Chronique de pandémie


Forêt de Haye Les baraques A31 Nancy.

Les Nancéiens vont-ils nous rendre jaloux?

Un ami qui habite non loin de Nancy me dit que le confinement ne le dérange pas. A une encablure de la Forêt Domaniale de Haye, son VTT assume pleinement son office dès qu’il atteint ce magnifique domaine forestier.

Une Brigade Verte? Connait pas!

Les effets du confinement ne sont pas tous aussi rigoureux d’une région à l’autre combien même habiterait-on le fameux Grand Est.

Ici à Thann, j’ai du mal à m’éclipser en forêt car il me faut franchir au moins le parcours Vita fort connu des autorités et de surcroît interdit d’usage.

Alors je sursois.

Du confinement à la carte en fonction des territoires aurait été préférable (Paysage du Dervois)

Des « quatrième ligne » incapables de se livrer à la mêlée

Ce matin, les Seniors font parler d’eux dans la presse locale. L’idée murmurée par le chef de l’Etat qu’on pourrait encore rester enfermés en faisant de nous des citoyens de seconde zone passe très mal. Macron parlait de nous comme d’une équipe de réserve, des « quatrième ligne » incapables de se livrer à la mêlée, une classe sociale à part qu’on pouvait distancier à merci pour ne pas faire exploser les compteurs de la tragédie lors de la prochaine vague de l’été.

Le mauvais tour du virus corona

Il est vrai que le pouvoir est aux abois: le désastre est accompli sur le plan sanitaire avec déjà plus de 20.000 morts et les grands médias font de leur mieux pour éviter d’appuyer là où ça fait mal. Alors les regards se tournent vers les USA, l’Espagne, la Grande Bretagne. Ceux qui cherchent la martingale de ce mauvais tour que nous joue le virus corona en sont réduits aux hypothèses.

Les démocraties, molles ou dures, ont l’immense inconvénient de ne pas convenir aux injonctions épidémiques. Moins bien en tous cas que les dictatures communistes qui scellent votre porte palière pour s’assurer que vous ne sortez pas.

Il faudra en convenir, remettre le nez dehors au-delà de notre frontière circulaire va demander une sacrée attention dans les gestes de précaution, les fameux gestes barrières. Masques, distance, lavage de mains, gels,…nous ne devrons rien oublier. J’ai cet avantage d’être un solitaire et de ne pas apprécier les foules. Le premier endroit à fuir sera celui du shopping et des restaurants…et des coiffeurs. J’en connais, des sénioritas, qui ne vont pas apprécier.

Embrassons-nous, Folleville!

Le problème du déconfinement viendra d’abord de tous ces gens qui ne vont pas se comporter de façon adaptée. Le relâchement des gestes et des comportements recommandés vont donc constituer une inconnue de taille…et il est fort à craindre que la France, une fois encore, se montre incapable de doter tout le monde de masques de façon concertée et mesurée.

J’ai déjà pris une longueur d’avance avec le Drive Leclerc. La commande à l’ordi, le paiement, le flash-code à la borne, le coffre ouvert, les sacs consignés rendus, tout est à distance sociale. La déshumanisation a pris un tour diabolique. Je ne vois le livreur qu’à l’envers dans le rétroviseur.

Des Paris-Match et des Closer poisseux

Mon toubib est au bout de la rue mais je me garderai d’y aller car les cabinets des médecins sont des nids à microbes et des merveilles du confinement coronaviral. Pendant longtemps, on nous a laissés mariner dans des salles d’attente bondées en feuilletant des Paris-Match et des Closer poisseux et les généralistes se plaignent à présent de ne plus voir leurs pathologies habituelles. La télé-médecine Whatsapp est à l’œuvre. J’imagine la secrétaire médicale commencer par regarder votre bobine au format 6×12 de l’iphone et commencer à mesurer votre état de gravité avant de vous mettre en attente…

C’est où que vous avez mal? montrez-moi!

Si c’est une grosse hernie inguinale qui vous chatouille, l’exercice télévisuel sera des plus périlleux. Le fond de la glotte aussi.

Les secrétaires médicales sont formidables. Avant même d’entrer en consultation, on sait déjà tout de vous dans la salle d’attente, nom, âge, adresse et pathologie suspectée.

Et le vélo dans tout ça?

Certains de mes lecteurs fidèles s’étonneront de mes digressions. J’avoue être loin du vélo. A mon corps défendant, force est de constater que les autorités ont tout fait pour casser le mouvement balbutiant en faveur du vélo en ville et en périphérie, profitant du confinement. Aujourd’hui encore on chasse le cycliste et on lui ferme les accès aux ouvrages dédiés. Ne parlons pas du vélo-loisir! Il a été décimé dès le départ.

Je ne crois plus à l’intelligence de l’Etat. Je n’y ai jamais cru.

Dès lors beaucoup se sont lancés dans le jogging au grand désarroi de la maréchaussée qui ne sait plus comment nous dissuader de faire du sport en plein-air.

Les grandes avenues vides de nos métropoles étonnent. On pourrait y bicycler en paix sans pollution et même rendre à la nature la moitié des surfaces en y plantant des forêts.

De l’utopie!

3 réponses sur « Chronique de pandémie »

  1. L’humoriste Jacques Bodoin parlait de la « Roquefort Société, la société de la brebis, du mouton …
    Solidaire oui, mais mouton non !

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