Je l’ai rencontré sur les bords de la Saône venant de Hayange. Trop d’humilité pour se mettre en scène. Cependant j’ai droit à une photo du chat qui voyage en sa compagnie. Il a sa cache sous la remorque et un petit labyrinthe qui lui permet de sortir à sa guise. Lors des pauses il mène ses investigations de chat dans le voisinage sans jamais s’éloigner. Notre voyageur confie vivre en parfaite autonomie. Il a une filtration au charbon pour l’eau et sa douche de 10 litres qu’il met en pression manuelle. Le lit est en Bultex, les rangements tout autour. Le vélo est un Motobecane de 1971 un peu juste pour passer les bosses. Poids annoncé de la remorque: 220 kg. Direction la Via Rhona puis le Portugal.
C’est devenu une habitude chez moi. Se livrer à un examen des ses faits d’âme du moi.
Certains penseront que cet effet miroir correspond au besoin de mesurer son estime de soi.
Ce n’est pas faux.
Tous les compétiteurs se mesurent d’un jour à l’autre. Alors pourquoi pas moi aussi, le cycliste du dimanche?
L’âge venant, fatalement, on tente de repousser ses limites physiques un peu plus loin. On y a arrive plus ou moins comme pour se prouver que ce surcroît d’estime de soi nous conduit tout droit vers l’immortalité.
Mais l’âge des artères ne se dément pas. Hélas!
Je me marre en repensant au sketch de Blanche Gardin dans la Vie Eternelle « Au pire si ça tourne mal, j’ai l’option suicide »…sauf si l’on croit qu’il y a une vie après la mort.
Cette année c’était à Plainfaing que la rencontre régionale a eue lieu..
Je n’ai gravi la pente que pour un seul col, le col de Grimaude (68/1122a). Tous les autres dans ce secteur étaient déjà en ma possession (sauf ceux du post-it que je me réserve pour une fois prochaine)
Je ne rougis pas: je suis arrivé bon dernier au col du Calvaire à la station du lac Blanc. 700m de D+ sur 12 km, j’ai été cueilli à froid. Dès le Rudlin, à l’étang des Dames, en quittant la vallée de la Meurthe, j’ai été saisi par la pente. Au col du Louschbach en rejoignant la route des Crêtes, je n’allais pas mieux.
On est d’autant plus fier en arrivant au col du Calvaire où l’on découvre des cohortes de descendeurs perchés sur les télésièges.
C’est la question qu’on se pose tous, va t-il tomber?
Vous le saurez à la fin de cette vidéo qui montre combien la pratique du VTT peut varier selon ses propres capacités et les terrains rencontrés.
Pascal Fournet le dit avant de partir…
Il fait très chaud en ce mois de juillet, pas loin des 40° dans le bas de vallée. Je vais donc prendre un peu d’altitude en partant de Fully en Valais Suisse et en longeant le kilomètre vertical très prisé des traileurs.
Je serais bien incapable de parcourir les dix premiers mètres sans courir à la catastrophe. Je me contente donc de regarder depuis mon fauteuil.
Un grand champion qui étonnamment ne porte pas de gants. Non, je ne l’ai pas dit, c’est mesquin.
Ils me font pitié les vieux. Surtout avec l’espérance de vie qui s’allonge. Fatalement ils vont se faire chier plus longtemps. (Blanche Gardin, humoriste)
Je l’aime bien Blanche car elle dit les choses crument avec un humour décalé qui contrevient à nos valeurs humanistes parfois surannées.
Même la médecine ne s’embarrasse plus de circonvolutions de langage pour nous dire « vous avez un cancer ». Le médecin est plus qu’avant tout un technicien incapable d’une prise en charge émotionnelle, il n’est plus là pour ça. Il s’est éloigné du moi.
Lorsque l’âge arrive, c’est vrai que beaucoup d’entre nous s’interrogent. J’ai coutume de dire que le « grand bout de vie est derrière » et que le reste est plus ou moins long et son terme inconnu. La société moderne nous le rappelle chaque jour; « encore un vieux au volant, à la caisse du supermarché, qui prend la place d’un jeune, qui est plein de thune,… » et j’en passe.
La philosophie de la vie dans nos sociétés modernes est parfois réduite à sa plus simple expression. On ne se préoccupe pas du lendemain, on vit au jour le jour. C’est souvent les bien-portants qui se comportent ainsi. ils ne souffrent pas de raideurs ni de grincements musculosquelettiques et disposent « de toute leur tête » tout en grimpant les marches de l’étage deux par deux.
Mais tous les autres?
On les voit partir, petit à petit, ceux de notre génération que l’on a connus, qui ont fait le chemin avec nous de loin ou de près, avec ces souvenirs si proches et si lointains qui font dire aux plus jeunes qu’ils n’étaient pas encore nés.
Les autres, eux, prennent de la distance. C’est le cas à vélo, on voit les jeunes quadras s’enfuir devant soi dans les ascensions, sans espoir de tenir tête, sans volonté non plus. Mais on s’en fout un peu, on arrivera encore cette fois çi au sommet. C’est le principal.
Prendre de la distance, c’est un peu comme prendre du recul
Contempler le chemin parcouru, s’attarder au détour d’un chemin pour admirer le paysage et humer l’air, reprendre son souffle. Je suis horrifié.
Chez soi aussi, il faut se préparer à ralentir. Mettre ses affaires en ordre et ne rien laisser en désordre. Comme ces gens qui partent en vacances mais qui tiennent à retrouver un logement propre au retour, le linge lavé et rangé, la vaisselle nettoyée…et le frigo vidé de ses restes.
L’angoisse de l’immortalité
Je souhaite mourir très tard et très vite. Très tard, parce que j’aime la vie et que je voudrais en profiter le plus longtemps possible ; mais très vite, car je redoute les agonies interminables et les handicaps. En revanche, je n’ai jamais eu aussi peu peur de la mort. (André Comte-Sponville philosophe)
Lorsqu’on a ses parents appareillés de partout au fond d’un lit, on ressent presque comme une insulte ceux qui professent la prochaine immortalité de l’être. Faut-il ainsi s’acharner à repousser la mort? ou plutôt la suggérer comme la loi hésite à le dire?
La génération du tout, tout de suite, a contrario du tout religieux mais pas tout de suite nous a conduit là.
A la croisée du chemin, on doit s’organiser dans l’urgence pour faire face à l’absence de l’au-delà qui permettrait de voir venir le temps d’une âme céleste et pourquoi pas une réincarnation.
Le transhumanisme effrayant
Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer la condition humaine par l’augmentation des capacités physiques et mentales des êtres humains et de supprimer le vieillissement et la mort (et quelques maladies)
L’idée qu’on puisse vivre plus d’un siècle m’angoisse. Si la science génère le progrès, elle peut aussi conduire à des dérives telles qu’on ne saura plus en mesure de comprendre le monde tant les adaptations seront insurmontables. Je me demande comment nos disparus plongés dans un monde nouveau résisteraient à la folie s’ils devaient vivre avec notre modernisme ambiant, la télévision, l’informatique, le téléphone et l’intelligence artificielle.
A l’opposé pensons à nos ancêtres qui vivaient si peu longtemps. Au Moyen-Age, l’âge moyen était de 20 ans, il est à présent en 2024 de 42 ans. Il a plus que doublé. (Rien à voir avec notre âge moyen européen des pays riches). Cette distanciation du temps humain semble pourtant sans égal avec la vitesse du temps sociétal et de ses progrès.
L’exosquelette
L’exosquelette, c’est l’homme augmenté. On lui prête des forces, un équilibre perdu et run!
Se maintenir en forme, oui, c’est un choix de vie qui, dit-on, nous fera mieux vivre en évitant les affres de la maladie. Mais on connait tous aussi des gens qui vivent longtemps sans aucune préoccupation de cet ordre.
Pour autant ne pas chercher à falsifier une vérité, l’âge avance et rien ne l’arrête. Pas même ces vélos transgressifs qu’on équipe discrètement de batteries pour faire comme si.
J’y penserai la prochaine fois. J’étais tellement angoissé de ne pas y parvenir lors des trois derniers kilomètres que pas un seul instant je n’ai pensé aux quatre chiffres derrière la virgule qui sont attachés au semi-marathon.
Mais un grand spécialiste de la chose sur Facebook m’a fait gentiment observer qu’il me manquait 87,50 mètres car un semi-marathon c’est très exactement 21,0975 kilomètres.
Ce matin j’ai cru avoir fait un semi-marathon. A force de faire des méandres en ville pour approcher cette distance, je suis arrivé juste en face chez moi et je me suis arrêté. J’avais ma dose comme on dit dans le milieu de l’addiction.
Je ne vais pas chipoter avec moi-même vu que je ne concoure à rien.
j’ai manqué le train
J’ai d’abord pris les bords de la Thur jusqu’au haras de Cernay, puis j’ai rejoint l’établissement Saint-André en gardant toujours la possibilité de « shunter » l’itinéraire. Pour tout dire je ne savais pas jusqu’à quelle distance je pourrai aller.
Ensuite la piste cyclable toute neuve qui va à Aspach-le-Haut, puis la piste de Leimbach.
Arrivé là au nouveau giratoire de Leimbach, que faire?
Je n’ai que onze kilomètres, il en manque dix.
Je redescends le nouveau barreau de Vieux-Thann et je reprends la Thur dans le sens montant jusqu’à Thann en longeant le Rangen.
En abordant la rue Kleber, j’ai 16,75km.
Restent à trouver 4km
Alors je décrits des méandres dans les rues de la ville pour tomber juste.
Etonnamment Openrunner me crédite de 22.47 km quand Garmin n’en enregistre que 21.01.
Je ne vais pas mentir, je me suis arrêté souvent et j’ai senti un échauffement à la plante du pied droit dès Aspach qui m’a fait craindre une ampoule.
mes arrêts dans les 5 derniers km, concrètement je suis naze. Si j’ai couru pendant 2h30, je me suis arrêté 35mn en tout
Douleurs dans les hanches, dans les mollets, mais pas de crampes.
Eau dans des eux petites bonbonnes de 170 ml fois 2. Bien trop peu. J’ai rechargé au sanitaire du terrain de jeu de Vieux-Thann mais un peu tard car j’ai du gérer la pénurie.
Musique « I Will Be There » Katie Melua pour commencer en douceur
Il est certain que je ne ferais pas ça tous les jours comme le disait si bien Marie-Pierre Casey avec la publicité Pliz en 1982
L’imperméable a été souvent nécessaire pour faire son sport en plein air
Avril n’a pas été beau en Alsace.
J’ai compté sur le bout de mes phalanges, il n’y a bien que 30 jours à avril.
Tant mieux!
Nous sommes enfin sortis de ce mois pourri.
J’ai tenté comme j’ai pu de rester en harmonie avec mes activités sportives. Non sans mal.
J’ai misé sur la course à pied avec 11 sorties …
Qu’on ne s’y trompe pas courir à pied est hautement énergivore cela me prend moins de temps les jours où il fait mauvais..
Par exemple en 45 minutes de CAP je consomme 500 kcal alors que 3 heures de vélo de route (hors montagne) c’est 850 kcal. Conclusion 500 kcal consommées à vélo s’obtienne en 1h45 (au lieu de 45 mn en CAP).
Montée d’Efringen Kirchen en Forêt Noire en 2011 avec Gaston et Jean
Ne faisons pas de sensationnalisme, je serais encore capable de monter cette côte en Forêt Noire pas plus difficile que celles qu’on trouve en Alsace. Quelques passages à 13-14% qui ne durent pas. Elle monte d’Eimeldingen dans le vignoble en direction d’Efringen-Kirchen et est agréable car très peu empruntée par les voitures.
Il se trouve que je ne vais plus par là depuis que j’ai quitté Mulhouse. J’y suis retourné néanmoins en avril 2022 (voir ci-dessous « Presque vrai ») depuis Thann mais j’avais 125 km au compteur. C’est trop pour moi à présent. Je ne me permets ces distances qu’à cyclo-camping.
Revoir cette vidéo prise en tenant l’appareil photo d’une main tout en pédalant c’est un bon souvenir d’un parcours qu’on affectionnait avec les copains. Je ne me suis jamais réellement investi dans la vidéo avec de la GoPro. Dommage, car les chaînes Youtube rencontrent aujourd’hui un réel succès.
Habituellement on préférait le parcours inverse qui nous ramenait le long du canal du Rhin de Kembs à Niffer.
Pas facile cet Amic, j’ai un peu puisé dans mes réserves. Peut-être à cause de ma course à pied d’hier…
Croix Zimmermann
A vrai dire je dors mal et je pars avec un handicap de fatigue. C’est mon interprétation
Oui c’est vrai, pourquoi le printemps tombe le 20 cette année?
La faute à l’équinoxe qui est en avance et où la nuit est égale au jour à 4h06 cette année. Les jours vont continuer à croître jusqu’au solstice d’été.
Jean Perdoux, fondateur du Club des Cent Cols, vient de nous quitter à l’âge de 87 ans.
Le Club des Cent Cols est en deuil, c’est tout le monde du vélo qui est en deuil. Chacun d’entre nous a beaucoup de souvenirs de Jean, de rencontres, de bons momments passés avec lui: Il nous lègue une idèe grandiose, dont nous lui sommes tous reconnaissants. Le club adresse ses plus sincères condoléances à son épouse Tanou et toute sa famille.
Les obsèques auront lieu à Annecy mardi après-midi, nous vous donnerons les précisions dès que nous les aurons. Une gerbe de fleurs témoignera de notre émotion.
C’est un beau parcours qu’on peut faire en une heure trente le dimanche matin.
Le mardi ça va aussi.
départ à la gare St-Jacques
La montée à la Croix Républicaine qui surplombe Thann estsévère avec des passages à 15%. On commence par la gare de Thann Saint-Jacques.
Puis une fois à la Croix, je redescends au Floridor et je grimpe en face puis je longe le circuit touristique jusqu’à la montée de la rue des Ecureuils qui est gratinée.
traverser la route du Floridor
Ensuite par rue de la Forêt je rejoins la route de Rammersmatt et après les deux boucles je prends le sentier « croix rouge » jusqu’à Leimbach.
Je me demande parfois si les natifs du 29 février vieillissent quatre fois moins vite et s’ils fêtent quatre anniversaires en même temps. C’est aussi l’occasion de se souvenir que la terre qui tourne autour du…soleil effectue imparfaitement sa révolution en 365 jours plus un quart…et qu’on ajoute un jour à l’année tous les quatre ans.
J’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes et pourtant selon les « platistes », la terre ne serait pas ronde mais aurait la forme d’un disque. Un disque avec des jours et des nuits? comprends pas comment ça marche.
Je tombe sur un article d’une revue inconnue « Technplay.com » (11 followers sur Facebook!) qui tente la promotion du vélo électrique en s’attaquant à ceux qui détestent justement ce type d’engins. Or il se trouve que parmi mes quatre vélos en service, aucun n’est électrique. Ni le routier, ni le VTC, ni le VTT, ni le citadin.
Voici comment les détracteurs du VAE sont décrits:
Les VAE défient les conventions du cyclisme traditionnel. Certains puristes considèrent que l’utilisation d’un moteur pour propulser un vélo va à l’encontre de l’essence même du cyclisme. Il affirme en fait que la véritable essence du cyclisme réside dans l’effort physique pur, sans aucune forme d’assistance. Ils qualifient ainsi les cyclistes électriques de « paresseux » ou de « tricheurs« , dévalorisant ainsi leur engagement dans le sport.
Je n’ai pas besoin de lire la suite. J’en accepte parfaitement l’explication et les arguments.
Ce n’est pas parce que je n’aime pas le VAE que je le méprise. Je considère simplement que le VAE en tant que loisir est une autre discipline que le vélo musculaire et en tant qu’utilitaire adapté aux tafeurs. Il suffit juste de ne pas associer l’un à l’autre. Et il ne faut pas venir me titiller avec le VAE car j’en ai ras-le-bol d’en voir partout.
Si snobisme il y a, c’est plutôt de la part de ceux qui s’immiscent dans le monde du vélo muscu histoire de le singer.
du haut de la Cantine Zeller, vue sur la plaine d’Alsace et au loin la Forêt Noire
Je monte à la Cantine Zeller. Tout à fait fortuitement. J’avais choisi de longer les collines, Vieux-Thann, Steinbach, Uffholtz, puis Wattwiller.
mon VTT tout propre frétillait comme un gardon à l’idée de partir
Pour l’histoire, la Cantine Zeller n’a rien à voir avec les combats, elle remonte à 1920 et a été tenue par Madame Zeller pendant 50 ans.
le chêne centenaire
Dans le chemin pavé j’ai rejoint le chêne centenaire. Puis j’ai poursuivi vers la Cantine (à la cote 720). Pou ceux qui ne savent pas on est juste au-dessous du Hartmannswillerkopf. On rencontre de nombreux ouvrages militaires de la Grande Guerre le long du chemin. A la courbe 1, j’ai marché car mon cardio m’inquiétait. J’ai repris le pédalage lorsque j’ai aperçu la cantine. C’est un beau parcours. J’ai grimpé jusqu’à la chapelle pour prendre la descente du Hirtz. J’ai mis le lien de la trace Openrunner.
A la mémoire des soldats allemands de 14-18sculpture allemande en l’honneur de l’infanterieun petit musée actuellement fermé et dont je ne connais pas le contenuun reste de fortifications à l’arrière du frontcette chapelle n’a rien à voir avec les ouvrages militaires, elle date des années 50abris longeant le chemin d’accès
Pour descendre, j’ai pris le petit sentier au-dessus de la cantine
les crapaudines sont en place le long de la route du camping
Vendredi, mon vélociste a une nouvelle fois tenté de me convaincre. Selon lui, hors de l’électrique point de salut! Point de salut pour les vieux comme moi qui voudraient rester dans le vent de l’histoire du vélo et aussi pour les marchands qui ont trouvé le moyen de redorer leur blason avec des machines sophistiquées qui coûtent bonbon.
Mais voici venir un nouveau produit électrique autrement plus à la mode qu’un simple vélo, la voiture électrique. Pour nous la faire acheter il faut ruser. Prenez-là en location!
Pour 100 euros par mois, les commandes de voitures électriques affluent chez les concessionnaires qui n’arrivent pas à suivre.
La grande déflagration aura lieu plus tard. Dans trois ans quand tout le monde va se précipiter pour se débarrasser de la voiture de ses rêves. Les constructeurs ont déjà commencé à réfléchir pour trouver d’immenses parcs de stockage comme le loueur Hertz avec ses Tesla.
Comment en avoir moins pour plus?
Il est vrai que faire payer à la Collectivité le coût réel des voitures électriques à grands renforts de subventions, ça aide le consommateur à faire son choix.
Je ne suis toujours pas convaincu tout en ayant conscience que le retraité que je suis ne figure pas parmi le cœur de cible du marché de la voiture électrique; je roule peu et je n’ai pas d’usage quotidien pour ma voiture. Je peux donc attendre avant de me lancer dans l’aventure. Car c’en est une, une aventure que les réseaux sociaux se chargent de commenter. Des familles en panne sur l’autoroute faute de recharges, des arnaques sur les coûts de recharges, des puissances de recharge non disponibles, des coûts de réparation prohibitifs,…, sans parler de ceux qui louent un véhicule thermique pour aller en vacances et qui se gardent de le dire.
Je n’ai pas la fibre assez écolo pour tomber dans cette surenchère qui veut nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Car il ne faut pas se méprendre, une voiture électrique cumule les inconvénients: chère à fabriquer, autonomie moitié moindre, coût d’achat prohibitif, incertitude sur le prix de vente de l’électricité, pollution liée au surpoids,… je continue de prendre mon vélo pour les courts déplacements et je garde ma voiture Crit’Air 2 pour mes grands voyages.
Se soumettre ou se démettre disait Gambetta en 1877.
08:40 je termine mon bouquin.
« Le silence se ferait autour de moi.
Des images de constellations, de super-novas, de nébuleuses spirales me traverseraient l’esprit; des images de sources aussi, de déserts minéraux et inviolés, de grandes forêts presque vierges ; peu à peu, je me pénétrerais de la grandeur de l’ordre cosmique. Puis, d’une voix calme, je prononcerais la formule suivante, que j’aurais phonétiquement apprise: « Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloul-lahi. « (extraits de Soumission lorsqu’Houellebecq se convertit à l’Islam)
J’essaie de ne pas vivre en dehors de mon temps qui reste. Après avoir compris qu’Emmanuel Todd entrevoit la Défaite de l’Occident (Gallimard), je suis bien obligé d’envisager une renaissance de mon pays, débarrassé de ce fatras de lois liberticides venues de Bruxelles et qui concourent à notre perte dans les abysses. Le dernier soubresaut de notre agriculture moribonde en est l’ardente illustration.
Avec Soumission de Michel Houellebecq, la solution s’impose. Ce sera un parti musulman, « La Fraternité musulmane », conduit par un certain Ben Abbes qui remportera les prochaines élections de la République Française.
Et donc en découleront toutes les évidences que l’on imagine. Les bonnes nouvelles, notre réconciliation ave le monde arabe, en premier lieu le Maghreb, la manne des pétrodollars du golfe persique qui va couler à flot et renflouer notre économie vacillante et l’image positive de notre pays auprès des républiques islamiques. Dans les quartiers le calme va régner grâce aux grands frères et la charia sera capable de remettre de l’ordre là où notre police s’est montrée tant défaillante depuis plusieurs décennies.
Du coté des points négatifs, cet ordre nouveau va désemparer nombre de ceux qui rêvaient d’un grand soir de victoire du RN et de charters d’OQTF. Sans oublier que nos universités ne recruteront plus que des professeurs musulmans…et que les femmes ne pourront plus enseigner. La polygamie sera encouragée de façon à assurer un renouveau de notre natalité en berne.
Je vous laisse avec cette politique-fiction de 2015 écrite par Houellebecq.
J’étouffe. Je me méfie car Houellebecq est parfois visionnaire.
Je vais prendre l’air et cracher mon virus épidémique rapporté du Languedoc.