Catégorie : Les chroniques cyclo-citoyennes de Maxou
On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.
Notre sortie du confinement à vélo
Beaucoup y songent, où vont-ils aller à vélo la semaine prochaine pour inaugurer cette sortie du confinement?
Mes dernières sorties remontent respectivement au 14 mars pour la route et au 16 mars pour le VTT. Alors je m’interroge…

Route ou VTT ou gravel pour marquer son retour au vélo-loisir?
J’hésite. Il faut intégrer dans sa réflexion sa moindre préparation à un grand truc, même si on s’y est préparé sur home-trainer. Pour celui ou celle qui n’a rien fait entretemps, mieux vaut se contenter d’un parcours plat dans la plaine d’Alsace.
Pendant cette longue interruption de presque deux mois, j’ai choisi le jogging en attendant que l’orage passe, j’ai donc un peu d’entraînement musculaire et respiratoire avec près de 250 km amassés petit à petit à force de tourner à pinces dans ma zone.
Je crois que je vais reprendre la route pour commencer et m’offrir un collinet, un truc simple du genre Hunsdrück coté Bourbach ou alors tenter l’Amic par Wuenheim.
C’est sûr que dans la montée de l’Amic, je vais ânonner, laborieux et monotone, pour me hisser là-haut. Je finirai par le Vieil Armand, comme d’hab.

La montée du col Amic. Dans les Vosges.Un sujet maintes fois abordé.Et pourtant!C’était la première fois de l’année pour la plupart d’entre-nous.Un exercice toujours angoissant où l’on se demande si « ça va le faire » encore cette année…12 km de côtes avec 557 m de dénivelée.Fastoche pour les « gros mollets » mais toujours aussi impressionnant pour les rouleurs moyens peu entraînés.Bon, arrivés en haut, tout le monde est content.On s’attarde même à regarder la plaine d’Alsace depuis Kohlschlag.
A moins qu’un élan insoupçonnable me hisse jusqu’au Grand Ballon. Mais je n’ose pas y croire…Je garde un atout, ma perte de poids à laquelle je me consacre depuis début janvier.
En hiver, la montée du Grand Ballon dépend les conditions atmosphèriques, bien entendu (souvenir de 2011)
Chronique de pandémie

« Nous voulons que cette période fasse franchir une étape dans la culture vélo et que la bicyclette soit la petite reine du déconfinement », a expliqué au Parisien/Aujourd’hui en France, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire et à ce titre en charge des transports.
Le vélo antivirus?

Il a fallu que les politiques l’admettent, le vélo est un antivirus puissant en ville. Alors dans la recherche provisoire de gestes barrières capables de faire reculer l’épidémie, toutes les métropoles se lancent à corps perdus vers des solutions de la dernière chance pour tenter de remettre la France au travail.
Ainsi à Montpellier, Trop de monde dans le tram. « La fréquence s’est réduite, il faut attendre longtemps et à l’intérieur du tram, il n’est pas toujours facile de maintenir une distance de sécurité avec les autres usagers » déclare une cycliste sur le blog d’Olivier Razemon.
Certes rouler sur les voies tram n’est pas top, mais à Montpellier difficile de faire autrement vu que la ville a neutralisé la plupart de ses artères sans penser au vélo lorsqu’elle a construit le tram.

Il faut, entre parenthèses, une bonne dose de cynisme politique pour s’être acharné pendant des semaines sur les cyclistes à la campagne à coups de PV à 135 euros et venir aujourd’hui construire à la hâte des voies parallèles aux transports en commun.
Car ne l’oublions pas: on se contamine au coronavirus par la proximité de l’autre.
Dans des trains métropolitains bondés le matin et le soir, dans le métro…et dans les avions. Réduire drastiquement la fréquentation des transports en commun en ville sans recréer des bouchons avec les voitures, c’est le dilemme auquel doivent faire face les pouvoirs publics.
50 km à Paris, 77 km à Lyon,…
La maire de la capitale souhaite l’ouverture de « pistes cyclables provisoires […] le long des lignes de métro les plus fréquentées, la 1, la 4 et la 13 » et sur des voies très empruntées telles que la « rue de Rivoli » ou le « boulevard Saint-Michel », a expliqué Anne Hidalgo
Pur une fois en région parisienne, Anne Hidalgo, maire de Paris, et Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France semblent sur la même longueur d’onde, oui il faut promouvoir massivement le vélo pour éviter que le virus se réactive.

L’occasion est trop belle!

50 euros pour remettre son vélo en marche
Le vélo en ville pour lequel tous les militants de la noble cause se battent depuis des décennies ont flairé enfin une bonne occasion de rallier à eux tous les politiques qui peinent à nous installer des infrastructures vélo dignes de ce nom.
Car en France, on le sait, le vélo est toujours perçu comme « une ringardise » dont on use pour se donner une image écolo. Mais face à la pandémie qui s’attaque en priorité aux citadins, on change d’avis, quitte à désespérer l’oligarchie des transports en commun, celle qui tient nombre d’élus par le bout de la barbichette.
Comment obtenir mes 50 euros? (cliquer sur le lien)
La peur pourrait faire aimer le vélo. C’est dommage d’en arriver là pour les cyclistes convaincus que le vélo a toute sa place en ville pour se déplacer. L’usage du vélo post-confinement pourrait augmenter de 57%, selon un sondage publié ce mardi selon le site LCI.
Encore une fois le commerce en ligne tant décrié en profite Ce sont les sites en ligne qui vendent des vélos profitant du fait de la fermeture des magasins comme en témoigne Cyclable qui déclare une hausse de 45% de son chiffre d’affaires internet
Chronique de pandémie

Le 11 mai tout change, rien ne change.
Je suis désolé, je vais casser l’ambiance de beaucoup de confrères.
Rien ne sert d’être dans les starting-blocks: ceux qui se préparent activement au 11 mai se trompent. Je vous le dis tout net, rien n’aura changé entre le 10 mai et le 11 mai.
Pourquoi?

- Le gouvernement ne maitrise rien. Même pas la rentrée des classes qui sera sur la base du volontariat des parents et dont beaucoup de maires redoutent d’être mis en accusation. Sous-entendu, si votre enfant tombe malade ou rapporte le virus à la maison ce sera de votre faute.
- Nous qui sommes en zone rouge et de surcroît dans le Haut-Rhin, nous risquons tout simplement de remettre en circulation le virus puisque, en gros, la moitié de la population, celle confinée, va pouvoir bouger là où bon lui semble, dans les familles, dans les magasins, chez les coiffeurs,…qui sont tous des endroits où potentiellement on pourra se contaminer.

- Les masques ne sont pas obligatoires ailleurs que dans les transports en commun, cela signifie donc que dans une « foir’fouille », un « Gifi », un « Action », un « Super U », tout le monde va pouvoir contaminer l’autre puisque les gestes-barrières comme la distanciation physique seront impossibles à respecter
- Ensuite, on « relâche » dans la nature des gens confinés qui n’ont aucun anticorps puisqu’ils vivent enfermés dans un rayon d’un kilomètre autour de chez eux depuis deux mois. Ce sont des gens fragiles face au virus dont de nombreux retraités.
En conclusion, l’Etat n’a rien prévu de cohérent pour aborder le 11 mai. Il faut donc se protéger soi-même et prendre des dispositions personnelles bien supérieures aux simples gestes barrières… je n’ai aucune confiance dans les pouvoirs publics à la suite de leur gestion calamiteuse de la crise, sur les masques, les gels, les lits de réa, les tests,…et la pénible « chasse-nature » de la police sur les citoyens.

Le 11 mai on lâche la France des confinés…
Imaginez une France sous cloche. Celle des confinés, ceux qui sont enfermés dans des sphères de deux kilomètres de diamètre. Des enfants, des télétravailleurs, des inactifs, jeunes et moins jeunes et des Ehpad. En gros la moitié de la population.

Le virus s’est arrêté de circuler mais rien ne dit qu’il ne couve pas sous ces cloches de trois kilomètres carrés. Le virus n’émet qu’un faible bruit; il est confiné avec nous. Seul 6% de la population a été reconnue contaminée, c’est à dire très peu. Et beaucoup moins encore à l’ouest et au sud-ouest de la France.
Puis subitement, le 11 mai, vous soulevez tous ces couvercles et vous laissez circuler le virus non plus sur trois kilomètres carrés mais sur 10.000 fois plus. On ne le verra pas…pas tout de suite, mais on en verra les symptômes quelques jours plus tard.
Les épidémiologistes et les réanimateurs s’attendent donc à voir dix jours plus tard soit vers le 21 mai les services hospitaliers à nouveau sollicités par une population nouvelle, celle des confinés.
En conclusion, je vais attendre le 21 mai, rien que pour voir…
Où sont les nids à virus? sur le massif vosgien? non!
C’est pourtant simple de savoir où circule le virus mais on n’ose pas le dire parce que trop d’enjeux économiques, trop de commerces arrêtés…il suffirait de tracer le parcours des malades mais on ne l’a pas fait, on pense le faire, mais on ne l’a pas fait, faute de tests. L’origine des malades, on l’imagine…des politiques qui dans le cadre de leurs activités ont serré des mains, présidé des réunions, organisé des élections, des illuminés confinés devant des adorateurs de Vichnou, des familles socialement fragiles …tous les soignants insuffisamment protégés.
…et d’autres qui n’ont pas respecté les gestes barrières malgré les mises en garde.
- dans les réunions familiales confinées
- dans les magasins
- dans les transports en commun
Voici les six mesures de précaution que j’ai choisi d’observer après le 11 mai…
1/ ne pas aller dans les magasins où le confinement est risqué, les flux non contrôlés, l’absence de masques tolérés; pour le courses, je préfère le drive ou la livraison à domicile
2/ ne pas prendre les transports en commun, préférer son vélo
3/ ne pas aller chez son coiffeur tout de suite, ni chez son médecin, ni chez le dentiste, ni au labo pour tout ce qui peut attendre
4/ ne pas organiser des rencontres festives en plein-air et éviter d’y aller
5/ ne pas faire de vélo à plusieurs
6/ sur le domaine public, je croise les gens en prenant le large ou je mets mon masque surtout pendant le jogging
Les potins du lundi de pandémie
Bon alors on passe bientôt de 1km à 100 km le 11 mai si tout va bien! On va se sentir renaître et pousser des ailes.
On passe donc d’un univers géographique de 3 km2 à 31.000 km2 soit à la louche 10.000 fois plus. Les cyclistes auront de quoi faire, eux qui ont été injustement punis.
J’ai regardé la carte. Depuis chez moi je peux m’échapper jusqu’à Strasbourg, jusqu’à l’entrée de Besançon, jusqu’à Vesoul où j’irai voir ta mère, jusqu’à Epinal et même Vittel.
Sans oublier le massif vosgien dans sa totalité ou presque!
Il est peu probable que je fasse 200 km aller et retour dans la journée, ça n’est plus à ma portée et ça ne m’amuse plus.

Il reste cependant un large choix autour de chez soi dès lors qu’on n’a plus de contrainte horaire. Et pourquoi pas aussi envisager un voyage itinérant dans ce grand rond qui pour nous en Alsace est amputé de l’Allemagne et de la Suisse?



Chronique de pandémie

On ne refait pas l’histoire. Elle est déjà écrite. Ce matin le Dr Joy Mootien, réanimateur médical à l’hôpital Émile-Muller à Mulhouse décrit sa première prise en charge le 2 mars d’un patient qui manque beaucoup d’oxygène pour respirer. Appelée au téléphone pour savoir s’il a voyagé dans des zones à risques…
« Non, lui répond son épouse, mais il a été à une réunion avec plus de 1500 personnes, venues d’autres régions », indique-t-elle.(DNA)
On peut être sûr que ma petite fille née à Mulhouse le 31 décembre se souviendra toute sa vie de l’histoire que lui raconteront ses parents. Son confinement forcé dès ses premières semaines et l’étrange absence des grands-parents pendant des semaines alors même qu’ils habitent non loin de là.
Mulhouse, qu’on le veuille ou non, sera gravé pour toujours comme l’épicentre du foyer épidémique français.
Les soignants veulent-ils devenir en plus des objecteurs de conscience?
Quand la pandémie va rentrer dans le rang, les professeurs diafoirus, suivez mon regard, qui paradent sur les chaines en continu vont réintégrer leurs services. Avec du recul, on ne sait pas si la médecine sortira grandie de ce désastre sanitaire…je réserve mon opinion.
Quand je consulterai et que mon toubib me dira « on ne peut rien faire, c’est viral », j’aurai des raisons de m’inquiéter.
Déconfiner avec mesure

Nous allons entrer dans un processus de déconfinement. Tant mieux! disent tout ceux qui ont en marre. Moi le premier! Mais le dispositif comporte encore un cadenassage de nos libertés publiques, le rayon de 100 km auquel échapperont nombre de cas particuliers (la liste sera longue) et aussi un fichage sanitaire des citoyens reconnus porteurs du virus.
Qu’on ne s’y trompe pas: ce qui est en question c’est l’accès à des tiers de notre dossier médical via la Sécurité Sociale et le traçage des personnes rencontrées lors des huit derniers jours. J’ai bien fait de refuser d’informatiser mon dossier médical soit-disant confidentiel, on a la preuve que nos données peuvent être accessibles à n’importe qui.
Je ne vais pas mentir, cette phase de déconfinement m’interpelle: allons-nous côtoyer des gens irresponsables pour qui les gestes-barrières sont inconnus? donc, je vous le dis tout net, j’exclus tous commerces qui sont pour moi l’antre de la contamination. Je m’en priverai encore un certain temps. Je suis à présent convaincu que la contamination s’auto-entretient là où il y a du monde confiné: les transports en commun, les lieux publics, les murs, les rampes d’escaliers, les poignées de portes des magasins et les grandes et moyennes surfaces spécialisées ou non. Pour moi, il n’y a que le net capable de suppléer au problème.
L’infirmière d’Altkirch, Christelle Meyer, est championne de krav-maga, un truc de self-défense où, dit-elle, la particularité…

Je vais donc éviter de la croiser, Christelle, quand je vais me balader du coté d’Altkirch.
D’autant que Christelle Meyer emboite le pas à tous ces soignants dévoués qui voudraient, en plus, nous donner des leçons de citoyenneté…
« Ces gens qui ne respectent pas le confinement, j’ai envie de les prendre par le col et de leur mettre le nez dans une chambre d’hôpital », peste l’infirmière.
Nos soignants, on les comprend, sont en état de sidération face à des comportements citoyens jugés dangereux après des journées et des nuits à intuber, perfuser, nurser des corps inertes.
Nous qui dans la vallée de Thann commençons notre huitième semaines de confinement enfermés dans un rond de 2 km de diamètre, on pourrait aussi donner des leçons aux soignants pour qu’ils réfléchissent à leurs déclarations péremptoires dans la presse locale. Ils nous soignent certes mais ne sont pas des objecteurs de conscience.

Chacun se prépare au 11 mai puisque notre grand guide suprême en a jugé ainsi

Je suis prêt à parier que ce 11 mai va être un grand défouloir du n’importe quoi.

Les grimpeurs en tous genres des cimes vosgiennes affutent déjà leurs piolets.Moi je viens de racheter deux pneus sur le net pour être sûr de ne pas manquer. Pour tenir avec le VTT, je lui ai fait avaler de force 20 centilitres de liquide préventif anti-crevaison. De quoi passer sans crainte sur tous les remblais douteux et les ronciers qui encombrent les chemins abandonnés.
La vacherie qui pourrait encore survenir viendrait du chef-sioux en second. Il pourrait décréter sans autre forme de procès de repousser d’une semaine la date de nos agapes de retrouvailles et gâcher la fête.
Enfoirés de ministres!
Du VTT même confiné, c’est possible

Du VTT confiné dans un rond de 2km de diamètre, je dois avouer que ce n’est pas facile pour tout le monde selon son habitation.
J’étais un plus zen depuis que le Conseil d’État a dit que le vélo sport est autorisé dans ce diamètre.(lire Libération à ce sujet)

Le Ministère de l’Intérieur continue de prétendre que…
dans la limite d’une heure et dans un rayon d’un kilomètre, ces restrictions «privent d’intérêt l’usage de la bicyclette pour la pratique d’une activité sportive, qui pourrait en outre conduire plus facilement à la commission d’infractions liées au dépassement de la distance autorisée»
Moi, je démontre que non. Dans un rond de 2 km de diamètre, je peux faire 16 km de VTT dans des rues très peu empruntées et même dans des chemins champêtres.
Au milieu de la vigne du Blosen, je m’arrête pour la photo souvenir. Le monsieur arrive avec ses bâtons « je croyais que c’était interdit, le vélo?… » et la dame avec son chien d’enchérir « oui, moi aussi!… »
Comme on le voit les interdits « hors décret » ont fait des dégâts dans les esprits…avec le concours, ne l’oublions-pas, des fédérations dites représentatives. Merci la FFC! merci la FFCT!
Explication donnée je suis reparti. Et j’ai enchaîné plusieurs fois la montée redoutable de la rue du Haut Verger, le bien-nommé.
Rue des Vergers, rue Kleber, Leimbach, etc…
J’ai surveillé mon chrono et je suis passé en zone d’attente rue des Bouleaux et dans le parc de la rue du Berry à Vieux-Thann.
Je commençais à être chaud. Dommage!
Bien sûr, avec un vélo de route difficile d’exploiter le terroir local confiné. Mais ne désespérons pas, le 11 mai approche…
Chronique de pandémie

Va t-on enfin vers le bon coté de la balance?
Une certaine euphorie semble s’emparer de l’opinion. Reprendrait-elle confiance dans le lendemain?
Pas complètement encore. Les autorités tablent sur leur fameuse carte tricolore pour tempérer les ardeurs. Ce qui fait dire à Didier Rose ce matin dans les DNA…
Ce qui est reflété ici sans le dire, c’est un choc de doctrines. L’une pousse au déconfinement, et recrute ses partisans à l’Élysée ou à Bercy. L’autre, plutôt dans la trace de Matignon, cherche à tempérer les élans aventureux et à éviter les rechutes. Cette carte est la réponse graphique d’un camp craignant un relâchement sanitaire à un autre appelant à renvoyer la nation au travail.(Didier Rose DNA 02 mai)
On sent bien que l’exécutif hésite, tiraillé entre deux attitudes. Celle de la reprise généralisée et celle du freinage dans la zone rouge.
Mais je subodore qu’en plus le Ministère de l’Intérieur fier de son flicage généralisé de nos déplacements rêve de poursuivre l’expérience avec son attirail de pétrolettes tous terrains, ses drones et ses hélicos. Il ne manquerait plus que le Stop-Covid pour réhabiliter les enquêtes de moralité de la police des mœurs. Souvenons-nous que le Ministre Castaner a des relais convaincants parmi les épidémiologistes qui voient d’un très mauvais œil relâchés dans la nature des gens qu’on pourrait encore confiner, laisser moisir dans leur rond quotidien. Je veux parler de toute cette population inactive qui finalement ne sert à rien dans la reprise de l’économie du pays.
Cela dit, le confinement a des vertus.
Le télétravail n’a jamais aussi bien marché et les petits chefs habitués à régner sur leurs troupes ont perdu la partie. De 1.8 millions, la France en télétravail (parfois précaire sur la table de la cuisine) a bondi à 5 millions environ.
Plus anecdotique, les télépédaleurs qui gravissent la cimes alpines sur le home trainer dans le salon.

Le coronavirus est favorable à toutes les merdouilles finissant en ique. J’en raffole.
Informatique, télématique,…monétique.
La distanciation humaine a pris une tournure inattendue là où nous aurions mis dix ans à promouvoir des techniques jusque là encore confidentielles.
Même mon boulanger qui rechignait à se faire payer la baguette avec un téléphone s’y est mis pour ne pas manipuler de la monnaie suspectée d’être contaminante.

Chronique de pandémie

Premier mai confiné = défilés interdits
Ce n’est plus la fête du travail, c’est la fête du confiné. J’ai renoncé à aller chercher un brin de muguet dans la forêt derrière chez moi ou chez le fleuriste. L’un et l’autre sont interdits. Imaginons un peu les dégâts de tous ces horticulteurs avec leur muguet sans acheteurs…

Je suis désolé d’y revenir mais la FFVélo me fait pitié avec sa pub sponsorisée par Facebook. Imagine t-elle les dégâts qu’elle cause dans les esprits cyclistes en développant ce concept absurde de Vélo-Maison?
Alors oui, je suis d’accord, s’il s’agit de préserver ses derniers grognards d’une fracture du col du fémur en faisant du vélo, oui, restez à la maison.
Mais alors, à quoi bon mettre son vélo sur une home-trainer? il y a beaucoup plus simple…

La stupeur des réseaux sociaux
Pas de presse aujourd’hui premier mai.
Alors les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie. Ne nous trompons pas: il n’y a pas que de la désinformation sur Facebook ou Tweeter. Le gouvernement, les ministères savent très bien s’en servir pour leur communication.
Prenons par exemple cette carte…qui a été dévoilée le 30 avril

Cette carte a été publiée sur Facebook par le Ministère des solidarités et de la santé. Elle fait beaucoup réagir ceux qui découvrent stupéfaits qu’ils sont dans un département classé rouge, comme la Haute-Marne ou le Lot ou l’Aube
La plupart de ceux qui s’intéressent peu à la chose s’interrogent en donnant lieu à des réactions cocasses…
C’est carrément marrant de suivre les réactions des gens incrédules sur le net.
- Ils auraient pu mettre des numéros sur les départements, je ne retrouve pas le mien
- Et pourquoi y a t-il des départements jaune?
- Chez moi à Cahors on a eu qu’un mort, c’est pas juste. Et en plus c’était une Parisienne
- C’est des nuls au gouvernement, il n’y avait que le Grand Est et l’Ile de France en rouge et voila qu’on est maintenant dans les 35 départements en rouge
- N’importe quoi!!! L’Auvergne orange!!!! Alors qu’il y a très peu de cas, on touche de fond de la connerie!!!!
Pour de nombreux internautes, cette carte est vraiment de la désinformation, ils ne veulent pas y croire.
- Je vois que je suis pas la seul a rien comprendre a leur saletés de carte.
- Sue BFM il y a 5 mn il n’y avait que rouge et vert qui c’est qui s’occupe du coloriage6
…et il y a ceux qui préfèrent rester zen…
- Où que vs soyez ,mettez vos masques et gardez vos distances, lavezzzzz vs les mains et tt ira bien .😉😉😉restons positif .😉😉😉
Il est vrai que la méthode de colorisation qui partitionne la France en deux n’est pas du meilleur effet car ceux qui pensaient être dans le vert sont mécontents d’être en rouge et ceux qui s’attendaient à être dans le rouge sont plutôt confortés de voir qu’ils ne sont plus seuls.
Voila de quoi rassurer les Haut-Rhinois, la pandémie s’étend au-delà de leurs limites!
Couper la France en deux provoque comme on pouvait s’y attendre de l’incompréhension sur les critères choisis (le degré d’activation du virus et le taux d’occupation des lits de réanimation). Le degré d’activation du virus, c’est un peu « au doigt mouillé » puisque la France n’a pas de tests massifs pour l’heure. Et le taux d’occupation des lits? si le Lot n’a qu’un lit de réa, forcément il passe au rouge.
Là où ça se corse comme on dit à Bastia (qui est en rouge alors qu’on attendait Ajaccio), c’est que toute cette France colorée va varier au fil des jours et que les « jaunes » ne savent encore de quel coté ils basculeront.
Et au final? quelle est la différence? on ne sait pas. A part les parcs et jardins qui resteront fermés en zone rouge, on ne nous dit pas le reste. On n’ose pas nous dire le reste.
Pour les écoles, c’est clair: depuis que les parents viennent de découvrir cette carte, plus personne ne veut envoyer son môme en classe puisqu’on est zone rouge. Et pour les verts? attendons de voir.
En Alsace, le président du Bas-Rhin a statué: pas d’ouvertures d’écoles.
Le désastre n’est plus annoncé: il est là!
Le décrochage économique est abyssal: nous enregistrons la plus forte chute de la consommation depuis 40 ans. « les dépenses de consommation des ménages ont chuté de 17,9% en mars par rapport à février en raison du confinement, soit la plus forte baisse mensuelle enregistrée depuis 40 ans que cet indicateur est mesuré » (RTL info)
A cela le Ministre de l’Économie Le Maire prend peur et tente de relancer la machine « il faut qu’un maximum de Français reprennent le travail », alors que le chômage a connu une envolée historique en mars (+7,1%).
C’est un peu tard car de plus en plus de gens ont la trouille depuis qu’ils ont vu qu’un tiers de la France est en zone rouge.
Finalement, cette carte bicolore était-elle utile? je me le demande… vu que son contenu sera évolutif et laissé à la discrétion des préfets en fonction de l’évolution des critères épidémiques.
Et mes vacances à Phuket?
Ce qui taraude nombre de Français, c’est la perspective que leurs vacances se cantonnent à un rayon de 100 km autour de chez eux. Car juillet approche…et même aout si le cours du temps ne s’arrête pas!

Et du coté alsacien?

Je suis prêt à parier que les vacances vosgiennes vont faire un tabac cette année et que les fermes-auberges seront pleines.
Après ce quart d’heure désopilant, il va falloir meubler son 1er mai.
L’épidémie demeure alors qu’on est confinés depuis 6 semaines et on peine à distinguer où mène le pilotage gouvernemental dans cet océan d’incertitudes.
Je suis de moins en moins convaincu que le 11 mai beaucoup de choses changeront.
Pour qui sonne le glas?

Le port du masque va t-il s’imposer à vélo? Voila une nouvelle donne qui risque de sonner le glas du vélo dans les clubs
Le coronavirus et sa contagion potentielle très élevée, bien supérieure à la grippe, est en train de faire vaciller nombre d’habitudes collectives dans le sport. Et aussi dans la vie tout court, les réunions familiales, professionnelles sont en question tant que nous n’aurons pas dompté la vaccination.
Personnellement je n’irai pas me frotter à un groupe cycliste avec toutes les aérosols que projettent les organismes. Même à dix mètres de distance!
Ceux qui me connaissent le savent très bien, quand je m’écarte du peloton, ça craint derrière car je purge mon nez. C’est dégueulasse, oui je sais. Mais c’est ça un peloton cyclo sur route. Je ne parle même pas de ceux qui pisse sans descendre!…
Il est sûr que dans ces conditions, on va devoir porter des masques a minima pour rouler à plusieurs. Sinon pourquoi imposer le masque dans la vie courante et pas dans le sport co?
Exit les concentrations! exit les voyages de clubs! exit les montagnardes! l’Ardéchoise! la semaine fédérale! Tous ces rassemblements seront pendant longtemps encore des nids à contamination.
Vous imaginez à l’avenir une Semaine Fédérale peuplée d’octogénaires alertes, mais octogénaires quand même, se réunir à dix mille dans des atmosphères surchauffées et des campings bondés?

Bonjour les dégâts aux urgences covid!
Les organisations de tous poils vont prendre de graves responsabilités lorsqu’elles pourront réunir des centaines de cyclos venus de toutes parts sans connaître leur statut sérologique.
Va t-il falloir un certificat médical « non covid » pour prendre sa licence en club?
Car c’est la vraie question à se poser. Sinon huit jours après après la sortie dominicale, certains risquent de se demander pourquoi ils ont les jambes en coton et le souffle court.
Ne nous précipitons pas à rouler à plusieurs, même à dix mètres, je crois que c’est le mieux qu’on puisse faire.
Chronique de pandémie

« le plus comme avant »
D’ici le 11 mai, jour de fin du confinement, il reste encore des précisions à obtenir sur la façon d’aborder la prochaine phase du « plus comme avant ». Ce sont nos gouvernants qui le disent « le plus comme avant » résonne comme un slogan de parti écolo qui aurait décidé de mettre au panier toutes nos habitudes de vie. Les bonnes et les moins bonnes.
Parquer les bagnoles à la périphérie des villes, mettre trois-quart des zincs à la casse et réapprendre à maîtriser notre outil de production en consommant d’abord nos produits locaux.
Ainsi on pourrait voir les constructeurs de vélos se réapproprier les fabrications importées de Taïwan ou de Chine, les manufactures de chaussures se réimplanter sur le territoire…et j’en passe beaucoup d’autres dans des domaines plus pointus.
Ne plus dépendre d’un marché mondial, c’est quasiment comme réapprendre à maîtriser des valeurs communes qui nous ont échappées au fil du temps. Saurons-nous tirer les enseignements de tous nos manquements et prendre en mains notre avenir sur une autre mode que celui de ces démocraties molles qui ont tout bradé de nos savoirs, de nos savoir-faire?
Sans parler de communisme dont on a vu les ravages derrière le rideau de fer, il faudrait à tout le moins reprendre le pouvoir sur nos marchés et ne pas les déléguer à un mondialisme économique qui depuis des décennies pille la planète et dérègle ses équilibres.
Il faut non seulement rester à l’écoute mais prendre les affaires en mains plutôt que de les déléguer.
J’entends ceux qui parlent par ignorance ou par facilité de cette bêtise française, de son incohérence continuelle ou encore ceux qui pensent qu’on joue sur les peurs.
Je ne suis pas de ceux là. Va t-il falloir faire un ménage salutaire parmi nos politiques ? c’est sûr. Se débarrasser de tous ceux qui ont failli, menti, trahi? oui c’est nécessaire. Mais aussi réapprendre des choses simples du « vivre ensemble » que trop de nos congénères ne respectent pas, ne respectent plus.
D’ici le 11 mai, on ne sait pas si la vie va reprendre « comme avant ». J’ai des doutes. Vouloir qu’il en soit ainsi risquerait d’être dramatique car on n’a pas tué le virus. On en est peut-être encore loin.
Personnellement, je vais continuer mon propre confinement car je sais que je suis au rang de ceux qui présentent « des fragilités ». Il est donc inutile que je m’avance là où il y a du monde. Peu m’importe, ma campagne me suffit. Même si je ne méconnais pas les problèmes de proximité auxquels vont être confrontées nos générations actives ces jours prochains.
Chronique de pandémie

La nuit j’échafaude toutes sortes de plans
Des plans pour l’avenir. Des plans pour sortir? pas seulement. Des plans pour continuer à vivre. Surtout que nous, les « seniors », on n’a pas trop bonne presse face au corona!
On pense à la guerre mais nos contemporains n’en ont pas l’expérience. Sauf ceux qui ont livré les dernières batailles coloniales en Afrique du Nord et qui en sont sortis brisés par le racisme, le racisme ordinaire qu’on traine partout dans notre quotidien encore soixante après.
Le virus a déjà gagné la guerre puisqu’il occupe durablement notre quotidien, nos normes de vie, nos codes, celui de pouvoir nous déplacer à notre guise, d’aller au concert, boire un coup, aller au restaurant, ou tout simplement nous promener dans les parcs.
Comme le dit très bien ce matin le philosophe thannois Laurent Delabesse dans les DNA (29/04)
Notre espèce a un corps fait pour marcher 20 kilomètres par jour. Face au stress, notre corps est biologiquement programmé à déclencher des hormones pour combattre ou fuir. C’est une réaction archaïque : devant le danger notre organisme est fait pour courir.
Oui le confinement nous rend triste. Combien même nous disposons d’artifices à la maison, la musique, la lecture, la peinture, l’internet … quand d’autres n’ont rien que le désœuvrement, hélas.
Tout se complique à outrance
Notre grand timonier en second, Philippe, nous a concocté une sortie de crise qui ne convainc pas. Car tout se complique. « Je le dis aux Français, si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, nous ne déconfinerons pas le 11 mai, ou nous le ferons plus strictement » a t-il déclaré le 28 avril devant l’Assemblée Nationale.

Des brigades de recherche à la place de StopCovid
C’est une France à plusieurs vitesses qui s’installe, loin des principes constitutionnel. Une France du pistage des « pestiférés » et la création de « brigades » dans chaque département pour identifier ces contacts chargées de reconstruire vos traces…mais aussi une France où les libertés ne seront pas les mêmes d’un territoire à l’autre et les déplacements subordonnés à des règles très encadrées.
Le Haut-Rhin, on s’en doute, ne sera pas parmi les premiers à bénéficier du dispositif de désencerclement. Les fameux 100 kilomètres risquent de rétrécir comme une peau de chagrin et de se limiter aux contours du département.
Alors oui, il faut en convenir, le virus a gagné. Il faut se rendre à l’évidence: des pans entiers de notre mode de vie vont s’effondrer en instaurant de la distance interpersonnelle partout.
Quand pourrons-nous à nouveau nous approcher les uns des autres, nous toucher ? Jusqu’à quand ces « gestes barrières » nous empêcheront-ils de faire monde ? (Laurent Delabesse)
On ne sait pas. On ne sait pas si cette méfiance à l’égard de l’autre est appelée à s’estomper. Des métiers vont disparaître, d’autres naîtront. Tous les métiers du spectacle vivants sont d’ores et déjà impactés par la crise, les métiers de bouche, les métiers du loisir, du tourisme. Jusqu’à quand? on ne sait pas.
La classe politique se cache
Ironie de l’histoire, les métiers de la couture font florès autour des masques qui nous manquent. Se présenter masquer, c’est perdre son identité, rendre le monde anonyme. Ces pertes de repères culturels, cette distanciation sanitaire nous ramènent à des réflexes primaires et archaïques. L’impuissance de la science est stupéfiante, davantage que l’impréparation de notre organisation politique. L’avez-vous remarqué? ne se succèdent dans les lucarnes que des professeurs unanimes dans leurs désaccords tandis que la classe politique a disparu depuis des semaines. La classe politique se cache. Elle a peur de ses lendemains.
La DGA en ligne de mire chez les couturières
La DGA (la Direction Générale de l’Armement) a déjà prévenu: les tissus employés doivent obtenir son agrément préalable. On tombe des nues!

Chronique de pandémie


28 avril-11 mai
Mai sera t-il notre ami?
J’ai longuement parcouru la presse locale comme chaque matin. Le sujet qui anime les colonnes, c’est le déconfinement. Oui, je sais déconfinement, c’est pas beau comme mot, même le correcteur orthographique n’en veut pas. Déconfinement c’est un peu comme une confiture ratée pas assez cuite ou qui manque de sucre. D’ailleurs le gouvernement n’aime pas ce mot qui sous-entend qu’on va revenir comme avant. Or d’avant, il semble qu’il n’y en aura plus. Pour toujours? on ne sait pas. On ne sait rien. Les deux présidents des conseils départementaux de l’Alsace montent au créneau pour préparer la population au discours de stratégie de sortie du confinement du premier ministre cet après-midi devant l’Assemblé Nationale.

La réalité sanitaire en Alsace?
Elle n’est pas bonne. Et je mettrais ma main au feu que des conditions draconiennes vont pleuvoir. Soyons réalistes, le plateau épidémique est très haut. Les personnels à bout de souffle, les jeunes soignantes terrifiées par tous ces morts torturés dans les lits de réa. Ma femme qui est « une ancienne » de la maison me le dit « une épidémie comme ça ne va pas encourager les jeunes à rejoindre la profession ».

Pourquoi nos hôpitaux ne désemplissent pas malgré le confinement globalement respecté?
J’ai la réponse.
Elle est toute bête et c’est un expert en épidémiologie qui la donne…il s’agit tout simplement des contaminations venues des gens qui travaillent, qui ne sont donc pas confinés et qui contaminent toute la famille le soir rentrés ou de ceux qui, bien que confinés, ramènent le virus chez eux avec leurs courses.
On n’est pas sortis de l’auberge!
J’ai autour de moi des confrères qui piaffent d’impatience de retourner à leurs sports favoris. Certains ont même entamé sur leur page Facebook des comptes à rebours « comme les soldats qui attendaient la quille ». Chez les marcheurs, chez les cyclistes, c’est l’euphorie sur les réseaux.

Moi aussi j’ai la volonté de me réapproprier la nature et le vélo

Voici ma façon de voir les choses pour tenir compte des risques potentiels liés à mon âge. On sait en effet qu’un type de plus de 60 ans a énormément plus de chance « de passer l’arme à gauche » qu’un plus jeune s’il contracte la maladie…et j’ai la vague ambition de vivre encore un peu même en admettant qu’on devient encombrant. Parfois.
1/ je n’irai ni dans les magasins où il y aura beaucoup de monde à la fois et notamment une population qui ne comprend rien à la pandémie et qui ne respecte pas les gestes-barrières, ni dans les restaurants, ni chez mon coiffeur tout de suite, même si c’est un cyclo sympa. Trop dangereux! je continuerai donc à utiliser le Drive, juste pour manger.
2/ je ne ferai de vélo avec personne d’autre que moi-même. Trop dangereux aussi avec d’autres!
3/ je n’irai en vacances que là où il n’y a personne ou presque. On a en effet cette chance en France d’avoir de grandes landes encore vierges d’habitants.
Les potins du lundi de pandémie

La défiance envers l’Etat est à son maximum en France. C’est un chercheur qui le dit, si la France doute autant de son personnel politique, c’est à cause des classes sociales. L’Union de la Gauche ne serait donc pas morte, pas complètement. L’anticapitalisme continuerait de fracturer la société civile, sans le dire. On ne sait pas qui tire les ficelles. Peut-être des Insoumis rêvant d’un Grand Soir devenu chimère? ou des Gilets jaunes en mal de ronds-points?
Ainsi donc l’énorme classe moyenne enflée comme une grenouille renfermerait des émules de Georges Marchais, des gauchos héritiers d’Arlette, et aussi à l’autre bout de l’échiquier des nostalgiques du Petit-Clamart. Au milieu resterait un magma déculturé élevé au biberon du consumérisme béat.
C’est très réducteur.
En France, le confinement a été plutôt bien appliqué mais mal accepté contrairement à d’autres pays. Simplement parce que l’Etat parle à ses citoyens comme à des enfants ignares. Il est vrai qu’on souffre aussi depuis cinquante ans d’une population exogène qui peine à rejoindre nos standards. Terrain scabreux!
Si nos politiques trinquent, c’est tout simplement parce qu’ils sont mauvais. Et ce n’est pas l’épisode corona qui va redorer leur blason.
La France qu’on ne cesse de nous présenter comme une grande nation a, hélas, montré ses fragilités dans bien des domaines. Notamment l’inadaptation de son administration centralisée à conduire le dispositif de crise. Le confinement généralisé, les milliards de pertes de notre économie resteront les témoins douloureux des erreurs commises. Oui, on ne va manquer de se comparer à d’autres pour dire qu’on a fait au moins aussi bien. Mais on se gardera d’admettre que notre voisin allemand a fait beaucoup mieux.

En Alsace, on flirte toujours avec deux mille hospitalisés « corona ». C’est dire qu’on n’arrive pas à faire baisser « le plateau » de la contamination. On n’empêchera pas le doute de s’installer chez les confinés. Comment est-ce possible qu’il existe encore autant de gens atteints par la maladie alors que nous sommes confinés?
Faudra t-il une commission d’enquête pour lever le doute? pour savoir pourquoi on peut devenir malade malgré les gestes-barrières? les solutions hydro-alcooliques? le lavage de mains? les masques artisanaux? l’obligation de restez chez soi? les attestations de déplacement dérogatoire?
« Six baguettes et la caisse, vite fait! »

Oui, on risque fort le 11 mai d’être en Alsace les dindons de la farce, c’est à dire de faire l’objet d’une surveillance renforcée et d’un déconfinement partiel quand d’autres régions seront libres.
Quand je rentre chez mon boulanger avec un masque sur le nez, on me regarde bizarrement comme si j’allais commettre un hold-up, « Six baguettes et la caisse, vite fait! » et je repartirais en trombe en faisant crisser les pneus de mon vélo.
Le masque qu’on va nous recommander ces jours prochains risque de faire un flop. Car son usage sera mal compris outre qu’il est malcommode à porter. Et en outre, on risque d’en retrouver un peu partout éparpillés dans la rue et les commerces. Bonjour la contamination!
Je n’ai que les symptômes des vieux agriculteurs

Les médecins qui ont depuis longtemps régulé l’accès de leur patientèle avec la prise de rendez-vous obligatoire et refusé d’accepter de nouveaux patients se plaignent à présent de ne plus voir leurs habitués.
J’en suis un modeste représentant car j’ai la trouille de cette médecine expéditive. Je suis revenu aux années 50 où l’on allait au bistrot du village téléphoner pour faire venir le médecin dans sa Traction Citroën. Dès que je voyais sortir de la sacoche les grandes boites en alu qui contenaient les aiguilles hypodermiques, j’avais envie de sauter par la fenêtre du jardin. C’est à dire qu’on ne va plus chez son médecin pour un oui pour un non. On préfère attendre. Surtout moi, avec mes maladies imaginaires dont aucune, pour l’heure, ne montre d’intérêt pour la science. Accéder au statut de malade, personne ne le souhaite. Je n’ai que les symptômes des vieux agriculteurs perclus de rhumatismes à l’aube de leurs soixante-ans. J’imagine que je paie des décennies de VTT, je veux dire de Vélo Tout Temps ou du Vélo Tout l’Temps si vous préférez. La mécanique articulaire du corps, c’est comme ces bielles dont la régule coule par suite d’un mauvais lubrifiant.
Arrêter d’aller à Phuket?
Reprendre goût aux restos, aux coiffeurs ne va pas être simple. Encore moins pour les foir’fouilles, les manifestations sportives et culturelles. Tous ces endroits où par principe il y a du monde risquent de perdre ceux qui craignent la contamination.
Et l’avion? il me semble inimaginable d’envisager un vol sans prendre un risque maximum. L’Etat est devant un dilemme avec Air France. Injecter des milliards dans les compagnies pour les sauver de la faillite, c’est tout ce qu’on a trouvé en attendant.

En attendant quoi? soit qu’on trouve un vaccin salvateur soit qu’on change de modèle de développement et qu’on arrête d’aller à Phuket passer ses vacances. Utopique? sans doute.
Vélo et confinement

Devant la pluie de PV dressés arbitrairement contre des cyclistes pendant le confinement, la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) a déposé un référé-liberté devant la juridiction administrative.
un référé liberté est utilisé en cas d’urgence si une décision administrative porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale
Le Ministère de l’Intérieur vient d’y répondre dans un mémoire-défense.
Dans un tweet, Olivier Schneider, le président de la FUB résume la position de la place Beauvau. (ci-dessus).
Voici le courrier du Ministère au juge des Référés du Conseil d’Etat…un peu alambiqué mais qui reconnait que le vélo ne peut être interdit à titre d’activité physique dans un rayon d’un km et pendant un maximum d’une heure…



On ne peut que féliciter la FUB qui contrairement aux autres fédérations défend clairement et efficacement les cyclistes.
Chronique de pandémie

En France, on nous ment. On nous félicite, on nous enguirlande, on nous gronde, on nous récompense, à l’instar de Macron dans ses interventions ; ou l’on nous tance ou nous insulte, comme le déplorable préfet de police de Paris, Didier Lallement.(L’historien Johann Chapoutot-Médiapart 24 avril)
Le pouvoir politique en France est faible, fragile, composé d’une génération jeune sans expérience et concentré sur la démolition de nos régimes de retraite quand soudain l’épidémie arrive…On connait la suite. L’affolement de nos élites et la découverte qu’on n’a rien pour faire face à la pandémie qui s’est installée.
Alors on confine à tout va!
Non je n’ai pas abandonné ma chronique aujourd’hui, mais je suis d’abord allé faire mon jogging.
Lorsque je reviens à la maison, je suis dans de meilleures dispositions mentales. Le confinement nous use. C’est un véritable démoralisateur de la population. Le pouvoir le sait mais il n’a rien d’autre à proposer à la place.
Je voudrais ce matin vous parler de notre privation de liberté et de la façon dont l’Etat en abuse.
Face à l’épidémie, on pouvait faire autrement. Mais on ne l’a pas fait. Les gens de la campagne paient un confinement qui n’est adapté qu’à la ville. Puisque l’état n’a ni masque, ni test, ni la capacité d’isoler les gens contagieux, alors on isole tout le monde depuis des semaines. Sauf quelques soldats de première ligne comme les soignants, les ambulanciers et les caissières de supermarchés.
Combien de temps ça va durer?
Un certain temps répondait l’adjudant!
Car le 11 mai, on imagine mal en quoi on pourrait trouver une issue à nos interdits d’aller et venir.

J’ai sorti la machine à coudre Genius de son carton et je me suis remis aux masques. Cette fois je me suis inspiré du modèle AFNOR. Dans un vieux tee-shirt en coton, j’ai découpé deux carrés de 20×20 et j’ai commencé à coudre entre-elles les deux épaisseurs. J’ai cassé le fil cinq fois sur la machine alors j’ai terminé avec une aiguille et un dé à coudre pour pousser à travers les couches. Le petit fil de fer pour attacher les tomates fait un excellent pince-nez. Je l’ai cousu à l’intérieur pour qu’il ne bouge pas. Et j’ai trouvé dans la boite à couture, ô luxe suprême! un élastique revêtu de fil doré! Ce matin j’ai emporté le masque dans ma poche pour mon jogging. Quand j’apercevais un promeneur face à moi, j’enfilais la camisole faciale.
Trois-Epis : la nature derrière les barrières
Une habitante, appréciant la course à pied, vit le confinement comme une « punition », d’autant que les chemins d’accès aux forêts sont barrés…(DNA 25 avril)
Alors la dame franchit la barrière et fait comme avant. Pour ceux qui ne connaissent pas les Trois-Epis nichés au-dessus de Turckeim, il s’agit d’un hameau situé à 700m d’altitude où l’on ne trouve que quelques habitants et un centre de soins de la MGEN…et une boulangerie appréciée des cyclos de passage.
Que répond le préfet à cette interdit absurde?
Que penseraient les habitants d’Ammerschwihr si on estimait qu’à quelques kilomètres du centre de leur village l’application de l’arrêté serait différente ? Et surtout comment appliqueraient-ils ce texte ? Le confinement représente pour l’instant le seul moyen d’éviter la propagation du virus.
Il s’agit donc d’une brimade, on confine même là où ce n’est pas nécessaire.
Comment dès lors aborder un déconfinement territoire par territoire comme le suggèrent certains élus locaux? On se dirige vers des débats sans fin pour savoir qui, quand et où demain le citoyen sera capable d’aller.
Attendez-vous à voir au cours des prochaines semaines d’âpres marchandages entre les tenants du tout répressif en haut de l’Etat et ceux qui sur le terrain veulent assouplir les règles.
Chronique de pandémie

Entrevoir le déconfinement. C’est le sujet qui préoccupe tout le monde.
Je ne me vois pas recevoir des gens venant de loin, de la région parisienne ou du Grand Est, déclare un gérant de camping breton sur Franceinfo ce matin
Tout est dit.
Préférer l’Auvergne au Grand Est


Nous entrons dans un climat de méfiance généralisée les uns vis à vis des autres. Les Alsaciens seront perçus comme des pestiférés demain dès qu’ils sortiront de leur champ géographique. Exporter l’épidémie loin de chez soi en profitant de la période estivale, c’est potentiellement un risque de faire naitre une deuxième vague de contamination.
Comme toutes les pandémies moyenâgeuses, le coronavirus entraine les mêmes réflexes de protection: se détourner de l’autre. C’est vrai pour les états qui ont fermé leurs frontières, ce sera vrai demain aussi pour les régions, pour les communes qui ne voudront pas recevoir chez elles des visiteurs suspectés d’être porteurs d’une maladie hautement contagieuse et parfois mortelle.
Vos papiers!
La distanciation sociale a instauré de nouvelles règles au vivre ensemble. Elles vont nous servir encore longtemps et modifier en profondeur notre rapport à l’autre. Pas seulement dans les couples qui pourront se suspecter de ramener à la maison un virus non désiré, c’est déjà le cas avec les soignants, mais aussi dans les réunions professionnelles, culturelles, cultuelles et sportives.

Le Ramadan qui commence aujourd’hui 24 avril sera un test.
Dès lors on pourra imaginer que sortir de sa zone nécessiterait un certificat de non-contagiosité…en attendant une vaccination jusqu’alors improbable à court terme.

Présenter son certificat de vaccination va devenir un sésame incontournable à l’avenir dès lors qu’on souhaitera s’inscrire à une manifestation sportive, à un voyage touristique, à un séjour en camping ou hôtelier.
Avant même d’envisager voyager, il faudra d’abord faire l’apprentissage de nouveaux protocoles de distanciation sociale avec des masques en toute circonstance dans l’espace public. Pas simple de vivre au quotidien avec un tel accessoire. Surtout à vélo.
En vente chez les buralistes dans les prochains jours, nous dit-on.
Merci la FFCT!
Martine Cano, la Présidente de la FFVélo (FFCT), avoue que sa fédération a relayé les décisions gouvernementales d’abandonner toute pratique du vélo loisir et de randonnée. Oubliant au passage tous ses licenciés individuels habitués à rouler seuls.
Pour la FFCT, c’est la Bérézina. Cette vidéo qui parait un mois après son mot d’ordre d’arrêter toute activité cycliste semble l’aveu que la boulette a fait des dégâts dans le clubs…et que les départs doivent être nombreux.
À vélo tout est plus beau ! dit la FFCT… surtout en pédalant derrière la porte du garage.

Elle a mis du temps, Martine, pour dire qu’on lui avait fait avaler son casque en plastoque de présidente de la FFCT.
« Nous sommes fédération délégataire et il est normal qu’on relaie les décisions gouvernementales » déclare t-elle dans une vidéo le 22 avril.
Elle vient même d’écrire, mais un peu tard, à « la ministre des sports le 21 avril: la Fédération française de cyclotourisme a écrit à madame la Ministre des Sports, à messieurs les Ministres de la Santé et de l’Intérieur ainsi qu’au CNOSF et au conseiller sports auprès du Premier Ministre afin de plaider en faveur d’une reprise progressive et raisonnée de nos activités. »
Voila comment la FFCT a défendu le vélo et ses 120.000 adhérents. Sans combattre. Sans négocier le moindre espace de liberté afin de pouvoir rouler seul loin de la ville.
A la place, la FFCT a proposé un tout autre programme à ses membres:
« Vélomaison » pour continuer à pédaler, même dans la tête! dit la FFCT

La Fédération française de cyclotourisme vous propose le programme Vélomaison pour continuer de pédaler, même dans la tête !
- Des séances sur home trainer ou vélo d’appartement.
- Des exercices de renforcement musculaire et d’étirement pour garder la forme avant de reprendre votre pratique dans quelques semaines, ou tout simplement pour lutter contre la sédentarité !
- Des jeux sécurité à faire seul ou en famille avec les enfants.
Je ne regrette pas d’avoir quitté cette organisation qui s’est fait hara-kiri le 23 mars sans penser aux milliers de cyclistes qui sont plongés dans le désarroi.
Merci la FFCT!
Chronique de pandémie

La France bricole. Pas seulement ses masques!
Pas toute la France, non. Celle de la petite bourgeoisie des classes moyennes assignées à résidence.
L’autre France, celle des « utilités » turbine à cent à l’heure. C’est un peu celle qu’on appelait la France « d’en bas », celle que Macron canardait à coups de LBD et qu’il remercie chaque jour pour leur dévouement à la cause publique. Cette France là, on en a besoin encore un peu. Alors on la congratule. La politique est une grande arnaque, je n’en ai jamais douté.
La France qui bricole s’est installée dans une indolence provoquée par le confinement. Les files des « drive » s’allongent avec les berlines des CSP+, ces retraités aisés, ces mères contraintes au foyer toutes masquées tandis qu’un employé charge les coffres généreux de victuailles et de produits d’entretien.
Au pied des collines sous-vosgiennes, le vignoble travaille. Au petit matin, les fourgons grimpent dans les chemins escarpés du Rangen. Si la vigne va, c’est que tout va bien, pense t-on! Devant la vigne, les fumées de l’usine Cristal, immuables, témoignent que la planète tourne encore.
Pourtant, il semble que la France s’est arrêtée. Tout mon voisinage est là depuis des semaines. Ici des enseignants, là un chimiste, et là-bas un pilote de ligne. On entreprend les travaux de la maison, ceux du jardin, habituels en cette saison et d’autres moins urgents comme le rangement des garages et des buanderies maintes fois reportés.
Les enseignants enseignent-ils? on me dit que oui. Par internet interposé. Fini l’enseignement magistral en haut de l’estrade, c’est une messagerie électronique qui y supplée et les parents qui s’y collent.
Le pilote va t-il reprendre son avion de ligne? se pose t-il la question de son devenir? pas facile avec la distanciation imposée d’embarquer des passagers confinés comme des sardines dans une atmosphère pressurisée d’Airbus! L’état, en faillite depuis Fillon, envisage de racheter Air France…comment va t-il payer? Avec de la monnaie de singe, pardi!
Les malades s’empilent par centaines
On ne sait pas. On ne sait rien d’autre que ce que les pros de l’information veulent bien nous dire. Ici à vingt kilomètres de l’épicentre de l’épidémie, très peu de choses filtrent. Mulhouse est un peu devenu le Wuhan français malgré lui. C’est une inconnue sur laquelle se penche le CNRS. Attribuer la cause de tous nos maux à un Rassemblement Évangélique, c’est un procès en sorcellerie commode dont beaucoup se contenteraient. On sait juste que les malades s’empilent par centaines. Impossible de se rendre compte du ballet des ambulances… et des corbillards, l’accès à la zone nous est interdit puisque nous n’avons pas de raison d’y être. Sauf si l’on tombe malade!
Le gouvernement gouverne t-il?
Je m’interroge. Les agences de presse distillent des infos toutes contradictoires sur ce que pourrait être l’après-confinement. Le mot déconfinement fait peur au pouvoir, il ne veut plus l’employer de crainte de voir exploser le virus que les épidémiologistes désemparés appellent saloperie.
Un bateau ivre qui ne sait pas trop quoi faire de sa cargaison épidémique
Le gouvernement gouverne t-il? Il est un peu comme ces marins qui tentent dans le brouillard d’entendre une corne de brume capable de les détourner d’un écueil fatal. Impossible de naviguer à vue, le virus est trop indomptable, alors on navigue à l’estime. Le bateau France est comme ces grands paquebots de croisières repoussés de port en port, un bateau ivre qui ne sait pas trop quoi faire de sa cargaison épidémique. Alors on ère.
La conduite à tenir est terrible pour nos gouvernants dont les vents contraires et soudains le font aller aller à hue et à dia. Le capitaine dont on mesure l’émoi, projeté si jeune en pleine tempête, n’a pas près de lui un vieux capitaine Haddock capable de l’aider aux gouvernes pour déjouer les récifs qui menacent.
Dans le haut-parleur de l’Etat, une speakerine nous délivre un verbatim fastidieux qui ne convainc pas. Comme pour nous faire attendre des jours meilleurs.
Pendant que la France bricole, elle n’a pas le temps d’avoir peur. Quand le monde d’après viendra après la tempête, il sera temps de panser les plaies béantes de l’épidémie et de reconstruire l’édifice. Comme ces fourmis agitées devant leur fourmilière fracassée.
Il est déjà quatre heures. Je vais tenter de dormir un peu.
Chronique de pandémie

Je doute, tu doutes, il ou elle doute.
Nous sommes entrés en zone d’attente. L’attente de la sortie. Un peu comme ces prisonniers en fin de peine qui attendent de voir les portes du pénitencier s’ouvrir en grand.
Se faire des illusions n’est pas de circonstance car on sent que le pouvoir, les pouvoirs hésitent. Ils se concertent en douce, sans le dire, et doutent aussi sur les mesures à prendre. La France, son centralisme, a démontré son incapacité à circonstancier ses décisions. On a vu les dégâts d’une politique du tout ou rien. Tout s’est arrêté et fatalement plus rien ne marche. Les commerces, les coiffeurs, les jardineries, les écoles, les usines, les déchetteries, les transports aériens,…sans parler du monde des loisirs et du sport.
Car ils doutent eux-aussi sur la conduite à tenir pour sortir la France du marasme total dans lequel nous sommes plongés.
Le tiraillement, le déchirement entre les injonctions sanitaires et économiques est tel que tout le monde n’y comprend plus rien face à un Covid-19 invisible et saisissable.
André Comte-Sponville, le philosophe, s’insurge « Il n’est pas question que l’on nous enferme indéfiniment pour une maladie » et demande de « prendre davantage en compte la souffrance des gens confinés »(source)
Vu des médecins, l’argumentation philosophique n’est pas recevable, il faut arrêter la pandémie d’abord. A tout prix.
On va donc assouplir la contrainte puisqu’il faut l’admettre: le confinement a un effet limité difficile à démontrer. Éviter les rassemblements? oui! Maintenir la distanciation sociale? oui! Mettre des masques? oui, bien sûr…et continuer à se laver les mains.
La difficulté de la France est démographique. On a confiné sans aucun discernement des zones rurales immenses qui ne le méritaient pas . On a mis à genoux toute notre économie et notre chômage difficilement contenu va à présent exploser. Voila pour le bilan économique.
Le bilan sanitaire est celui que l’on sait: un désastre! Inutile d’y revenir. Il reste une inconnue: celle que l’opinion acceptera d’inscrire au passif de nos politiciens qui se sont succédé depuis 30 ou 40 ans et qui ont mis l’hôpital en grande difficulté.
Je suis assailli de promotions sur Facebook pour acheter un Home-Trainer. Ils doivent savoir là-haut que je suis un acheteur potentiel. Je résiste. A qui bon transformer un engin de mobilité, de liberté en outil statique et d’enfermement? C’est absurde.
Les masques arrivent…on les attend!

Je crains le pire. A t-on au moins prévu une filière de récupération et de décontamination des masques usagers suffisamment contraignante pour ne pas les retrouver au bord des routes ou dans les squares?
Chronique de pandémie

Appuyer là où ça fait mal, c’est un réflexe masochiste.
Je vais pourtant le faire vis à vis des chiffres de l’épidémie publiés ce matin en Alsace.
Il apparaît clairement que le virus est plus « méchant » dans le Haut-Rhin qu’ailleurs puisque c’est là qu’on en meurt le plus
| le 20 avril (sources Santé Publique France) | Bas-Rhin | Haut-Rhin |
| patients hospitalisés | 1021 | 976 |
| décès à l’hôpital | 435 | 639 |
Les masques arrivent…

L’imbroglio des masques qui arrivent est une véritable saga. Certes on voit de gros avions Antonov russes remplis de millions de masques arriver sur le tarmac des aéroports, mais on se demande ce qu’ils deviennent ensuite.
Selon Médiapart, il y a une embrouille sur les livraisons de masques…
Depuis l’atterrissage du premier avion du « pont aérien » le 30 mars, la France a importé 178 millions de masques, avec une progression impressionnante : 34 millions la première semaine, puis 63 et 81 millions les semaines suivantes.
Au total, sur trois semaines, Édouard Philippe annonce 178 millions de masques importés, alors que les Antonov du « pont aérien » n’en ont livré qu’environ 90 millions à l’État.
Avant les livraisons, cette stratégie mêlant embrouille et opacité était déjà à l’œuvre au niveau des commandes de masques. Elles seraient passées, entre le 21 mars et le 8 avril, de 250 millions à « pas loin des deux milliards », selon Olivier Véran.

On se souvient qu’à Bâle-Mulhouse, le préfet de région avait préempté des masques à destination de Bourgogne-Franche-Comté dès l’atterrissage de l’avion venant de Chine.
Les masques sont devenus une marchandise rare réclamée par le monde entier et les Etats peu rompus au rôle d’importateur avec le Chine ont énormément de mal à trouver des fournisseurs fiables et à éviter les arnaques de producteurs indélicats.
J’ai trouvé un moyen simple pour entrer dans les commerces: un mouchoir grand format!

Assigné à résidence mobile

Je me suis souvent demandé comment font les SDF pour vivre confinés.
Dans leur immense majorité, les familles de voyageurs ont anticipé le confinement, en se rendant sur des terrains privés qui leur appartiennent, ou en se postant sur des aires d’accueil, avant même la demande des autorités. (source)
Les potins du lundi de pandémie

Même les blogs souffrent de la crise pandémique. Je joue franc-jeu avec mes lecteurs: l’audience de vélomaxou est en chute libre et je pourrai, moi aussi, déposer le bilan à court terme.
Encore un mois et j’en aurai terminé si le virus ne me croque pas avant.
Vélomaxou en chute libre

Inutile de tergiverser, lorsqu’on sort de son domaine, on perd de l’audience. J’imagine que tous ceux qui parlent de sport ou de loisirs de plein air sont touchés par le confinement. Sauf peut-être les sports de méninges comme les échecs ou le sudoku.
Confinement oblige, il faut meubler le terrain, préparer la sortie de crise. Il est vrai que l’Etat n’a pas aidé le vélo dans sa gestion. Trop de têtes d’œufs assurément dans les ministères. Le vélo aurait pu être un allié de la distanciation sociale en évitant les transports en commun, éviter que les gens se concentrent dans les quartiers en ouvrant le champ libre aux pistes cyclables aux voies vertes. Non au lieu de ça, l’État a fait tout le contraire jusqu’à interdire toute randonnée aux marcheurs et cyclistes…et pire en pourchassant à motos les usagers des pistes cyclables ou en hélicoptère les vététistes dans les cols vosgiens. C’est la France des villes qui doit donner le la à la France profonde. Y compris dans les zones en désertification.

Je le dis sans retenue, on a des nuls au pouvoir. Comme si la France était indécrottable vis à vis de ses voisins. Attendons de voir la suite avec le déconfinement et une probable différenciation selon l’âge et les territoires.
L’usage immodéré de la planète par l’humain
Las! Philippe, le premier ministre, vient nous annoncer que demain ne serait pas encore comme avant. Il a mis deux heures hier pour ne rien dire d’autre.Pour un gouvernement sans âme, sans imagination, il est difficile de changer de modèle. Le changement ne pourra donc venir que d’en bas.
J’imagine peu à peu le profil de mes prochaines années, les adaptations à mener pour tenir compte des dangers potentiels de la contamination. Une méfiance vis à vis de l’autre, une distance naturelle, l’absence d’effusions inopportunes, une retenue de nos enthousiasmes, la perte des valeurs collectives, un renoncement à la fraternité…
Puisqu’il faut l’admettre, le virus est inattaquable et vient sanctionner un usage immodéré de la planète par l’humain, cette exacerbation de nos modes de vie transcendée par le transhumanisme. Ceux qui tiraient le signal d’alarme sont restés inaudibles, on consomme trop, on tire trop sur le capital terrien, tous ces échanges mercantiles sont inutiles…Quand on va enfin venir à bout du pic, soyons-en sûr les transports aériens vont reprendre comme avant pour ne pas laisser pourrir les zincs sur le tarmac.
Pourtant le virus continue d’agiter la planète comme l’illustre l’Antonov 225 venu hier livrer à la France des masques depuis la Chine. Les Chinois sont encore nécessaires à notre survie puisqu’eux seuls sont capables de les produire en masse.
Réinventer sa liberté
On ne sait pas encore si un vaccin pourra sauver la mise. En attendant il va falloir apprendre à vivre tout en se protégeant. Comme on a du le faire pour le SIDA.
Le coronavirus se transmet par les postillons et le contact de surfaces contaminées. C’est ce qu’on sait en attendant d’en savoir plus…
Il est manifeste que la population est exposée particulièrement là où il y a beaucoup de monde. Si on peut éviter de voir du monde, n’hésitons pas!
Pour mes vacances cet été, je vais choisir le camping le plus pourri de la France profonde. Celui où personne n’osera aller.
Chronique de pandémie

Les Nancéiens vont-ils nous rendre jaloux?
Un ami qui habite non loin de Nancy me dit que le confinement ne le dérange pas. A une encablure de la Forêt Domaniale de Haye, son VTT assume pleinement son office dès qu’il atteint ce magnifique domaine forestier.
Une Brigade Verte? Connait pas!
Les effets du confinement ne sont pas tous aussi rigoureux d’une région à l’autre combien même habiterait-on le fameux Grand Est.
Ici à Thann, j’ai du mal à m’éclipser en forêt car il me faut franchir au moins le parcours Vita fort connu des autorités et de surcroît interdit d’usage.
Alors je sursois.
Des « quatrième ligne » incapables de se livrer à la mêlée
Ce matin, les Seniors font parler d’eux dans la presse locale. L’idée murmurée par le chef de l’Etat qu’on pourrait encore rester enfermés en faisant de nous des citoyens de seconde zone passe très mal. Macron parlait de nous comme d’une équipe de réserve, des « quatrième ligne » incapables de se livrer à la mêlée, une classe sociale à part qu’on pouvait distancier à merci pour ne pas faire exploser les compteurs de la tragédie lors de la prochaine vague de l’été.
Le mauvais tour du virus corona
Il est vrai que le pouvoir est aux abois: le désastre est accompli sur le plan sanitaire avec déjà plus de 20.000 morts et les grands médias font de leur mieux pour éviter d’appuyer là où ça fait mal. Alors les regards se tournent vers les USA, l’Espagne, la Grande Bretagne. Ceux qui cherchent la martingale de ce mauvais tour que nous joue le virus corona en sont réduits aux hypothèses.
Les démocraties, molles ou dures, ont l’immense inconvénient de ne pas convenir aux injonctions épidémiques. Moins bien en tous cas que les dictatures communistes qui scellent votre porte palière pour s’assurer que vous ne sortez pas.
Il faudra en convenir, remettre le nez dehors au-delà de notre frontière circulaire va demander une sacrée attention dans les gestes de précaution, les fameux gestes barrières. Masques, distance, lavage de mains, gels,…nous ne devrons rien oublier. J’ai cet avantage d’être un solitaire et de ne pas apprécier les foules. Le premier endroit à fuir sera celui du shopping et des restaurants…et des coiffeurs. J’en connais, des sénioritas, qui ne vont pas apprécier.
Embrassons-nous, Folleville!
Le problème du déconfinement viendra d’abord de tous ces gens qui ne vont pas se comporter de façon adaptée. Le relâchement des gestes et des comportements recommandés vont donc constituer une inconnue de taille…et il est fort à craindre que la France, une fois encore, se montre incapable de doter tout le monde de masques de façon concertée et mesurée.
J’ai déjà pris une longueur d’avance avec le Drive Leclerc. La commande à l’ordi, le paiement, le flash-code à la borne, le coffre ouvert, les sacs consignés rendus, tout est à distance sociale. La déshumanisation a pris un tour diabolique. Je ne vois le livreur qu’à l’envers dans le rétroviseur.
Des Paris-Match et des Closer poisseux
Mon toubib est au bout de la rue mais je me garderai d’y aller car les cabinets des médecins sont des nids à microbes et des merveilles du confinement coronaviral. Pendant longtemps, on nous a laissés mariner dans des salles d’attente bondées en feuilletant des Paris-Match et des Closer poisseux et les généralistes se plaignent à présent de ne plus voir leurs pathologies habituelles. La télé-médecine Whatsapp est à l’œuvre. J’imagine la secrétaire médicale commencer par regarder votre bobine au format 6×12 de l’iphone et commencer à mesurer votre état de gravité avant de vous mettre en attente…
C’est où que vous avez mal? montrez-moi!
Si c’est une grosse hernie inguinale qui vous chatouille, l’exercice télévisuel sera des plus périlleux. Le fond de la glotte aussi.
Les secrétaires médicales sont formidables. Avant même d’entrer en consultation, on sait déjà tout de vous dans la salle d’attente, nom, âge, adresse et pathologie suspectée.
Et le vélo dans tout ça?
Certains de mes lecteurs fidèles s’étonneront de mes digressions. J’avoue être loin du vélo. A mon corps défendant, force est de constater que les autorités ont tout fait pour casser le mouvement balbutiant en faveur du vélo en ville et en périphérie, profitant du confinement. Aujourd’hui encore on chasse le cycliste et on lui ferme les accès aux ouvrages dédiés. Ne parlons pas du vélo-loisir! Il a été décimé dès le départ.
Je ne crois plus à l’intelligence de l’Etat. Je n’y ai jamais cru.
Dès lors beaucoup se sont lancés dans le jogging au grand désarroi de la maréchaussée qui ne sait plus comment nous dissuader de faire du sport en plein-air.
Les grandes avenues vides de nos métropoles étonnent. On pourrait y bicycler en paix sans pollution et même rendre à la nature la moitié des surfaces en y plantant des forêts.
De l’utopie!
Chronique de pandémie

Faut pas dire j’aime pas avant d’avoir goûté! J’ai entendu cent fois cette phrase de mes parents devant mon assiette de petits pois.
Alors oui, je viens d’avaler un « Marc Levy », Une autre idée du bonheur (Pocket). Je ne suis pas adepte de ce genre de lecture, le thriller. Mais confinement oblige, on se rabat sur ce qu’on a. Moins indigeste que mes petits pois toutefois.
Depuis janvier 2017, des histoires de Marc Levy sont proposées, illustrées, chez McDonald’s dans leurs menus Happy Meals (Wiki)
A la réflexion, le titre est bien choisi, il me rapproche de ce que nous vivons avec notre enfermement conditionnel du au Covid. L’héroïne se barre de trente ans de geôles amerloques et traverse l’Amérique par la route 66, un Marshal à ses trousses.
Ma route 66, je l’ai aussi ici qui passe à Thann.

La route 66, celle qui passe à Thann, est aujourd’hui devenue ma ligne de démarcation; je ne dois pas la franchir pendant la pandémie. Sinon je sors de mon rond. La franchir pourrait conduire à aggraver notre cas, mon cas.
Hier je me suis limité à marcher à l’ouest de la ville. Je le dis à ma femme, c’est la coronavirée du jour. Les couples arpentent les rues de leur quartier, échangent des regards tout en gardant leurs distances. Le Thannois est discipliné. On change de trottoir pour se croiser. On parle à voie basse et l’on devine derrière les haies résidentielles toutes ces familles confinées qui s’abandonnent à un farniente pré-estival.
Corona et corona

Il y a corona et corona. Toute la France ne vit pas la pandémie de la mème manière. C’est cette carte parue ce matin dans le journal local qui nous le révèle. Habiter à Guéret ou à Mende n’a rien à voir avec Mulhouse ou Colmar. Une pandémie? où ça? Il est clair que si l’on impose les mêmes règles de confinement dans ces régions, elles doivent être difficiles à accepter.
L’épidémie est en fait limitée au Grand Est et à l’Ile de France. Raoult n’a pas eu le terrain d’expérimentation capable de démontrer l’inutilité de son traitement. Tant pis pour lui!
Vous reprendrez bien un petit cluster…
Après un coup pareil, il est clair que l’Alsace aura perdu tout attrait pour quelques temps. Attrait économique, professionnel et touristique. Combien même cela serait immérité. J’ai mon idée sur la question. Les clusters ne sont pas neutres dans mon jugement.
- le cluster du Haut-Rhin est né au Rassemblement évangélique de la Porte Ouverte (quel nom prédestiné!)
- le cluster de l’Ile de France est né à la base militaire de Creil dans l’Oise où des militaires contaminés lors d’un voyage à Wuhan ont été relâchés sans contrôle.
- Et nos chers soldats viennent de récidiver avec le porte-avions nucléaire « Charles de Gaulle » où la moitié des marins sont positifs au Covid-19! La Grande Muette jure qu’elle va tout dire…mon œil!
Je vous le dis tout net: j’accepte très mal le déclin de notre pays, son absence de discernement, ses mesures arbitraires sur les populations et in fine tous ces échecs cumulés, ces crispations inutiles.
4000 morts en Allemagne – 18000 morts en France selon l’infographie de Franceinfo du 17 avril

Cet interne est venu à Strasbourg épauler les équipes de réanimation. On lui a trouvé un logement où dormir quelques heures…
J’avais une voisine un peu bruyante et j’ai mis un petit mot à l’entrée, un mot très gentil et pas du tout agressif pour dire : “pitié, si vous pouviez arrêter, je travaille en réanimation, il faut que je dorme, je suis épuisé”. Cela a provoqué un élan de solidarité impressionnant de tous les voisins. On m’a laissé des chocolats à Pâques, j’ai eu des mots pour me proposer de faire mes courses.
Au fond de lui-même, il a de l’amertune…
Moi je suis à Bac+8, je ne compte pas mes heures, et je suis payé 1 450 euros par mois. En Allemagne, un interne touche 3 000 euros.(Médiapart)
Tout est dit!
Chronique de pandémie

J’avais dessiné sur le sable
Son doux visage qui me souriait
Puis il a plu sur cette plage
Dans cet orage, elle a disparu (Aline)
La rancœur monte
Je n’applaudis plus le soir à vingt heures. Mes voisins non plus. Certains ne savent pas même pourquoi j’applaudis ainsi chaque soir à l’heure du journal TV. Je ne comprends plus le sens de cette manifestation de soutien aux soignants qui en aucune façon ne m’entendent à vingt kilomètres de Mulhouse. Et je suis pris d’un doute, notre hôpital n’est-il pas un grand mouroir à Covid-19 avec autour des médecins et des infirmières démunis? n’y entre t-on pas malade avec l’assurance d’être parmi la moitié de ceux qui vont mourir quoi qu’on fasse? Comment applaudir seulement le dévouement sans penser à tous ces échecs et à leurs familles dans la peine?
Moi aussi, j’ai exercé une mission de service public. Discrète et pourtant utile. Jamais on ne m’a applaudit. Au contraire, je n’avais que des reproches.L’exercice d’une mission de service public demande de l’abnégation, de l’empathie pour les malades, et d’être reconnu à sa juste valeur financièrement .
La funeste comptabilité des chiffres est là: le Haut-Rhin atteint ce matin les 600 morts (en hôpital) liés au Covid-19
C’est fatal après plusieurs semaines de confinement, de privations, d’injonctions, d’interdictions, d’intimidations, on en a marre.
Ce matin, les seniors s’inquiètent dans les journaux qu’on pourrait encore prolonger notre confinement au-delà du 11 mai. Au nom de notre fragilité due à l’âge et à d’autres facteurs « comorbides ». Le vieux feraient donc courir le risque au reste de la population d’aggraver la situation si on les relâche dans la nature comme des perdreaux.

Les chasseurs, eux, tous âges confondus vont pouvoir faire un carton sur les sangliers sans problèmes, le préfet leur a donnés délégation pour nettoyer la forêt de tous ces « nuisibles ». En plus ils vont pouvoir en profiter: ils seront seuls à occuper le terrain.
La rancœur monte
Chez les randonneurs pédestres?…je ne sais pas. Mais la fédé des marcheurs a joué le jeu: elle a tout interdit comme le lui demandait le gouvernement

Chez les cyclo-randonneurs?…idem!

Que la FFCT n’ait pas tenté de négocier pour ses adhérents individuels un espace de liberté en dit long sur son alignement aux consignes ministérielles.Il fallait a minima permettre aux cyclo-randonneurs de rouler seuls dans la campagne comme ont su le faire nos voisins. Raté! Ce n’est pas grave, je ne suis plus membre de la FFCT.
Chez les coureurs cyclistes?…on propose carrément de faire du vélo sur place dans l’appart.

Et chez les cyclistes urbains (FUB)?
Les cyclistes urbains sont moins formels. Ils ont habilement réussi à obtenir une infographie gouvernementale qui autorise le vélo pour aller travailler et faire ses courses. C’est beaucoup plus intelligent que ces interdits posés par les autres organisations.

La Fédération Française du Sport Boules (FFSB) est la plus ennuyée. Comment jouer aux boules en respectant la distanciation sociale!
Afin de faire face à la crise sanitaire liée à la pandémie de Coronavirus, toutes les compétitions et tous les rassemblements boulistes sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.
peut-on lire sur son site.
Cette décision prend effet à compter de vendredi 13 mars 2020.

La rancœur monte d’autant plus que les seniors jusque là ont joué le jeu du confinement en restant chez eux, en acceptant de ne plus voir leurs familles, de ne plus pratiquer leurs occupations extérieures, de ne plus administrer leurs associations où ils sont bénévoles parfois dans le caritatif et en guise de remerciements on parle de les confiner à nouveau jusqu’à une date inconnue qui pourrait même aller jusqu’à l’été 2021!
Il faut donc se mobiliser pour combattre cette émergence d’une société fractionnée qui distingue les individus selon leur statut ou leur âge.
Ne l’oublions pas: les retraités votent encore!
Chronique de pandémie
Notre capital vélo est foutu
En ce temps là, j’avais gravi la Croix de Fer avec Jean. Pente régulière mais longue et harassante avec la chaleur.
J’ai regardé ce que disent mes confrères cyclistes hébergés sur les réseaux sociaux, sur les sites de cyclisme. Ils parlent tous pour la plupart des années passées, du bon temps, des cols gravis. Chacun y a va de sa petite larme à l’œil. Le sites cyclistes sont devenus un Tränenpalast, un Palais des Larmes, comme le mur de Berlin qu’on édifiait à la hâte. Sans parler de ceux qui se désolent de ne pas savoir quand ils pourront remonter sur leur vélo ailleurs que dans le garage sur le home-trainer.

Ce n’est pas une vie, disent-ils en cœur. Pourtant des cyclistes qui vont pouvoir remonter sur leurs vélos, j’en connais, ce sont ceux du Tour de France. Un Tour de France confiné au sud de la France avec une petite incartade à la Planche-des-Belles-Filles dans le sud du massif vosgien juste avant de rentrer à Paris sur les Champs Elysées.
L’incertitude sur l’avenir de la pandémie est telle qu’on se demande comment Amaury Sport et l’UCI ont pu obtenir une telle dérogation à la fin de l’été et alors même que tous les experts es coronavirus conviennent de reconnaître qu’ils ne maîtrisent pas la suite de l’épidémie. Rassembler des milliers de personnes de toutes provenances dans la caravane du Tour et d’autres foules au bord des routes, ce serait donc possible?
Vache ou salope?
J’ai entendu deux professeurs imminents hier déclarer que ce virus est une « vacherie », selon l’un, tandis que l’autre jugeait que c’était « une saloperie ». Notez bien que les qualificatifs sont tous deux aussi insidieux et de surcroît féminins alors que le virus est plutôt du genre masculin.
Donc on ne sait toujours rien de l’avenir. Jour après jour, on convient que la date de déconfinement du 11 mai est un leurre fixé par le gouvernement à l’aveuglette. La liste des conditions à réunir pour ouvrir droit à la délivrance de « la permission de sortie » s’allonge un peu plus chaque jour.
Du biopouvoir à la biopolitique
Nous sommes entrés dans l’ère du biopouvoir. C’est la médecine qui dirige le pays et les hommes. Nul n’est besoin d’être de gauche, de droite ou du centre pour conduire la République en Marche, ce sont les médecins-professeurs qui ont pris le pouvoir.
Le Nouveau Monde-Corona succède à la République en Marche
Macron et son nouveau-monde ont fait la place au monde-corona. Ne pas s’y tromper, le monde-corona va transformer en profondeur notre rapport à l’autre. Terminé le vivre- ensemble, la fête des voisins et les cohabitations harmonieuses, finies les associations! Même les couples se déchirent dans la violence tellement le confinement les insupporte. Finalement il n’y aurait plus que l’enfant à naître qui se calfeutrerait harmonieusement neuf mois en symbiose étroite avec sa mère.
Les professeurs nous obligent
Ils disent le droit. C’est un monde professoral qui gouverne le pays. Loin du peuple. Les député acquiescent, eux qui peinent à se réunir en assemblée de crainte d’être coronavirés. Sans parler des maires dont plusieurs sont décédés. Le professeurs ont dit « on n’y comprend rien », ils vacillent sur leurs certitudes épidémiologiques. Le corona est un machin vicieux qui oblige à réviser ses bases.
Vous n’êtes pas obligés de me croire. Voici ce que j’entends dire actuellement sur les chaînes d’infos en continu par des experts médicaux…
- Non les anticorps protecteurs ne protègent pas tout le monde une fois qu’on a eu la maladie, ils seraient trop faibles.
- Non les tests ne sont pas infaillibles, on peut-être négatif un jour et positif le lendemain. Les tests PCR (par le nez) peuvent être négatifs et le virus déjà dans vos poumons
- Les enfants ne seraient pas propagateurs de la maladie autant qu’on l’a cru.
- Les masques inutiles jusqu’alors vont devenir obligatoires si on relâche tout le monde.
- On ne sait pas si la deuxième vague de contamination redoutée ne va pas être un tsunami qui va faire s’effondrer l’édifice fragile de nos hôpitaux.
- En l’absence de traitement évitant que le virus bouffe vos poumons, on est réduit à l’impuissance, c’est à dire injecter de l’air sur des moribonds. In fine la moitié des patients en réanimation meurent…et ceux qui en réchappent ont perdu le sens de la verticalité, ont souvent été trachéotomisés et sont à la merci d’une rechute.
Alors quand est-ce qu’on sort?
J’ai compris qu’il fallait s’adapter à un nouveau nouveau-monde, le monde-corona. Un monde à géométrie variable ou à géographie variable si vous préférez.
Ceux qu’on va mettre en première ligne, les gagne-petit du système, les ratisseurs de virus
Ceux qui vont travailler à la maison
Et tous les autres qui ne servent à rien qu’on va confiner a vitam æternam.
Inventer une nouvelle vie dans un monde monde-corona, on s’y essaie. Les vacances à la maison, la tente dans le jardin, la vie familiale à distance par skype interposé, le ravitaillement drive express, l’heure du seigneur à la télé,…tout est à réinventer. J’ai déjà un petit bungalow dans mon jardin si par malheur je devenais contagieux, je pourrais me confiner encore mieux et accroître ma distanciation sociale. J’envisage même d’y adjoindre un petit sas pour recevoir ma nourriture.
Vous avez demandé la vie normale, ne quittez-pas!
Les seniors de plus de 65 ans selon le professeur Delfraissy, grand ordonnateur du monde corona, seront confinés au moins jusqu’à mi-2021, le temps qu’on trouve le moyen de nous remettre dans le circuit normal de la vie sans crainte.
Chronique de pandémie
Où en sommes-nous?
C’est la difficulté du moment, se situer dans le scénario de sortie de l’épidémie. A une condition: qu’on accepte de croire que le pic ou le plateau d’infection est dépassé et que tout rendre dans l’ordre tout doucement.
Confinés comme nous le sommes, fatalement on se fie aux informations des médias puisqu’il est interdit de se rendre compte de visu, puisque le fameux « restez chez vous » continue de nous être assigné.
Alors comme ça l’école reprendrait le 11 mai, signe que quelque chose bouge? Tous les acteurs de l’école, enseignants, lycéens, parents ne sont pas d’accord entre-eux.Ça commence mal.
Les retraités dont je suis un modeste représentant pourront encore attendre. On leur fait comprendre plus ou moins habilement qu’ils seraient d’une trop grande fragilité, voire un handicap, s’ils devaient tout de suite reprendre leurs activités d’inactifs: garde des petits-enfants, réouverture des associations,…et que sais-je encore.
Citoyens de première, de seconde, de troisième zone, voila comment le nouveau corps social est appelé à se déconfiner dans les prochaines semaines, les prochains mois. Remarquez que lorsqu’on voit les images des hôpitaux, on ne peut qu’être effrayés de voir ces soignants retourner d’énormes bonhommes inanimés frappés par l’épidémie.
Le monsieur pesait 130 kilos!
Hier soir j’ai regardé « Le Magazine de la santé », un documentaire en immersion dans le service de réanimation de l’hôpital du Mans (Sarthe), dans lequel les équipes du magazine ont été autorisées à filmer pendant plusieurs jours, en pleine crise du coronavirus.
On y voyait un jeune retraité tout content de sortir de son stage d’oxygénation, remerciant comme il se doit tous les personnels et un autre, hélas mal en point, que des équipes mettaient avec peine sur le ventre pour mieux profiter du respirateur. Le monsieur pesait 130 kilos!
Aurons-nous un plan de sortie?
Pour le reste, c’est à dire la suite de notre pandémie nationale, je m’attends à voir les mêmes tâtonnements, les mêmes approximations de nos services de santé. Un plan de sortie, voila ce qu’on entend de plus en plus réclamer de la part des quelques politiques qui s’expriment au lendemain de l’allocution présidentielle du 13 mai.
Oui la France semble avancer en aveugle, sans trop savoir où elle va quand d’autres, chez nos voisins, ont pris délibérément le parti d’aller de l’avant. Chez nous on hésite. On hésite devant le désastre provoqué par ces ratages en série, ces manquements qui témoignent de la grande pauvreté de nos services publics et de l’impéritie de l’Etat…et après le dramatique épisode du Rassemblement Evangélique de Mulhouse à l’origine, sans doute, de milliers de morts.
Lire le journal du matin nous dévoile la liste effrayante de ceux qui sont partis prématurément sans qu’on n’en sache les causes: on les imagine. Et aussi le grand désarroi des entreprises sans travail. La deuxième vague de décès sera certainement une vague économique, celles des voyagistes, des hôteliers, des restaurateurs…et aussi peut-être de tous ces petits commerces qui n’auront pas su attendre.
Repartir
La famille Riche ne vend plus de miel. Son magasin du Grand Ballon (image ci-dessus) est fermé pour de longues semaines. Quand je regarde la montagne depuis chez moi, j’ai de la peine à imaginer qu’il nous est interdit d’y grimper depuis des semaines. Alors avec mes jumelles, je regarde les pentes du Thannerhubel…non pas une âme en vue dans l’objectif.
De la rancœur? Oui presque enfantine. J’en veux à cet état policier d’avoir tout interdit, d’avoir assimilé les bourgades aux métropoles sans discernement des risques potentiels et d’avoir pourchassé des cyclistes et des randonneurs inoffensifs dans le massif vosgien.
Si vous avez encore un peu de temps pour lire ce matin, je vous recommande cet article signé velosolex « Librairie fermée, caviste ouvert ; l’absurde et le vélo, au temps du confinement ! »
Confinement à distance ou à isodistance?
Quel est le bon rayon de confinement?
En principe, un cycliste sait ce qu’est un rayon. Il en a plein sur son vélo.
Le fameux K5 (cas 5 de l’attestation de déplacement dérogatoire) qui permet de sortir autour de chez soi pendant une heure est assorti d’une distance à ne pas dépasser.
Cette distance est définie comme « un rayon de un kilomètre autour du domicile ». Il est alors facile de prendre un compas et de tracer un cercle de 1 kilomètre. (à partir du 3 avril 2021, le cercle de confinement est fixé à 10 km)
Le dictionnaire Larousse définit le rayon ainsi…
Distance déterminée à partir d’un centre, d’un point d’origine dans toutes les directions
Un aimable internaute a mis à notre disposition un moteur de calcul bien pratique ici
C’est à partir de ce site que j’ai tracé mon rond de confinement autour de chez moi. J’ai considéré que dès lors que j’étais à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau, j’étais en règle. C’est d’ailleurs la carte en poche que je me balade afin de m’assurer que je suis bien en règle en cas de doute comme la Brigade Verte a déjà tenté de le faire le 31 mars dernier.
Bien en règle?…Pas si sûr! Méfions-nous des interprétations possibles de la part d’un contrôleur zélé!
Nous ne sommes pas des oiseaux et certains sites d’information comme Franceinfo ou Sudouest évoque plutôt l’isodistance calculée sur le site géoportail.gouv
On trouve aussi sur le site CCM comment ça marche? cette phrase inquiétante qui accrédite l’idée que c’est Géoportail (IGN) qu’il faut choisir et que le rayon n’est pas vraiment un rayon au sens géographique du terme.
Il peut ainsi être utilisé pour afficher un périmètre d’un kilomètre autour du domicile et estimer la zone de déplacement autorisée dans le cadre des nouvelles mesures de confinement mises en œuvre pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. (site CCM comment ça marche)
L’isodistance, kezaco?
L’isodistance est calculée à partir du développement des rues empruntées jusqu’à obtenir un kilomètre. Ce n’est plus du tout pareil que le cercle et notre périmètre se trouve amplement réduit.
Voici l’exemple à partir de chez moi…


Quel est le bon rayon?
Ce qui est symptomatique qu’on se trompe avec le rayon géographique, c’est que des sites publics comme Franceinfo nous renvoient vers géoportail.gouv, le site du gouvernement. Évidemment avec l’isodistance on nous vole encore un plus d’espace de liberté. Je vais continuer de faire comme avant car si j’adopte l’isodistance, je ne vais plus pouvoir faire ma balade dans les vignes de Leimbach ni boucler mon itinéraire préféré.
Chut! je ne vous ai rien dit.
Pour les pros: une isochrone d’une heure aller et retour depuis chez vous permet d’aller plus loin que l’isodistance. Mais ce n’est plus le sujet.

Chronique de pandémie

Tout ça pour ça!
Le 13 avril était un cap à atteindre pour le pouvoir. Macron a parlé et il a déçu des millions de gens.
Je n’ai pas besoin de notes pour retenir l’essentiel.
D’abord l’épidémie est tout juste contenue à ce jour au prix de…15000 morts et ensuite le confinement va durer jusqu’au 11 mai. Il ne manquerait plus que l’épidémie reparte pour doubler ce tragique bilan.
L’épidémie a causé 922 décès dans la région depuis le 1er mars – dont 576 dans le Haut-Rhin et 346 dans le Bas-Rhin – et ce triste bilan a franchi la barre des 2000 morts dans le Grand Est
« Comme vous, j’ai vu des ratés. Encore trop de lenteur, de procédures inutiles. Des faiblesses aussi de notre logistique. Nous en tirerons toutes les conséquences en temps voulu »
Des ratés? où ça? quand ça? vous avez vu des ratés, vous? Non on a vu un désastre.
Pourquoi déconfiner le 11 mai? On ne sait pas. Ils ne savent pas eux-mêmes. On l’a senti au ton employé. Un ton monocorde, sans relief et un discours qui peinait à convaincre, beaucoup trop long à consacrer des remerciements aux uns et aux autres. De quoi Macron nous est-il redevable? de notre docilité? de nos sacrifices? de tous nos morts? On n’attendait pas des remerciements, on attendait des actes.
Pour le reste, on va à nouveau envoyer nos mômes au casse-pipe à la mi-mai pour faire croire qu’on progresse et alors même qu’on ne maitrise rien.
Ni les masques, ni les tests!
Le déconfinement? Mieux vaut s’inquiéter à l’avance car on ne sait plus très bien qui va en bénéficier ni pourquoi, et comment on va loger des milliers de gens porteurs du virus dans des hôtels pour les isoler de leurs familles.
Ce matin, je n’y crois plus. Le pouvoir vacille dans un imbroglio invraisemblable.Il est donc plus que temps de s’investir dans des temps longs.
