et on a droit à trois types de sols: du spongieux, du tarmac et du chemin caillouteux…je ne sais pas dire lequel est préférable.

Travailler ses foulées. C’est un vrai exercice corporel que de courir et j’avoue avoir le sentiment d’être un peu cagneux, de manquer de souplesse. J’admire peu le paysage, trop appliqué à conduire ma carcasse et à éviter de m’aplatir de tout mon long.

Le long de la digue, je courais sur l’ombre du mur, comptant les foulées entre deux créneaux.

J’avais dans mon Camelbag l’application Runkeeper qui parlait mais je ne distinguais les infos…il faudra que j’améliore le dispositif.

A l’arrivée, piètre satisfaction, 7 km/h. A peine le double qu’en marchant. Les coureurs préfèrent compter en min/km, ce qui me fait 8:34 au km

Et le cœur?

Avec un cardio moyen de 142, il est clair que l’exercice sollicite davantage le muscle cardiaque comparablement à un circuit route à vélo. On est plus proche à VTT.

Autres billets en relation…

https://velomaxou.com/2019/01/27/courir/

https://velomaxou.com/2019/01/27/jessaie-le-footing/

J’essaie le footing

4.8 km en 40 mn pour mon premier test


Pour courir vite il faut courir lentement. C’est ce que j’ai lu sur un site spécialisé. C’est encourageant. (à voir ici)

Je croise tant de coureurs à pied quand je suis à vélo que j’ai voulu voir à quoi ça ressemble. Aujourd’hui, j’ai récidivé après avoir tenté hier de courir arnaché d’un gros manteau. C’est curieux, les cyclistes en principe n’aiment pas la course à pied sauf ceux qui font du triathlon par exemple. L’hiver, ils préfèrent la marche, en tous cas ceux de ma génération. Mes souvenirs de course à pied remontent au lycée! C’est dire si c’est loin. Je renoue un peu avec le passé. Ceux qui courent avec facilité doivent rigoler de me voir tenter une performance sur 5 kilomètres. J’ai dans ma famille un grand trailer qui a bouclé les 172 km de la Diagonale du Fou à la Réunion en 54h45! (voir l’article ici)

Moi, j’ai fait la course en tête. J’étais tout seul. Casquette, gants, collants, imperméable léger, j’ai couru sur l’accotement quand une voiture arrivait en face de moi et en essayant de ne pas me tordre la cheville avant de rejoindre la piste cyclable. Tout content de mon premier kilomètre arrêté, j’ai poursuivi en marchant. Puis j’ai repris le footing à petite vitesse. Mal aux cuisses et complètement lessivé à l’arrivée. Avec un tout petit 7 km/h.

Je lis à présent …
Et s’il peut paraître totalement contre-intuitif de courir lentement pour progresser, c’est pourtant bien plus efficace que n’importe quelle séance de fractionné pour progresser.

Bon la prochaine fois, je vais essayer le footing lent.

Courir

Le tour du lac à pied hier. Je me suis mis à faire des étapes en petites foulées. Depuis le gros tronc d’arbre jusqu’au banc là-bas, puis marche, puis footing jusqu’au banc suivant,…ce qui est amusant avec mon appli Wahoo, c’est de voir sa performance immédiatement 6’21 » au kilomètre en courant et 12’57 » pour la marche.

J’ai commencé hier. Pour voir…

J’ai regardé le dico en rentrant à la maison.

Courir, verbe du troisième groupe. C’est déjà bon signe vu que pédaler est du premier groupe. Marcher aussi. Donc tous les trailers qui défilent le soir sur le trottoir n’ont plus qu’à bien se tenir!

J’essaie. Sur l’ordi. J’ai mis mon cardio, branché Wahoo sur l’Iphone, et j’ai compulsé les sites de courses à pied pour débutants. Commencer à courir, c’est le premier sur lequel je suis tombé. Vingt conseils. Je butte un peu sur le cinquième…
Pour bien courir il faut faire reculer le pied dans la chaussure à chaque foulée pour passer d’une course en cycle arrière à une course en cycle avant moins traumatisante et bien plus efficace …

…et aussi sur le onzième
Se mettre à courir impose de faire des exercices de gainage pour éviter les douleurs lombaires …

Là ça se corse, je vais essayer à la maison

Je suis réaliste. Je sais que le footing est un sport difficile qui doit supporter son squelette et pas que! tout le reste dont la surcharge pondérale. Je vais souffrir.

Voyage en grande pompe

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Ce matin, j’ai sorti mes grandes pompes.

Des bottes de sept lieues que je ne sors que dans les grandes occasions.

Je les ai depuis au moins vingt ans.

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Au retour, mes pompes semblent fatiguées

C’était pour tenter de parcourir à pied (avec mes pompes à pied, donc) la randonnée terrestre et pédestre de mon confrère Pierre Brunner que j’ai piquée sur son blog LTD Rando 68 et qu’on peut voir ici ici ici.

Pierre nous a prévenus: il sera préférable de prévoir la journée entière ; une bonne condition physique semble nécessaire.

C’est vrai que la grimpée au Thanner Hubel fait dans les 800 mètres depuis la vallée.

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pas de doute, c’est par là

J’ai donc tracé le parcours sur mon GPS avant de partir, pour ne pas me tromper avec tous ces sigles du Club Vosgien et je suis parti.

Pour changer un peu la donne, j’ai pris le parcours en sens contraire.

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un pas devant l’autre

On part de Bitschwiller-lès-Thann, on grimpe à l’abri Vogesapfad Hislà, puis à la ferme-auberge du Thannerhubel et ensuite on fait le tour du massif en passant par Waldmatt, puis l’on redescend au Hundsrück et au plan Diebold et le sentier rouge-blanc-rouge jusqu’à Bitschwiller.

tour-du-thanner
ma trace enregistrée

Fastoche!

Sur le papier.

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ça semble facile, mais à force ça use

J’ai emporté avec moi mon sac à dos de VTT avec un litre d’eau (mais le tuyau a gelé rapidement vu qu’il faisait déjà moins un degré au départ)…et aussi un paquet de chips et quatre tranches de pain d’épices.

Et je suis parti…

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la vallée de Thann

Dans la grimpée jusqu’à la cote 1108m, il y a huit passages à plus de 15% et le reste est aussi soutenu, même si le sentier est correct.

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abri Vogesapfad Hislà

Un effondrement à un endroit et une bifurcation due à des arbres.

Quand arrive l’abri Vogesapfad Hislà, à coté de la place Zundel, une pause.

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intérieur cosy

Je resserre mes lacets, je mange une tranche de pain d’épices et je repars.

Arrive la ferme-auberge du Thannerhuebel et sa pente sévère.

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Le brouillard fait qu’on ne voit qu’à une centaine de mètres.

J’entends des pas cadencés.

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J’entends des pas cadencés.

Une femme qui fait son footing et qui contourne la ferme sans s’arrêter, ni même dire bonjour.

Je pénètre dans le bois.

De belles images.

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Je sors du bois et dans la grande lande, on peine à distinguer le sentier.

Je m’assure avec mon GPS d’être sur la trace.

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Pan! une ornière et me voila par terre.

Je me relève vite fait.

Personne en vue qui puisse se gondoler de rire.

Mon honneur est sauf.

Moi aussi!

Je repars avec un peu de neige dans les trous de nez.

J’achève ma grande courbe à la Waldmatt.

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Personne au refuge du ski-club, mais un groupe qui s’avance dans la brume.

Nos routes se croisent.

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La descente commence.

C’est douloureux, la descente, pour les jambes.

Je sors mon bâton télescopique pour m’aider.

Je croise un couple qui monte à bon train.

Et pan! à nouveau par terre. Sur le genou.

Je n’ai pas prêté attention à la couche de glace sous les feuilles.

Je poursuis à pas de loup…

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Finalement à midi, je mange mon quatre heures, mes trois tranches de pain d’épices.

Rasséréné, j’entame la prairie de Martiplatz.

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En face de moi le monument du Hundsruck (point blanc)

Pas facile sur la fin, je vois la Fourmi au Hundsrück, mais la pente est si raide que je me demande si je ne vais pas rouler en bas comme une barrique.

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La descente à Bitsch qui ne devrait être qu’une formalité s’avère compliquée jusqu’au Plan Diebolt. Caillouteuse, rocheuse avec même une ligne de survie en câble d’acier.

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Après le Plan Diebolt, j’ai les jambes en compote.

Je me laisse descendre dans le chemin creux…en priant que la fin vienne.

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Ouf, les faubourgs

Résultat des courses:

  • selon Openrunner 14.8km 787m
  • selon GPS Garmin 14.3km 936m
  • temps de marche 3h43 temps d’arrêt 34mn
  • voir la trace GPS